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Europe : Hope again et 40 utilisateurs inconnus

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Auteur Sujet :

la génération b a ba paye le prix fort de l'illettrisme

n°283621
Xica Xoco
Posté le 24-02-2011 à 18:14:00  profil
 

Reprise du message précédent :

Le Wombat Grincheux a écrit :


y a déjà eu un ministre enseignant?  le wombat grincheux


pour la 5ème : Louis Joxe, Lucien Paye, René Haby, François Bayrou, Luc Ferry et Xavier Darcos


---------------
La laïcité n'est pas une opinion, c'est la liberté d'en avoir une.
n°283796
Le Wombat ​Grincheux
Posté le 28-02-2011 à 11:04:38  profil
 

Xica Xoco a écrit :


pour la 5ème : Louis Joxe, Lucien Paye, René Haby, François Bayrou, Luc Ferry et Xavier Darcos


ah ouais quand même...  pfff:{}

n°295975
Profil sup​primé
Posté le 10-05-2012 à 12:34:01  
 

pour un retour aux programmes de 2002, pour une réelle liberté pédagogique
assez des nostalgiques de l'école sélective, nous voulons aujourd'hui une école pour tous
et il serait grand temps de s’atteler à une VRAIE réforme de l'orthographe, pour permettre un meilleur apprentissage de la lecture, premier outil d'émancipation

n°298471
Angeline M
Posté le 05-06-2012 à 00:37:28  profil
 


je souscris à ce programme !

n°300510
Profil sup​primé
Posté le 17-06-2012 à 22:36:51  
 


le texte sur la lecture disparu  est là : http://www.charmeux.fr/blog/

n°300663
Profil sup​primé
Posté le 18-06-2012 à 18:55:18  
 

Graphophone à la lecture, phonographe à l’écriture, par montage réflexe de « mécanismes », par dressage, voilà le sort des écoliers français depuis les origines de l’école à l’ancienne. Dans l’école traditionnelle, l’élève n’a pas besoin de cerveau, la moelle épinière suffit. Un téléphone répondeur-enregistreur ferait aussi bien l’affaire.

Les maitres croient choisir librement leurs méthodes. Mais toutes les méthodes commerciales enseignent le bruit des lettres et des syllabes. La « voie indirecte » leur est dictée par l’idéologie dominante. Ils ne choisissent donc que l’ouvrage didactique d’enseignement du « code de correspondance », celui qui leur parait le plus commode pour faire la leçon de lecture, le plus facile à mettre en œuvre.
Bonnet blanc ou blanc bonnet. Les maitres n’ont pas le choix de la voie, les élèves n’ont le choix ni de la voie, ni de la méthode.
Ensuite, la pratique quotidienne, décidée par la méthode, grave profondément dans les esprits la croyance que c’est en syllabant qu’on apprend à lire, parce que l’écrit ne serait que la transcription graphique des sons de l’oral. Ils ignorent que ces méthodes d’enseignement ne sont pas des outils d’apprentissage, mais plutôt des livres de contes qui perpétuent la légende de sons miraculeux doués du pouvoir merveilleux de souffler le sens à l’oreille du déchiffreur, équivalent scolaire du père Noël pour les candides.
Beaucoup de cadeaux toute l’année, mais ils restent dans la hotte. Les adultes sont victimes consentantes et complices innocents de la duperie, les enfants, victimes innocentes deux fois. D’abord, des cerveaux qui élaborent l’opération, ensuite, des exécutants que leur naïveté fait mentir sur le terrain. Bref, quand les adultes croient, les enfants trinquent.
Car, si la lecture s’enseigne, lire s’apprend : personne n’apprend la lecture qu’on enseigne à l’école. Et là où elle est enseignée, on n’apprend pas plus à lire qu’on apprend la lecture. Les maitres, prisonniers volontaires de la légende, retiennent leurs élèves en otages d’une théorie perverse et pernicieuse qui fabrique tous les ans 25% de non lecteurs, un quart de la population.

n°300753
singe
Posté le 19-06-2012 à 16:06:30  profil
 



Entièrement d'accord. Un modèle opérationnel d'une nouvelle orthographe existe déjà: **OrAl** (Ortograf Altèrnativ):
"il serè gran tan de s'atelé a une VRÈ réform de l'ortograf, pour pèrmètr un mèyeur aprantisaj de la lèktur, premyé outi d'émansipasyon."
 hello:{}


