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se reconstruire après avoir connu un pervers narcissique

 

31 utilisateurs inconnus

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Auteur Sujet :

se reconstruire après avoir connu un pervers narcissique

n°62211
minnie64
Posté le 27-01-2008 à 15:27:57  profil
 

[]CE QUI NE VOUS TUE PAS VOUS REND PLUS FORT...

Bonjour à vous toutes et tous.  En juillet 2004 j'étais prise dans le piège d'un pervers narcissique.  Durant deux longues années et demi il s'est servi de moi pour assouvir tous ses désirs (tant sur le plan matériel que sexuel), il a fait de moi un véritable objet avec lequel il a joué à sa guise sans remords parce qu'il ne connaissait que le mot HAINE dans son vocabulaire. Le mot AMOUR il l'avait éliminé.  Grâce à ma fille je me suis sorti de ce calvaire, aujourd'hui, entouré de ma famille et de mes amis, j'essaye de me reconstruire, il y a des jours "avec" et des jours "sans".  Parfois je ressens un grand vide en moi comme ci il continuait de se nourrir de ma substance de vie, alors si  tu as vécu une expérience identique et que toi aussi tu te bas chaque jour pour vivre peux-tu me donner des conseils pour qu'enfin je puisse sourire à nouveau, SOURIRE et VIVRE pour l'amour de mon mari et de mes enfants parce que je sais qu'is souffrent aussi de me voir me m'anéantir.  On m'a dit que le fait d'avoir déposé plainte signifiait qu'on fond de moi j'avais encore un peu de force pour me battre.. J'ai besoin de vitamines de vie, aide-moi par tes conseils.

n°62266
sablon05
Posté le 27-01-2008 à 18:05:38  profil
 

Le choc post-morten qui fait suite à la rupture concrète, pour ne pas dire .. les nombreuses tentatives de sortir de cette relation malade!!!...  oui ce choc est terrible.... pour l'avoir moi-même expérimenté personnellement... c'est tout sauf rationnel!!! c'est obsessif... c'est comparée dans la litérature à un cancer qui continue à nous détruire petit à petit...

Moi qui me considère comme une personne capable de rationaliser mes états d'âmes, n'arrivaient pas à comprendre pourquoi il me manquait tant, pourquoi je l'aimais encore, pourquoi je rêvais ENCORE <qu'il change>!! et redevienne une fois pour toute et à part entière la <facette> gentille, respectueuse, ampathique qu'il était capable de jouer... Vous me suivez n'est-ce pas??!!??

Les faits.. et je considère vraiment ce que jai conclue comme des faits:
Ces monstres s'insinuent dans notre cerveau et notre mental comme un parasyte extérieur ... un virus de desctruction massive... <the darck side of the moon>... qui lâche tranquilement mais surement leurs énergies noires.. tel un venin mortel...des démons...

Ce qui signifie que plus on se fait injecter de se venin, donc plus la longétivité de ce processus de mort lente dure dans le temps, plus on en sort soit <les pieds devants>.. suite à un acte de suicide... soit <lessivé mentalement, psychologiquement, et physiquement)...

de toute façon on n'en sort jamais <en pleine forme>.. à plus ou moins bas niveau dépendamment de la durée de l'expérience.

Il est là, à mon avis le plus gros du problème, et c,est là que la victime a le plus besoin de support, pour ne pas dire de prise en charge... car on en sort démolie et vide.. et vide.. et épuisée, lavée, lessivée.. presque morte tellement notre vitalité nous a quitté...

On ne se fait plus injecter de poison par lui, quand on le quitte, non, on se l'injecte soi-même.. par culpabilité, par doute, par êur de l,avenir, par regret de notre relation.. par.. et la liste peut se poursuivre ainsi éternellement...
De vous lire m'a permis de conscientiser que <mon problème> de ne pas <être capable de <décrocher> de lui, de me détacher de cette relation, de ne plus y penser, de me distancier dans mon coeur, dans ma tête et dans mn âme, et de me tourner vers le moment présent et l'avenir.. comme <avant-lui> ...
est causé par ce que M-f Hirigoyen dans son livre <Femmes sous emprise> apelle le <Stress post-traumatique> comparable à ce que vive les détenus de camp de concentration ...

