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Auteur Sujet :

L'éducation est irréformable.

n°326043
Melancia
Posté le 12-02-2017 à 08:41:08  profil
 

Reprise du message précédent :

JM Mercier a écrit :


Statuts de la fonction publique.

Excellent reportage sur le fonctionnariat en Suède ce soir (1/02/17) C'est tout à fait ce que je ne cesse de proposer. Faudra-t-il attendre un gouvernement social-libéral pour que de telles solutions soient enfin adoptées en France?

NB: Je profite de cette occasion pour féliciter les journalistes de France 2, pour la qualité de leurs informations que l'on ne trouve ni sur BFM télé, ni sur i-télé ni sur LCI. S'il n'y avait pas le loto sur TF1, personne ne regarderait cette chaîne, fade, sans saveur et sans odeur. Quand on veut plaire à tout le monde, on ne plait finalement à personne.



Bon reportage mais biaisé...ce que le reportage oublie de dire c'est que le gouvernement suédois a gardé la possibilité légale et juridique de revenir en arrière et de refonctionnariser les secteurs qu'il a defonctionnarisé. Et de cette mesure le gouvernement suédois en joue pour régler, réguler certains problèmes touchant notamment à l'aspect régalien de l'Etat et aux répercussions négatives de ce nouveau modèle sur que l'on appelle l'Etat Providence. Par ailleurs, tout comme en France ou en Allemagne ou au Royaume-Uni, la Suède a vite apprécié les effets défavorables voire périlleuses de cette défonctionnarisation sur certaines activités comme la police ou la douane qui n'entrent pas dans le cadre de cette défonctionnarisation (et encore la douane suédoise y était en partie passée puis le gouvernement a dû faire un retour en arrière total) mais la baisse des effectifs, dictée par le désengagement de l'Etat, la remise en place des finances publiques ou encore les directives de l'UE, a montré ses limites et ses dangers de désorganisations. Alors certes, on nous parle des nouvelles technologies qui peuvent faire baisser le nombre des effectifs en améliorant la qualité du travail. C'est en grande partie faux. Si la numérisation peut alléger les tâches gestionnaires, elle ne peut rien sur certaines tâches comme l'enquête de terrain, le ciblage etc..Les Américains l'ont appris à leur dépends en 2001, les Européens une quinzaine d'années plus tard. Par ailleurs les nouvelles technologies suppriment des métiers mais en créent d'autres en matière de sécurité informatique, de protection des données etc...Et ça seuls des être humains peuvent le faire et doivent le faire dans le cadre de la loi et surtout dans le cadre régalien de l'Etat.

n°326049
Tsubeta
Posté le 15-02-2017 à 18:03:37  profil
 

Je ne suis pas prof, mais mes deux parents le sont...
Il faut être optimiste, on peut toujours sauver l'éducation et l'enseignement dans notre pays. Après j'ai longtemps entendu parler de la méthode Montessori qui est pratiquée par déjà un grand nombre d'école privé (en tout cas sur Paris) école privée paris

Qu'en pensez-vous?

n°326060
JM Mercier
Posté le 19-02-2017 à 17:17:40  profil
 

Melancia a écrit :



Bon reportage mais biaisé... Et de cette mesure le gouvernement suédois en joue pour régler, réguler certains problèmes touchant notamment à l'aspect régalien de l'Etat et aux répercussions négatives de ce nouveau modèle sur que l'on appelle l'Etat Providence. Par ailleurs, tout comme en France ou en Allemagne ou au Royaume-Uni, la Suède a vite apprécié les effets défavorables voire périlleuses de cette défonctionnarisation sur certaines activités comme la police ou la douane qui n'entrent pas dans le cadre de cette défonctionnarisation (et encore la douane suédoise y était en partie passée puis le gouvernement a dû faire un retour en arrière total) mais la baisse des effectifs, dictée par le désengagement de l'Etat, la remise en place des finances publiques ou encore les directives de l'UE, a montré ses limites et ses dangers de désorganisations. Alors certes, on nous parle des nouvelles technologies qui peuvent faire baisser le nombre des effectifs en améliorant la qualité du travail. C'est en grande partie faux. Si la numérisation peut alléger les tâches gestionnaires, elle ne peut rien sur certaines tâches comme l'enquête de terrain, le ciblage etc..Les Américains l'ont appris à leur dépends en 2001, les Européens une quinzaine d'années plus tard. Par ailleurs les nouvelles technologies suppriment des métiers mais en créent d'autres en matière de sécurité informatique, de protection des données etc...Et ça seuls des être humains peuvent le faire et doivent le faire dans le cadre de la loi et surtout dans le cadre régalien de l'Etat.



