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49 utilisateurs inconnus

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Auteur Sujet :

Avis de décès de la liberté pédagogique

n°70298
c clair1
Posté le 26-10-2006 à 12:30:58  profil
 

Reprise du message précédent :
bande de communistes

n°70302
gilpa
Posté le 26-10-2006 à 12:43:19  profil
 

fanfootO3 a écrit :

Citation:

 (et par le film éponyme célèbre)


Au fait, écrire  "et par le célèbre film éponyme", n' accrocherait-il pas moins l'oreille?


Vous avez raison. Mais il n'y a aucune faute grammaticale. Je n'ai pas pris, de ce fait, la peine de modifier mon texte quand j'ai remarqué ce que vous dites (qui ne m'avait pas échappé, croyez-le ou non, je m'en soucie comme d'une guigne ; si vous êtes anglophone : "That, my dear, I don't give a damn." C'est ce que dit Rhett Butler à Scarlett à la fin du film Autant en emporte le vent après qu'elle lui a dit, répondant à l'annonce de son départ, "Mais je vous aime !" ), et qui est pertinent, si je puis vous faire un compliment sincère sans éveiller votre suspicion de moquerie. Je ne me moque pas des gens. Je leur dis ce que je pense directement. Dans le cas présent ma formulation manque d'élégance stylistique, ce dont je me moque éperdument. Je ne reste pas constamment sur les hauteurs de l'élégance littéraire... de peur de lasser mes aimables lecteurs (dont je vous invite à rejoindre le groupe déjà bien étoffé sur ce forum... et ailleurs.)
Cordialement vôtre.
 

n°70304
ttoo
Posté le 26-10-2006 à 13:38:03  profil
 

jpd7 a écrit :

Et une de plus UNE !




Voici le dernier travail de Madame Charmeux.

A votre  intention, Monsieur Toto je le place sur ce forum :

L'élève est une personne, et enseigner, c'est un jeu à deux.
Par Eveline Charmeux


Ce qui frappe d'abord, dans le discours actuel contre la pédagogie et la théorie constructiviste, c'est la négation absolue de la personne chez l'élève.

Tout se passe comme si l'élève, notamment enfant, n'était qu'une machine avec un cerveau (merci, les neurosciences !), sorte d'unité centrale, dont le fonctionnement n'obéirait qu'à des règles de mécanique, et qu'il faudrait en quelque sorte " charger " électriquement pour qu'il " imprime " les savoirs prévus. La tâche de l'enseignant, - comme de l'éducateur familial - devient alors un travail de traitement technique, parfaitement analogue à celui d'une machine à laver ou d'un ordinateur.

Dès lors, on ne peut qu'être abasourdi par la contradiction monumentale avec l'autre face du discours actuel, où abondent les termes de " responsabilité ", " effort ", " respect ", voire " solidarité " et " générosité ". Toutes ces notions reposent, en effet, sur le raisonnement, la maîtrise de soi, l'anticipation, l'organisation, bref l'intelligence, dont on sait qu'elle ne pousse pas automatiquement, comme la barbe au menton des garçons, mais qu'elle est le fruit d'un long apprentissage débutant dès la naissance.
Pour reprendre une comparaison célèbre que l'on doit à Yves Chevallard, vouloir éduquer des enfants, que ce soit à la maison ou à l'école, c'est un jeu à deux. En face, ce n'est pas une machine, c'est une personne avec qui il faut compter, et qui a toujours le droit de dire " non ".

Citons Chevallard (extrait d'une conférence donnée en 1986) :

Il y a une différence fondamentale entre un garagiste et un plombier d'une part, et d'autre part, un enseignant et par exemple, un général d'armée. Pour employer le langage de la théorie des jeux, je dirai que les premiers participent à un jeu à un seul joueur ; les seconds, eux, participent à un jeu à deux joueurs. L'enseignant doit compter avec les élèves, le militaire, avec l'ennemi. L'issue du jeu, alors, dans ce second cas ne dépend pas du comportement d'un seul des joueurs. Comme l'enseignant, l'élève a des penchants, des intentions, des stratégies. Et l'enseignant ne peut s'engager absolument sur aucun objectif déterminé. Tout au plus, peut-il s'engager à mettre en œuvre, de manière " correcte " certains moyens didactiques mis à sa disposition, et le faire avec plus ou moins de talent. Paradoxalement peut-être, l'enseignant n'a pas pour mission d'obtenir des élèves qu'ils apprennent. Mais bien de faire en sorte qu'ils puissent apprendre. Il a pour tâche, non la prise en charge de l'apprentissage (ce qui demeure, par nature hors de son pouvoir), mais la prise en charge de la création des conditions de possibilité de l'apprentissage.

La mission d'un enseignant n'est donc pas d'enfourner des savoirs tout faits dans la tête des élèves, mais de tout faire pour qu'ils puissent se les ajouter eux-mêmes. Enseigner, c'est réunir les conditions pour que les élèves apprennent. Nous avons, nous enseignants, à prendre en charge les conditions qui rendront possible l'apprentissage des savoirs requis par l'Institution.
Et l'on touche ici du doigt un autre aspect des erreurs entendues et lues au fil des blogs, ici ou là.
Construire son propre savoir quand on n'a jamais eu de modèles, c'est IMPOSSIBLE. Il faut plusieurs mois voire plusieurs années pour trouver sa propre méthode d'auto-apprentissage.

Il n'a, bien sûr, jamais été question de demander aux élèves de construire tout seuls et sans modèle, les savoirs attendus. Dire cela est une preuve de bien mauvaise lecture des écrits pédagogiques… (la méthode d'apprentissage de celle-ci n'a, de toute évidence, pas été très efficace !). Nulle part, on ne parle " d'auto-apprentissage " !

Apprendre, c'est transformer ce que l'on savait avant, tant il est vrai que dès sa naissance et même avant celle-ci, le bébé a des savoirs et non des manques à combler. Il est une personne entière dès le début de sa vie, et son développement n'est qu'une transformation constante de la totalité de sa personne, transformation provoquée par toutes les rencontres qu'il va faire et tous les événements qui vont lui arriver.