---------------
Il è gran tan de revenir a la rèzon é de plasé l'instruksyon, l'étude, la réflèksyon o desu de l'opinyon, de la pasyon, de l'émosyon.
n°300826
Profil sup​primé
Posté le 19-06-2012 à 23:35:50  
 

singe a écrit :



Entièrement d'accord. Un modèle opérationnel d'une nouvelle orthographe existe déjà: **OrAl** (Ortograf Altèrnativ):
"il serè gran tan de s'atelé a une VRÈ réform de l'ortograf, pour pèrmètr un mèyeur aprantisaj de la lèktur, premyé outi d'émansipasyon."
 hello:{}


mon  aksen méridional m'insiteré a écrir :
"il seré gran tan de s'atelé a une VRé réform de l'ortograf, pour pèrmètr un mèyeur aprantisaj de la lèktur, premyé outi d'émansipasyon."
un détay  hello:{}

n°300925
Profil sup​primé
Posté le 20-06-2012 à 11:00:27  
 


mais au fond c'est ce que veulent les programmes darcos-brighelli : des apprentissages mécaniques, sans aucune réflexion ... une fabrique de crétins, quoi...  elduendeloco:4

n°300994
singe
Posté le 20-06-2012 à 15:17:34  profil
 



"Un détay", oui. Mais l'**OrAl ** est très flexible en ce qui concerne la façon d'écrire les voyelles dont la prononciation n'est pas stable: le "é/è", le "o" fermé ou ouvert ainsi que le "eu" fermé ou ouvert.
***Pour le "é/è", on écrit comme on prononce, ce qui ne pose aucun problème de compréhension, l'oral le prouve. Votre écriture méridionale rentre absolument dans les règles de l'**OrAl **.      :)
***Pour les deux variantes du "o", nous n'avons qu'un seul signe, la lettre 'o', p.e.: "goch" ("gauche" ), qu'on peut prononcer "gôch" ou, surtout dans les régions méridionales, "goch" ( comme "poche" ).
***De même pour le "eu": "brumeuz", transcription du "eu" fermé comme dans "ceux" ou du "eu" ouvert comme dans "peur".

Ainsi l'écrit ne pose pas plus de difficultés que l'oral et le scripteur ne peut plus faire d'erreurs.        :)        
Ce sont ces décisions de transcrire les voyelles à prononciation instable que l'ortgraf2010 ne veut pas comprendre. Lui, il appelle cela une "loufoquerie bébête".      lol:{}

hello:{}


---------------
Il è gran tan de revenir a la rèzon é de plasé l'instruksyon, l'étude, la réflèksyon o desu de l'opinyon, de la pasyon, de l'émosyon.
n°301155
Profil sup​primé
Posté le 20-06-2012 à 21:30:27  
 

singe a écrit :



"Un détay", oui. Mais l'**OrAl ** est très flexible en ce qui concerne la façon d'écrire les voyelles dont la prononciation n'est pas stable: le "é/è", le "o" fermé ou ouvert ainsi que le "eu" fermé ou ouvert.
***Pour le "é/è", on écrit comme on prononce, ce qui ne pose aucun problème de compréhension, l'oral le prouve. Votre écriture méridionale rentre absolument dans les règles de l'**OrAl **.      :)
***Pour les deux variantes du "o", nous n'avons qu'un seul signe, la lettre 'o', p.e.: "goch" ("gauche" ), qu'on peut prononcer "gôch" ou, surtout dans les régions méridionales, "goch" ( comme "poche" ).
***De même pour le "eu": "brumeuz", transcription du "eu" fermé comme dans "ceux" ou du "eu" ouvert comme dans "peur".

Ainsi l'écrit ne pose pas plus de difficultés que l'oral et le scripteur ne peut plus faire d'erreurs.        :)        
Ce sont ces décisions de transcrire les voyelles à prononciation instable que l'ortgraf2010 ne veut pas comprendre. Lui, il appelle cela une "loufoquerie bébête".      lol:{}

hello:{}


c'est en effet très facile à "prendre en main" :)
un truc me chiffonne juste : le son [k], quel signe? k? c? q?
k me parait "pas très naturel" en français, mais la lettre c rend compte de 2 sons [k] et [s], voire [ʃ]...

n°301392
Profil sup​primé
Posté le 21-06-2012 à 23:12:40  
 


pour le q je vois plus trop du coup à quoi il sert...

