France2.fr
Voir le site
Enseignants, parents, élèves ou étudiants, ce forum est là pour recueillir toutes vos idées, questions et témoignages concernant l'éducation.

Comment participer au forum ?

  Accueil de ce forum  Rechercher  Aide  Charte
 
Mon inscription
Je m'inscris
 

Il y a 84 utilisateurs connus et inconnus. Pour voir la liste des connectés connus, cliquez ici

 Mot :   Pseudo :  
  Aller à la page :
 
 Page :   1  2  3  4  5  ..  30  31  32  33  34  35
Page Suivante
Auteur Sujet :

Antibi : une façon différente de penser l'évaluation

n°301257
leuky
S2h
Posté le 21-06-2012 à 12:24:05  profil
 

Reprise du message précédent :

tpalouf a écrit :


C'est faux, doublement.
Il y a beaucoup d'élèves de prépa qui n'ont pas eu mention B ou TB.
Et les profs de prépas, au moins en sup, essaient au contraire de retenir les élèves qui ont tendance à fuir en masse à la fin de septembre (pour aller en fac) quand ils se rendent compte de la difficulté. Car ils ne sont pas (plus) préparés à faire vraiment des maths et de la physique au lycée. Non, les profs ne sont pas élitistes, mais les sciences (les vraies pas scienséduk... :) ) sont ce qu'elles sont. Si on veut faire des études scientifiques, il faut à un moment se coltiner avec la vraie vie ! les sciences, c'est dur et la version édulcorée qu'on leur sert au collège puis au lycée ne les prépare en rien. La filière scientifique est vraiment en péril... Alors renseigne toi un peu au lieu de copier n'importe quoi !!!!



Mon pov' Tpalouf,
ta démarche scientifique , elle a l'air bien molle nini29300:1



Citation:

Einstein lui-même ne dédaignait pas la faculté imagination. La physique quantique non plus.
Demeure malgré tout une différence essentielle, car si les sciences exactes reposent sur un jeu d’hypothèses faisant intervenir l’imagination, intervient malgré tout, à posteriori, un processus de vérification puis de validation qui peut être absent en sciences humaines : la métaphysique en est une illustration significative.
Cependant, l’inverse peut être également vrai. Certaines théories pourtant dites scientifiques échappent à ce processus. Les théories émises sur le Big Bang, par exemple, ne sont pas toutes vérifiées au sens expérimental du terme, et les calculs suppléent parfois au principe de vérification…
D’autre part, les théories scientifiques font parfois appel à des méthodes bien proches de celles qu’utilisent les sciences humaines.
Que dire, en effet, du démon fictif de James Maxwell, personnage imaginé dans le cadre d’une réflexion sur la seconde loi de la thermodynamique ? Cet exercice de la pensée lui parut être la seule solution satisfaisante au problème qui se posait à lui.
Le fossé est-il donc aussi important entre les deux approches que les partisans des sciences exactes veulent bien le laisser croire ? Céline Bryon-Portet


De l'imagination, c'est peut-être aussi ce qui te manque  avila2

ou alors c'est que tu n'as pas de vision binoculaire..

n°301262
leuky
S2h
Posté le 21-06-2012 à 12:35:02  profil
 

tpalouf a écrit :


Non, les profs ne sont pas élitistes, mais les sciences (les vraies pas scienséduk... :) ) sont ce qu'elles sont. Si on veut faire des études scientifiques, il faut à un moment se coltiner avec la vraie vie ! les sciences, c'est dur et la version édulcorée qu'on leur sert au collège puis au lycée ne les prépare en rien. La filière scientifique est vraiment en péril... Alors renseigne toi un peu au lieu de copier n'importe quoi !!!!




En péril, peut-être mais faut aussi regarder comment tu traites le sujet  ;)

Citation:

Les sciences exactes, interaction avec les sciences humaines et rôle dans la société par Basarab Nicolescu*
Au début de l'histoire humaine, science et culture étaient inséparables. Les mêmes interrogations sur le sens de l'Univers et de la vie les animaient.
À la Renaissance, le lien n'était pas encore rompu. La première Université, comme son nom l'indique, était censée étudier l'universel. L'universel était incarné en ceux qui marquèrent du sceau de leur œuvre l'histoire de la connaissance. Cardan, l'inventeur des nombres imaginaires et du système de suspension qui porte son nom (le "cardan" ), était à la fois mathématicien, médecin et astrologue. Celui qui a établi l'horoscope du Christ a été en même temps l'auteur du premier exposé systématique du calcul de probabilités. Kepler était astronome et astrologue. Newton était à la fois physicien, théologien et alchimiste. Il était également passionné par la Trinité et par la géométrie et il passa plus de temps dans son laboratoire d'alchimie que dans l'élaboration de Philosophiae Naturalis Principia Mathematica.