...  non:{} lavage de cerveau.. violence réelle ou perceptible.. peur constante de subir à nouveau cette violence de <l'autre>...

Une fois la rupture effectuée.. tout en nous nous pousse à retourner vers <l'autre>... <La persistence du lien de dépendance se poursuit alors même que la situation de considitonnement a disparue.... Plus celle-ci dure, moins la personne peut se dégager, elle est prise entre dépendane et violence, et cela aboutit parfois à une véritale mort psychique. Ces pertubations sont liées à des dysfonctionnement au niveau de plusieurs structures célébrales, conséquences dirverses des mécanismes physiologiques de l'emprise... le traitement des patients souffrant de ces troubles est complexe et nécessite des approches multiples>.. M-F H.

Si vous sortiez d'un camp de concentration... comprendriez-vous que vous allez devoir <vous remettre de cette expérience traumatisante??? Oui, sans aucun doute... et bien ce que vous avez vécu c,est pareil.. c,est la même chose...

Une fois sortie du camp de concentration... y retourneriez-vous??? non, surement pas.. mais la peur de ce qui s'en vient.. votre brisure de l'âme face aux nombreux actes de manques de respect et de violence et de méchanceté gratuite auxquelles vous avez du vous <adapter< pendant ces années vous a affaiblis.. et vous devez vous reconstruire.. mais pas retourner dans le camp...
Vous avez été une victime.. juste le conscientiser et vous rebâtir plus solide qu'avant comme un os qui s'est cassé une fois.. il est plus fort après...

La clé vers la liberté est d'admettre sa douleur de voir mourir une relation, d'admettre que l'on s'est fait floué totalement... que ce n'était pas une relation.. mais bien une pièce de théâtre dans laquelle vous étiez l,actrice principale avec monsieur, et ce, sans le savoir... et bizarrement mais surement de contrôler ses pensées... de toujours se ramener à la case <départ>, i.e., que cette personne est malade, et est en fait un monstre.. pour vous.. et probablement pour toutes les autres victimes...

n°62414
minnie64
Posté le 28-01-2008 à 16:32:15  profil
 

bonjour, toi qui correspond sous SABLON05.  J'en crois pas mes yeux.  Une réponse à ma demande.  Merci d'avoir pris le temps de me lire et merci pour ta réponse.  Je ne suis donc pas seule à avoir vécu cette horreur.   Je suis d'accord avec Toi quand tu compares cela à un camp de concentration.  Excuse-moi je me permets de te tutoyer...  Moi j'avais l'impression d'avoir un couteau planté dans le bas du ventre qui s'enfonçait un peu plus fort de jour en jour... Que suis-je devenue, quand je me regarde dans un miroir, j'ai encore honte de moi, honte de l'image que j'ai donné aux autres à cause de lui.  il avait l'air telllement, tellement tout... et moi je me suis laissé prendre à son jeu.  Je l'ai supplié de me laisser partir, à genou oui à genou, comme un condamné qui demande grâce.
J'ai lu aussi le livre, mais j'avais tellement besoin d'entendre que quelqu'un d'autre avait vécu cela.

pour moi , aujourd'hui la vie n'a plus beaucoup d'importance, le matin le plus dur c'est de mettre un pied à terre, sortir de son lit, parfois j'ai pas envie de me lever mais je me dis que si j'arrête le combat, il gagnera encore parce qu'il m'aura détruit complètement et pour ma fille qui m'a sorti de là, je n'ai pas le droit, non pas le droit, pour mon fils et mon mari non plus de partir sans un dernier combat. Comment  leur expliquer cette douleur qui ne me quitte pas,  ils croient qu'ils ont compris mais moi je sais que non.  Mais pour une fois aujourd'hui j'ai envie de crier très fort "ESPOIR" parce que je sais
que je ne suis pas seule et ça c'est vraiment un premier pas, je crois... Merci  

n°62518
sablon05
Posté le 29-01-2008 à 01:13:54  profil
 

Simplement... mais surtout comprendre que actuellement vous êtes dans une étape de <sevrage>... la douleur est si intense que l'on pense ne jamais en revenir... et on doit se parler et se parler pour ne pay <y retourner dans le camp de concentration>!!!  ...

