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L'éducation est irréformable.

 

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Auteur Sujet :

L'éducation est irréformable.

n°210982
JM Mercier
Posté le 18-12-2008 à 19:52:18  profil
 

L'éducation est irréformable.

M. Darcos a retiré sa réformette. Les élèves ont encore été dans la rue, jeudi (ils ne l'étaient pas mercredi quand il n'y avait pas de cours), et ils le seront sûrement après les vacances. Mais qui paye cette gabegie? Les contribuables, bien sûr dont le pouvoir d'achat est amputé d'autant. Chaque citoyen travaille jusqu'au 21 juillet pour l'État d'après l'association Contribuables Associés, qui se base sur les 54% du PIB consacrés à la dépense publique. Dans le secondaire un prof est devant ses élèves seulement 18 ou 15 fois 55 minutes (dans certains établissements 50) pour enseigner, et cela sur environ une demi-année civile (hors décharge). Est-ce de trop? Quand on écoute les leaders élèves, on s'aperçoit qu'ils débitent la prose syndicale professorale presque mot à mot (logique comptable...). C'est le conservatisme pédagogique le plus total qui consiste en bref à ne rien changer. Transposé à l'industrie, toutes les tâches se feraient à la chaîne manuellement. Rien sur l'utilisation rationnelle des nouvelles technologies, cours sur CD, didacticiels (EAO; EIAO)... Les programmes et les examens sont nationaux, ce qui implique que les cours à quelques détails prêts sont les mêmes au niveau des contenus sur tout le territoire. Ils figurent d'ailleurs dans tous les manuels scolaires (standardisation). Débarrassés du travail répétitif, inintelligent, les profs n'auraient-ils pas plus de temps à consacrer à chaque élève, en travaillant 35 par semaine sur 47 semaines travaillées, comme tous les autres salariés? La mission éducative des profs consiste essentiellement à pousser les élèves à travailler, et sûrement pas à cautionner les festivités de manifs folkloriques. La culture de la grève concerne les personnes refusant de rendre un service pour lequel elles sont rémunérées. On ne peut donc pas parler de "grève" pour les élèves qui refusent un service reçu et payé par les prélèvements obligatoires. N'est-ce pas un gaspillage de l'argent public? Depuis des décennies, ni la gauche ni la droite n'arrivent à réformer. Toutes les réformes ont consisté à massifier le système éducatif (pas du tout à la démocratiser!): suppression de l'examen d'entrée en sixième, collège unique, éradication ou lissage des obstacles (latin en sixième, grec en quatrième; événementiel en histoire, étude des littératures allemande, française, grecque, latine...). On a vendu, et on continue à le faire, des illusions à la jeunesse. On leur fait croire qu'ils seront tous chefs, tous ingénieurs, tous fonctionnaires, tous profs et que plus personne ne sera ni employé ni ouvrier (catégories méprisées pour pousser précisément aux études). Sur le plan strictement éducatif, Platon laissait entendre (ce n'est pas une traduction mot à mot ni une belle infidèle): "Lorsque les pères s'habituent à laisser faire les enfants, lorsque les fils ne tiennent plus compte de leurs paroles, lorsque les maîtres tremblent devant leurs élèves et préfèrent les flatter, lorsque finalement les jeunes méprisent les lois parce qu'ils ne reconnaissent plus au dessus d'eux l'autorité de rien et de personne, alors c'est là en toute beauté et en toute jeunesse le début de la tyrannie." La société a évolué depuis, sûrement en bien, mais ne devons nous pas injecter dans le système éducatif un peu plus d'éducation sachant qu'il n'y a pas d'éducation sans instruction et d'instruction sans éducation. Socrate a du boire la ciguë (dura lex sed lex!) parce qu'il a été accusé de corruption de la jeunesse. Utiliser les élèves (activement ou passivement) pour préserver des acquis corporatistes, n'est-ce pas précisément une forme de corruption?

n°210991
LOTHRING
Posté le 18-12-2008 à 20:33:33  profil
 

JM Mercier a écrit :

L'éducation est irréformable.

M. Darcos a retiré sa réformette. Les élèves ont encore été dans la rue, jeudi (ils ne l'étaient pas mercredi quand il n'y avait pas de cours), et ils le seront sûrement après les vacances. Mais qui paye cette gabegie? Les contribuables, bien sûr dont le pouvoir d'achat est amputé d'autant. Chaque citoyen travaille jusqu'au 21 juillet pour l'État d'après l'association Contribuables Associés, qui se base sur les 54% du PIB consacrés à la dépense publique. Dans le secondaire un prof est devant ses élèves seulement 18 ou 15 fois 55 minutes (dans certains établissements 50) pour enseigner, et cela sur environ une demi-année civile (hors décharge). Est-ce de trop? Quand on écoute les leaders élèves, on s'aperçoit qu'ils débitent la prose syndicale professorale presque mot à mot (logique comptable...). C'est le conservatisme pédagogique le plus total qui consiste en bref à ne rien changer. Transposé à l'industrie, toutes les tâches se feraient à la chaîne manuellement. Rien sur l'utilisation rationnelle des nouvelles technologies, cours sur CD, didacticiels (EAO; EIAO)... Les programmes et les examens sont nationaux, ce qui implique que les cours à quelques détails prêts sont les mêmes au niveau des contenus sur tout le territoire. Ils figurent d'ailleurs dans tous les manuels scolaires (standardisation). Débarrassés du travail répétitif, inintelligent, les profs n'auraient-ils pas plus de temps à consacrer à chaque élève, en travaillant 35 par semaine sur 47 semaines travaillées, comme tous les autres salariés? La mission éducative des profs consiste essentiellement à pousser les élèves à travailler, et sûrement pas à cautionner les festivités de manifs folkloriques. La culture de la grève concerne les personnes refusant de rendre un service pour lequel elles sont rémunérées. On ne peut donc pas parler de "grève" pour les élèves qui refusent un service reçu et payé par les prélèvements obligatoires. N'est-ce pas un gaspillage de l'argent public? Depuis des décennies, ni la gauche ni la droite n'arrivent à réformer. Toutes les réformes ont consisté à massifier le système éducatif (pas du tout à la démocratiser!): suppression de l'examen d'entrée en sixième, collège unique, éradication ou lissage des obstacles (latin en sixième, grec en quatrième; événementiel en histoire, étude des littératures allemande, française, grecque, latine...). On a vendu, et on continue à le faire, des illusions à la jeunesse. On leur fait croire qu'ils seront tous chefs, tous ingénieurs, tous fonctionnaires, tous profs et que plus personne ne sera ni employé ni ouvrier (catégories méprisées pour pousser précisément aux études). Sur le plan strictement éducatif, Platon laissait entendre (ce n'est pas une traduction mot à mot ni une belle infidèle): "Lorsque les pères s'habituent à laisser faire les enfants, lorsque les fils ne tiennent plus compte de leurs paroles, lorsque les maîtres tremblent devant leurs élèves et préfèrent les flatter, lorsque finalement les jeunes méprisent les lois parce qu'ils ne reconnaissent plus au dessus d'eux l'autorité de rien et de personne, alors c'est là en toute beauté et en toute jeunesse le début de la tyrannie." La société a évolué depuis, sûrement en bien, mais ne devons nous pas injecter dans le système éducatif un peu plus d'éducation sachant qu'il n'y a pas d'éducation sans instruction et d'instruction sans éducation. Socrate a du boire la ciguë (dura lex sed lex!) parce qu'il a été accusé de corruption de la jeunesse. Utiliser les élèves (activement ou passivement) pour préserver des acquis corporatistes, n'est-ce pas précisément une forme de corruption?