Citation:

La disciplinarité, la pluridisciplinarité, l'interdisciplinarité et la transdisciplinarité sont les quatre flèches d'un seul et même arc : celui de la connaissance.
..
Il est important de réaliser que la connaissance disciplinaire et la connaissance transdisciplinaire ne sont pas antagonistes mais complémentaires. Leur deux méthodologies sont fondées sur l'esprit scientifique.  

Citation:

Il est important de réaliser que la connaissance disciplinaire et la connaissance transdisciplinaire ne sont pas antagonistes mais complémentaires. Leur deux méthodologies sont fondées sur l'esprit scientifique.

n°301288
tpalouf
Posté le 21-06-2012 à 16:04:00  profil
 

leuky a écrit :



Mon pov' Tpalouf,
ta démarche scientifique , elle a l'air bien molle nini29300:1


Encore une fois tu réponds à côté, ou tu n'as pas lu...
Et je maintiens (et moi je parle de ce que je connais puisque j'y bosse  (dans 3 sups différentes si tu veux le savoir)!!!) :
Il y a beaucoup d'élèves en prépa qui n'ont pas eu mention B ou TB. (contrairement à ce qui était écrit dans l'article)
Et les profs de prépas, au moins en sup, essaient au contraire de retenir les élèves (qui ont tendance à fuir en masse à la fin de septembre) et sont tout sauf élitistes
Après tu peux me donner des stats sur les grandes écoles, c'est hors sujet ma puce... pt1cable:{}

n°301336
leuky
S2h
Posté le 21-06-2012 à 21:40:02  profil
 

tpalouf a écrit :


Encore une fois tu réponds à côté, ou tu n'as pas lu...
Et je maintiens (et moi je parle de ce que je connais puisque j'y bosse  (dans 3 sups différentes si tu veux le savoir)!!!) :
Il y a beaucoup d'élèves en prépa qui n'ont pas eu mention B ou TB. (contrairement à ce qui était écrit dans l'article)
Et les profs de prépas, au moins en sup, essaient au contraire de retenir les élèves (qui ont tendance à fuir en masse à la fin de septembre) et sont tout sauf élitistes
Après tu peux me donner des stats sur les grandes écoles, c'est hors sujet ma puce... pt1cable:{}



T'as trouvé le monde des bisounours  ?
Super, je suis content pour toi.
J'aurais tout de même préféré que tu me dises qu'ils ont droit à un aménagement du contrôle continu
 avec aucune note en dessous de 12 ..comme avec Pitpit.. pour la motivation..tout en conservant le classement, bien sûr!
 sauz:2  sauz:2

n°301356
tpalouf
Posté le 21-06-2012 à 22:53:33  profil
 

leuky a écrit :



T'as trouvé le monde des bisounours  ?
Super, je suis content pour toi.
J'aurais tout de même préféré que tu me dises qu'ils ont droit à un aménagement du contrôle continu
 avec aucune note en dessous de 12 ..comme avec Pitpit.. pour la motivation..tout en conservant le classement, bien sûr!
 sauz:2  sauz:2


Rien compris...
Je t'énonce des faits et toi, tu me parles de bisounours...
Tu penses vraiment qu'en sup ils ont tous eu mention B ou TB au bac ?!

n°301404
Profil sup​primé
Posté le 21-06-2012 à 23:40:37  
 

La constante macabre perpétue les inégalités sociales

Le mou­ve­ment d'André Antibi contre la "constante macabre" orga­nise aujourd'hui un col­loque sur la repro­duc­tion des inéga­li­tés sociales due aux mau­vaises notes.

Le Mouvement contre la constante macabre (MCLCM), mené par le cher­cheur en didac­tique André Antibi, orga­nise aujourd'hui à Paris un col­loque sur les liens entre la constante macabre et les inéga­li­tés sociales. Celle-ci péna­lise en effet davan­tage les élèves issus de milieux défa­vo­ri­sés.

La constante macabre, c'est la part de mau­vaises notes que les ensei­gnants se sentent obli­gés de don­ner pour être cré­dible, aux yeux des élèves, des parents et de leurs hié­rar­chie. « Imaginons un pro­fes­seur excellent avec des élèves excel­lents, pro­pose André Antibi pour illus­trer sa théo­rie. Si dans un tel contexte, toutes les notes sont bonnes, le pro­fes­seur est mon­tré du doigt, il est sus­pecté de laxisme. Il faut tout le temps qu'il y ait de l'échec. »

C'est pour­quoi les élèves d'une classe sont sou­vent clas­sés en trois tiers : les mau­vais, les moyens et les bons, quel que soit le niveau d'ensemble. Et les élèves issus de milieux défa­vo­ri­sés en sont les pre­mières vic­times : puisqu'« il faut rem­plir un paquet de "mau­vais" élèves, (...) les mal­heu­reux qui tombent les pre­miers (...) sont les enfants qui ne peuvent pas se faire aider chez eux, dont les parents n'ont pas un niveau cultu­rel suf­fi­sant  », déplore André Antibi.