n°301432
Profil sup​primé
Posté le 21-06-2012 à 23:57:06  
 


trop tard, j'ai vu le double sens après avoir validé  lol:{}  lol:{}  lol:{}  lol:{}

n°301722
Profil sup​primé
Posté le 22-06-2012 à 23:34:37  
 

Breizhella a écrit :

Là où le b.a.-ba blesse
Le problème de la lecture dépasse largement le cadre de l’école

Prôner le « b.a.-ba » en faisant croire qu’on va enfin apprendre à lire est une manœuvre qui n’a que des avantages pour les pouvoirs en place. On occulte, en fait, les véritables questions : quand et où apprend-on alors à lire ? Et qui apprend ainsi ? Car déchiffrer et lire sont des activités bien différentes, voire incompatibles. Et apprendre à déchiffrer, c’est proprement empêcher d’apprendre à lire. À qui profite ce « crime » ?

réponse là : [url]http://www.meirieu.com/FORUM/lepribaba.pdf

 hello:{}

[/url]
très intéressant :)

n°301723
Profil sup​primé
Posté le 23-06-2012 à 07:38:13  
 

Citation:

Méthode de lecture syllabique
Auteurs : Clémentine Delile & Jean Delile

r_1734
Année de parution : 2008

Voici une méthode de lecture traditionnelle, illustrée et progressive qui permet à votre enfant d’entrer en douceur dans le monde de l’écrit. Les leçons sont ordonnées de façon progressive pour accompagner l’enfant dans son cheminement : les lettres les plus simples et les plus courantes sont abordées en premier, puis viennent les syllabes, les mots, les phrases et enfin les textes.

Au fil des pages, l’enfant reconnaît les lettres, déchiffre les syllabes, lit les mots et les phrases. En suivant l’ordre du livre, il peut tout lire en s’appuyant sur ce qu’il a déjà appris au cours des leçons précédentes. Dans chaque leçon, des conseils sont donnés aux parents pour aider leur enfant dans son apprentissage.

Lorsque l’enfant sait lire, il peut aborder les extraits de textes regroupés en fin d’ouvrage. Il améliore ainsi sa vitesse de lecture, tout en découvrant le plaisir de lire tout seul de beaux textes.


voici le genre de chose qu'il faut fuir absolument  lol:{}  lol:{}  lol:{}  lol:{}

n°301749
tpalouf
Posté le 23-06-2012 à 08:19:16  profil
 

Lu dans le journal du jour d'un élève :
"ojourdui je sui contant car avec mon mètre M. Dudu j'a manger les radit du potagé pédagogol et cété tré bon. apré on a tété joué au échek et cétai super, jai maime gagner contre M. Dudu. mai il été pas faché. Apré il nous a lu le dernié livre de la bibliotèk : Dudu chez les bisounours. Et on a fai une discussssion de filo : le radi fait-il plus pété que le arico ?
on na pa pu conclure mais on na bien discuté..."

n°301759
Profil sup​primé
Posté le 23-06-2012 à 08:35:45  
 

tpalouf a écrit :

Lu dans le journal du jour d'un élève :
"ojourdui je sui contant car avec mon mètre M. Dudu j'a manger les radit du potagé pédagogol et cété tré bon. apré on a tété joué au échek et cétai super, jai maime gagner contre M. Dudu. mai il été pas faché. Apré il nous a lu le dernié livre de la bibliotèk : Dudu chez les bisounours. Et on a fai une discussssion de filo : le radi fait-il plus pété que le arico ?
on na pa pu conclure mais on na bien discuté..."


merci de ce beau texte, il nous permet de te découvrir : l'insulte révèle plus sur celui qui la profère que sur celui à qui elle est destinée  hello:{}

l'orthographe d'abord : quand mes élèves rédigent un texte, ils utilisent un répertoire de mots ou un dictionnaire mural (je t'expliquerai si tu veux). pour l'orthographe phonétique, relire les textes de singe  hello:{}
le potager : effectivement, nous avons récolté nos radis ! un groupe a été chargé de la récolte, de la préparation et du partage : chacun doit recevoir le même nombre de radis (en mathématiques, tu n'ignores pas que la notion de partage est préparatoire à la division)
les échecs : effectivement, il n'y a aucune raison de se fâcher quand on perd une partie... mais aucun de mes élèves n'y arrive... encore  lol:{} ... par contre j'ai quelques anciens élèves aujourd'hui collégiens très doués  hello:{}
la bibliothèque : si je lis des albums ou des contes régulièrement, chaque semaine un élève nous présente un livre qu'il a lu avec sa famille. Ils utilisent un logiciel pour enregistrer leurs prêts. POur ta culture, les Bisounours, c'est un DA  elduendeloco:4
la discussion : elle varie de forme : quoi de neuf du matin, conversation philo ou parlement des enfants. Je peux inscrire ta question à l'ordre du jour si tu veux. Mais la hauteur à laquelle tu sembles vouloir maintenir le débat risque de ne pas intéresser mes élèves, ils ont dépassé ce stade hello:{}