Eduquer ou enseigner (c'est la même chose), consiste donc à provoquer cette transformation, dans une direction prévue, certes, mais non à en imposer les contenus.
Du reste, à partir d'une leçon, d'une conférence, d'une lecture, chacun d'entre nous apprend quelque chose, mais JAMAIS LES CONTENUS DE CE QU'ON VIENT D'ENTENDRE OU DE LIRE.
Ce qui a permis cet apprentissage, ce sont les mots ou affirmations qui ont touché nos savoirs antérieurs, soit pour les conforter, soit pour les mettre en doute.

Apprendre, c'est se heurter, c'est rencontrer des obstacles, c'est entrer dans un conflit avec soi-même… D'où les formules que d'aucuns qualifient de " jargon " (alors qu'elles sont limpides et parfaitement éclairantes, mais la mauvaise foi est sans limites), comme " obstacles épistémologiques " ou " conflit cognitif ".
La notion d'obstacle épistémologique est extrêmement intéressante car elle permet de beaucoup mieux situer celle de " difficulté d'apprentissage ", en découvrant que les difficultés des élèves ne viennent pas forcément de ceux-ci (et ne sont donc pas forcément à " soigner " ), mais souvent du travail d'enseignement qui a oublié de lancer une passerelle nécessaire entre leurs croyances initiales et les caractéristiques de ce qu'ils ont à apprendre.
Prenons un exemple : la psychologie des enfants nous apprend que, pour un tout petit, l'ordre des lettres dans un mot ne peut pas avoir d'importance, puisque dans son expérience personnelle qui est celle des objets qui l'entourent, l'ordre de ces objets ne joue aucun rôle, ni pour leur nature, ni pour leur signification. Dans l'écrit, au contraire, si l'ordre des lettres dans les mots change, tout change : la prononciation, le sens etc. Donc si l'on a présenté l'ordre des lettres dans les mots, comme évident, on a oublié la passerelle indispensable entre sa représentation spontanée et la réalité. On l'oblige, dès lors, à sauter tout seul le fossé, ce que seuls pourront faire ceux qui ont suffisamment d'expérience de l'écrit chez eux… On a ainsi fait le lit de la dyslexie, pour une grande partie des autres enfants !!

On découvre également que la forme de pédagogie qui abandonne les enfants seuls, c'est justement la pédagogie à l'ancienne, qui ne s'occupant nullement de ces problèmes, laisse démunis les enfants qui n'ont pas chez eux les moyens de les résoudre.
Quant à la notion de conflit cognitif, elle nous rappelle qu'apprendre est une chose toujours douloureuse : pour transformer un savoir personnel, il faut casser quelque chose, et ça, ça fait mal. D'où l'importance d'un climat de confiance et de bienveillance dans la classe, sans aucun stress d'aucune sorte, une ambiance où les savoirs déjà-là des élèves sont respectés, si erronés et si éloignés du programme soient-ils, qui rend possible une pratique d'enseignement qui les prenne en compte et qui puisse s'appuyer sur eux.

Une pratique qui ne sanctionne jamais l'ignorance : il est normal qu'un élève ne sache pas, car s'il savait, il ne serait pas à l'école !

Une pratique qui n'oublie jamais que le résultat attendu n'est point que l'élève puisse réciter la leçon, mais qu'il sache se servir de ce qu'il a appris, dans des situations autres que celles où il l'a appris.

Une pratique dont le présupposé essentiel est qu'on apprend toujours mieux de ses pairs que des formateurs. Ce qui entraîne que la tâche de ceux-ci soit de favoriser les échanges entre élèves, de les aider à partager leurs savoirs, à s'enrichir de leurs différences. L'habitude de travailler en équipe ne favorise pas seulement le développement de la solidarité, - la vraie, celle qui fait si cruellement défaut aux adultes que nous sommes -, elle favorise totalement les apprentissages, qui, sans elle, restent parcellaires et fragiles.

Oui, l'apprentissage est bien le résultat d'une " auto-socio-construction ", selon la belle formule des CEMEA, devenue la devise du GFEN, et de tous ceux qui ont un peu travaillé sur ce que doit être un enseignement efficace.
Mais il faut préciser ici ce que cela veut dire, de peur des contresens chez les lecteurs :
" auto… ", parce que chacun apprend des choses un peu différentes, liées à ses propres savoirs ;
" socio… ", parce que l'on n'apprend pas tout seul et que ce sont les autres, les pairs, qui, par leurs différences, nous aident vraiment à apprendre ;
" construction ", parce que apprendre n'est jamais une réception, mais un travail de réorganisation des savoirs antérieurs. Réorganisation qui devient possible si l'on a permis des prises de conscience et des analyses de ce qui s'est passé…

Le travail de l'enseignant est là. On parle souvent d'individualisation de l'enseignement : grosse erreur ! C'est l'apprentissage qui doit être individuel, et il ne peut l'être, que si l'enseignement est toujours collectif (en grands et en petits groupes)

Former un enseignant, c'est le rendre capable de mettre tout cela en pratique, et non le remplir de savoirs savants, sans lui apprendre à repérer les savoirs des élèves et surtout sans lui apprendre comment on lance des passerelles nécessaires vers ces savoirs si divers et si différents de ce que l'on veut obtenir.

Il est vrai qu'avec une méthode syllabique, ou des règles toutes faites dans un manuel, former les enseignants devient inutile : il n'y a qu'à tourner les pages du manuel ; cela ne demande ni préparation ni formation et, comme on ne connaît pas les problèmes que cela va poser aux enfants, on n'a pas à chercher de solutions !!
Tout béneff !


Faire vite et simple, c'est la devise de nos jours… Quel en sera le résultat ?

Eveline Charmeux octobre 06.



Pour Gilpa : Pour la petite histoire ...Madame Charmeux n'est pas agrégée de sciences de l'éducation elle est agrégée de grammaire et ancienne élève de l'ENS.
Elle le taisait mais Briguelli qui la prenait pour une imbécile l'a obligée à sortir du bois. ( Et Cordoba s'est senti obligé de rentrer dans la danse )- ils ont tous les trois les mêmes grades




POINT UN:

Peut-elle expliquer cela a l2d2 foo foiii foonnn fouuu QUI N'A RIEN COMPRIS

Point DEUX:
l2d2 ne lance pas les passerelles PUIQU'IL N'A AUCUNE PROGRESSION
fooo foii fonnn fouuu

POINT TROIS:

Là ELLE PARLE DES NULS QUI NE SAVENT PAS UTILISER LA MéTHODE SYLLABIQUE IL Y EN A , COMME IL Y  A DES NULS (l2d2) QUI NE SAVENT PAS UTILISER LA "GLOBALMIXTE"  

Globalement d'accord avec La dame Charmeux ..... Mais je demande qu'elle explique tout cela a l2d2
 

n°70305
ttoo
Posté le 26-10-2006 à 13:55:29  profil
 

MOI je ne demande pas VITE ET SIMPLE ...