Evaluation par contrat de confiance

Pour « éradi­quer » cette constante macabre, le cher­cheur prône la géné­ra­li­sa­tion de l'évaluation par contrat de confiance (EPCC). Dans ce sys­tème, l'enseignant annonce peu avant un contrôle les notions à révi­ser, parmi les­quelles des ques­tions et exer­cices déjà trai­tés en cours. Une séance de questions-réponses pré-contrôle per­met aux élèves qui n'ont pas com­pris cer­tains points du pro­gramme de se les faire expli­quer, ce qui réduit l'influence des inéga­li­tés sociales. Le temps néces­saire à cette séance de ques­tions est dégagé par le temps de cor­rec­tion rapide du sys­tème EPCC, puisque la plu­part des exer­cices ont déjà été corrigés.

n°301405
Profil sup​primé
Posté le 21-06-2012 à 23:41:22  
 

André Antibi espère que le nou­veau gou­ver­ne­ment saura prendre cette ques­tion de l'évaluation « à bras le corps ». Pour Bruno Julliard, adjoint au maire de Paris en charge de la jeu­nesse et conseiller auprès du ministre de l'Education natio­nale Vincent Peillon, « la ques­tion de l'évaluation n'est pas dis­so­ciable de l'ensemble des sujets qui doivent être trai­tés dans le cadre d'une grande concer­ta­tion et de l'élaboration d'une loi d'orientation et de pro­gram­ma­tion ». Il sou­ligne que l'évaluation doit ici s'entendre au sens large, aussi bien évalua­tion « des élèves » que « du sys­tème éduca­tif » et « des per­son­nels », dont les enseignants.

Promouvoir les expé­ri­men­ta­tions locales

Bruno Julliard n'entend pas se limi­ter à des effets d'annonce : si « la ques­tion de l'évaluation est sou­mise à une pres­sion média­tique consé­quente », ce débat doit être engagé sans se plier au « dik­tat du temps média­tique court », puisque le temps éduca­tif est « par nature lent ». « Il y a encore beau­coup de tra­vail à faire pour convaincre les familles que l'évaluation des élèves ne pas­sera pas for­cé­ment par une note-sanction, ou même d'une note, qui est l'expression d'un clas­se­ment et donc de cette constante macabre », note Bruno Julliard, qui sou­ligne la néces­sité de cette « bataille cultu­relle ». Il sou­haite aussi pro­mou­voir « des ini­tia­tives locales, des expé­ri­men­ta­tions », qui peuvent rapi­de­ment « faire tache d'huile ».

Selon André Antibi, l'évaluation par contrat de confiance est déjà expé­ri­menté par 300 ensei­gnants en France.

n°301406
Profil sup​primé
Posté le 21-06-2012 à 23:45:37  
 

Citation:

Xavier Conort : "mon programme attribue des notes plus fiables que le professeur moyen"
Xavier Conort, expert en ana­lyse de don­nées, a fini dans le top 5 d'un concours de pro­gram­ma­tion visant à réa­li­ser le meilleur pro­gramme de nota­tion auto­ma­tique de dis­ser­ta­tions. Pour lui, l'utilisation de tels pro­grammes pour­rait mettre fin aux notes injustes.

Xavier Conort, 39 ans, ancien actuaire pour des com­pa­gnies d'assurances et aujourd'hui à la tête du cabi­net de conseil en ana­lyse de don­nées Gear Analytics, a par­ti­cipé cette année à la com­pé­ti­tion ASAP, qui visait à récom­pen­ser le meilleur logi­ciel de nota­tion auto­ma­tique de dis­ser­ta­tions — celui qui se rap­pro­che­rait le plus des notes don­nées par un cor­rec­teur humain.

Longtemps en tête du clas­se­ment, l'équipe de Xavier a fini en 4ème posi­tion sur les 159 équipes en lice. Il nous explique com­ment il a pu réa­li­ser un pro­gramme pour noter des copies d'élèves, sans rien connaître du monde de l'éducation.

Comment avez-vous conçu votre pro­gramme de nota­tion automatique ?

J'ai uti­lisé dif­fé­rents algo­rithmes de machine lear­ning, des algo­rithmes qui per­mettent à l'ordinateur d'apprendre par lui-même. Ils ont été déve­lop­pés dans les années 1990 et 2000 par de brillants sta­tis­ti­ciens ensei­gnant à Stanford ou Berkeley, qui ont décidé d'abandonner les maths pures et de lais­ser la machine ana­ly­ser des don­nées pour eux.