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il faut espérer qu'un jour peut être .....???? les choses évolueront ....cette fois dans le bon sens
et que l'on arrive enfin à se préoccuper des véritables enjeux du systéme pour notre jeunesse et non pas des petits intérêts trés personnels d'une caste de notre population qui mène le pays par le bout du nez.

n°211003
prof16
Posté le 18-12-2008 à 20:45:56  profil
 

JM Mercier a écrit :

L'éducation est irréformable.

M. Darcos a retiré sa réformette. Les élèves ont encore été dans la rue, jeudi (ils ne l'étaient pas mercredi quand il n'y avait pas de cours), et ils le seront sûrement après les vacances. Mais qui paye cette gabegie? Les contribuables, bien sûr dont le pouvoir d'achat est amputé d'autant. Chaque citoyen travaille jusqu'au 21 juillet pour l'État d'après l'association Contribuables Associés, qui se base sur les 54% du PIB consacrés à la dépense publique. Dans le secondaire un prof est devant ses élèves seulement 18 ou 15 fois 55 minutes (dans certains établissements 50) pour enseigner, et cela sur environ une demi-année civile (hors décharge). Est-ce de trop? Quand on écoute les leaders élèves, on s'aperçoit qu'ils débitent la prose syndicale professorale presque mot à mot (logique comptable...). C'est le conservatisme pédagogique le plus total qui consiste en bref à ne rien changer. Transposé à l'industrie, toutes les tâches se feraient à la chaîne manuellement. Rien sur l'utilisation rationnelle des nouvelles technologies, cours sur CD, didacticiels (EAO; EIAO)... Les programmes et les examens sont nationaux, ce qui implique que les cours à quelques détails prêts sont les mêmes au niveau des contenus sur tout le territoire. Ils figurent d'ailleurs dans tous les manuels scolaires (standardisation). Débarrassés du travail répétitif, inintelligent, les profs n'auraient-ils pas plus de temps à consacrer à chaque élève, en travaillant 35 par semaine sur 47 semaines travaillées, comme tous les autres salariés? La mission éducative des profs consiste essentiellement à pousser les élèves à travailler, et sûrement pas à cautionner les festivités de manifs folkloriques. La culture de la grève concerne les personnes refusant de rendre un service pour lequel elles sont rémunérées. On ne peut donc pas parler de "grève" pour les élèves qui refusent un service reçu et payé par les prélèvements obligatoires. N'est-ce pas un gaspillage de l'argent public? Depuis des décennies, ni la gauche ni la droite n'arrivent à réformer. Toutes les réformes ont consisté à massifier le système éducatif (pas du tout à la démocratiser!): suppression de l'examen d'entrée en sixième, collège unique, éradication ou lissage des obstacles (latin en sixième, grec en quatrième; événementiel en histoire, étude des littératures allemande, française, grecque, latine...). On a vendu, et on continue à le faire, des illusions à la jeunesse. On leur fait croire qu'ils seront tous chefs, tous ingénieurs, tous fonctionnaires, tous profs et que plus personne ne sera ni employé ni ouvrier (catégories méprisées pour pousser précisément aux études). Sur le plan strictement éducatif, Platon laissait entendre (ce n'est pas une traduction mot à mot ni une belle infidèle): "Lorsque les pères s'habituent à laisser faire les enfants, lorsque les fils ne tiennent plus compte de leurs paroles, lorsque les maîtres tremblent devant leurs élèves et préfèrent les flatter, lorsque finalement les jeunes méprisent les lois parce qu'ils ne reconnaissent plus au dessus d'eux l'autorité de rien et de personne, alors c'est là en toute beauté et en toute jeunesse le début de la tyrannie." La société a évolué depuis, sûrement en bien, mais ne devons nous pas injecter dans le système éducatif un peu plus d'éducation sachant qu'il n'y a pas d'éducation sans instruction et d'instruction sans éducation. Socrate a du boire la ciguë (dura lex sed lex!) parce qu'il a été accusé de corruption de la jeunesse. Utiliser les élèves (activement ou passivement) pour préserver des acquis corporatistes, n'est-ce pas précisément une forme de corruption?


Donc vous êtes au courant que faire travailler un élève consiste pour l'essentiel à l'amener à rendre des copies de plus en plus valables. Elles ne le sont que si elles sont corrigées, ces copies. Vos arguments mènent directement à la suppression des vrais travaux des élèves. Tant pis pour eux, tant mieux pour nous.  hello:{}  - 6 paquets pour ces vacances, vous les voulez ?  :D

n°211010
prof16
Posté le 18-12-2008 à 21:13:22  profil
 

LOTHRING a écrit :





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il faut espérer qu'un jour peut être .....???? les choses évolueront ....cette fois dans le bon sens
et que l'on arrive enfin à se préoccuper des véritables enjeux du systéme pour notre jeunesse et non pas des petits intérêts trés personnels d'une caste de notre population qui mène le pays par le bout du nez.


Il faut espérer qu'un jour tout le monde puisse comprendre qu'éduquer signifie aussi empêcher.... de ne pas travailler pour commencer - de s'orienter dans des voies absurdes - de prendre une salle de classe pour une aire récréative - etc etc.
En attendant, monsieur, je crains qu'on ne continue dans la fiction, vu que vous - et vos semblables - manifestez non seulement une totale méconnaissance du système mais surtout un total désintérêt pour celui-ci ( étant donné que vous émettez des avis sans prendre une seconde la peine de prendre des renseignements fiables ).  Salut à vous.

n°211011
prof16
Posté le 18-12-2008 à 21:34:48  profil
 

prof16 a écrit :


Donc vous êtes au courant que faire travailler un élève consiste pour l'essentiel à l'amener à rendre des copies de plus en plus valables. Elles ne le sont que si elles sont corrigées, ces copies. Vos arguments mènent directement à la suppression des vrais travaux des élèves. Tant pis pour eux, tant mieux pour nous.  hello:{}  - 6 paquets pour ces vacances, vous les voulez ?  :D


A part ça, si vous avez un enfant, à partir de 6 ans, jusqu'à 77  :D  : achetez-lui un logiciel de n'importe quoi d'éducatif et regardez le résultat.
Le fait est qu'il est difficile de s'y mettre. Impossible de surmonter une difficulté réelle tout seul. Tant pis. C'est cela qui nécessite la présence des enseignants face à leurs élèves.... tant pis tant pis....
Il est par contre tout à fait possible d'utiliser tous ces beaux moyens modernes pour faire des tas de choses intéressantes mais qui n'intéressent guère un cursus d'apprentissage.  whistle:{}

n°211028
Zarko no
Posté le 18-12-2008 à 22:24:03  profil
 

Citation:

La mission éducative des profs consiste essentiellement à pousser les élèves à travailler, et sûrement pas à cautionner les festivités de manifs folkloriques.

S'il ne s'agissait que de manifs folkloriques, Darcos pourrait dormir tranquillement...Je vous avais déjà répondu la semaine dernière et vous connaissez mon aversion pour votre conception de la société...Je vous avais déjà averti sur les risques encourus par la politique du passage en force et de la négation du peuple. Darcos vient d'encaisser deux "gauches" fulgurantes de la part de la jeunesse ! Il a reculé, une deuxième manif (pas si folklorique que cela) est venue lui rappeler qu'on ne se ferait pas facilement gruger par des discours! Il faudra maintenant le mettre KO et toutes ces réformes avec ! COMPTER SUR DES MANIFS MONSTRUEUSES DES JANVIER ! LYCEENS, ENSEIGNANTS, CITOYENS nous ne laisserons pas passer le démantèlement des services publics pour la société du profit et de l'argent !! bounce:{}

n°211061
QBOPM
Posté le 19-12-2008 à 09:48:27  profil
 

JM Mercier a écrit :

L'éducation est irréformable.