Pouvez-vous me citer un pays, un seul, dans lequel on accède à un emploi public à vie suite à un concours scolaire? Sclérose et corporatisme assurés. Les enseignants ont toujours eu devant l'ordinateur interactif et toutes les nouvelles technologies de la transmission des connaissances, un réflexe de Pavlov, qui ressemble à celui des canuts avec les métiers à tisser de Jacquard. On ne pourra pas se passer certes des professeurs dont la fonction doit évoluer vers le management éducatif. Même si les enseignants prétendent ne plus être des machines à enseigner, à débiter un cours ex cathedra, notre système éducatif demeure figé, car ses structures sont archaïques. Ce sont elles qu'il faut changer. Faute d'évolution, une révolution structurelle s'impose désormais.

n°326064
charlem2
Posté le 19-02-2017 à 01:15:39  profil
 

eh les français commençons par le commencement :
les neurosciences sont formelles : la méthode globale ne peut permettre d'apprendre à lire :(semi globales...etc):
pourquoi continue t'elle a être promue essentiellement dans les écoles pour pauvres :
est ce pour les empêcher d'aller en faculté? en grandes écoles ?
pourquoi orchestrer des dyslexies acquises?
aux cyniques qui la font perdurer: shame on you !

n°326066
JM Mercier
Posté le 20-02-2017 à 20:12:24  profil
 

Lee0660 a écrit :


Je ne pense pas que l'on doit être défaitiste, il n'y a aucune fatalité et l'école peut-être réformée. Tout est question de volonté, notamment politique. :) bounce:{}



Je ne vois pas qui aurait la volonté politique pour réformer en profondeur un système archaïque. Jean-Claude Milner, dans de l'École (1984), comparait institution scolaire à celle de la famille qu'il voyait immuable. Or cette dernière s'est libéralisée. L'éducation (publique) en est toujours restée au bouche-à-oreille sur le plan pédagogique et au centralisme sur le plan administratif. Claude Allègre, ami de Lionel Jospin, a dû démissionner pour avoir seulement voulu régionaliser la gestion des professeurs de l'enseignement secondaire. Seul M. Fillon pourrait avoir la volonté de moderniser. Mais son ministre de l'éducation aurait alors à affronter les élèves manipulés qui bloqueraient les lycées et défileraient dans la rue. La seule chose éventuellement possible consiste à supprimer le statut particulier de la fonction publique. Il serait suivi par une grande partie de l'opinion publique qui aspire à plus d'égalité salariale. En bref, les mêmes statuts pour tout le monde.

n°326067
JM Mercier
Posté le 19-02-2017 à 17:35:10  profil
 

Tsubeta a écrit :


Je ne suis pas prof, mais mes deux parents le sont...
Il faut être optimiste, on peut toujours sauver l'éducation et l'enseignement dans notre pays. Après j'ai longtemps entendu parler de la méthode Montessori qui est pratiquée par déjà un grand nombre d'école privé (en tout cas sur Paris) école privée paris

Qu'en pensez-vous?



Tout cela a été essayé, mais sans véritable succès. Libres enfants de Summerhil d'A.S. Neill a été très en vogue en 1968. Comme tout éducation implique une certaine idée de l'homme, il est de plus en plus difficile de traiter ce sujet très complexe. Mais vous avez raison sur le fond. La diversité est la solution. L'uniformité soviétique de "l'armée rouge" (expression de Claude Allègre), ne correspond plus au modèle libéral de notre économie.

n°326087
Melancia
Posté le 26-02-2017 à 12:04:44  profil
 

JM Mercier a écrit :



