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Littérature et patrimoine

 

48 utilisateurs inconnus

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Auteur Sujet :

Littérature et patrimoine

n°276531
RevolteFac​eAuSysteme​89
Loquendi libertatem custodiam
Posté le 22-01-2011 à 17:35:30  profil
 

On n’ignore plus, en 2005, que presque 1/3 de nos élèves sont en difficulté importante de lecture et que les autres quittent le système avec une quasi ignorance du patrimoine littéraire…
 
Rien d’étonnant, déjà en 1978, date à laquelle je suis devenue institutrice, on nous incitait à travailler à partir du vécu de l’élève… Les analyses logiques grammaticales, les conjugaisons à tous les temps, en un mot les bases indispensables pour une bonne compréhension des textes d’auteurs, tels Victor Hugo, Rimbaud, Zola, Malot ou Jules Verne ont bel et bien été évacués de l’enseignement un peu à la fois, au rythme des nouveaux textes et programmes... On nous a convaincus que Boule et Bill valait un extrait des Misérables… Déjà, à cette époque (au début de ma carrière), ces idées me semblaient complètement saugrenues, on nous convainquait que la lecture d’une affiche ou d’un article de journal équivalait à celle d’un poème d’Alfred de Vigny...
 
... Que veut dire patrimoine ? C’est l’héritage commun d’une collectivité.
 
Que veut dire classique ? C’est une œuvre, un ouvrage, un auteur, qui peuvent servir de modèle, dont la valeur est universellement reconnue...
 

Citation:

... Il m’apparaît évident que le but est bien d’organiser une révolution culturelle. L’autodafé a été orchestré méthodiquement pendant les trois dernières décennies. Le vide culturel est patent, la jeunesse est bien devenue complètement ignorante des richesses du patrimoine, de la littérature classique… Alors maintenant que la place est vide, on introduit la littérature jeunesse contemporaine. Des livres créés sur mesure pour l’éducation nationale. La platitude, la pauvreté du vocabulaire sont déconcertants...
 
Les auteurs dont l’éducation Nationale fait la publicité, la promotion, sont complètement inconnus de la grande majorité des enseignants. Ils sont journaliste, enseignant, directeur de publication, cinéaste… Que penser de cela sinon qu’ils ont beaucoup de chance de vendre des milliers d’ouvrages et d’ainsi entrer dans la mémoire de milliers d’enfants alors que ceux-ci resteront à jamais ignorants de tous ces écrivains qui auront forgé l’esprit de leurs grands-parents et arrière-grands-parents ? Quelle imposture ! Cela révolte de plus en plus d’enseignants. Mais que faire ?  

http://www.sauv.net/litjeunesse.php
 
En parler, et prendre la mesure de l'efficacité de cette "littérature" ?  sol:{}


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Mandela Day (A la base, Jean-Luc Kador)
n°276713
Julius Sac​rovir
N'oubliez pas le triton
Posté le 23-01-2011 à 09:19:03  profil
 

RevolteFaceAuSysteme89 a écrit :


 
... Que veut dire patrimoine ? C’est l’héritage commun d’une collectivité.
 
Que veut dire classique ? C’est une œuvre, un ouvrage, un auteur, qui peuvent servir de modèle, dont la valeur est universellement reconnue...
 

Citation:

...
 
Les auteurs dont l’éducation Nationale fait la publicité, la promotion, sont complètement inconnus de la grande majorité des enseignants. Ils sont journaliste, enseignant, directeur de publication, cinéaste… Que penser de cela sinon qu’ils ont beaucoup de chance de vendre des milliers d’ouvrages et d’ainsi entrer dans la mémoire de milliers d’enfants alors que ceux-ci resteront à jamais ignorants de tous ces écrivains qui auront forgé l’esprit de leurs grands-parents et arrière-grands-parents ? Quelle imposture ! Cela révolte de plus en plus d’enseignants. Mais que faire ?  

http://www.sauv.net/litjeunesse.php
 
En parler, et prendre la mesure de l'efficacité de cette "littérature" ?  sol:{}



Un entretien avec Danielle Sallenave :

Citation:

Vous n’êtes pas tendre, sans le nommer, avec notre Président de la République, qui affiche un mépris du patrimoine littéraire de manière officielle.
C’est à l’image de notre société qui n’a guère de respect, sauf de convention, pour les livres et le langage. J’étais récemment sur France Culture avec André Santini, qui souhaite retirer les épreuves de culture générale dans les concours administratifs de catégorie B et C, parce qu’elles discriminent les candidats d’origine modeste! Mais c’est prendre les choses à l’envers! Si c’est le cas, c’est que l’école n’a pas fait son travail.