M. Darcos a retiré sa réformette. Les élèves ont encore été dans la rue, jeudi (ils ne l'étaient pas mercredi quand il n'y avait pas de cours), et ils le seront sûrement après les vacances. Mais qui paye cette gabegie? Les contribuables, bien sûr dont le pouvoir d'achat est amputé d'autant. Chaque citoyen travaille jusqu'au 21 juillet pour l'État d'après l'association Contribuables Associés, qui se base sur les 54% du PIB consacrés à la dépense publique. Dans le secondaire un prof est devant ses élèves seulement 18 ou 15 fois 55 minutes (dans certains établissements 50) pour enseigner, et cela sur environ une demi-année civile (hors décharge). Est-ce de trop? Quand on écoute les leaders élèves, on s'aperçoit qu'ils débitent la prose syndicale professorale presque mot à mot (logique comptable...). C'est le conservatisme pédagogique le plus total qui consiste en bref à ne rien changer. Transposé à l'industrie, toutes les tâches se feraient à la chaîne manuellement. Rien sur l'utilisation rationnelle des nouvelles technologies, cours sur CD, didacticiels (EAO; EIAO)... Les programmes et les examens sont nationaux, ce qui implique que les cours à quelques détails prêts sont les mêmes au niveau des contenus sur tout le territoire. Ils figurent d'ailleurs dans tous les manuels scolaires (standardisation). Débarrassés du travail répétitif, inintelligent, les profs n'auraient-ils pas plus de temps à consacrer à chaque élève, en travaillant 35 par semaine sur 47 semaines travaillées, comme tous les autres salariés? La mission éducative des profs consiste essentiellement à pousser les élèves à travailler, et sûrement pas à cautionner les festivités de manifs folkloriques. La culture de la grève concerne les personnes refusant de rendre un service pour lequel elles sont rémunérées. On ne peut donc pas parler de "grève" pour les élèves qui refusent un service reçu et payé par les prélèvements obligatoires. N'est-ce pas un gaspillage de l'argent public? Depuis des décennies, ni la gauche ni la droite n'arrivent à réformer. Toutes les réformes ont consisté à massifier le système éducatif (pas du tout à la démocratiser!): suppression de l'examen d'entrée en sixième, collège unique, éradication ou lissage des obstacles (latin en sixième, grec en quatrième; événementiel en histoire, étude des littératures allemande, française, grecque, latine...). On a vendu, et on continue à le faire, des illusions à la jeunesse. On leur fait croire qu'ils seront tous chefs, tous ingénieurs, tous fonctionnaires, tous profs et que plus personne ne sera ni employé ni ouvrier (catégories méprisées pour pousser précisément aux études). Sur le plan strictement éducatif, Platon laissait entendre (ce n'est pas une traduction mot à mot ni une belle infidèle): "Lorsque les pères s'habituent à laisser faire les enfants, lorsque les fils ne tiennent plus compte de leurs paroles, lorsque les maîtres tremblent devant leurs élèves et préfèrent les flatter, lorsque finalement les jeunes méprisent les lois parce qu'ils ne reconnaissent plus au dessus d'eux l'autorité de rien et de personne, alors c'est là en toute beauté et en toute jeunesse le début de la tyrannie." La société a évolué depuis, sûrement en bien, mais ne devons nous pas injecter dans le système éducatif un peu plus d'éducation sachant qu'il n'y a pas d'éducation sans instruction et d'instruction sans éducation. Socrate a du boire la ciguë (dura lex sed lex!) parce qu'il a été accusé de corruption de la jeunesse. Utiliser les élèves (activement ou passivement) pour préserver des acquis corporatistes, n'est-ce pas précisément une forme de corruption?



Il y a un certain nombre de contre-vérités dans vos propos:
- sur le temps que les profs consacrent à leur travail
- sur les programmes soi-disant figés et les manuels qui soi-disant remplacent les cours
- sur l'incapacité des jeunes à avoir leur propre réflexion
- sur les causes de l'abandon de certaines matières et la massification (les profs ont lutté contre ces mesures prises par les divers gouvernements)
Prenez le temps de vous renseigner!!!!

n°211070
PRUNE300
Posté le 19-12-2008 à 10:38:54  profil
 

JM Mercier a écrit :

L'éducation est irréformable.

M. Darcos a retiré sa réformette. Les élèves ont encore été dans la rue, jeudi (ils ne l'étaient pas mercredi quand il n'y avait pas de cours), et ils le seront sûrement après les vacances. Mais qui paye cette gabegie? Les contribuables, bien sûr dont le pouvoir d'achat est amputé d'autant. Chaque citoyen travaille jusqu'au 21 juillet pour l'État d'après l'association Contribuables Associés, qui se base sur les 54% du PIB consacrés à la dépense publique. Dans le secondaire un prof est devant ses élèves seulement 18 ou 15 fois 55 minutes (dans certains établissements 50) pour enseigner, et cela sur environ une demi-année civile (hors décharge). Est-ce de trop? Quand on écoute les leaders élèves, on s'aperçoit qu'ils débitent la prose syndicale professorale presque mot à mot (logique comptable...). C'est le conservatisme pédagogique le plus total qui consiste en bref à ne rien changer. Transposé à l'industrie, toutes les tâches se feraient à la chaîne manuellement. Rien sur l'utilisation rationnelle des nouvelles technologies, cours sur CD, didacticiels (EAO; EIAO)... Les programmes et les examens sont nationaux, ce qui implique que les cours à quelques détails prêts sont les mêmes au niveau des contenus sur tout le territoire. Ils figurent d'ailleurs dans tous les manuels scolaires (standardisation). Débarrassés du travail répétitif, inintelligent, les profs n'auraient-ils pas plus de temps à consacrer à chaque élève, en travaillant 35 par semaine sur 47 semaines travaillées, comme tous les autres salariés? La mission éducative des profs consiste essentiellement à pousser les élèves à travailler, et sûrement pas à cautionner les festivités de manifs folkloriques. La culture de la grève concerne les personnes refusant de rendre un service pour lequel elles sont rémunérées. On ne peut donc pas parler de "grève" pour les élèves qui refusent un service reçu et payé par les prélèvements obligatoires. N'est-ce pas un gaspillage de l'argent public? Depuis des décennies, ni la gauche ni la droite n'arrivent à réformer. Toutes les réformes ont consisté à massifier le système éducatif (pas du tout à la démocratiser!): suppression de l'examen d'entrée en sixième, collège unique, éradication ou lissage des obstacles (latin en sixième, grec en quatrième; événementiel en histoire, étude des littératures allemande, française, grecque, latine...). On a vendu, et on continue à le faire, des illusions à la jeunesse. On leur fait croire qu'ils seront tous chefs, tous ingénieurs, tous fonctionnaires, tous profs et que plus personne ne sera ni employé ni ouvrier (catégories méprisées pour pousser précisément aux études). Sur le plan strictement éducatif, Platon laissait entendre (ce n'est pas une traduction mot à mot ni une belle infidèle): "Lorsque les pères s'habituent à laisser faire les enfants, lorsque les fils ne tiennent plus compte de leurs paroles, lorsque les maîtres tremblent devant leurs élèves et préfèrent les flatter, lorsque finalement les jeunes méprisent les lois parce qu'ils ne reconnaissent plus au dessus d'eux l'autorité de rien et de personne, alors c'est là en toute beauté et en toute jeunesse le début de la tyrannie." La société a évolué depuis, sûrement en bien, mais ne devons nous pas injecter dans le système éducatif un peu plus d'éducation sachant qu'il n'y a pas d'éducation sans instruction et d'instruction sans éducation. Socrate a du boire la ciguë (dura lex sed lex!) parce qu'il a été accusé de corruption de la jeunesse. Utiliser les élèves (activement ou passivement) pour préserver des acquis corporatistes, n'est-ce pas précisément une forme de corruption?


j mercier : accord avec votre long message , surtout  :" les profs disent aux  élèves " vous serez médecin , ingénieur", oui , sur ma classe  de 32 en terminale il n ' y a que  7 cadres , les autres font un chemin normal  , mème ouvrier  spé , chaque vie se joue à l ' ecole ....Les grèves  actu :  sarko  fait des  economies par  moins 13000 profs ,  .....Question : 1.000.000 de profs  est-ce trop... ,qui répond  : personne ...

n°211078
gregoire62​219
Posté le 19-12-2008 à 11:07:07  profil
 

Zarko no a écrit :

Citation:

La mission éducative des profs consiste essentiellement à pousser les élèves à travailler, et sûrement pas à cautionner les festivités de manifs folkloriques.