Vous avez subi un lavage de cerveau...  vous n'êtes pas émotivement vous même actuellement... même votre nouvelle liberté ne vous dit probablement pas grand chose tellement <il> vous a siffoné toute votre substance vitale...

Mais ce n'est qu'une question de temps... on peut en sortir gagnante et plus forte qu'avant en prenant ce temps à faire <nos devoirs et nos leçons> .. i.e. à faire le post-morten de cette soit disant relation à laquelle nous croyions si fort.. et de tout notre coeur... qui en réalité s'aparantait davantage à une pièce de théâtre  dans lequel <il> jouait ses différentes facettes ou devrais-je plutôt dire ses différents rôles... un acteur... une personne vide.. qui aspirait votre vie pour vivre sa vie...prendre vos qualites et votre grande vitalite...

Quand on regarde notre histoire avec des yeufs <neufs et éclairés>.. avec un certain détachement... de façon factuelle.. sans émotivité... mais juste regarder les nombreux faits de notre histoire .. là commence réellement la guérison... on renait des cendres... on explose litéralement.. car on voit et on comprends enfin ... la RÉALITÉ... le reste du processus de guérison consiste à acepter cette réalité... sans plus se monter des <châteaux en Espagne>... des rêves ... venant de notre propre inspiration!!!

Tout cela pour vous dire  que l'On s'en sort... mais qu.il faut se soigner par la suite!!!  autrement on reste accroche... sans pouvoir tourner la page une fois pour toute...  

Chantale    

n°62995
minnie64
Posté le 30-01-2008 à 15:31:26  profil
 

bonjour Chantale, apparemment c'est ton prénom... Moi, je ne peux pas te donner le mien car il pourrait le voir, tu comprends, j'ai trop peur, je sais de qui il est capable...

Depuis hier, j'ai réfléchi à ce que tu as écris, mais il y a quelque chose que je voudrais te demander.  
Tu parles de pièce de théâtre avec un acteur qui joue différents rôles, suivant les différentes situations dans lesquelles il se trouve ou suivant les personnes devant lesquelles il se trouve... Mais moi je ne peux me faire à l'idée qu'autour de lui il y avait d'autres acteurs, les acteurs qui savaient et qui l'ont aidé dans son pouvoir de destruction totale et les acteurs qui savaient mais qui n'ont rien dit  parce qu'ils avaient peur de lui ou de ses représailles (en quelque sorte manipulés eux aussi), comment pardonner à ces gens en qui j'avais pleine confiance et particulièrement à une qui m'avait juré et promis qu'au nom de "l'amitié il me sortirait de là" mais qui n'a fait qu'aider l'autre dans son travail de destruction.  Dois-je leur trouver une excuse ou les mettre dans le même panier?