JE DEMANDE DU SIMPLE AU COMPLEXE, QD  VA TU COMPRENDRE ?

n°70306
ttoo
Posté le 26-10-2006 à 14:01:43  profil
 

Je demande aussi qu'elle comprenne:

QU'UN GAMIN QUI NE SAIT PAS LIRE, NE PEUT PAS LIRE 'ALL BLACK' 'O' LLBLACK.
QU'ELLE NE CONNAIT RIEN AUX STATISTIQUES ET A LEUR INTERPRéTATION...
QU'ELLE ACCEPTE QUE LE NIVEAU BAISSE PARCE QUE CES MéTHODES GLOBALMIXTES (RIBAMBELLE GAFI RATUS PICBILLE et oui les maths aussi sont à 'suer') N'ONT AUCUNE PROGRESSION ET QUE LES PROFS S'Y PERDENT...

QU'ELLE ACCEPTE QU'AVEC UNE MéTHODE BOSCHER/Léo&Léa/Alpha/ BIEN UTILISé ON ARRIVE A DE TRèS BON RéSULTATS.

Après on rediscute.
 

n°70313
ttoo
Posté le 26-10-2006 à 16:36:29  profil
 

A  l'occasion tu lui demande de m'expliquer ça :

"Désolé je sais j'abuse, mais bon là .....

'Mais, au fait, la langue française est-elle syllabique ?'
http://daniel.calin.free.fr/pu [...] meux3.html

'Du coup, ces propositions ont confirmé une relative indépendance des formes, orale et écrite, du français ; relative, bien entendu, mais réelle tout de même : j'entends le même « son » (phonème) dans opticien et dans obtenir ; et je ne vois pas la même lettre...'

"Même lien :(
'En fait, ceci confirme que le français écrit n'est pas vraiment une langue syllabique, contrairement à d'autres, le japonais, par exemple'


Syllabes et articulation ( cf site daniel.calin)
Mme Charmeux prétend que si vs dites : 'le ciel est bleu' on n'entend qu'un seul mot., donc les syllabes n'existent pas.......


commentaire perso....
Si les maîtres se donnaient la peine d'articuler, d'expliquer que l'on parle du ciel, que 'est' va ns dire son état maintenant , que' bleu ' c'est sa couleur, que si c'était hier on dirait 'était' etc.....

Et pourquoi avoir des P et des B si on les prononce de même façon?
Supprimons, supprimons !...

je rêve ss doute....

cordialement toto


Plus en pasant je lui explique ça :

"Soient les deux mots :

Panier
Pantin

Comment savoir quel statut il faut donner à la lettre « n » dans chacun de ces mots ? Doit-on rattacher cette lettre au « a » qui la précède, ou au « i » qui suit ? Selon quel critère ? Où faire le partage des deux syllabes qui les constituent ?"


Il suffit 'en générale' d'attacher la consonne avec la voyelle qui suit si il y  en a une ....

Donc pa ni er (et) pan tin  

C'est pas plus compliqué .... MERCI QUI lol:{} lol:{} lol:{} lol:{}


Donc je le redis globalement d'accord avec Charmeux, mais syllabiquement j'attends de sa part qq précisions ...


Message édité par ttoo le 26-10-2006 à 16:41:33
n°70324
gilpa
Posté le 26-10-2006 à 19:10:42  profil
 

trop 432 a écrit :

En connaissant à peu près 80%, je ne crois pas beaucoup me tromper en vous disant qu'il n'y a pas de sciences dures dans cette liste.

Mais je vais encore une fois faire l'objet des moqueries d'Elducon qui va répondre qu'en tant que "serveuse à la cafète de l'IUFM" (puisqu'à l'IUFM lui seul peut y faire autre chose) je ne puis émettre aucun avis sur ce forum.


Je le soupçonnais.  ;)
 

n°70326
gilpa
Posté le 26-10-2006 à 19:43:12  profil
 

jpd7 a écrit :

Pour Gilpa : Pour la petite histoire ...Madame Charmeux n'est pas agrégée de sciences de l'éducation elle est agrégée de grammaire et ancienne élève de l'ENS.
Elle le taisait mais Briguelli qui la prenait pour une imbécile l'a obligée à sortir du bois. ( Et Cordoba s'est senti obligé de rentrer dans la danse )- ils ont tous les trois les mêmes grades


Merci ! Mais je savais depuis peu par (Pedro ?) Cordoba interposé que Madame Charmeux était agrégée de grammaire et normalienne comme Brighelli (non pas Briguelli, corrigeons cette orthographe au passage) et Cordoba lui-même.
Je n'ai pas tout de suite réalisé qu'il y avait donc au moins une personne ayant un titre universitaire dans une discipline littéraire de haut vol (il y a peu de postes à l'agrégation de grammaire) parmi les sommités des sciences de l'éducation. Comment cette personne a-t-elle fait pour ne pas enseigner en classes préparatoires (hypokhâgne et khâgne) et s'introduire dans la sphère des sciences de l'éducation ? Les autres personnes éminentes de ces sciences ont-elles un titre aussi prestigieux et indiscutable ? Un doctorat ne signifie pas nécessairement quelque chose d'éminent. Je sais que l'exemple de Madame Élizabeth Tessier est caricatural. Mais entre la thèse de Louis de Broglie (qui valut à son auteur le prix Nobel de physique) et celle de Mme Tessier il y a un abîme vertigineux où l'on peut trouver des thèses médiocres et des thèses des plus honorables (clin d'oeil à la mention "très honorable" donnée aux thèses acceptées avec enthousiasme par les jurys de doctorat).
Je suppose que des thèses de sciences de l'éducation ont été soutenues avec succès, permettant à leurs impétrants de devenir professeur des universités après avoir passé un temps plus ou moins long dans les grades de maître assistant puis de maître de conférences. Est-ce bien cela ?
Cordialement.  :)  

n°71261
Profil sup​primé
Posté le 07-11-2006 à 18:40:12  
 

la femme chocolat a écrit :

notre ministre-baudruche se dégonfle lol:{}



pschittt ?  ladyemeline:3  

n°71270
jpd7
Posté le 07-11-2006 à 19:05:36  profil
 

gilpa a écrit :

Comment cette personne a-t-elle fait pour ne pas enseigner en classes préparatoires (hypokhâgne et khâgne) et s'introduire dans la sphère des sciences de l'éducation ?