S'il ne s'agissait que de manifs folkloriques, Darcos pourrait dormir tranquillement...Je vous avais déjà répondu la semaine dernière et vous connaissez mon aversion pour votre conception de la société...Je vous avais déjà averti sur les risques encourus par la politique du passage en force et de la négation du peuple. Darcos vient d'encaisser deux "gauches" fulgurantes de la part de la jeunesse ! Il a reculé, une deuxième manif (pas si folklorique que cela) est venue lui rappeler qu'on ne se ferait pas facilement gruger par des discours! Il faudra maintenant le mettre KO et toutes ces réformes avec ! COMPTER SUR DES MANIFS MONSTRUEUSES DES JANVIER ! LYCEENS, ENSEIGNANTS, CITOYENS nous ne laisserons pas passer le démantèlement des services publics pour la société du profit et de l'argent !! bounce:{}






les jeunes dans la rue sont victimes d'un bourrage de crane ideologique ,quoi de plus facile que de manipuler des jeunes qui se rejouissent de faire la fete dans la rue plutot que d'etudier.

La première cause des problèmes de l'Education nationale française est l'idéologie d'extrême gauche, qui la domine de plus en plus depuis les années 1970.



voila le resultat de la gestion de l'EN par la gauche.

A partir de 1968, l'Education nationale a été de plus en plus dominée par des gens de gauche et des gauchistes, tous soucieux de réformer la société.

L'égalitarisme s'est manifesté en France dès 1975 avec la « réforme Haby », qui a instauré le collège unique (corps enseignant unique, programmes identiques, méthodes pédagogiques peu différenciées) pour favoriser l'égalité des chances.

 

Pour éviter toute différenciation entre les élèves, pour qu'ils soient tous égaux et que la France puisse "conduire d'ici dix ans l'ensemble d'une classe d'âge au minimum au niveau du certificat d'aptitude professionnelle ou du brevet d'études professionnelles et 80 p. 100 au niveau du baccalauréat, la réforme Haby a aussi supprimé l'examen d'entrée en sixième.

 

Comme l'enseignement primaire est devenu extrêmement inefficace, une forte proportion de jeunes entre en sixième sans le minimum indispensable d'aptitudes en lecture, écriture et calcul. Pour certains, l'illettrisme persiste jusqu'en terminal.

un prof de lycee declare

"J'ai des illettrés, en terminale. On va leur donner le bac au rabais, pour s'en débarrasser."


Il est pourtant évident pour tout esprit doué de bon sens que le but de l'enseignement doit être d'élever le niveau de tous les jeunes, même et surtout ceux issus de milieux défavorisés, et non d'abaisser le niveau des jeunes issus de milieux plus favorisés à celui des jeunes défavorisés.

n°211198
JM Mercier
Posté le 20-12-2008 à 15:46:21  profil
 

QBOPM a écrit :



Il y a un certain nombre de contre-vérités dans vos propos:
- sur le temps que les profs consacrent à leur travail
- sur les programmes soi-disant figés et les manuels qui soi-disant remplacent les cours
- sur l'incapacité des jeunes à avoir leur propre réflexion
- sur les causes de l'abandon de certaines matières et la massification (les profs ont lutté contre ces mesures prises par les divers gouvernements)
Prenez le temps de vous renseigner!!!!



Savez-vous lire? Le temps indiqué est celui passé devant les élèves à enseigner, stricto sensu. Pour moi, le seul utile. Les cours sont standardisés, et ils figurent ipso facto dans tous les manuels scolaires. Il y a bien sûr de petites variantes. Mais l'égalité des chances, les programmes et le caractère national des examens exigent une certaine cohérence sur l'ensemble du territoire français. Il va de soi que les contenus peuvent évoluer. Mais la loi d'Ohm, de Joule, le théorème d'Archimède, le théorème de Pythagore, le second principe de la thermodynamique, le Cid, La Mare au Diable, Iphigénie et l'histoire, sauf celle contemporaine n'évolue pas ou très peu. Les profs après souvent 5 années d'études et celles destinées à la préparation des concours sont censés connaître ce qu'ils doivent enseigner. S'agissant des corrections de copies, combien de devoirs donnent les certifiés ou agrégés d'histoire-géographie, d'EPS... Les devoirs donnés à la maison ont presque disparu. Ils sont pratiquement tous faits sur le temps de classe. Que font les profs quand ils surveillent? Ils corrigent les copies du précédent devoir. S'agissant de la capacité de réflexion des adolescents, n'ont-ils pas tout à apprendre? Ils ressemblent à un ordinateur vide, ou presque. Si on les éduque à faire "grève" (entre guillemets) et à manifester, ils font tout simplement ce qu'on leur a appris. S'agissant de l'abandon de certaines matières, c'est tout simplement parce qu'elles étaient corrigées strictement (mathématiquement) et surtout qu'elles demandaient du travail. Les profs n'auraient-ils pas manqué à leur mission première, faire travailler les élèves? Pourquoi? Parce que comme l'écrivait les auteurs du "Peuple Lycéen" (après 1968), "la paresse des Maître s'allie harmonieusement avec celle des élèves"? Cette généralisation est sûrement fausse, mais tant que le système éducatif sera incapable de renvoyer les mauvais enseignants, ces derniers donneront un exemple déplorable que l'on suit toujours plus facilement que le bon. Mais là ne réside pas tout l'archaïsme du système éducatif qui fonctionne comme un secteur productif qui refuserait l'utilisation de la robotique, de l'informatique, de la cybernétique, de l'intelligence artificielle... Et c'était, surtout là, l'objet de cette réflexion, et pas dans un quelconque "laudator temporis acti" (celui qui fait l'éloge du temps passé). Si les jeunes utilisent les ordinateurs pour jouer, c'est tout simplement parce qu'on ne leur a pas appris à apprendre, qu'ils ne sont pas simulés ad hoc. Et surtout parce qu'il ne faut pas toucher au sacro-saint statu quo du statut. Le corporatisme enseignant est contre éducatif.

n°211207
JM Mercier
Posté le 20-12-2008 à 18:10:13  profil
 

Zarko no a écrit :

Citation:

La mission éducative des profs consiste essentiellement à pousser les élèves à travailler, et sûrement pas à cautionner les festivités de manifs folkloriques.

S'il ne s'agissait que de manifs folkloriques, Darcos pourrait dormir tranquillement...Je vous avais déjà répondu la semaine dernière et vous connaissez mon aversion pour votre conception de la société...Je vous avais déjà averti sur les risques encourus par la politique du passage en force et de la négation du peuple. Darcos vient d'encaisser deux "gauches" fulgurantes de la part de la jeunesse ! Il a reculé, une deuxième manif (pas si folklorique que cela) est venue lui rappeler qu'on ne se ferait pas facilement gruger par des discours! Il faudra maintenant le mettre KO et toutes ces réformes avec ! COMPTER SUR DES MANIFS MONSTRUEUSES DES JANVIER ! LYCEENS, ENSEIGNANTS, CITOYENS nous ne laisserons pas passer le démantèlement des services publics pour la société du profit et de l'argent !! bounce:{}



Nous ne partageons sûrement pas une conception identique de la société. J'ai lu et relu "das Kapital". Il s'agit, il est vrai d'une vieille édition copyright 1929 Alfred Kröner Verlag. Leipzig. Mais je n'arrive pas même à faire l'assimilation avec votre mode de réflexion. Ce n'est pas un reproche, bien sûr. Cha

n°211208
JM Mercier
Posté le 20-12-2008 à 18:16:32  profil
 

Zarko no a écrit :

Citation:

La mission éducative des profs consiste essentiellement à pousser les élèves à travailler, et sûrement pas à cautionner les festivités de manifs folkloriques.