n°301769
tpalouf
Posté le 23-06-2012 à 08:46:58  profil
 


eux, peut-être...

n°301778
Profil sup​primé
Posté le 23-06-2012 à 08:51:42  
 

tpalouf a écrit :


eux, peut-être...


mais toi oui, j'ai bien... senti  lol:{}  lol:{}  lol:{}  lol:{}

n°302008
Profil sup​primé
Posté le 24-06-2012 à 00:33:37  
 


rien qu'à l'illustration, on sent le côté moderne du truc  lol:{}  lol:{}  lol:{}

n°302266
Profil sup​primé
Posté le 24-06-2012 à 22:16:01  
 

L'illettrisme touche 461 000 Franciliens

Pour la première fois, un instrument fiable de recensement des illettrés est au point. L'Insee a présenté hier le bilan de son enquête. L'institut comptabilise au total 461 000 Franciliens en situation d'illettrisme. Ils sont 930 000 à rencontrer d'« importantes difficultés face à l'écrit ». Mais parmi eux, ceux qui n'ont pas fait leur scolarité en France ne peuvent être considérés comme illettrés. En tout, ces personnes représentent 13 % de la population francilienne, une proportion identique à la moyenne nationale. Ces personnes ne peuvent pas faire face de façon autonome à des situations courantes dans la vie quotidienne, telles que faire une liste de courses, lire une facture ou rédiger un chèque.

« Ces conclusions vont à l'encontre des idées reçues », remarquait hier Marie-Thérèse Geffroy, la directrice de l'Agence nationale de lutte contre l'illettrisme, associée à l'enquête. D'abord, les illettrés ne sont pas forcément jeunes. Près de 19 % des personnes âgées de 50 à 65 ans souffrent d'illettrisme, contre 7 % des jeunes de 18 à 25 ans. « Ce qui veut dire que les entreprises ont un effort à faire dans la formation continue, tout ne se joue pas seulement à l'école », précise Marie-Thérèse Geffroy. Deuxième enseignement de l'étude : 58 % des illettrés franciliens travaillent, dans des professions où ils n'ont pas recours à l'écrit. D'ailleurs, 12 % de ceux qui ont « d'importantes difficultés à l'écrit » ont au moins le bac. Ils ne sont plus que 6 % au niveau national, ce qui s'explique par la forte présence de diplômés étrangers en Ile-de-France. Enfin, les femmes ont plus de difficultés pour le calcul et l'oral mais moins à l'écrit.

S. Caillat

n°302558
Profil sup​primé
Posté le 28-06-2012 à 07:12:42  
 

Une génération d’illettrés? http://www.revolutionpersonnel [...] illettres/

“Les plus jeunes n’écrivent plus.”
“Ils ne connaissent rien à l’art de l’écriture.”
“C’est la faute à toutes ces technologies modernes.”

Les apparences

Ce genre d’avis nous les avons tous et toutes entendu. Que ce soit à la télévision ou dans des conversations familiales, il y a toujours quelqu’un pour ramener le sujet sur la table, surtout au moment de la rentrée des classes.

Notez d’ailleurs le ton négatif des phrases, qui ne font que se plaindre et en général n’apportent aucune solution. Si solution il y a, ce sera plutôt du genre répression ou punition. Alors, j’essaie de me mettre à la place de ceux dont on parle. Ces jeunes, comment pensez-vous qu’ils se sentent? Ils sont jugés et condamnés avant d’avoir ouvert la bouche. C’est agréable avant d’entrer dans la vie adulte.

Alors, vous pensez bien que lorsque j’ai découvert qu’Andréa Lunsford, de l’université de Stanford s’était penchée sur le sujet, j’ai été curieux de connaître les résultats de son étude couvrant tous les devoirs écrits par les étudiants de son université sur une période de 6 ans. Ses conclusions sont surprenantes.