Nous avions à notre dis­po­si­tion un trai­ning set, un lot de rédac­tions avec les notes de cor­rec­teurs humains, pour cali­brer la machine. Une matrice m'a per­mis d'en extraire le voca­bu­laire uti­lisé par les étudiants, et de mesu­rer la fré­quence d'utilisation des mots. Les algo­rithmes per­mettent ensuite de mesu­rer l'impact de chaque mot sur la note. C'est ainsi que la machine apprend à recon­naître le voca­bu­laire uti­lisé par les bons élèves, et le voca­bu­laire — ou l'absence de voca­bu­laire — des moins bons élèves ou des élèves hors sujet, et elle attri­bue des notes en consé­quence. C'est la même tech­***** qu'utilisent les logi­ciels de recon­nais­sance de "spams".


la notation "1984" est en marche : la constante macabre + le mépris pitpit + la machine vomi:{}

n°301698
Profil sup​primé
Posté le 22-06-2012 à 23:24:15  
 

puisqu'on nous chante les louanges du modèle finnois, je dis : chiche ! supprimons les notes :)  hello:{}

n°301997
Profil sup​primé
Posté le 24-06-2012 à 00:00:07  
 

Notation: « Avec l'évaluation par contrat de confiance, les élèves travaillent plus car ils savent qu'ils ne seront pas “piégés“ lors du contrôle »

INTERVIEW - André Antibi, chercheur en didactique et en sciences de l'éducation, explique à « 20 Minutes » ce qu'est la « constante macabre » et pourquoi il faut réformer le système d'évaluation en vigueur au sein de l'Éducation nationale...

Ce jeudi, le Mouvement contre la constante macabre (MCLCM) tient son colloque annuel à l’Hôtel de Ville de Paris. André Antibi, professeur de mathématiques à l'université Paul-Sabatier de Toulouse et chercheur en didactique et en sciences de l’éducation, est président du MCLCM. Il s’est fait connaître en 2003 avec la publication de La constante macabre ( éd. Math’Adore). Il explique à 20 Minutes pourquoi il faut réformer le système d’évaluation en vigueur au sein de l’Education nationale…

Qu’est-ce que la « constante macabre »?

Dans une classe où tous les élèves sont excellents, où l’enseignement du professeur est excellent, on attendrait que toutes les notes soient excellentes. Mais, si cela arrivait dans le système éducatif français, le professeur serait considéré comme laxiste. En effet, dans ce système, il faut obligatoirement, dans tous les cas, un pourcentage de mauvaises notes pour que l'évaluation soit crédible. Inconsciemment, les enseignants participent à ce système qui veut qu’il y ait de l’échec, et créent de l’échec artificiel. L’existence de ce phénomène est reconnue par tous les partenaires du système scolaire français (FCPE,  PEEP, SE-UNSA, SNESUP-FSU, UNEF, FIDL,…) Mais attention, il n’est pas le fait des enseignants. C’est une maladie dont est atteinte l’ensemble de la société française.

Cela signifie qu’il faut réformer le système de notation?

Il faut réformer, mais attention, je ne parle pas de supprimer les notes, cequi ne servirait à rien. La preuve, en primaire, il n’y a pas de notes, mais les enseignants estiment si le sujet est « acquis » « non acquis » ou est « en cours d’acquisition » par l’élève, et c’est la même chose: ils se croient obligés de mettre des élèves dans chaque « paquet »! C’est paradoxal que les professeurs n’osent pas rendre une évaluation quand il n’y a aucun élève dans la situation de « non acquis », alors que c’est très précisément l’objectif ultime de leur travail! Ce n’est pas un problème de notation mais de mentalité, de culture de l’évaluation.
Quel système d’évaluation proposez-vous alors?

n°301998
Profil sup​primé
Posté le 24-06-2012 à 00:00:40  
 

Ce que je propose, c’est un système d’évaluation par contrat de confiance (EPCC). Cela fonctionne un peu comme le code de la route: environ une semaine avant un contrôle, le professeur donne une liste des questions traitées et corrigées en cours. Et l’essentiel de l’épreuve (pour 16 points sur 20), portera sur l’une de ces questions. Attention, ce n’est pas du par cœur bête et méchant: on ne dit pas à l’élève d’apprendre toutes les réponses de tous les exercices par exemple, et de simplement redonner ces résultats. L’idée c’est qu’il restitue ce qu’il a appris. Or, il est impossible de restituer quelque chose qu’on n’a pas compris. Et c’est le contraire du laxisme. Il ne s’agit pas de mettre des bonnes notes à tout le monde. Selon moi, c’est un mauvais service de mettre une bonne note à un élève qui ne le mérite pas. C’est de notre responsabilité d’enseignant d’être honnête avec les élèves.
Et ce système fonctionne?