S'il ne s'agissait que de manifs folkloriques, Darcos pourrait dormir tranquillement...Je vous avais déjà répondu la semaine dernière et vous connaissez mon aversion pour votre conception de la société...Je vous avais déjà averti sur les risques encourus par la politique du passage en force et de la négation du peuple. Darcos vient d'encaisser deux "gauches" fulgurantes de la part de la jeunesse ! Il a reculé, une deuxième manif (pas si folklorique que cela) est venue lui rappeler qu'on ne se ferait pas facilement gruger par des discours! Il faudra maintenant le mettre KO et toutes ces réformes avec ! COMPTER SUR DES MANIFS MONSTRUEUSES DES JANVIER ! LYCEENS, ENSEIGNANTS, CITOYENS nous ne laisserons pas passer le démantèlement des services publics pour la société du profit et de l'argent !! bounce:{}




Suite. J'ai du faire une mauvaise manoeuvre. Vous appliquez bien le principe de la lutte des classes, mais en oubliant que vous appartenez à celle des ultra privilégiés. Pendant années les grèves de profs avaient peu d'effet. Il est vrai que les mouvements des élèves sont plus efficaces, mais ils ne servent sûrement pas leurs propres intérêts. Ils les détournent de l'effort.

Bonnes vacances.

n°211209
tpalouf
Posté le 20-12-2008 à 18:58:06  profil
 

JM Mercier a écrit :


 Si les jeunes utilisent les ordinateurs pour jouer, c'est tout simplement parce qu'on ne leur a pas appris à apprendre, qu'ils ne sont pas simulés ad hoc. Et surtout parce qu'il ne faut pas toucher au sacro-saint statu quo du statut. Le corporatisme enseignant est contre éducatif.




Tout simplement.................
Hé ! donneur de leçon ! dès que tu as la recette, tu nous la files stp ?

n°211213
Didasco
Posté le 20-12-2008 à 19:42:02  profil
 

tpalouf a écrit :




Tout simplement.................
Hé ! donneur de leçon ! dès que tu as la recette, tu nous la files stp ?


je m'étonne que certains  répondent encore longuement  à ce chantre du libéral- fascisme maniant la novlangue à la mode ( par exemple "réformer" = "casser" , "moderniser"= "regresser dans les droits", etc. on ppurrait en faire un dictionnaire) , pour qui les petits salariés - profs compris-  sont des cibles mais pas  banquiers, les actionnaires , les politicards par exemple.
C'est de l'ultra-droite, celle de la haine de tous contre tous (seul programme électoral du président actuel, rappelons-le, l'homme qui méprise les lettres et adore les grosses montres hunter1:2 ) , et qui va nous conduire à la guerre civile.

n°211215
JM Mercier
Posté le 20-12-2008 à 21:30:29  profil
 

Didasco a écrit :


je m'étonne que certains  répondent encore longuement  à ce chantre du libéral- fascisme maniant la novlangue à la mode ( par exemple "réformer" = "casser" , "moderniser"= "regresser dans les droits", etc. on ppurrait en faire un dictionnaire) , pour qui les petits salariés - profs compris-  sont des cibles mais pas  banquiers, les actionnaires , les politicards par exemple.
C'est de l'ultra-droite, celle de la haine de tous contre tous (seul programme électoral du président actuel, rappelons-le, l'homme qui méprise les lettres et adore les grosses montres hunter1:2 ) , et qui va nous conduire à la guerre civile.



"Libéral-fasciste" Le fascisme est précisément le simplisme. On classe les individus, ensuite on les fiche, et on en gaze certains. Tous ceux qui ne partagent pas l'idéologie. Tous les fascismes ont été socialistes (idéologie totalitaire) que ce soit le communisme de l'URSS ou le socialisme national (Nationalsozialismus) des Allemands. Le sinistre Pol Pot, qui a fait exécuter des millions d'opposants était un professeur formé à l'université française. Vous êtes inquiétant, surtout en qualité d'éducateur. Vous semblez avoir monopolisé ce forum. Avec des personnes comme vous, il n'est pas étonnant que des dizaines de milliers d'élèves ont été détournés du travail pour aller dans la rue. Je n'irais pas jusqu'à faire la comparaison avec l'exploitation de la rue par les nazis, avec les grands rassemblements de Nuremberg abondamment filmés (méthode du journaliste Goebbels). Avec 1200 milliards de dettes et 900 milliards non provisionnés pour payer les retraites des fonctionnaires, les jeunes peuvent en effet être inquiets. Avec des diplômes (inducti in errorem) conduisant directement au chômage aussi. Parmi eux les 80% qui échouent au concours de recrutement pour être enseignants. Pendant ce temps la France se désindustrialise, car non compétitive, parce qu'elle doit financer une fonction publique pléthorique refusant toute modernisation. Service public ne signifie pas statut de fonctionnaire. Un boulanger, un épicier, une station service en milieu rural ne constituent-ils pas des services publics? Les chantres de l'archaïsme bloquent toute réforme véritable en matière d'éducation. Ainsi depuis plus d'un demi-siécle se succèdent réformettes et contre-réformettes qui donnent seulement l'illusion d'un changement permanent.  Abrité derrière un statut irréformable, ils ne courent aucun risque. Vous pouvez ainsi continuer à traiter de fasciste tout contradicteur. Toute personne qui veut voir changer l'ordre établi dans l'éducation nationale par la dictature syndicale (rouge?)

n°211217
pitpit38
Posté le 20-12-2008 à 21:45:01  profil
 

JM Mercier a écrit :




..., mais en oubliant que vous appartenez à celle des ultra privilégiés. ...

Bonnes vacances.



si vous placez un prof, dans la catégorie des ultra privilégiés. vous classez ou les grands patrons, le show biz, zidane et ses copains, les notaires, les pharmaciens, etc... ?

c'est quoi votre ambition pour notre société, tous des précaires, a temps partiel, pour moins de 1000 € par mois (on s'y dirige tout doucement)

vous faites quoi dans la vie ?


---------------
« Le monde contient bien assez pour les besoins de chacun, mais pas assez pour la cupidité de tous. » (Gandhi)
n°211219
JM Mercier
Posté le 20-12-2008 à 22:59:45  profil
 

pitpit38 a écrit :



si vous placez un prof, dans la catégorie des ultra privilégiés. vous classez ou les grands patrons, le show biz, zidane et ses copains, les notaires, les pharmaciens, etc... ?

c'est quoi votre ambition pour notre société, tous des précaires, a temps partiel, pour moins de 1000 € par mois (on s'y dirige tout doucement)

vous faites quoi dans la vie ?