Voir sa bio :
[url]http://perso.orange.fr/avecEvelineCharmeux/bio.htm
C'est un choix personnel.
Plus qu'une "tête" c'est aussi un caractère !


Je la connais un peu comme ami et comme responsable ( amateur)  technique de son site.

Les autres personnes éminentes de ces sciences ont-elles un titre aussi prestigieux et indiscutable ? Un doctorat ne signifie pas nécessairement quelque chose d'éminent.


J'ai assisté à la soutenace de thèse de ma belle-fille - récemment reçue très jeune au concours de maître de conférence.
Peut être sera t'elle dans 15 ans une sommité de la génétique.

Il n'est pas obligatoire d'être agrégée pour faire partie des "meilleurs"



Je sais que l'exemple de Madame Élizabeth Tessier est caricatural. Mais entre la thèse de Louis de Broglie (qui valut à son auteur le prix Nobel de physique) et celle de Mme Tessier il y a un abîme vertigineux où l'on peut trouver des thèses médiocres et des thèses des plus honorables (clin d'oeil à la mention "très honorable" donnée aux thèses acceptées avec enthousiasme par les jurys de doctorat).

Je suppose que des thèses de sciences de l'éducation ont été soutenues avec succès, permettant à leurs impétrants de devenir professeur des universités après avoir passé un temps plus ou moins long dans les grades de maître assistant puis de maître de conférences. Est-ce bien cela ?

Cela a peut être été vrai dans les années 70, mais il faudrait éplucher les fiches perso de la dernier génération pour faire un état des lieux.

Méfions nous des idées générales, caricaturales, sur les sciences de l'éducation !
Méfions nous des idées générales sur les agrégés.
J'en ai rencontré qui n'étaient pas des flèches, dix ans après leur performance éphémère.
Je ne crache pas dans la soupe, si l'un de mes fils réussit ce difficile concours, j'en serais normalement satisfait



Cordialement.  :)

[/url]

Cordialement aussi.
jpd
 

n°71603
Profil sup​primé
Posté le 09-11-2006 à 00:05:40  
 

Sauvons la lecture !

Mi-décembre, le ministre de l'Education nationale a communiqué avec force sa volonté d'abandonner la méthode globale et toute méthode comparable à ses yeux. Sitôt dit, maires et éditeurs ont été convoqués, et annoncée une circulaire destinée aux inspecteurs de l'Éducation nationale. À la veille des vacances de Noël, l'état d'urgence devait être proclamé dans les CP !

Le ministre affirme que les causes des difficultés d'apprentissage de la lecture sont multiples - dont acte - mais se focalise aussitôt sur un seul facteur, les « méthodes d'apprentissage » (comprenons « d'enseignement »). Alors que les chercheurs s'efforcent depuis un siècle environ de clarifier cette question, particulièrement délicate du fait de la multiplicité des facteurs identifiés et de leur intrication, celle-ci se trouve soudain réduite à un seul facteur qui, comme par hasard, est celui que l'opinion courante est le mieux à même de reconnaître. Comme si, en passant du pluriel au singulier, on pouvait transformer le complexe en simple, et, d'un coup de baguette magique, résoudre un problème qui se pose depuis le début de l'instruction obligatoire. Miracle de Noël ?

La même démarche vaut pour les « méthodes » elles-mêmes : en remplaçant « la méthode globale » et ses supposés équivalents par une méthode syllabique, le problème sera résolu, déclare le ministre. Hélas, ici encore, la réalité résiste à la pensée simpliste. Il faut savoir en effet que, si de très nombreuses recherches comparatives ont été effectuées, notamment dans les pays anglophones, un grand nombre d'entre elles débouchent sur des conclusions incertaines. Aucune en tout cas ne permet de définir une « méthode idéale ». L'honnêteté scientifique doit aussi conduire à reconnaître qu'il existe quelques études, rigoureusement conduites, dans des pays francophones, en Suisse (1980), en Belgique (1992) et en France (2000)*, dont les conclusions sont plutôt à l'opposé des opinions du ministre. Notons enfin que le matériel pédagogique ne constitue qu'une petite partie de ce qui se passe dans les classes et qu'identifier pédagogie et matériel utilisé, c'est encore une fois réduire le problème à sa plus simple expression. C'est précisément en raison des difficultés que posent les comparaisons entre « méthodes » que les chercheurs ont été conduits à privilégier une approche en termes de pratiques des maîtres. On pourrait souhaiter que le ministère en prenne acte et renonce à ce qui s'est avéré être une impasse théorique et pratique.

Vient ensuite l'argument d'autorité : le recours aux « neurosciences ». Comment confondre éducation et neurosciences alors que les échelles de mesure sont tellement disproportionnées ? Nos collègues, chercheurs dans les neurosciences, ne savent pas plus ce qui passe dans une salle de classe que nous ne savons ce qui se passe dans le cerveau. C'est en tout cas ce que disent les plus sérieux d'entre eux.

Le ministre se propose enfin de démontrer en quoi la « méthode » qu'il met en cause est dangereuse et en quoi la syllabique s'impose à l'évidence. En ce moment pathétique où la rue de Grenelle rejoint le Café du commerce, le fou rire le dispute à la consternation. Mais il est blessant, pour les maîtres, les formateurs et les chercheurs, de voir ainsi mises en doute leurs compétences professionnelles et la réalité de leurs connaissances par un responsable politique qui aborde des questions, dont à l'évidence il ne soupçonne même pas la technicité : les recherches en la matière, d'une extrême précision, sont publiées dans des articles qui se comptent par milliers. Comment peut-on les balayer ainsi d'un   simple revers de main ? Ce faisant, le ministre piétine les programmes officiels, qui développent une conception équilibrée de l'enseignement de la lecture, en accord avec les conclusions les plus solides de la recherche, telles qu'elles ont été formulées, par exemple, lors d'une récente Conférence de consensus.