Pouvez-vous me citer un pays, un seul, dans lequel on accède à un emploi public à vie suite à un concours scolaire? Sclérose et corporatisme assurés. Les enseignants ont toujours eu devant l'ordinateur interactif et toutes les nouvelles technologies de la transmission des connaissances, un réflexe de Pavlov, qui ressemble à celui des canuts avec les métiers à tisser de Jacquard. On ne pourra pas se passer certes des professeurs dont la fonction doit évoluer vers le management éducatif. Même si les enseignants prétendent ne plus être des machines à enseigner, à débiter un cours ex cathedra, notre système éducatif demeure figé, car ses structures sont archaïques. Ce sont elles qu'il faut changer. Faute d'évolution, une révolution structurelle s'impose désormais.



Le Portugal, l'Italie, La Grèce, la Belgique, pour ne citer que ces 4 pays de l'UE, pratiquent encore le concours administratif qui n'est pas un concours scolaire.
Par ailleurs, si vous vous tenez un peu informé(e) de la pratique RH en entreprise privée, notamment en matière de recrutement, de plus en plus de sociétés appliquent une méthodologie calquée sur le concours administratif (ex. épreuve de gestion/comptabilité pour vérifier que le postulant se tient informé des évolutions en la matière, note de synthèse sur comment envisager l'emploi proposé, mise en situation avec rapport écrit en RH etc... Un pays comme la Grande-Bretagne, chantre du new public management a encore 200 000 fonctionnaires recrutés sur concours et ayant l'emploi à vie !

n°326088
Melancia
Posté le 26-02-2017 à 12:07:52  profil
 

JM Mercier a écrit :



Pouvez-vous me citer un pays, un seul, dans lequel on accède à un emploi public à vie suite à un concours scolaire? Sclérose et corporatisme assurés. Les enseignants ont toujours eu devant l'ordinateur interactif et toutes les nouvelles technologies de la transmission des connaissances, un réflexe de Pavlov, qui ressemble à celui des canuts avec les métiers à tisser de Jacquard. On ne pourra pas se passer certes des professeurs dont la fonction doit évoluer vers le management éducatif. Même si les enseignants prétendent ne plus être des machines à enseigner, à débiter un cours ex cathedra, notre système éducatif demeure figé, car ses structures sont archaïques. Ce sont elles qu'il faut changer. Faute d'évolution, une révolution structurelle s'impose désormais.



Un des grands maux du travail privé de l'emploi en France est le licenciement des plus de 45 ans considérés comme obsolètes. Souvent ces derniers subissent un décalage avec la nouvelle génération notamment en matière numérique. Il ne s'agit pas de savoir utiliser de façon optimale un ordinateur ou de connaître la recherche Internet ou les réseaux sociaux. Beaucoup de ce qu'on appelle les seniors se braquent sur ces nouvelles technologies au sein de l'entreprise , alors que pas mal de jeunes ne maîtrisent qu'en surface mais ils ne sont pas dans le discours "j'ai passé l'âge de tous ces trucs". A contrario, d'autres fonctions publiques type police-douane-militaire-servic es sociaux sont demandeurs d'applications informatiques car elles sont devenues une assistance indispensable à leurs tâches quotidiennes. Or, pas de développement informatique à la hauteur de leur travail ni les formations qui vont avec.Tout comme le recrutement de fonctionnaires, des VRAIES applications informatiques cela coûte chère voire très chère (développement, maintenance, sécurité informatique, évolution et passation sur de nouvelles applications). Sur ce point, si on prend un pays comme....la Grande-Bretagne, cette dernière a pris quelque peu du retard sur l'informatisation et la numérisation de ce que l'on ne peut plus appeler le secteur public. Pourquoi ? Car la privatisation de sa FP est fondée sur la recherche de la performance commerciale et le gain financier. Or, avoir des applications dignes de ce nom avec des effectifs formés à ces applications....cela coûte cher ! La société privée n'a pas le temps ni l'argent à engager dans une informatique performante, juste assez pour une informatique de moyenne gamme.

n°326089
Melancia
Posté le 26-02-2017 à 12:08:39  profil
 

JM Mercier a écrit :