On va le payer très cher, et à tous les niveaux. Social, personnel, national. La perte des références culturelles va entraîner une atomisation du corps social, la fin des « humanités » une déshumanisation des rapports. Prenez les Etats-Unis.
On est en train de se demander s’il ne faut pas redonner aux médecins un enseignement de philo et de lettres, pour les préparer mieux aux grandes questions, sur la vie et la mort, qui se posent à eux tous les jours. Comment annoncer à un père que son épouse, son enfant, sont condamnés? Vous voyez, la culture générale, ça peut aider très concrètement. « La mort d’Ivan Ilitch », au programme des futurs médecins et « Crime et Châtiment » pour les futurs juges!


C'est limpide, non ?  sol:{}


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Gouverner ne consiste pas à aider les grenouilles à administrer leur mare. Ni les crottes à remonter au-dessus du caniveau.
n°276809
Julius Sac​rovir
N'oubliez pas le triton
Posté le 23-01-2011 à 10:30:52  profil
 

Julius Sacrovir a écrit :



Un entretien avec Danielle Sallenave :



Et cette partie-là, aussi :

Citation:

Vous déplorez aussi que les professeurs donnent souvent à lire de la littérature jeunesse, plutôt que des « vrais » livres…


Oui, et cela pour plusieurs raisons. D’abord parce que je suis résolument contre une segmentation de la littérature par tranches d’âge. C’est du marketing.

Pourquoi pas des livres « pour les seniors »? Ou « pour les femmes »? Ce qui est formateur, c’est de lire quelque chose qui n’est pas fait « pour vous », qui fait appel à d’autres expériences que la vôtre. Ensuite, ce qui me gêne dans la littérature jeunesse, c’est qu’elle enferme les jeunes dans la langue contemporaine. Qu’elle ne les fait pas accéder à la profondeur temporelle, historique, de la langue.

Enfin, je trouve les livres « de jeunesse » souvent très moralistes ! On y retrouve tous les thèmes d’aujourd’hui, l’antiracisme, la « citoyenneté » comme on dit à l’école: ne pas fumer, respecter la couche d’ozone. Pas toujours, il y en a aussi de très bons, évidemment! Mais c’est le monopole que je rejette. Parce qu’il n’est pas formateur…

http://didier-jacob.blogs.nouv [...] -sallenave

C'est-à-dire qu'ils procèdent souvent du même type de morale. On apprend plus, c'est vrai, dans les aphorismes en papier des pâtisseries chinoises...  sol:{}


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Gouverner ne consiste pas à aider les grenouilles à administrer leur mare. Ni les crottes à remonter au-dessus du caniveau.
n°276994
John les n​onnes et Y​oko Onomas​tique
Posté le 23-01-2011 à 19:13:39  profil
 

Julius Sacrovir a écrit :


[url]http://didier-jacob.blogs.nouvelobs.com/daniele-sallenave

C'est-à-dire qu'ils procèdent souvent du même type de morale. On apprend plus, c'est vrai, dans les aphorismes en papier des pâtisseries chinoises...  sol:{}

[/url]

Mais... il y a mieux :

Citation:

Dossier : littérature jeunesse, filles et femmes, mauvais genre ?

Notre bibliographie est incomplète, datée, personnelle.
C’est une invite à lire, une manière de dire qu’on ne peut prétendre découvrir la planète tout seul .
Bibio partiale, aussi : nos ancêtres sont des grands noms du mouvement ouvrier, Flora Tristan d’abord, bien sûr et son ami Fourier, qui lient émancipation des individu/es et de l’humanité, et aussi Friedrich Engels, qui eut le mérite d’écrire L’origine de la famille, de la propriété privée et de l’État : le premier ouvrage qui, s’appuyant sur l’information scientifique de son époque, lie la première inégalité à toutes celles qui en découlent ou qui suivent – pour les combattre.

http://www.cnt-f.org/nautreeco [...] -jeunesse-

Pour une révolution sociale, éducative et pédagogique ?  :)
Et sinon ?  sol:{}

n°277027
CocciNeLLe​ RouGee
Posté le 23-01-2011 à 19:54:19  profil
 

John les nonnes et Yoko Onomastique a écrit :



Mais... il y a mieux :

Citation:

Dossier : littérature jeunesse, filles et femmes, mauvais genre ?

Notre bibliographie est incomplète, datée, personnelle.
C’est une invite à lire, une manière de dire qu’on ne peut prétendre découvrir la planète tout seul .
Bibio partiale, aussi : nos ancêtres sont des grands noms du mouvement ouvrier, Flora Tristan d’abord, bien sûr et son ami Fourier, qui lient émancipation des individu/es et de l’humanité, et aussi Friedrich Engels, qui eut le mérite d’écrire L’origine de la famille, de la propriété privée et de l’État : le premier ouvrage qui, s’appuyant sur l’information scientifique de son époque, lie la première inégalité à toutes celles qui en découlent ou qui suivent – pour les combattre.