Le plus inquiétant n'est-il pas qu'après que le Parlement ait légiféré sur la bonne façon d'enseigner l'histoire de la colonisation, en lieu et place des historiens, un ministre s'arroge le droit de trancher sur la bonne façon d'enseigner la lecture, en lieu et place des professionnels ? A-t-il conscience qu'il dénie aux enseignants ce que l'école laïque leur a toujours reconnu : la pleine responsabilité de leurs démarches pédagogiques ? A-t-il même conscience d'ébranler gravement la confiance des parents dans l'école ?

Dénuée de toute valeur scientifique, en rupture avec la tradition républicaine, la campagne du ministre suscite notre indignation et nourrit nos inquiétudes.

POUR SIGNER : http://www.lapetition.com/sign1.cfm?numero=1058
 
 
PREMIERS SIGNATAIRES :

Jacques Bernardin , formateur, IUFM d'Orléans-Tours

Jean-Marie Besse , professeur de psychologie cognitive, université Lumière Lyon 2

Rémi Brissiaud , maître de conférences de psychologie cognitive, IUFM de Versailles

Mireille Brigaudiot , maître de conférences , IUFM de Versailles

Sylvie Cèbe , maître de conférences , IUFM de Lyon

Eveline Charmeux , professeure honoraire, IUFM de Toulouse

Gérard Chauveau , chercheur associé à l'INRP

Jacques Fijalkow , professeur de psycholinguistique , université de Toulouse-le-Mirail

Roland Goigoux , professeur des universités, IUFM, Clermont-Ferrand

Josette Jolibert , ancien professeur à l'IUM de Versailles

Philippe Meirieu , professeur des universités, directeur de l'IUFM de Lyon

André Ouzoulias , professeur à l'IUFM de Versailles

Jean-Yves Rochex , professeur, université de Paris VIII

n°71708
Profil sup​primé
Posté le 09-11-2006 à 23:16:05  
 

Lecture: les grands syndicats de l'Education contents de l'apaisement


Les syndicats majoritaires de l'Education (Snes, FSU, Sgen-CFDT, Se-Unsa, Unsa-Education, SNPDEN, etc.) se sont félicités jeudi dans un communiqué intersyndical d'"un changement positif dans l'expression du ministère sur les questions liées à la lecture", après une rentrée tendue.

Le climat de la rentrée scolaire avait été terni par des menaces de sanctions pesant sur deux représentants de l'Education nationale (un inspecteur et un formateur) pour avoir émis des propos différents de ceux du ministre de l'Education Gilles de Robien Pinocchio sur l'application de sa nouvelle circulaire de lecture (qui impose désormais la méthode syllabique).

Ce "changement positif" avec l'abandon de sanctions contre ces deux représentants est, "la conséquence de la mobilisation des personnels enseignants, chercheurs et corps d'encadrement", a rappelé l'intersyndicale.

Les organisations signataires "attendent du ministère de l'Education qu'il confirme par ses actes l'évolution engagée" et appellent "les collègues à rester vigilant et solidaires".

Gilles de Robien  Pinocchio a récemment souhaité dans une tribune que "la liberté pédagogique reprenne tous ses droits et que chacun utilise la démarche de son choix à partir du moment où elle privilégie la précision de l'identification des mots et refuse le tâtonnement aléatoire".

n°71963
Profil sup​primé
Posté le 11-11-2006 à 12:34:42  
 

Lecture: Robien temporise
Frackowiak, l'inspecteur rétif au B.A.BA, ne serait pas sanctionné.


Confronté à une levée de boucliers contre sa volonté de réimposer le B.A.BA, Gilles de Robien cherche à gagner du temps. La procédure disciplinaire visant l'inspecteur du Nord, Pierre Frackowiak, qui avait osé discuter le credo du ministre de l'Education, pourrait bien être abandonnée. Et l'universitaire Roland Goigoux, un temps écarté de la formation des cadres, semble en passe d'être absous.
Plus loin. Hier, le ministre a annoncé avoir « pris acte » des « regrets » et de « l'affirmation de loyauté » de Frackowiak. Un geste salué comme une « volonté d'apaisement » par l'intéressé. « Comme le prévoit la loi, j'ai eu accès à mon dossier mercredi dernier, et j'ai écrit mes observations dans une lettre au ministre, dit-il. J'ai répété ce que je dis : j'ai toujours été loyal et j'ai toujours appliqué les programmes sur la lecture de 2002 modifiés par l'arrêté de mars 2006. J'ai aussi exprimé des regrets sur l'ampleur prise par l'affaire, sur ses conséquences néfastes sur le climat dans les écoles, sur la montée de la défiance à l'égard des enseignants. »
La procédure avait été enclenchée après un entretien de Frackowiak dans le supplément Femina de la Voix du Nord. Il y critiquait la méthode syllabique prônée par le ministre, soulignant que Gilles de Robien allait beaucoup plus loin que les textes autorisant plusieurs approches, et qu'il n'entendait pas suivre un discours purement médiatique. Responsable départemental du syndicat des inspecteurs de l'Unsa, il avait alors protesté en expliquant qu'il s'exprimait en sa qualité de syndicaliste. Mais Robien s'était braqué.
La pression sur le ministère commençait à se faire pesante. Soutenu par la quasi-totalité des syndicats enseignants, Frackowiak avait aussi reçu l'appui du maire de Douai, Jacques Vernier, président de la fédération UMP du Nord. Le Sien-Unsa, qui dit représenter plus de 60 % des 1 200 inspecteurs du premier degré, avait lancé une action à la mi-octobre, toujours en cours. Les inspecteurs ont arrêté toute formation autour de la lecture. De plus, lors de chaque réunion, ils lisent un communiqué réclamant la levée des poursuites à l'encontre de leur collègue, puis ils se taisent jusqu'à la fin. « Nous attendons maintenant l'interruption de la procédure disciplinaire », expliquait hier le responsable du Sien-Unsa.
Séminaires. Autre signe de décrispation, Roland Goigoux a reçu hier la confirmation de sa participation à deux séminaires de formation et y a vu un « net revirement » de Robien. « On a le sentiment qu'on a gagné, son passage en force a manqué », a-t-il confié.
http://www.liberation.fr/actua [...] 020.FR.php

n°72940
Profil sup​primé
Posté le 14-11-2006 à 19:18:59  
 

Lecture : une minorité de parents s'inquiètent de l'utilisation persistante de la méthode globale

Syllabique, globale, semi-globale ? Alors que la polémique sur l'apprentissage de la lecture, relancée par les déclarations du ministre de l'éducation nationale, Gilles de Robien, sur la nécessité de recourir dès le cours préparatoire (CP) à la méthode syllabique, ne cesse de rebondir dans le débat public, nombre de parents d'élèves et d'enseignants semblent avoir choisi de raison garder.