Être privilégié, ce n'est pas uniquement avoir temporairement de hauts revenus. C'est aussi pouvoir être assuré de ne pas perdre son emploi. C'est avec peu de cotisations versées avoir pour sa retraite 72% de son dernier salaire garanti par l'impôt. C'est bénéficier de 10 jours de vacances en octobre-novembre, 15 en décembre-janvier, 15 en février, 15 au printemps et parfois plus de 2 mois en Juin-juillet-août. C'est de ne pas être stressé, sauf quand on est mauvais. En bref, la qualité de la vie compte beaucoup plus que l'argent gagné. Il est vrai qu'un ingénieur peut gagner 2 à 4 fois plus en début de carrière. Mais le salaire d'un prof double en 20 ou 30 ans de carrière. Quant un prof souhaite gagner plus, il peut donner de nombreuses leçons particulières, être propriétaire gérant d'un club sur une plage pendant les 2 mois d'été en EPS... Le salaire annuel des profs n'a rien de scandaleux en soi, sauf si on le compare aux précaires ayant les mêmes diplômes (le concours en moins) qui travaillent comme caissiers dans une grande surface... Fonctionnariser toute la société a donné des résultats désastreux écologiquement, socialement et économiquement dans tous les pays communistes. Pour moi seule la pauvreté est scandaleuse, la richesse pas. A chacun selon son mérite. Mais ce dernier ne peut résulter d'un concours permettant ensuite de se reposer sur ses lauriers. La spéculation et le risque sont les lots quotidiens du privé. Quand on crée ou commercialise n'importe quel produit, ne spécule-t-on pas sur son succès?

n°211221
Didasco
Posté le 20-12-2008 à 23:11:51  profil
 

pitpit38 a écrit :



si vous placez un prof, dans la catégorie des ultra privilégiés. vous classez ou les grands patrons, le show biz, zidane et ses copains, les notaires, les pharmaciens, etc... ?

c'est quoi votre ambition pour notre société, tous des précaires, a temps partiel, pour moins de 1000 € par mois (on s'y dirige tout doucement)

vous faites quoi dans la vie ?


C'est exactement ça. Il joue sur les mots en plus. Le" libéral- fascisme" (le terme est trsè enmployé mais  n'est pas de moi, je préfère "libéral-totalitarisme" qui  reflète mieux cette  ambiton de "mater" la population par la précarité, le besoin, l'asservissemnt aux hiérarchies) veut mater, imposer, dompter, punir, écraser,  organiser la société selon les désirs de quelques uns qui s'adjoignent  les privilégiés , intéressés à maintenir le système : comme tu dis pharmaciens, notaires, huissiers se jusitice qui vivent sur la misère (tiens au fait, pourquoi un fonctionnaire impartial ne suffirait pas à vendre une maison , sans bénéfice ?....) , banquiers, propriéraires,  multinationales.
Vouloir mettre les profs à genoux , à la botte, est le type même de ce genre de société d'oppression par l'argent.

Là-dessus, on contrôle, on fiche, on met du flic partout. Pas un hasard si le SG de l'Elysée, l'homme de l'ombre qui file ses conseils pourris  est l'ancien directeur de la police. Le préfet de police, un proche de ce dernier. La préfète de zone de défense,  une ex-flic  sarkozyste militante.. le directeur de la PJ, un copain d'enfance.. On accueille à bras ouvert les vrais pourris parmi les rénégats, Tapie par exemple...

Ils ont en train de pousser à bout la société, même nous les ex-modérés. Ca va finir comme en Grèce, dont le système fonctionnait tant que l'Etat régulait. pays que je connais très très  bien  et que j'ai vu évoluer rapidement  vers le pire avec l'Europe marchande cry:{}  ...

n°211225
Didasco
Posté le 20-12-2008 à 23:35:02  profil
 

Pour avertir les intervenants de ne pas répondre aux provocations du libéral-totalitariste, voici encore quelques éléments qui  soulignent son  immense degré de réflexion :

"La culture de la grève concerne les personnes refusant de rendre un service pour lequel elles sont rémunérées"

Eh bien, non,  puisque justement, la grève - droit sacré faut-il le rappeler - n'est pas payée

Enfin, ces citations de Platon, extraites de leur contexte, sont celles de tous les fachos, on les trouve sur les sites de droite extrême et d'extrême- droite.  Les Grecs, les Latins et autres  sont des supports pour la réflexion , une vision du monde avec du recul , un extraordianire chamlp d'analyse de la pensée humaine,  non des arguments d'autorité   via des sentences doctrinales. En tant que prof de grec, je pense le savoir  mieux que cet abruti ...

Lui répondre directement  est donc superflu, cela alimente sa logorrhée...

n°211233
pitpit38
Posté le 21-12-2008 à 00:21:53  profil
 

JM Mercier a écrit :



Être privilégié, ce n'est pas uniquement avoir temporairement de hauts revenus. C'est aussi pouvoir être assuré de ne pas perdre son emploi. C'est avec peu de cotisations versées avoir pour sa retraite 72% de son dernier salaire garanti par l'impôt. C'est bénéficier de 10 jours de vacances en octobre-novembre, 15 en décembre-janvier, 15 en février, 15 au printemps et parfois plus de 2 mois en Juin-juillet-août. C'est de ne pas être stressé, sauf quand on est mauvais. En bref, la qualité de la vie compte beaucoup plus que l'argent gagné. Il est vrai qu'un ingénieur peut gagner 2 à 4 fois plus en début de carrière. Mais le salaire d'un prof double en 20 ou 30 ans de carrière. Quant un prof souhaite gagner plus, il peut donner de nombreuses leçons particulières, être propriétaire gérant d'un club sur une plage pendant les 2 mois d'été en EPS... Le salaire annuel des profs n'a rien de scandaleux en soi, sauf si on le compare aux précaires ayant les mêmes diplômes (le concours en moins) qui travaillent comme caissiers dans une grande surface... Fonctionnariser toute la société a donné des résultats désastreux écologiquement, socialement et économiquement dans tous les pays communistes. Pour moi seule la pauvreté est scandaleuse, la richesse pas. A chacun selon son mérite. Mais ce dernier ne peut résulter d'un concours permettant ensuite de se reposer sur ses lauriers. La spéculation et le risque sont les lots quotidiens du privé. Quand on crée ou commercialise n'importe quel produit, ne spécule-t-on pas sur son succès?



temporairement des hauts revenu....  lol:{}  lol:{}  lol:{}  manière pudique de dire que l'on gagne en quelques années de quoi rouler sur l'or tout le reste de sa vie sans travailler... ou est le pb de la sécurité du travail ensuite, et les vacances ne manquent pas non plus...

il y a en france, des tas de chefs d'entreprises inaptes, qui héritant de l'entreprise des parents coulent la boite de papa, le privilège du sang, ça ne vous choque pas ?

seule la pauvreté est scandaleuse, la richesse pas... alors là vous me faites vomir, quand on s'enrichit en appauvrissant des milliers de personnes, c'est bien ou mal ? vous écoutez les infos ? le communisme à échoué, certes, mais le capitalisme, il va comment ? vous avez, ne serait ce qu'une seconde, envisagé qu'il pouvait exister d'autres voies ?

enfin, un prof double sa carrière dans sa vie. Allez, un peit cours d'économie, c'est gratuit.

question :
si la grille des salairs d'un prof montre aujourd'hui, qu'en début de carrière il gagne 1500 € et qu'en fin de carrière il gagne 3000 €, peut on en déduire qu'il doublera son salaire pendant sa carrière ?

réponse :
non, on peut simplement en déduire, qu'aujourd'hui, un prof en fin de carrière gagne le double qu'un prof qui débute

par contre, un prof qui débute aujourd'hui, gagnera bien plus que 3000 € dans 42 ans, le point d'indice augmentant de 1,5 % en moyenne depuis 25 ans, il gagnera 5600 € dans 42 ans (si la progression du point d'indice suit ce rythme)

MAIS, comme il faut aussi prendre en compte l'inflation (en moyenne 2,5 %) 5600 € de valeur futur à 42 ans, n'est pas 5600 € aujourd'hui, je dois déduire l'inflation soit 2,5 % de moins par an soit 1990 €

un prof recruté aujourd'hui, à toutes les chances, de voir passer sa rémunération, de 1500 € à 1990 €, et il touchera alors, à 65 ans, s'il a commencé à travailler à 23 ans, une honteuse retraite de 1400 € (en valeur actuelle)

allez, j'espère que vous m'avez suivi, sinon c'est que je suis un mauvais prof, mais venant de vous, on connait la réponse.  hello:{}


---------------
« Le monde contient bien assez pour les besoins de chacun, mais pas assez pour la cupidité de tous. » (Gandhi)
n°211257
darkdavor7​7
Posté le 21-12-2008 à 10:23:14  profil
 

JM Mercier a écrit :



Être privilégié, ce n'est pas uniquement avoir temporairement de hauts revenus.