La naissance d’une nouvelle forme d’écriture

Incroyable pour certains et pourtant vrai: ces jeunes étudiants écrivent plus que n’importe quelle génération qui les a précédé.

Pour vous en convaincre, remontez à tout juste 15 ans. Qui écrivait? Les journalistes, les professeurs, les écrivains et les quelques professions qui devaient faire des comptes-rendus. Mais rappellez-vous, est-ce que vous écriviez tant que ça? Le seul moment où nous avions vraiment à écrire, une fois sortis du système scolaire, était pour les lettres et autres cartes de voeux.

Regardez maintenant. La communication se fait par l’écrit. Nous sommes tous connectés par les mots. Ces phrases que j’écris là, maintenant, sur mon portable, je ne les aurais jamais créées il y a une quinzaine d’années. Je n’aurai jamais couché ça sur papier. Pour qui? pourquoi? Et c’est la deuxième différence. A travers leurs messageries, leurs portables, leurs blogs, les jeunes générations écrivent pour une audience globale. Et ça les motive! Il y a un fossé entre écrire une rédaction où vous régurgitez ce qu’on vous a appris et ce, pour une seule personne, votre prof, et un texte argumenté que vous postez sur votre blog et qui va être lu par vos amis et le reste du monde.

n°302725
Profil sup​primé
Posté le 28-06-2012 à 23:04:04  
 

Ils apprennent donc très vite à savoir argumenter et convaincre. C’est amusant car ils en reviennent un peu à cet art de la rhétorique, cher aux anciens Grecs. Mais façon XXIème siècle.

Ils savent aussi qu’ils auront très rapidement des réactions. Le retour de leurs lecteurs par les commentaires est instantané. Lorsque vous écriviez une lettre, il fallait quelques jours avant d’avoir une réponse. Ça donnait le temps d’oublier ou de tuer la spontanéité. Maintenant, ces jeunes doivent être capables de prestement soutenir leurs positions. Ils développent un art de l’écriture qui convient à leur génération.

En plus, ils s’adaptent à leur public. Ils savent changer de style selon la personne pour laquelle ils rédigent. C’est toujours l’art de la rhétorique. Aristote serait content! Ils veulent à travers leurs écrits offrir de nouvelles idées, faire bouger les choses, convaincre, faire une différence dans leur monde. En quelque sorte, avec les nouvelles technologies, ils lancent l’écriture dans de nouvelles directions.
Questionner les jugements péremptoires

J’aime cet exemple sur l’illettrisme où la croyance générale est, encore une fois, bousculée. Ces jeunes sont condamnés sans qu’on leur donne la possibilité de s’exprimer. C’est tout le problème lorsque l’on juge les autres. Il faut tester ce que l’on affirme et ne pas faire de déductions à partir de ses observations. C’est ainsi qu’on fait des erreurs.

C’est pour cela que je remets toujours en cause ce que l’on me dit, et en faisant de même vous découvrirez des choses étonnantes. Si quelqu’un vous dit que quelque chose est impossible, demandez-lui pourquoi, et surtout d’argumenter. S’il est incapable d’apporter des preuves, vous savez ce que vous pouvez faire de son opinion.

n°302809
llioill
Posté le 29-06-2012 à 13:34:28  profil
 




Citation:

Les difficultés de lecture à l'entrée en sixième

De 1997 à 2007, la proportion d'élèves en difficulté de lecture à l'entrée en sixième est passée de 14,9 % à 19 %. La dégradation ne concerne pas les mécanismes de base de la lecture mais les compétences langagières, en particulier le vocabulaire et l'orthographe. Cette baisse est générale et importante dans le secteur de l'éducation prioritaire.


Citation:

Ce test cherche à évaluer le fonctionnement du système d’identification des mots, afin de mieux comprendre
pourquoi certains élèves à l’entrée en sixième ne maîtrisent pas correctement les compétences à l’oeuvre dans la lecture.
Il est composé d’exercices très différents des épreuves auxquelles les élèves sont habitués. Il teste successivement les habiletés attentionnelles des élèves, la voie indirecte d’identification des mots, la sensibilité phonologique et la
maîtrise orthographique, la voie directe d’identification des mots, la compréhension d’énoncés écrits, la capacité à utiliser la morphologie pour reconnaître des familles de mots, et enfin, l’aptitude à utiliser le contexte pour pallier les difficultés d’identification des mots.
Cinq exercices du protocole sont effectués en temps limité car l’on sait que les dysfonctionnements des mécanismes de lecture se manifestent notamment dans la lenteur de l’activité (en deçà d’une certaine vitesse, le lecteur n’est plus en mesure de comprendre ce qu’il lit).