Çà et là, le bruit de la polémique a été suffisamment fort pour provoquer quand même quelques ondes de choc. Certains parents ont ainsi cédé à la panique comme dans ce quartier favorisé de Bordeaux où Hélène, qui préfère rester anonyme, enseignait en CP l'an dernier. "Dès les premières déclarations de Gilles de Robien en décembre 2005 sur la nécessité de revenir au syllabique, les représentants des parents sont venus demander des comptes à la directrice, se plaignant que les enfants avaient à apprendre des phrases entières", explique-t-elle. Une réunion avec les parents en présence de la directrice et des enseignantes de CP s'est tenue en février pour expliquer comment les enfants apprenaient à lire. Depuis, les choses se sont apaisées et la rentrée 2006 s'est bien passée.

Dans une école de l'agglomération toulonnaise, une des trois enseignantes en CP a subi les remontrances d'un parent d'élève. "'C'est une note ministérielle, pourquoi vous ne l'appliquez pas ?', m'a reproché une mère quand elle a appris que j'utilisais le manuel Ribambelle (Hatier), qui n'est pas un manuel stricto syllabique", explique Caroline, sous couvert d'anonymat.

"C'EST TOUJOURS LA MÊME CHOSE"

Selon un sondage IFOP pour SOS-éducation, seuls 7 % des enseignants déclarent utiliser une méthode purement syllabique, 76 % y recourent mais en partie seulement, 16 % ne l'utilisent pas. Contrairement aux propos de Gilles de Robien, les programmes insistent sur la nécessité du déchiffrage des mots mais autorisent l'apprentissage de mots entiers qui seront ensuite décomposés en syllabes. L'objectif est de faciliter la compréhension de petits textes plutôt que de se borner au b.a.-ba, qui peut être ennuyeux.

S'appuyant sur la parole ministérielle, des parents partisans de la méthode syllabique, peu nombreux, ont vécu avec frustration cette rentrée. C'est le cas de Catherine Régnier, dont le quatrième enfant vient d'entrer en CP. "Aucun parent n'est monté au créneau à part moi. Je suis intervenue pour demander pourquoi le syllabique n'était pas utilisé tout de suite dans l'apprentissage de la lecture. J'ai eu droit au discours habituel et j'ai bien compris que rien ne changerait."

"Traumatisée" par la dyslexie tardivement repérée de l'un de ses enfants, aggravée selon elle par la méthode globale ou semi-globale, elle se dit aujourd'hui "très déçue et inquiète", à tel point qu'elle regrette de ne pas avoir appris elle-même à lire à son enfant.

Maylis Cottard, mère de famille nombreuse du Sud-Ouest, a, pour ses cinq enfants, choisi cette solution. Ravie à l'idée que le syllabique serait réhabilité en cette rentrée, il ne lui a fallu que quelques jours "pour déchanter". Car même si, à l'instar des aînés, la petite dernière est arrivée au CP en sachant à peu près tout déchiffrer, elle craint "les ravages" de la méthode semi-globale sur l'orthographe. "Instruction du ministre ou pas, c'est toujours la même chose", fulmine-t-elle. De guerre lasse, elle a décidé d'acheter des cahiers de devoirs pour sa fille qu'elle fait travailler 20 minutes par jour après la classe.

Ces cas restent néanmoins marginaux. Rassurer les familles, en redoublant d'explications : la plupart des enseignants ont compris qu'il fallait jouer sur cette corde pour couper court à toute psychose. Hélène Lluch, enseignante dans une école rurale à l'Etang-Vergy (Côte-d'Or), a pris les devants lors de la réunion de rentrée avec les parents. Elle leur a présenté le manuel avec lequel elle travaillait, Super Gafi (Nathan), qui mélange le recours aux méthodes syllabique et globale mais leur a précisé qu'elle commencerait à faire du syllabique dès le premier jour de la rentrée, comme l'avait demandé l'inspecteur de circonscription.

TENSION CONTENUE
 
En bon petit soldat, Hélène Lluch, qui apprend à lire aux élèves de CP pour la huitième année, a "rempli le contrat". "En lecture ce qui est important, c'est d'utiliser toutes les entrées possibles et de s'adapter aux enfants. Certains progresseront plus vite par une reconnaissance globale des mots, d'autres par un recours au syllabique, explique-t-elle. Ce qui nous intéresse, c'est que ça marche."

Lionel Dufrenne, qui a une classe de CP-CE1, dans le village de Galametz (Pas-de-Calais), travaille lui aussi, comme la plupart des enseignants, à partir des deux approches. Comme sa collègue de la Côte-d'Or, il a présenté aux parents, en début d'année, la façon dont il apprendrait à lire à leurs enfants. "Je n'ai pas eu plus de questions que l'an passé, explique-t-il. Pour moi, c'est un faux débat, tous les enseignants font du syllabique."

Bon baromètre de la tension parentale, les fédérations de parents d'élèves n'ont pas été assaillies d'appels de familles angoissées ou mécontentes. "Il y a bien eu quelques personnes qui nous ont contactés pour nous dire 'dans telle école, ils font de la globale'. Mais on est loin d'une déferlante", explique Jean-François Le Helloco, chargé de la commission école primaire à la Fédération des parents d'élèves de l'enseignement public (PEEP). A la Fédération des conseils de parents d'élèves (FCPE), l'organisation concurrente, étiquetée à gauche, le sujet n'a pas non plus déclenché beaucoup de réactions.