J'échange volontiers ma place contre celui dont tu prends le nom... mais je suis pas sur que lui (ou toi) le fera.
Conclusion : c'est toi le privilégié. sol:{}


---------------
Venez m'affronter !!! combats ouverts aux frenchs, aux ritals et autres gens de mauvaise foi totale : http://davordark.labrute.fr
n°211273
JM Mercier
Posté le 21-12-2008 à 15:39:59  profil
 

pitpit38 a écrit :



temporairement des hauts revenu....  lol:{}  lol:{}  lol:{}  manière pudique de dire que l'on gagne en quelques années de quoi rouler sur l'or tout le reste de sa vie sans travailler... ou est le pb de la sécurité du travail ensuite, et les vacances ne manquent pas non plus...

il y a en france, des tas de chefs d'entreprises inaptes, qui héritant de l'entreprise des parents coulent la boite de papa, le privilège du sang, ça ne vous choque pas ?

seule la pauvreté est scandaleuse, la richesse pas... alors là vous me faites vomir, quand on s'enrichit en appauvrissant des milliers de personnes, c'est bien ou mal ? vous écoutez les infos ? le communisme à échoué, certes, mais le capitalisme, il va comment ? vous avez, ne serait ce qu'une seconde, envisagé qu'il pouvait exister d'autres voies ?

enfin, un prof double sa carrière dans sa vie. Allez, un peit cours d'économie, c'est gratuit.

question :
si la grille des salairs d'un prof montre aujourd'hui, qu'en début de carrière il gagne 1500 € et qu'en fin de carrière il gagne 3000 €, peut on en déduire qu'il doublera son salaire pendant sa carrière ?

réponse :
non, on peut simplement en déduire, qu'aujourd'hui, un prof en fin de carrière gagne le double qu'un prof qui débute

par contre, un prof qui débute aujourd'hui, gagnera bien plus que 3000 € dans 42 ans, le point d'indice augmentant de 1,5 % en moyenne depuis 25 ans, il gagnera 5600 € dans 42 ans (si la progression du point d'indice suit ce rythme)

MAIS, comme il faut aussi prendre en compte l'inflation (en moyenne 2,5 %) 5600 € de valeur futur à 42 ans, n'est pas 5600 € aujourd'hui, je dois déduire l'inflation soit 2,5 % de moins par an soit 1990 €

un prof recruté aujourd'hui, à toutes les chances, de voir passer sa rémunération, de 1500 € à 1990 €, et il touchera alors, à 65 ans, s'il a commencé à travailler à 23 ans, une honteuse retraite de 1400 € (en valeur actuelle)

allez, j'espère que vous m'avez suivi, sinon c'est que je suis un mauvais prof, mais venant de vous, on connait la réponse.  hello:{}



Vous vous trompez. Tous les Etats sont fortement endettés. Celui français de 2100 milliards d'euros en incluant les retraites des fonctionnaires non provisionnées. Pourquoi? Parce que 10 millions de personnes vivent des pélèvements obligatoires (Fonctionnaires, assimilés, associations, RMIstes...). Nous n'avons pas voulu d'un socialisme national à la française proposé par M. Le Pen, avec le retour aux frontières. Je ne critique pas. Nous sommes dans une économie capitaliste globalisée. Notre balance commerciale est fortement déficitaire. Nos produits ne se vendent pas parce qu'ils sont trop chers. Nos entreprises, croulant sous les taxes, sont obligées de majorer leurs prix de vente. Nous ne sommes plus compétitifs. Les Etats-Unis sont aussi endettés, mais pour d'autres raisons (guerre d'Irak et dépendance énergétique). Les taux directeurs de la FED viennent de passer à 0.5%. La BCE a baissé également ses taux. Nous sommes en période de déflation. Mais celle-ci ne va pas durer. Tous les pays (Japon compris) ont intérêt à ce que se produise une inflation folle qui les désendettera. Un krach monétaire mondial va alors avoir lieu. Les fonctionnaires et les retraités payeront au prix fort, ce 1929 dans ses conséquences. En ne réactualisant pas les salaires, ce sera le moyen d'abaisser les dépenses étatiques. C'est pourquoi les fonctionnaires eux-mêmes n'ont pas intérêt à voir augmenter les dépenses de fonctionnement. S'agissant des pauvres, il ne serait pas acceptable de les laisser sur le bord de la route (redistribution). Plus d'efficacité s'impose dans la fonction publique qui doit se moderniser. L'éducation, dans ses méthodes datant du moyen âge, est d'un archaïsme déconcertant.

n°211279
6behrit
Où kelle est la Russie ?
Posté le 21-12-2008 à 18:10:21  profil
 

JM Mercier a écrit :



Vous vous trompez. Tous les Etats sont fortement endettés. Celui français de 2100 milliards d'euros en incluant les retraites des fonctionnaires non provisionnées. Pourquoi? Parce que 10 millions de personnes vivent des pélèvements obligatoires (Fonctionnaires, assimilés, associations, RMIstes...). Nous n'avons pas voulu d'un socialisme national à la française proposé par M. Le Pen, avec le retour aux frontières. Je ne critique pas. Nous sommes dans une économie capitaliste globalisée. Notre balance commerciale est fortement déficitaire. Nos produits ne se vendent pas parce qu'ils sont trop chers. Nos entreprises, croulant sous les taxes, sont obligées de majorer leurs prix de vente. Nous ne sommes plus compétitifs. Les Etats-Unis sont aussi endettés, mais pour d'autres raisons (guerre d'Irak et dépendance énergétique). Les taux directeurs de la FED viennent de passer à 0.5%. La BCE a baissé également ses taux. Nous sommes en période de déflation. Mais celle-ci ne va pas durer. Tous les pays (Japon compris) ont intérêt à ce que se produise une inflation folle qui les désendettera. Un krach monétaire mondial va alors avoir lieu. Les fonctionnaires et les retraités payeront au prix fort, ce 1929 dans ses conséquences. En ne réactualisant pas les salaires, ce sera le moyen d'abaisser les dépenses étatiques. C'est pourquoi les fonctionnaires eux-mêmes n'ont pas intérêt à voir augmenter les dépenses de fonctionnement. S'agissant des pauvres, il ne serait pas acceptable de les laisser sur le bord de la route (redistribution). Plus d'efficacité s'impose dans la fonction publique qui doit se moderniser. L'éducation, dans ses méthodes datant du moyen âge, est d'un archaïsme déconcertant.



Amen, Frère Prêcheur !

Mais ce que vous dites assis, je peux le dire debout. Les entreprises françaises sont parmi les plus productives du monde et les plus profitables contrairement à ce que répandent les antiennes pleurnichardes de nos "déclinistes" patentés.

Les "tigres" orientaux ne sont rien que ce que les pays riches en font. Cette crise est une crise du capitalisme que l'on rebaptise pudiquement "libéralisme".

Les conséquences ravageuses de cette crise commencent déjà à se faire sentir, mais elles sont loin d'être à leur apogée.

La relation que vous faites avec les provisions de retraites des fonctionnaires dans les comptes de l'état est surréaliste. Par ailleurs, cette provision qui ne s'est jamais faite jusqu'à la victoire des ultra libéraux de l'école de Chicago qui ont voulu transformer l'état en société de capitaux, n'explique en rien la crise actuelle.