Tu sais ma maman est morte lorsque j'avais quatre ans et demi (elle me manque tellement), notre famille a été décimée par un père alcoolique et brutal (il battait sa femme et ses enfants), il nous a séparé, on était 7, (j'ai perdu un frère de 20 ans dans un accident de la route), j'ai été recueillie et élevée par un oncle et une tante qui ne m'ont jamais aimé et dont la seule préoccupation était le paraître vis-à-vis de l'autre, ils m'ont recueilli pour montrer aux autres qu'ils étaient capables d'assumer à la fois leur boulot et élever un enfant.  Toute petite et vivant dans un monde constant de peur (je subissais des sévices moraux...) je me suis réfugiée dans mes rêves et me suis construit un monde merveilleux appartenant à Disney où j'allais puiser le réconfort et chercher les ressources nécessaires pour paraître devant les autres comme une enfant bien élevé, épanouie,  élevée dans l'amour des parents adoptifs; je ne me suis jamais plainte à qui que ce soit, et personne n'a rien vu, personne j'a rien su, je souriais tout le temps... mes êtres magiques ont toujours été là quand j' étais au plus bas, c'est eux qui m'ont donné cette joie et cette vitalité que j'avais avant lui, c'est eux qui ont fait échoué ma tentative de suicide à l'âge de 14 ans (mes parents adoptifs ne se sont rendus compte de rien, ils ont mis cela sur le compte d'une indigestion et d'une volonté de ma part de ne pas vouloir aller à l'école, bien sûr ! l'école c'est beaucoup plus important que la vie !  (et puis en juillet 2004 ce monde que j'avais mis tant d'années à construire et à préserver s'est effondré comme un chateau de cartes car je me suis rendu compte qu'il pouvait exister des méchants dans le monde de Disney (l'autre avait un surnom d'un des personnages de ce monde). Ce monde qui m'a protégé pendant plus de quarante ans a été disloqué en l'espace d'un temps si court mais déjà si long... normalement il était indestructible. Je ne demandais rien à personne, j'ai souffert dans le silence, j'étais disponible à 100 % et parfois plus qu'à 100 % quand je me trouvais devant quelqu'un qui avait des problèmes mais, de  moi s'est-on inquiété parce que j'avais des bleus, que j'ai perdu près de 10 kgs en quelques mois, s'est-on inquiété parce que je pleurais tout le temps, non personne s'est inquiété sauf ma fille qui se posait des questions mais pour la protéger j'ai menti, menti à ne plus finir parce qu'il lui aurait fait du mal, il leur aurait fait du mal si je ne l'avais pas fait ,mais ces mensonges me hantent et je n'arrive pas à me pardonner de ces mensonges,
j'ai dû crier tellement fort pour qu'on entende enfin ma douleur et mon désespoir, enfin on m'a entendu... Regarder les faits avec un certain détachement je ne peux, en tout cas pas encore, je n'aurais pas assez de jours pour me faire pardonner de ces mensonges, de ma façon d'agir durant ces deux longues années et demi de cauchemar, de la personne que j'étais devenue.  Et non je ne peux pas encore regarder les faits de mon histoire simplement en disant qu'ils se sont produits, parce quelque part je suis sure d'avoir commis une erreur, l'erreur qui m'a transporté dans cette pièce de théatre horrible qu'on nommerait "PERVERSION DANS SON HORREUR"...
 Je voudrais aussi te dire que je suis suivie par une personne qui fait partie d'un service qu'on appelle chez nous "aide aux victimes", c'est gratuit (heureusement car il m'a escroqué de l'argent)...  Merci

n°63164
sablon05
Posté le 31-01-2008 à 01:19:43  profil
 

Bonjour à toi...

D'abord et avnt tout , merci de cette confiance....

Ton parcours m'en dit long sur la solitude que tu vis à chaque instant, depuis ton enfance... tu as été <abandonnée>... (je l'ai été également... nos parcours se ressemblent sur plusieurs points, bien que différents sur d'autres).. et après avoir lu un livre fort intéressant sur ce jujet <La blessure d'abandon> écrit par Dr Daniel Dufour, des Éditions de l'homme... c'est d'ici au Québec, mais surement que si tu le demandes à une librairie ils peuvent te le comander...

Il parle des conséquences chez l'adulte d'avoir été abandonné dans son jeune âge.. et de lire noir sur blan mes propres angoisses, sentiment d'être une étrangère partout (le syndrome de l'imposteur), etc, etc... m'a permis d'arrêter de m,en vouloir à être <si faible> et de devenir ma meilleure amie.. et de me guérir... car enfin <je comprenais> pourquoi j'étais aussi fragile émotivement, et inconfiante en moi...

Pour ta question de l'Amitié et des amis qui t'antouorent.. selon moi l'amitié est une <relation> au même titre que l'amour.. ainsi ce n'est pas quand tout va bien, qu'on peut en voir la force.. mais bien quand l'un des deux flanchent.. tombent un genou ou deux!!! c'est là que l,on peut réellement discerner les vrais et .. moins vrai.. et il n'en demeure qu'à nous de choisir en tout état de conscience ceux que l,on veut garder comme ami.. et ceux que l'on relance dans le camp des <connaissances agréables à voir de temps à autres pour faire la fête>.. et ceux que l,on ne veut plus voir dutout...