Comme Claire Bailly, dont la fille est en CP au Perreux-sur-Marne (Val-de-Marne), la plupart des parents ont fait confiance aux enseignants. "Le directeur et les enseignants nous ont réunis en juin et en septembre, une semaine après la rentrée des classes, pour aborder directement la question de la méthode de lecture", explique la jeune femme. "Le discours de l'école a été rassurant. On nous a dit que c'était le retour de la méthode traditionnelle, qui conjugue b. a.-ba et global, et que c'était ce qui était pratiqué depuis longtemps dans cette école."

n°73043
CornesDaur​och
Posté le 15-11-2006 à 09:51:04  profil
 

la femme chocolat a écrit :

youpiiiiiiiiiiiiii !!!!!!!!!!!!!



en effet, mais il faut demeurer vigilants


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le racisme est un délit
n°74208
Profil sup​primé
Posté le 22-11-2006 à 00:49:12  
 

CornesDauroch a écrit :

AVIS DE DECES DE LA LIBERTE PEDAGOGIQUE


Les enseignants tentent aujourd'hui de travailler, tant bien que mal, dans un climat détestable : entre la "com" d'un ministre qui contredit les textes officiels signés par ce ministre lui-même et les travaux des chercheurs en didactique tronqués éhontément, un élément fondamental de notre métier est attaqué : la liberté pédagogique.

C'est cette composante qui permet aux enseignants d'adapter au mieux leurs pratiques aux besoins de leurs élèves.

Aujourd'hui, un nouveau pas est franchi par une association populiste cousine de "Sauvez les lettres". Via la presse régionale, "SOS Education" engage les parents à dénoncer les enseignants qui n'appliqueraient pas à la lettre les « recommandations médiatiques » du ministre.

Or, ces recommandations se trouvent éloignées du réel contenu des textes officiels qui cadrent notre travail. La chasse aux sorcières est lancée : formateurs, inspecteurs, manuels et enseignants sont lapidés dans l'arène médiatique. Combien de temps faudra-t-il attendre pour qu'une chasse aux sites "subversifs" soit engagée ? Cette situation devient intolérable et détruit peu à peu les relations de confiance que nous essayons de construire avec les parents. D'autre part, certains de nos collègues ne prennent pas la mesure de l'inquiétude des enseignants des classes de CP. Il est temps de jouer un rôle dans ce débat.


A l'instar d'autres sites pédagogiques, Le Bulletin de la PMEV fermera pour une durée de 24 heures, ce mercredi 18 octobre, afin de protester contre ce climat de suspicion et de délation.

Il n'est pas question de politiser nos sites ni de les rattacher à un mouvement syndical. Il est simplement de notre devoir de protester contre cet acharnement sur l'école publique, de défendre la liberté pédagogique et de faire réagir tous les professionnels de l'éducation en les informant sur la mise en danger de notre métier et en apportant notre soutien aux maîtres et maîtresses du CP.

http://www.lebulletinpmev.com/

n°74357
CornesDaur​och
Posté le 22-11-2006 à 13:31:43  profil
 



il est heureux que les parents dans leur majorité, aient su faire la part des choses et garder leur confiance aux enseignants !
je viens de lire le témoignage de loris et de sa défiance dans l'institution, et je ne peux m'empécher de trembler sur les retombées futures sur son enfant


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le racisme est un délit
n°74561
Profil sup​primé
Posté le 22-11-2006 à 20:23:32  
 

CornesDauroch a écrit :

il est heureux que les parents dans leur majorité, aient su faire la part des choses et garder leur confiance aux enseignants !
je viens de lire le témoignage de loris et de sa défiance dans l'institution, et je ne peux m'empécher de trembler sur les retombées futures sur son enfant



oui c'est heureux, à part quelques cas isolés, on sent les parents confiants, sur le terrain, surtout vis à vis des équipes en place depuis longtemps.
 

n°74956
CornesDaur​och
Posté le 24-11-2006 à 08:35:44  profil
 

le recul constaté par l'unesco, l'unicef et d'autres organismes internationaux est en grande partie dû à la libéralisation de nombreux systèmes éducatifs
de plus je ne crois vraiment pas que les neurologues soient SEULS compétents pour "analyser" l'apprentissage de la lecture. Ils se sont d'ailleurs démarqués de de Robien et sa clique, comme les orthophonistes.
ceci dit, les points que vous avez soulignés sont excellents, comme toujours


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le racisme est un délit
n°75402
CornesDaur​och
Posté le 25-11-2006 à 23:39:29  profil
 

c'est en effet une grande victoire sur le clan des réactionnaires :)


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le racisme est un délit
n°76373
Profil sup​primé
Posté le 29-11-2006 à 11:44:33  
 

Une page se tourne : pas de sanction. Les problèmes demeurent.

Les sanctions à l’encontre de Pierre Frackowiak sont levées.
Le recteur de l’académie de Lille a informé Pierre Frackowiak, à la demande du ministre, que la procédure engagée à son encontre était levée. Voici les remerciements qu’il nous a fait parvenir.
samedi 25 novembre 2006


Le Ministre de l’Education Nationale a confirmé, par la voix du recteur de l’académie de LILLE ce jeudi 23 novembre à 18h, que la procédure engagée suite à mes prises de position sur l’apprentissage de la lecture est abandonnée. Il a, sans doute, tenu compte à la fois des jugements unanimement élogieux de ma hiérarchie au fil de ma longue carrière, du fait incontestable que j’applique loyalement et veille à l’application des programmes de 2002 et de l’arrêté de mars 2006 modifiant légèrement le paragraphe initial relatif à la lecture. Dans un communiqué, il avait évoqué ma loyauté et mes regrets. Une certaine ambiguïté des formules m’avait contraint de préciser que, dans le commentaire écrit suite à la consultation de mon dossier au ministère, j’avais réaffirmé la loyauté qui était la mienne depuis le début de ma carrière d’inspecteur et que mes regrets, fréquemment formulés, concernaient non pas "l’affaire" en elle-même qui avait été lancée par le ministre, mais ses conséquences sur le climat des écoles, sur le moral des enseignants, particulièrement ceux de la maternelle et du CP, sur l’image de l’Ecole.

La menace de sanction réitérée à plusieurs reprises a fait l’objet d’un traitement médiatique exceptionnel, elle a provoqué une très vive émotion dans les milieux enseignants et chez tous les amis de l’école publique, elle a suscité une mobilisation d’une ampleur qui laisse encore perplexe les observateurs du système éducatif et qui a sans aucun doute déterminé l’évolution positive du dossier.