http://cache.media.education.g [...] 160377.pdf

En 2007:
43% des élèves en zone d’éducation prioritaire,
32%des élèves du Public hors éducation prioritaire,
30,6% des élèves du Privé,
ne comprennent pas les énonces de leurs exercices à l'entrée en sixième. pfff:{}  pfff:{}


---------------
C'est incroyable ce qu'un troupeau de moutons est capable de brouter pour finir dans la gamelle de son berger.
n°302814
singe
Posté le 29-06-2012 à 14:20:08  profil
 

llioill a écrit :




Citation:

Les difficultés de lecture à l'entrée en sixième

De 1997 à 2007, la proportion d'élèves en difficulté de lecture à l'entrée en sixième est passée de 14,9 % à 19 %. La dégradation ne concerne pas les mécanismes de base de la lecture mais les compétences langagières, en particulier le vocabulaire et l'orthographe. Cette baisse est générale et importante dans le secteur de l'éducation prioritaire.


Citation:

Ce test cherche à évaluer le fonctionnement du système d’identification des mots, afin de mieux comprendre
pourquoi certains élèves à l’entrée en sixième ne maîtrisent pas correctement les compétences à l’oeuvre dans la lecture.
Il est composé d’exercices très différents des épreuves auxquelles les élèves sont habitués. Il teste successivement les habiletés attentionnelles des élèves, la voie indirecte d’identification des mots, la sensibilité phonologique et la
maîtrise orthographique, la voie directe d’identification des mots, la compréhension d’énoncés écrits, la capacité à utiliser la morphologie pour reconnaître des familles de mots, et enfin, l’aptitude à utiliser le contexte pour pallier les difficultés d’identification des mots.
Cinq exercices du protocole sont effectués en temps limité car l’on sait que les dysfonctionnements des mécanismes de lecture se manifestent notamment dans la lenteur de l’activité (en deçà d’une certaine vitesse, le lecteur n’est plus en mesure de comprendre ce qu’il lit).


[url]http://cache.media.education.gouv.fr/file/etat20/37/7/EE_2010_difficultes_lecture_6e_160377.pdf

En 2007:
43% des élèves en zone d’éducation prioritaire,
32%des élèves du Public hors éducation prioritaire,
30,6% des élèves du Privé,
ne comprennent pas les énonces de leurs exercices à l'entrée en sixième. pfff:{}  pfff:{}

[/url]

Deux petites remarques:

** "des jeunes de 18 à 25 ans", selon vous ce serait la même tranche d'âge que les "élèves à l'entrée en sixième" ? :??:

** pratiquement le même résultat pour le Public et le Privé: un coup dur pour rototo et compagnie.       lol:{}


---------------
Il è gran tan de revenir a la rèzon é de plasé l'instruksyon, l'étude, la réflèksyon o desu de l'opinyon, de la pasyon, de l'émosyon.
n°302828
llioill
Posté le 29-06-2012 à 15:35:51  profil
 

singe a écrit :



Deux petites remarques:

** "des jeunes de 18 à 25 ans", selon vous ce serait la même tranche d'âge que les "élèves à l'entrée en sixième" ? :??:

** pratiquement le même résultat pour le Public et le Privé: un coup dur pour rototo et compagnie.       lol:{}



La tranche d'age mise en avant par Eldu, ne lui sert qu'à appuyer ce qu'il prétend, à savoir, qu'il y a moins d’illettrisme de nos jours, que le B.A BA est responsable de l’illettrisme de nos vieux etc...
Après, si vous voulez réellement tergiverser sur la tranche d'âge, je ne vois pas comment, des élèves qui arrivent avec de telles difficultés en 6eme, pourraient voir leur situation changer favorablement sans aide extérieure ?

Concernant votre remarque sur le comparatif Public/Privé, vous oubliez qu'il arrive très fréquemment que les inscriptions dans le privé ne se fassent qu'à l'entrée en sixième.

Mais peu importe finalement, le coup dur est surtout pour les élèves, vous ne croyez pas ?

Bref, s'il n'y a que ça qui vous interpelle, Singe,Eldu appréciera. hello:{}


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C'est incroyable ce qu'un troupeau de moutons est capable de brouter pour finir dans la gamelle de son berger.
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