C’est un système qui fonctionne bien, selon les quelque 30.000 enseignants qui l’ont déjà mis en place: les élèves travaillent beaucoup plus car ils savent qu’ils ne travaillent pas pour rien, qu’ils ne risquent pas de se faire « piéger » lors du contrôle, et que donc leur travail sera récompensé. Le mot-clé de ce système, c’est la confiance. Il permet de ne plus blesser l’élève, et d’atténuer le facteur chance des contrôles (lorsqu’on se dit « J’ai eu de la chance de tomber sur telle question »). Mais attention, cela n’empêche pas l’échec scolaire, sinon j’aurais reçu le Prix Nobel! Avec l’EPCC, il y a environ 10% d’élèves en échec scolaire, parce qu’ils ne travaillent pas assez, parce qu’ils n’aiment pas la matière… Mais ce n’est pas de l’échec artificiel.

n°302030
tpalouf
Posté le 24-06-2012 à 09:56:23  profil
 


Antibi, l'homme qui inventa l'échec artificiel...

n°302058
Profil sup​primé
Posté le 24-06-2012 à 10:15:03  
 

tpalouf a écrit :


Antibi, l'homme qui inventa l'échec artificiel...


faut aller plus loin que le déchiffrage, mon canard... c'est ta façon de noter qui provoque de l'échec artificiel par al constante macabre  lol:{}  lol:{}  lol:{}

n°302295
Profil sup​primé
Posté le 24-06-2012 à 23:17:54  
 


oups LA constante macabre (ma dyslexie qui ressort)  elduendeloco:8

n°302562
Profil sup​primé
Posté le 28-06-2012 à 06:47:09  
 


à lire :
9782098996045_1_75 9782098996045_4_75

n°302722
Profil sup​primé
Posté le 28-06-2012 à 22:57:53  
 

Vincent Peillon veut « faire évoluer la notation » des élèves

Le ministre de l'Education nationale, Vincent Peillon, a dit samedi vouloir « faire évoluer la notation » des élèves, estimant que l'évaluation scolaire était source de trop de « souffrance » à l'école, lors de l'assemblée générale de la Peep, seconde fédération de parents d'élèves. « Nous sommes le pays où la note sert toujours de sanction et jamais d'encouragement (...). Nos élèves ne sont pas heureux comme ils devraient l'être », a estimé le ministre, face à quelque 130 représentants de parents d'élèves réunis à Paris.

« Il faut faire évoluer la notation pour qu'elle ne soit pas perçue comme une sanction », a-t-il ajouté, invitant à un « changement de pédagogie » afin de placer le « bien-être des élèves » au coeur du projet scolaire et éviter « l'échec auquel sont confrontés de nombreux élèves ». Des déclarations accueillies avec satisfaction par la présidente de la Peep, Valérie Marty. « Cela fait longtemps que nous parlons de ce problème. Il faut un sytème plus encourageant, plus performant. Si on y arrive, beaucoup de choses changeront à l'école », a-t-elle estimé.

Interrogé à l'issue de la rencontre sur la forme que pourrait prendre cette « évolution » du système de notation, M. Peillon a indiqué vouloir mettre en place une « concertation » avec les enseignants et les parents d'élèves avant de se prononcer. Le ministre, qui s'était déjà rendu samedi dernier au congrès de la FCPE, première fédération de parents d'élèves, a par ailleurs appelé les parents à « participer pleinement » à la « refondation » de l'école, assurant que « l'éducation nationale » était « la maison commune des enseignants, des élèves et des parents ».

« La seule préoccupation que nous devons avoir, c'est la réussite de tous nos élèves », a déclaré le ministre, applaudi par l'ensemble des participants, avant de rappeler les priorités du gouvernement, dont l'école primaire, où 1.000 postes de plus sont prévus à la rentrée, et la formation des enseignants.

n°303065
EIDuendeLo​co
lire nuit gravemnt à la bétise
Posté le 01-07-2012 à 22:55:22  profil
 

Pour ou contre la suppression des notes aux élèves ?

L’Association de la fondation étudiante pour la ville avait lancé en novembre dernier une pétition pour la suppression des notes à l’école élémentaire. Selon les signataires (une vingtaine de personnalités dont Michel Rocard, François Dubet, Boris Cyrulnik, Axel Kahn, Marcel Rufo, Eric Desbarbieux...) les notes sont un facteur discriminant pour les élèves et elles exercent une violence symbolique sur l’enfant en difficulté. Cela amène de la démotivation, la fissuration de l’estime de soi, la détérioration des relations avec la famille, de la souffrance scolaire.