La solidarité exprimée m’a beaucoup touché par son ampleur, par la diversité de ses formes, par le fait qu’elle ait transcendé clivages et divergences.

Je tiens à saluer et à remercier :
 

  • mon syndicat, le SI-EN UNSA, et son secrétaire général Patrick ROUMAGNAC, ma fédération, l’UNSA Education, son secrétaire général, Patrick GONTHIER et son spécialiste des questions juridiques, Luc BENTZ, et tous les syndicats d’enseignants qui ont engagé des actions importantes : le SE UNSA, le SNUIPP FSU (qui m’a fait l’honneur de m’inviter à son université d’automne à La Londe des Maures), le SGEN, le SPIEN, le SNIPRIA, le SNPDEN
 
  • les mouvements pédagogiques : CRAP, ICEM Freinet, GFEN, OCCE, RERS, AFL
 
  • les chercheurs et universitaires : mon ami Philippe MEIRIEU et Roland GOIGOUX, Eveline CHARMEUX, Jacques FIJALKOW, Rémi BRISSIAUD, André OUZOULIAS, HélèneTROCLE FABRE, Francis DANVERS...
 
  • les sites Internet pédagogiques et particulièrement "LE CAFE PEDAGOGIQUE", mais aussi REVEIL, PRISME, EDUCATION et DEVENIR, EDUCATION et POLITIQUE...
 
  • la FCPE, particulièrement son président Faride HAMANA
 
  • les partis politiques par leurs élus ou leurs responsables : le PS (et particulièrement Serge JANQUIN, Martine AUBRY, Yves DURAND, Claude ROIRON, Jean-Michel STIEVENARD), le PC (particulièrement Ivan RENAR et Daniel ROME), l’UMP (particulièrement Jacques VERNIER, président de l’UMP Nord, et Patrick MASCLET, président de l’association des maires du Nord)
 
  • mes amis du "groupe des experts de l’éducation" au PS
 
  • mon collègue et "vieux frère" Alcide CARTON qui a lancé une pétition nationale signée par de nombreux collègues, par des personnalités, par des inspecteurs d’académie honoraires, et adressée au Président de la République et au Premier Ministre qui lui ont répondu
 
  • un très grand nombre d’enseignants de ma circonscription que j’ai dissuadé de lancer des mouvements allant jusqu’à la grève !
 
  • et tant de collègues, d’enseignants de toute la France et des DOM, d’auteurs d’ouvrages sur l’école, de militants, de citoyens à qui il me sera impossible d’écrire individuellement

Une page se tourne qui aura fait l’objet de commentaires dans l’ensemble des médias (télévision, radios, journaux et magazines) et de débats dans tous les milieux.

Reste, et c’est infiniment plus fondamental que l’agitation qui s’est développée autour de cette affaire, la question de l’avenir de l’Ecole, du courage politique nécessaire à la construction d’un système éducatif plus juste, plus démocratique, plus performant, à la hauteur des enjeux du futur, fondé sur des valeurs humanistes qui ne sauraient être édulcorées par la nostalgie d’un âge d’or de l’école qui n’a jamais existé et par la tentation du retour à des méthodes qui avaient la preuve de leurs insuffisances.

Reste, comme le constate le remarquable rapport de l’Inspection Générale publié le 8 novembre à propos de l’apprentissage de la lecture, à réduire le malaise engendré dans les écoles et, en définitive, à reconstruire la confiance de la Nation pour son Ecole. Cette ambition ne saurait s’accommoder d’un dérisoire triomphalisme, elle exige la mobilisation sereine de tous les démocrates.

Pierre Frackowiak, le 23 novembre 2006.

 

n°76591
Profil sup​primé
Posté le 29-11-2006 à 22:46:03  
 



c'est marrant comme la sanction a été médiatisée, et pas la reculade du ministre Tartuffe
il faut dire qu'il a été opportunément servi par le débat ségolénien, qui, appaisé, lui permet de lancer sa seconde fausse réforme.
la prochaine fois il exigera que les einseignants apprennent les tables de multiplications aux élèves, sans doute  

n°77288
CornesDaur​och
Posté le 02-12-2006 à 16:21:31  profil
 



c'est hélas aussi dans ses cartons, après la grammaire, sus aux maths modernes


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le racisme est un délit
n°77333
Au Fond Pr​es Du Radi​ateur
Posté le 02-12-2006 à 19:34:30  profil
 

CornesDauroch a écrit :

c'est hélas aussi dans ses cartons, après la grammaire, sus aux maths modernes



sus? c'est phonétique?


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Beltz guztiak ez dira ikatz
n°77477
Profil sup​primé
Posté le 03-12-2006 à 08:42:04  
 

Des années de recherche peuvent-elles être balayées d’un trait de plume avec des orientations dictées par une démagogie électorale ? Le SNUipp appelle à une réaction citoyenne ! L’expérience des professionnels doit prévaloir et le bon sens également. Nous avons besoin de sérénité et de la reconnaissance de nos compétences. Le sujet est bien trop important pour être galvaudé de la sorte.
  Les interventions répétées de de Robien (encore le 10 octobre sur France inter) sont insupportables. Ses propos sur ce qu’il appelle « la globale » et « la syllabique » montrent à chaque fois un peu plus qu’il n’y connaît rien. Comment se laisser imposer un diktat par un homme qui ne sait pas de quoi il parle ?
  Les enseignants tentent maintenant de travailler tant bien que mal dans un climat détestable : entre la vaste opération de "com" d'un ministre qui contredit les textes officiels signés par lui-même et les travaux des chercheurs tronqués (...) un élément fondamental de notre métier est attaqué : la liberté pédagogique.
  Aujourd'hui, un nouveau pas est franchi par une association populiste. Via la presse régionale, SOS Education engage les parents à dénoncer les enseignants qui n'appliqueraient pas à la lettre les recommandations médiatiques du ministre...! La chasse aux sorcières est lancée : formateurs, inspecteurs, manuels et enseignants sont lapidés.

http://11.snuipp.fr/lecture.html

n°77978
CornesDaur​och
Posté le 05-12-2006 à 10:58:59  profil
 

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lapidés, oui, en effet  :(  


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le racisme est un délit
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