Et laisse moi de te dire que ce <ménage conscient> fait un bbien énorme!!!

Et concernant le fameux détachement... il est à mon avis comparable à la pointe de l'Iceberg que l'on voit.. à partir du niveau d'eau.. tute la partie invisible (qui est le 2/3 de l'iceberg au complet).. est la partie <passage obligé> d'un processus de deuil... qui DOIT se faire ... et tu fais bien de vivre et de sortir toutes tes émotions.. c'est la seule façon de pouvoir les sortir petit à petit de nous... et passer à l,autre étape du processus... le détachement c'est la fin du processus.. c'est le gâteau, le dessert, le but!

Tout part de nous, et tout revient vers nous... tant que l'on n'arrive pas à se pardonner <de rien!>.. car on s'en veut pour des riens pantoutes... quand on arrive à s'aimer tel que l'on est, et que l'on comprend que si on continue à se croire non aimable.. et pour <créer> ou faire arriver des situations où nous allons encore nous faire escroquer, manipuler, flouer...

La clé du bonheur... c'est tout simplement de s'aimer... de voir ses belles et incroyables qualités humaines.. et de les exploter... mais pour y arriver il y a multo.. multo <devoirs et leçons> pour se déprogrammer de toute la m***** que l,on nous a enseigné ou fait voir, et de <reprogrammer> dans l'amour inconditionnel de soi...

Un autre livre que je te conseille vivement c'est <Les quatre accords toltèques> de Don Miguel Ruiz des éditions Jouvence......

Ce livre est une révélation...

Au plaisir

Chantale

n°63552
cori6
Posté le 31-01-2008 à 16:20:26  profil
 

Bonjour, à Minnie.
J'ai vécu la même chose que toi... sauf qu'il était mon employeur et plus tard mon compagnon ayant tout pouvoir sur moi et je l'avais 24h/24h sur le dos. Un véritable lavage de cerveau, une véritable entreprise de destruction de ma personnalité qu'il disait adoré. INCOHERENT et ILLOGIQUE. Une relation sexuelle qui a commencé par des mensonges et un viol. Aujourd'hui, 2 ans après je n'ai plus mal au coeur mais j'ai les nerfs malades.Moi aussi j'ai une fille qui était adolescente à l'époque. J'ai essayé de comprendre ce qui m'était arrivé et j'ai fini par l'accepter quand j'ai compris que c'était lui le coupable et que c'était lui qui avait de gros problèmes. Depuis ce jour, son emprise totale s'est dissipée. Je ne pouvais continuer à vivre, à penser avec ses yeux mais je DEVAIS réapprendre à vivre avec les miens... Je devais lutter pour retrouver mon bon sens. Tu en as. Ces personnes malades ne se greffent que sur des gens plein de bon sens et les vampirisent. Je connais des hauts et des bas et luttent contre une sensation permanente d'insécurité : ma faille. J'ai du mal à sortir de chez moi et fuit le monde extérieur alors qu'avant j'étais tout le contraire. COURAGE.

minnie64 a écrit :

[]CE QUI NE VOUS TUE PAS VOUS REND PLUS FORT...

Bonjour à vous toutes et tous.  En juillet 2004 j'étais prise dans le piège d'un pervers narcissique.  Durant deux longues années et demi il s'est servi de moi pour assouvir tous ses désirs (tant sur le plan matériel que sexuel), il a fait de moi un véritable objet avec lequel il a joué à sa guise sans remords parce qu'il ne connaissait que le mot HAINE dans son vocabulaire. Le mot AMOUR il l'avait éliminé.  Grâce à ma fille je me suis sorti de ce calvaire, aujourd'hui, entouré de ma famille et de mes amis, j'essaye de me reconstruire, il y a des jours "avec" et des jours "sans".  Parfois je ressens un grand vide en moi comme ci il continuait de se nourrir de ma substance de vie, alors si  tu as vécu une expérience identique et que toi aussi tu te bas chaque jour pour vivre peux-tu me donner des conseils pour qu'enfin je puisse sourire à nouveau, SOURIRE et VIVRE pour l'amour de mon mari et de mes enfants parce que je sais qu'is souffrent aussi de me voir me m'anéantir.  On m'a dit que le fait d'avoir déposé plainte signifiait qu'on fond de moi j'avais encore un peu de force pour me battre.. J'ai besoin de vitamines de vie, aide-moi par tes conseils.