La question de la suppression des notes à l’école refait aujourd’hui surface. La question fondamentale à se poser est quel est le but de la note ? Si ce n’est que pour montrer à l’enfant qu’il a des difficultés dans tel ou tel domaine et communiquer ces difficultés aux parents, ce n’est pas satisfaisant. La notation aboutit alors à la mise en place d’une compétition entre élèves. Elle est alors néfaste.

Pour être efficace, la notation doit être suivie d’une analyse des difficultés et de l’organisation d’une remédiation. Les anciennes évaluations CE2 qui comportaient une forme de notation permettaient de faire ce travail. Depuis quelques années, dans le primaire comme dans le secondaire, les enseignants doivent désormais valider des compétences et ce système est peu compatible avec la note sur 10 ou sur 20.

En suivant scrupuleusement les programmes les enseignants n’ont donc pas l’obligation de noter leurs élèves...

En dehors de la notation (que peu d’enseignants utilisent de façon unique en dehors du cycle 3) les élèves subissent bien une certaine forme de violence. La violence est dans les effectifs surchargés qui font que certains élèves sont laissés pour compte et ne bénéficient pas de l’encadrement qui leur serait nécessaire.


---------------
Romarin, Sextidi, 6 Messidor, An CCXX (don't feed the troll !)
 
n°303066
EIDuendeLo​co
lire nuit gravemnt à la bétise
Posté le 01-07-2012 à 22:55:40  profil
 

La violence est dans la détérioration progressive des conditions de travail, qui font que la santé des enseignants se fragilise et que cela se répercute sur leurs élèves. La violence est dans la dégradation du rapport entre les parents et le système éducatif, car remplacer les notes par un NA (non acquis), EA (en cours d’acquisition) ou un A (acquis) sur le livret de compétences ne permet pas toujours aux parents de se rendre compte finement de la somme des connaissances acquise par leur enfant.

Ce n’est pas tant la note par elle même comme élément de repère et indication de compréhension d’un exercice qui pose problème, mais la stigmatisation publique. En effet, on peut s’interroger sur la pertinence et l’intérêt d’annoncer publiquement la note de tel ou tel élève devant la classe car la notation est une affaire « personnelle » entre l’élève et le professeur. Cela peut être très mal vécu par l’élève désigné de fait comme « mauvais élève », ce qui renvoie au champ de la morale et devient contre productif.

Il faut faire le constat que si les notes sont très positives sur la confiance en soi, elle impactent très sévèrement les élèves en difficultés scolaires. Supprimer les notes en primaire soit, mais une fois que l’on aura abattu l’arbre, que fera-t-on pour la forêt qui se cache derrière lui ? Conserver les notes correspond, et sans doute pas pour les mêmes raisons, à une demande forte des parents et des gestionnaires du système éducatif. De nombreux parents manquent de confiance dans l’école et veulent contrôler, comparer les résultats. Les gestionnaires veulent de la rentabilité...

Quant aux enseignants, avec ou sans notes (c’est de leur responsabilité), leur volonté forte est de combattre la difficulté scolaire et là est bien l’essentiel. car autant, il serait stupide de réduire les difficultés scolaires au seul maintien de la note, autant il le serait de promouvoir la note comme moteur de la réussite scolaire. Assurément, les vrais problèmes de l’école sont ailleurs


---------------
Romarin, Sextidi, 6 Messidor, An CCXX (don't feed the troll !)
 
n°303375
EIDuendeLo​co
lire nuit gravemnt à la bétise
Posté le 04-07-2012 à 23:12:28  profil
 

EIDuendeLoco a écrit :


Quant aux enseignants, avec ou sans notes (c’est de leur responsabilité), leur volonté forte est de combattre la difficulté scolaire et là est bien l’essentiel. car autant, il serait stupide de réduire les difficultés scolaires au seul maintien de la note, autant il le serait de promouvoir la note comme moteur de la réussite scolaire. Assurément, les vrais problèmes de l’école sont ailleurs


évidemment   hello:{}


---------------
Romarin, Sextidi, 6 Messidor, An CCXX (don't feed the troll !)
 
n°303715
EIDuendeLo​co
lire nuit gravemnt à la bétise
Posté le 08-07-2012 à 00:03:38  profil
 

La suppression des notes imposerait un changement de paradigme à l'école
Le Monde.fr

Les souffrances psychosociales existent dans le fonctionnement du système scolaire. Depuis leur instauration, les notes à l'école traduisent la violence d'un système à l'égard de ses enfants. Les générations passées avaient pris la mesure de l'inutilité des châtiments corporels : il fallut du temps pour les supprimer. Mais ce que ces générations d'enseignants et de parents avaient eux-mêmes vécu, incorporé, ne pouvait s'abolir de manière radicale sans changement de paradigme éducatif. Au corps et à l'âme tortueuses de l'enfant à redresser ou à la pâte molle à former, se substitua peu à peu le modèle de l'enfant–personne (ou en voie de le devenir) , le souci de son respect mais la crainte d'en faire un enfant-roi, un enfant-tyran.