Pouvez-vous me citer un pays, un seul, dans lequel on accède à un emploi public à vie suite à un concours scolaire? Sclérose et corporatisme assurés. Les enseignants ont toujours eu devant l'ordinateur interactif et toutes les nouvelles technologies de la transmission des connaissances, un réflexe de Pavlov, qui ressemble à celui des canuts avec les métiers à tisser de Jacquard. On ne pourra pas se passer certes des professeurs dont la fonction doit évoluer vers le management éducatif. Même si les enseignants prétendent ne plus être des machines à enseigner, à débiter un cours ex cathedra, notre système éducatif demeure figé, car ses structures sont archaïques. Ce sont elles qu'il faut changer. Faute d'évolution, une révolution structurelle s'impose désormais.




Management éducatif : des pays comme la Grande-Bretagne ou la Norvège ont appliqué cette conception, au-delà de l'école. Le résultat est sur un plan des droits de l'Homme (si, si...) une catastrophe. Prenons le cas de l'aide à l'enfance qui est passé sous le management éducatif. En Angleterre en 1989 est voté le children act. Cette loi est en apparence séduisante car elle prône l'intérêt de l'enfant qui a abouti, avec la mise en place du management éducatif, à un grave problème d'enfants retirés avant même leur naissance à leurs parents sur des fondements du type parents socialement défaillants, soupçons de mauvais traitements psychologiques etc... Rien qu'en 2014 7700 enfants ont été retirés à leurs parents, qui ne sont pas tous issus de catégorie sociale défavorisée non, non..., au nom du children act et de l'intérêt de l'enfant. Or, lorsque l'on creuse le fameux management éducatif que trouve-t-on : une simple application du new public management fondé sur la performance, le résultat qui génère ou non des crédits supplémentaires. Le management éducatif est aussi déployé à l'école en Angleterre.

n°326098
Melancia
Posté le 26-02-2017 à 12:09:49  profil
 

JM Mercier a écrit :



Pouvez-vous me citer un pays, un seul, dans lequel on accède à un emploi public à vie suite à un concours scolaire? Sclérose et corporatisme assurés. Les enseignants ont toujours eu devant l'ordinateur interactif et toutes les nouvelles technologies de la transmission des connaissances, un réflexe de Pavlov, qui ressemble à celui des canuts avec les métiers à tisser de Jacquard. On ne pourra pas se passer certes des professeurs dont la fonction doit évoluer vers le management éducatif. Même si les enseignants prétendent ne plus être des machines à enseigner, à débiter un cours ex cathedra, notre système éducatif demeure figé, car ses structures sont archaïques. Ce sont elles qu'il faut changer. Faute d'évolution, une révolution structurelle s'impose désormais.



Alors loin d'être vertueuse, notre FP reste encore pas trop mal. En revanche, je suis d'accord avec vous, elle ne peut pas rester en l'état. Elle doit être réformée car elle part dans tous les sens. Mais attention ! où on va et ce que l'on veut. Ce qui est pratiqué dans le privé n'est pas nécessairement applicable dans le public (et inversement. En plus, l'entreprise privée, malgré une pesanteur administrative et des lourdeurs conduisant à des blocages, reste la principale utilisatrice des 3 FP).Pourquoi ? Car sur beaucoup de points on touche aux fondements de nos institutions politiques et à notre Constitution.

n°326170
JM Mercier
Posté le 17-03-2017 à 16:49:42  profil
 

Corporatisme et toujours le statu quo.

Rien n'avance. L'éducation nationale est devenue un bassin d'emplois, comme le reste des services publics (justice, administrations...) soumis à aucune obligation de résultat. Les méthodes pédagogiques sont toujours archaïques, justifiées par Jean-Claude Milner (De l’école, Paris, Le Seuil, 1984).

Parmi les présidentiables, M. Fillon et M. Macron proposent une plus grande autonomie des établissements. C'est une conditions évidemment nécessaire mais pas suffisante.

Moderniser et évaluer doivent devenir les deux mamelles alimentant l'action éducative. La fonction de professeur de lycée doit elle-même évoluer vers le management. Le bouche-à-oreille ne peut plus alimenter à lui seul l'indispensable transmission des connaissances. Faute d'évolution, une révolution éducative s'impose.

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