Ce sont précisément ces théories ultra libérales qui ont conduit à ces crises successives que nous connaissons depuis vingt ans et qui trouvent leur apogée dans cette crise financière qui, nous dit-on, sera plus dévastatrice encore que celle de 29.

Quant à l'instruction publique qui sentirait son "moyen-âge" ... êtes-vous sûr de savoir quel était l'état de l'enseignement dans les collèges, écoles et universités entre le X° et le XIV° ???

 ange:{}  :D


---------------
2009 : Grève Générale Européenne ? Mais France 2 n'a toujours pas progressé dans sa géographie orientale ! Et la riante Sibérie, alors, on ne la met pas sur la carte ???
n°211281
JM Mercier
Posté le 21-12-2008 à 19:47:38  profil
 

6behrit a écrit :



Amen, Frère Prêcheur !

Mais ce que vous dites assis, je peux le dire debout. Les entreprises françaises sont parmi les plus productives du monde et les plus profitables contrairement à ce que répandent les antiennes pleurnichardes de nos "déclinistes" patentés.

Les "tigres" orientaux ne sont rien que ce que les pays riches en font. Cette crise est une crise du capitalisme que l'on rebaptise pudiquement "libéralisme".

Les conséquences ravageuses de cette crise commencent déjà à se faire sentir, mais elles sont loin d'être à leur apogée.

La relation que vous faites avec les provisions de retraites des fonctionnaires dans les comptes de l'état est surréaliste. Par ailleurs, cette provision qui ne s'est jamais faite jusqu'à la victoire des ultra libéraux de l'école de Chicago qui ont voulu transformer l'état en société de capitaux, n'explique en rien la crise actuelle.

Ce sont précisément ces théories ultra libérales qui ont conduit à ces crises successives que nous connaissons depuis vingt ans et qui trouvent leur apogée dans cette crise financière qui, nous dit-on, sera plus dévastatrice encore que celle de 29.

Quant à l'instruction publique qui sentirait son "moyen-âge" ... êtes-vous sûr de savoir quel était l'état de l'enseignement dans les collèges, écoles et universités entre le X° et le XIV° ???

 ange:{}  :D



Nous devons vivre sur 2 planètes différentes. La vôtre est dans votre tête, dans votre idéologie coupées des réalités, schitzophrénique au sens étymologique du terme. Avez-vous déjà mis les pieds dans une entreprise, discuté avec les cadres dirigeants, les patrons propriétaires en totalité de leur entreprise étant rares? Ou êtes vous un prof n'ayant jamais quitté l'école de la maternelle à cette date, sauf pour faire vos courses ou aller en vacances? Il est vrai que nos entreprises sont productives et modernes, et je vous rejoins sur ce jugement. Il ne faut que féliciter ceux qui y travaillent. Je vais prendre un exemple sportif. Imaginez une course dans laquelle certains athlètes auraient une combinaison en plomb et d'autres pas. La partie serait inégale. Nos entreprises sont ainsi plombées par nos dépenses étatiques de fonctionnement. S'agissant de l'utra-libéralisme, il n'y a déjà pas une once de libéralisme chez nous. Pour Mme Bacqué, journaliste au Monde (pas à l'Humanité) M. Sarkozy est bien libéral sur le plan des moeurs, mais pas du tout en économie. Quant aux méthodes pédagogiques reposant sur la parole transmise directement de bouche à oreille et transcrite sur un manuscrit (notes) elle relève de l'antiquité à l'ère des nouvelles technologies, notamment de l'ordinateur avec lequel vous écrivez. Que faites-vous des didacticiels (EAO et EIAO) et de CD didactiques jamais créés. Vivez-vous vraiment au XXI ième siécle? Je vous signale que la société a évolué depuis Karl Marx, et que ce dernier a ignoré l'éducation qui occupe une toute petite place dans das Kapital. D'ailleurs dans les pays communistes, les enseignants constituaient la dernière roue de la charette. Vous êtes-vous procuré le montant de leurs rémunérations en URSS et vous êtes vous informé sur leur liberté d'expression? Les lycéens dans la rue fait partie du libéralisme. N'est-il pas facile de manipuler les jeunes vers le moindre effort, quand on sait que l'adolescence est déjà en soi une période difficile, tant au niveau des drogues, que du mal être? J'ai connu enfant les défilés, les discours anticapitalistes, la stigmatisation de la finance internationale, c'était dans la bouche d'un socialiste à moustache. Si nous avons connu l'occupation socialiste nationale allemande, nous n'avons pas subi directement les méfaits du communisme avec ses goulags. Claude Allègre disait que pour de nombreux profs le communisme serait devant nous. Se trompe-t-il? Je crois rêver.

n°211285
6behrit
Où kelle est la Russie ?
Posté le 21-12-2008 à 20:42:05  profil
 

JM Mercier a écrit :



Nous devons vivre sur 2 planètes différentes. La vôtre est dans votre tête, dans votre idéologie coupées des réalités, schitzophrénique au sens étymologique du terme. Avez-vous déjà mis les pieds dans une entreprise, discuté avec les cadres dirigeants, les patrons propriétaires en totalité de leur entreprise étant rares? Ou êtes vous un prof n'ayant jamais quitté l'école de la maternelle à cette date, sauf pour faire vos courses ou aller en vacances? Il est vrai que nos entreprises sont productives et modernes, et je vous rejoins sur ce jugement. Il ne faut que féliciter ceux qui y travaillent. Je vais prendre un exemple sportif. Imaginez une course dans laquelle certains athlètes auraient une combinaison en plomb et d'autres pas. La partie serait inégale. Nos entreprises sont ainsi plombées par nos dépenses étatiques de fonctionnement. S'agissant de l'utra-libéralisme, il n'y a déjà pas une once de libéralisme chez nous. Pour Mme Bacqué, journaliste au Monde (pas à l'Humanité) M. Sarkozy est bien libéral sur le plan des moeurs, mais pas du tout en économie. Quant aux méthodes pédagogiques reposant sur la parole transmise directement de bouche à oreille et transcrite sur un manuscrit (notes) elle relève de l'antiquité à l'ère des nouvelles technologies, notamment de l'ordinateur avec lequel vous écrivez. Que faites-vous des didacticiels (EAO et EIAO) et de CD didactiques jamais créés. Vivez-vous vraiment au XXI ième siécle? Je vous signale que la société a évolué depuis Karl Marx, et que ce dernier a ignoré l'éducation qui occupe une toute petite place dans das Kapital. D'ailleurs dans les pays communistes, les enseignants constituaient la dernière roue de la charette. Vous êtes-vous procuré le montant de leurs rémunérations en URSS et vous êtes vous informé sur leur liberté d'expression? Les lycéens dans la rue fait partie du libéralisme. N'est-il pas facile de manipuler les jeunes vers le moindre effort, quand on sait que l'adolescence est déjà en soi une période difficile, tant au niveau des drogues, que du mal être? J'ai connu enfant les défilés, les discours anticapitalistes, la stigmatisation de la finance internationale, c'était dans la bouche d'un socialiste à moustache. Si nous avons connu l'occupation socialiste nationale allemande, nous n'avons pas subi directement les méfaits du communisme avec ses goulags. Claude Allègre disait que pour de nombreux profs le communisme serait devant nous. Se trompe-t-il? Je crois rêver.




Je ne suis pas enseignant mais rentier, ce qui est équivalent dans votre tête ...

Karl Marx a développé une excellente analyse du dépérissement de l'état, du délitement de la morale et de l'inexorable explosion de la société capitaliste. Excellent auteur, à relire.

Ou Gramsci, tiens, dont Allègre aurait du se souvenir.

 amodalie:1


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2009 : Grève Générale Européenne ? Mais France 2 n'a toujours pas progressé dans sa géographie orientale ! Et la riante Sibérie, alors, on ne la met pas sur la carte ???
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