Tiraillée entre ces deux pôles, l'école est le lieu de la maîtrise : l'enseignant tient son programme et sa classe pour la conduire au terme de ce programme. Les conditions en sont l'assiduité, l'écoute, la prise de notes. La participation tient du modèle de l'enfant–personne, mais selon des attendus implicites : questions qui permettent la progression de la classe, mais pas de digressions. Tout élève ne se soumettant pas à ce régime est un perturbateur.

Les méthodes d'éducation nouvelle, portées et pratiquées par des pédagogues comme Freinet, Montessori ou Oury, ont proposé une autre approche de l'éducation à l'école. Descendu de l'estrade, l'enseignant se décentre de sa place : il est avec les élèves en apprentissage. La réflexion sur l'enfance reste différente selon les pédagogues et peut être discutable. Ils montraient toutefois que la "mise en rang compétitive, mise en concurrence délétère... est contre-productive'' pour tous (B. Mabilon-Bonfils, Le Monde).

Penser la suppression des notes demande une autre façon de penser l'enseignement, venant bouleverser la conception que nous avons de l'enfant, de l'apprentissage et de ses conditions ; mais plus encore peut-être de repenser ce que transmettre veut dire. C'est perturbant, incertain, les repères se défont, et face à 35 élèves, le système et les enseignants reculent.


---------------
Romarin, Sextidi, 6 Messidor, An CCXX (don't feed the troll !)
 
n°303968
EIDuendeLo​co
lire nuit gravemnt à la bétise
Posté le 08-07-2012 à 22:50:45  profil
 

Changer de paradigme, ne sera-ce pas aller vers le laxisme, l'impossible socialisation des enfants ? Combien d'étudiants, lorsque ces méthodes de pédagogie sont présentées, questionnent : comment l'adolescent va-t-il s'adapter ensuite au système ? Sera-t-il capable de "fournir les efforts'' attendus ensuite ? Pour leur bien, ne vaut-il pas mieux dès le départ le laisser dans un système traditionnel ?
Se déroule ici derrière cette idée de "l'effort'' tout un modèle de pensée ou la sanction de la note vient symboliser, gratifier le dit effort individuel, en même temps que la compétition. B. Mabilon-Bonfils interroge notre besoin de notes.

Pourtant ce système ne produit qu'un effort d'apparat : celui minimal pour la plupart des élèves qui leur permet "de passer'' d'une année sur l'autre, de gagner les points suffisants pour obtenir le diplôme visé. Nos élèves deviennent d'habiles stratèges. Mais il est des mal-être produits, au niveau physique, au niveau psychique chez ces enfants et adolescents soumis, se soumettant au régime de la performance, où il faut se battre, voire s'abattre pour tenir, n'être pas exclu, "réussir"'.

Notre système éducatif est lourd de lui-même, incapable de s'ouvrir aux rythmes individuels, aux situations de handicap, ou si peu. Nous voyons les élèves qui souffrent. Au mieux l'enseignant va le prendre en compte, par l'individualisation de cette souffrance, convoquant les parents, tâchant avec eux de trouver quelques béquilles (cours de soutien, études accompagnées après l'école, soutien psychologique...). Au pire il dira son impuissance : "comment faire avec 35 élèves ?''
Il y a toujours des enseignants qui font ce qu'ils peuvent et la plupart le font, la question n'est pas là. Elle est dans un changement de paradigme, vers lequel les pédagogies nouvelles nous font signe, qu'il faudra écouter, sans a priori et sans concession : que pouvons-nous en entendre ? Que sommes-nous prêts à exercer ?


---------------
Romarin, Sextidi, 6 Messidor, An CCXX (don't feed the troll !)
 
n°304750
EIDuendeLo​co
lire nuit gravemnt à la bétise
Posté le 15-07-2012 à 18:27:08  profil
 

EIDuendeLoco a écrit :

Changer de paradigme, ne sera-ce pas aller vers le laxisme, l'impossible socialisation des enfants ? Combien d'étudiants, lorsque ces méthodes de pédagogie sont présentées, questionnent : comment l'adolescent va-t-il s'adapter ensuite au système ? Sera-t-il capable de "fournir les efforts'' attendus ensuite ? Pour leur bien, ne vaut-il pas mieux dès le départ le laisser dans un système traditionnel ?
Se déroule ici derrière cette idée de "l'effort'' tout un modèle de pensée ou la sanction de la note vient symboliser, gratifier le dit effort individuel, en même temps que la compétition. B. Mabilon-Bonfils interroge notre besoin de notes.