 

n°63693
minnie64
Posté le 31-01-2008 à 19:20:51  profil
 

Bonsoir, Corie6,

Aujourd'hui est un jour sans mais je lis ton message et il me fait du bien.  Merci pour tes mots d'encouragement.  Moi aussi j'ai peur de sortir, et lorsque je sors je m'installe toujours de façon à voir l'autre qui arrive, ainsi je suis prête à réagir en cas de danger, prête à me défendre... J'ai tellement peur de l'autre et pourtant j'aimais tellement les autres... j'avais tellement à donner et partager.  J'ai hésité avant de m'inscrire dans le forum, mais le jeu en vallait vraiment la chandelle... Merci pour tous vos mots de réconfort...  

n°64301
La Rose No​ire 974
Posté le 04-02-2008 à 00:29:44  profil
 

Bonjour à toutes et à tous.

J’ai moi aussi été victime d’un pervers narcissique, et je me pose moi aussi la question : comment se reconstruire, comment remonter la pente après une telle expérience, une telle souffrance ?
En 1970, quand j’ai épousé l’homme qui devait devenir mon bourreau, j’avais alors 30 ans, j’étais en pleine forme morale et physique ; réunionnaise d’origine on me trouvait même jolie malgré mon métissage, je savais m’habiller, me mettre en valeur, j’aimais rire, chanter, danser… De plus, j’étais tellement heureuse de vivre en France Métropolitaine !
Mais 15 jours après avoir fait sa connaissance, jour après jour, petit à petit, il m’a fait vivre l’enfer moral, me dénigrait peu à peu sur ma couleur, mon aspect physique, ma façon d’être ; il avait honte de sortir avec moi, de me présenter à ses collègues de travail ; il fermait la porte derrière lui à clé. Avant de le rencontrer j’ai eu une petite fille d’un précédent mariage : il la déposait lui-même à l’école le matin et la ramenait le soir : ainsi, je n’ai jamais fait la connaissance de mes voisins ! Alors que par son attitude extérieure, il était parfait…
Je n’avais pas non plus de vie amoureuse : sur le conseil d’un généraliste nous avons consulté un psy, qui l’a décrit comme un « contre-sexuel » (donc pas intéressé par le sexe, voire méprisant à l’égard de la sexualité) et un misogyne. Malgré tout cela, au bout de cinq ans il s’est approché de moi, me demandant mille pardons et de là j’ai eu un fils avec lui. Quand je lui annonçais que j’attendais un enfant, croyant bien sûr qu’il allait changer pour de bon, malheureusement c’est le contraire qui s’est produit : il a failli me tuer en me disant que cet enfant sera un intrus dans sa vie. J’ai gardé l’enfant, mon fils,  qui aujourd’hui est un peu mon bâton de vieillesse : il est tout le contraire de son père, sensible, gentil, respectueux ; il ne boit pas, ne fume pas mais malheureusement pour lui il a grandi aussi dans le même enfer que moi.
Au sujet de l’enfant, il a tenu sa promesse : il ne s’en est jamais occupé. Avec le peu de forces qu’il me restait j’ai réussi à le soutenir pour ses études, son permis de conduire, pour qu’il trouve un travail stable…
Quant à mon mari, il est décédé en 1994, depuis je vis seule, ma santé s’est dégradée avec l’âge et il ne me reste que mes yeux pour pleurer : j’ai tout perdu moralement, jusqu’à mon style vestimentaire… et ma fille !
Quand je suis entrée à l’hôpital pour accoucher, mais fille avait 14 ans. Le soir de l’accouchement, mon mari et ma fille se sont saoulés au whisky et au vin pour ensuite dormir dans le lit de mon mari… Quand tous les deux m’ont affirmé ne pas avoir fait l’amour ensemble, j’ai eu de sérieux doutes à ce sujet, mais jamais je n’en ai parlé à ma fille jusqu’à ce jour. Lorsqu’elle a atteint ses 16 ans, elle a définitivement quitté le toit familial pour ne plus me parler que par épisodes, mais avec une telle gêne, un tel mépris, c’est comme si j’étais devenu une étrangère ! Avec elle il n’y a pas eu de fêtes de fin d’année, pas d’anniversaires, et vis-à-vis de son frère, c’est comme s’il n’avait jamais existé !
On habite pourtant aujourd’hui à seulement 15 kilomètres l’une de l’autre, mais l’a distance n’a rien à voir, elle me déteste sans raison apparente…
Ca a été très dur de vivre l’enfer pendant 25 ans avec un homme fou à lier, mais vivre l’indifférence de sa propre fille, à toujours attendre qu’elle veuille bien donner de ses nouvelles, c’est encore un autre enfer moral !
Alors voilà : sans ami(e)s véritables, sans repères, comment revivre, comment se reconstruire ?
Merci de m’avoir lue et merci d’avance de vos conseils…
 