Pourtant ce système ne produit qu'un effort d'apparat : celui minimal pour la plupart des élèves qui leur permet "de passer'' d'une année sur l'autre, de gagner les points suffisants pour obtenir le diplôme visé. Nos élèves deviennent d'habiles stratèges. Mais il est des mal-être produits, au niveau physique, au niveau psychique chez ces enfants et adolescents soumis, se soumettant au régime de la performance, où il faut se battre, voire s'abattre pour tenir, n'être pas exclu, "réussir"'.

Notre système éducatif est lourd de lui-même, incapable de s'ouvrir aux rythmes individuels, aux situations de handicap, ou si peu. Nous voyons les élèves qui souffrent. Au mieux l'enseignant va le prendre en compte, par l'individualisation de cette souffrance, convoquant les parents, tâchant avec eux de trouver quelques béquilles (cours de soutien, études accompagnées après l'école, soutien psychologique...). Au pire il dira son impuissance : "comment faire avec 35 élèves ?''
Il y a toujours des enseignants qui font ce qu'ils peuvent et la plupart le font, la question n'est pas là. Elle est dans un changement de paradigme, vers lequel les pédagogies nouvelles nous font signe, qu'il faudra écouter, sans a priori et sans concession : que pouvons-nous en entendre ? Que sommes-nous prêts à exercer ?


et on nous la vante tant cette culture de l'effort...


---------------
Romarin, Sextidi, 6 Messidor, An CCXX (don't feed the troll !)
 
n°304881
EIDuendeLo​co
lire nuit gravemnt à la bétise
Posté le 16-07-2012 à 07:52:37  profil
 

C'est un fait qui concerne toute la société et non le seul petit monde enseignant : il faut une réflexion collective sur l'idée même de ce qu'éduquer et apprendre peut signifier pour nous, notre relation aux enfants et aux adolescents, leur place actuelle dans notre société... C'est une question qui concerne au-delà de la triade enseignant élève parent, tout citoyen, sur ce que démocratie et république veulent dire et porter. Si l'éducation doit être conservatrice (Arendt), cela ne signifie pas qu'elle doit être dans sa propre répétition, mais dans l'accompagnement à ce qu'une reprise active puisse être œuvrée par les élèves concernés.

Vivre homme, femme et citoyen-né, se penser sujet libre, égal d'autrui, devenir un sujet agissant était aussi la visée d'Arendt : face aux aléas de nos vies, de notre histoire individuelle, collective, comment chacun d'entre nous sera-t-il à même de penser et de se faire responsable ?

http://www.lemonde.fr/idees/ar [...] _3232.html


---------------
Romarin, Sextidi, 6 Messidor, An CCXX (don't feed the troll !)
 
n°305052
EIDuendeLo​co
lire nuit gravemnt à la bétise
Posté le 17-07-2012 à 07:18:26  profil
 

Citation:

Luquet. Les CM2 finalistes du rallye mathématiques

Préparée par son instituteur Laurent Duchaîne, la classe de CM2 vient de participer au rallye mathématiques des écoles primaires organisé sur l'académie de Toulouse par L'Institut de recherche pour l'enseignement des mathématiques (Irem) de l'université Paul-Sabatier. Ces écoliers des enclaves n'ont pas fait que de la figuration puisqu'ils ont obtenu le prix vainqueur de leur catégorie.

Pour récompenser cet excellent travail, une cérémonie était organisée à l'IUT de Tarbes, dirigé par André Antibi, professeur de mathématiques à l'université et président du jury. En accueillant ses invités, celui-ci soulignait les objectifs de ce concours qui sont de donner le goût des sciences aux plus jeunes et de lutter contre leur réputation de matière difficile, de développer le travail collectif et le sens de l'équipe et d'appréhender de façon ludique et originale la résolution de problèmes de mathématiques.

Après la remise des trophées, lauréats, professeurs, parents et personnalités ont clôturé cette sympathique réception autour d'un goûter offert par l'université que nos mathématiciens en herbe ont fort apprécié !


parce qu'on peut être chercheur en éducation, et sur le terrain, contrairement aux clichés véhicilés  hello:{}


---------------
Romarin, Sextidi, 6 Messidor, An CCXX (don't feed the troll !)
 
n°305454
abigaeljon​es
Posté le 25-07-2012 à 12:20:22  profil
 

les notes et les controles en france  cest un peu sacre

n°311655
Angeline M
Posté le 24-05-2013 à 12:37:52  profil
 

abigaeljones a écrit :


les notes et les controles en france cest un peu sacre



voir comment Peillon a baissé son pantalon devant les réacs

 Page :   1  2  3  4  5  ..  30  31  32  33  34  35
Page Suivante

Aller à :