n°495726
jeannineni​nja
Posté le 11-06-2010 à 18:14:21  profil
 

sablon05 a écrit :

Le choc post-morten qui fait suite à la rupture concrète, pour ne pas dire .. les nombreuses tentatives de sortir de cette relation malade!!!...  oui ce choc est terrible.... pour l'avoir moi-même expérimenté personnellement... c'est tout sauf rationnel!!! c'est obsessif... c'est comparée dans la litérature à un cancer qui continue à nous détruire petit à petit...

Moi qui me considère comme une personne capable de rationaliser mes états d'âmes, n'arrivaient pas à comprendre pourquoi il me manquait tant, pourquoi je l'aimais encore, pourquoi je rêvais ENCORE <qu'il change>!! et redevienne une fois pour toute et à part entière la <facette> gentille, respectueuse, ampathique qu'il était capable de jouer... Vous me suivez n'est-ce pas??!!??

Les faits.. et je considère vraiment ce que jai conclue comme des faits:
Ces monstres s'insinuent dans notre cerveau et notre mental comme un parasyte extérieur ... un virus de desctruction massive... <the darck side of the moon>... qui lâche tranquilement mais surement leurs énergies noires.. tel un venin mortel...des démons...

Ce qui signifie que plus on se fait injecter de se venin, donc plus la longétivité de ce processus de mort lente dure dans le temps, plus on en sort soit <les pieds devants>.. suite à un acte de suicide... soit <lessivé mentalement, psychologiquement, et physiquement)...

de toute façon on n'en sort jamais <en pleine forme>.. à plus ou moins bas niveau dépendamment de la durée de l'expérience.

Il est là, à mon avis le plus gros du problème, et c,est là que la victime a le plus besoin de support, pour ne pas dire de prise en charge... car on en sort démolie et vide.. et vide.. et épuisée, lavée, lessivée.. presque morte tellement notre vitalité nous a quitté...

On ne se fait plus injecter de poison par lui, quand on le quitte, non, on se l'injecte soi-même.. par culpabilité, par doute, par êur de l,avenir, par regret de notre relation.. par.. et la liste peut se poursuivre ainsi éternellement...
De vous lire m'a permis de conscientiser que <mon problème> de ne pas <être capable de <décrocher> de lui, de me détacher de cette relation, de ne plus y penser, de me distancier dans mon coeur, dans ma tête et dans mn âme, et de me tourner vers le moment présent et l'avenir.. comme <avant-lui> ...
est causé par ce que M-f Hirigoyen dans son livre <Femmes sous emprise> apelle le <Stress post-traumatique> comparable à ce que vive les détenus de camp de concentration ...

...  non:{} lavage de cerveau.. violence réelle ou perceptible.. peur constante de subir à nouveau cette violence de <l'autre>...

Une fois la rupture effectuée.. tout en nous nous pousse à retourner vers <l'autre>... <La persistence du lien de dépendance se poursuit alors même que la situation de considitonnement a disparue.... Plus celle-ci dure, moins la personne peut se dégager, elle est prise entre dépendane et violence, et cela aboutit parfois à une véritale mort psychique. Ces pertubations sont liées à des dysfonctionnement au niveau de plusieurs structures célébrales, conséquences dirverses des mécanismes physiologiques de l'emprise... le traitement des patients souffrant de ces troubles est complexe et nécessite des approches multiples>.. M-F H.

Si vous sortiez d'un camp de concentration... comprendriez-vous que vous allez devoir <vous remettre de cette expérience traumatisante??? Oui, sans aucun doute... et bien ce que vous avez vécu c,est pareil.. c,est la même chose...

Une fois sortie du camp de concentration... y retourneriez-vous??? non, surement pas.. mais la peur de ce qui s'en vient.. votre brisure de l'âme face aux nombreux actes de manques de respect et de violence et de méchanceté gratuite auxquelles vous avez du vous <adapter< pendant ces années vous a affaiblis.. et vous devez vous reconstruire.. mais pas retourner dans le camp...
Vous avez été une victime.. juste le conscientiser et vous rebâtir plus solide qu'avant comme un os qui s'est cassé une fois.. il est plus fort après...

La clé vers la liberté est d'admettre sa douleur de voir mourir une relation, d'admettre que l'on s'est fait floué totalement... que ce n'était pas une relation.. mais bien une pièce de théâtre dans laquelle vous étiez l,actrice principale avec monsieur, et ce, sans le savoir... et bizarrement mais surement de contrôler ses pensées... de toujours se ramener à la case <départ>, i.e., que cette personne est malade, et est en fait un monstre.. pour vous.. et probablement pour toutes les autres victimes...


BSR  CELA FAIT 15 MOIS KE JE ME SUIS ENFUIE DE LA MAISON       GRACE A DES AMIS  JE LE RECONNAIS CE PN   DU CHANTAGE  DES FEMMES  LES CAFES ET LORSK IL  RENTRAIT AU MATIN  C ETAIS LA GUERRE   PAS 1 TRAVAIL STABLE  JE ME SUIS PRIVEE EN TRAVAILLANT POUR PAYER CES CONNERIES DE TOUT GENRES INIMAGINABLE  EN 77 IL A VOULU 1 ENFANT MON FILS  TRES SOUVENT CET ENCORE MOI KI ALLAIT LE CHERCHER EN RENTRANT DU TRAVAIL A 22H20 CAR IL N ETAIS PAS ENCORE RENTRE IL S ARRETAIS AU BISTROT LE PT TANT PIS  J ARRIVAIS PAS A COMPRENDRE  34 ANS EN ARRIERE J ETAIS INNOCENTE DE PLUS IL ME TAPAIT ET LES COUPS ONT ETE  DE PLUS EN PLUS FORT AVEC LES ANNEES .TJRS DE NOUVEAUX  AMIS DE PLUS EN PLUS JEUNE CAR CEUX DE SON AGE DEVAIT RESTE A LA MAISON  JE NE L ECOUTAIS PLUS J AVAIS COMPRIS  MENSONGES VERITE MELANGEE  ET CA DERNIERE IL LA MONTRAIT AU VILLAGE ET IL ME NARGUAIT LES 2 AU PORT J AI PRIS DES CACHETS POUR LA DEPRIME  ET DE L ALCOOL JE ME SUIS CASSE LES 2 BRAS A 2 MOIS D INTERVALLES ET CET LA  CES DERNIERES PAROLES JE VAI T EXPLIKER KOMENT CA VA AVEC TA PAIE DE M..TU VAS RESTEE LA ET TU VAS CREVER SANS GENE CES PARENTS A COTE N OUVRAIS PLUS LES VOLETS  KE L INFIRMIER POUR ME LAVER .DANS DANS MA TETE CE JOUR JE ME BATS POUR RECUPERE DE L ARGENT K IL ME DOIT  JE NE PEUX TANT KE LE DIVORCE NET PAS PRONONCE SINON JE SUIS TRES MAL JE N Y ARRIVES PAS MORALEMENT JE FAIS DES EFFORTS POUR VIVRE POUR NE PAS K IL JOUISSE DE MON DECES  BSR A VOUS TOUS


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se reconstruire après avoir connu un pervers narcissique