[url]http://www.cnt-f.org/nautreecole/?-Dossier-litterature-jeunesse-

Pour une révolution sociale, éducative et pédagogique ?  :)
Et sinon ?  sol:{}

[/url]
que penseriez vous si je créais un pseudo : RevoIteFaceAuSyseme89 ou JuIius Sacrovir ou Rat de MaraIs comme vous faites un ElDuendeIoco ou un AIex Jacob?
car non seulement vous tenez des propos racistes, vous utilisez plusieurs pseudos pour "remonter" vos sujets pourris que personne ne lit, mais en plus vous truquez pour vous faire passer pour quelqu'un d'autre...
Vous êtes vraiment un souchien, un sous-homme, ce qu'une femme peut expulser de plus immonde comme avorton en ce bas monde : un nazi  hello:{}

n°277900
ElDuendeIo​co
Posté le 26-01-2011 à 11:24:30  profil
 

RevolteFaceAuSysteme89 a écrit :



Si,si ! Il faut avancer en conseils de lecture :

Citation:

Père Noël, mes fesses

A dix ans, Alex vient d'apprendre de sa sœur la vérité sur le Père Noël. Il la confie à son ami Marco. Les deux garçons sont très déçus de l'attitude de leurs parents et décident de le leur faire comprendre.
A quelques semaines de Noël, le trublion Thierry Lenain n'a rien perdu de son art de mettre les pieds dans le plat. Père Noël mes fesses ! ne manquera pas de faire polémiquer les adultes, que leurs enfants l'ait ou non lu.

Mis sans précaution entre de jeunes mains, l'ouvrage peut traumatiser.
Accompagné d'une saine explication, il devient précieux.
Se centrant sur le cas particulier du "Gros Patapouf rouge" (et digressant quelques lignes hardies sur le petit Jésus), le contenu extrapolable pose une question d'éducation fondamentale : faut-il ou non dire toute la vérité, tout le temps, aux enfants ?
Thierry Lenain répond visiblement par l'affirmative, mais le débat demeure. Comme l'homme est ouvert à la discussion, il a mis en place un site Internet, Apresleperenoel.com, où les parents, donc, peuvent s'exprimer.
D'un point de vue strictement livresque, PNMF est mis en page avec une certaine recherche, mais les illustrations crayonnées et aquarellées risquent de dérouter : qui est vraiment le destinataire de l'album ?
L'ouvrage un tantinet dérangeant s'adresse peut-être d'abord aux adultes, dont il remet directement en cause les bonnes intentions… Quand la fiction jeunesse confine au genre de l'essai à controverse !

[url]http://www.ricochet-jeunes.org/critiques/livre/39458-pere-noel-mes-fesses

[url]http://www.ricochet-jeunes.org/critiques/livre/39458-pere-noel-mes-fesses

C'est une question d'éducation fondamentale !  catwoman':8

[/url][/url]

On voit que tu t'abreuves à l'AGRIF, tu ne supportes pas que les enfants bénéficient d'une prose hardie sur le petit Jésus?  pt1cable:{}  pt1cable:{}


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Diem perdidi 3 Fruidor, St Brocoli
n°278247
Rat de Mar​ais
Posté le 26-01-2011 à 18:27:29  profil
 

ElDuendeIoco a écrit :



On voit que tu t'abreuves à l'AGRIF, tu ne supportes pas que les enfants bénéficient d'une prose hardie sur le petit Jésus?  pt1cable:{}  pt1cable:{}



Déduction hâtive, mon ami !


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Don't smoke
n°278836
Julius Sac​rovir
N'oubliez pas le triton
Posté le 29-01-2011 à 10:40:03  profil
 

Rattus Norvegicus a écrit :



Allons, Eldu, tu sais bien que la littérature jeunesse n'est pas si hardie que ça.
 xx-sydney-crystal-xx  titfee1:9



Oh, mais si !

Il n'y a qu'à voir les thèmes abordés en général dans ces ouvrages censés ouvrir l'esprit de nos chères têtes enfantines : addictions, racisme, racket, citoyenneté, protection de la planète, etc, pour se convaincre de la hardiesse de la dite.

Gardons en mémoire quelques récits des batailles au sujet de la littérature de jeunesse:

Citation:

Problème du merveilleux.

C'est peut-être dans le secteur du conte qu'on saisit le mieux la complexité de la lutte entre la tradition et les forces de renouvellement.

En 195I, un éducateur passionné, esprit vif mais parfois paradoxal, Alfred Brauner, publia un violent réquisitoire contre les contes de fées, accusés de fausser l'esprit de l'enfance. Mais le livre était publié avec une préface très nuancée du grand psychologue Henri Wallon qui rappelait qu'un apparent illogisme peut avoir un sens dans l'univers de l'enfant et véhiculer un apport non négligeable, ne serait-ce que sur le plan linguistique, affectif ou culturel. Un débat s'organisa à propos de ce livre, qui dura plusieurs années et qui ne tourna pas au désavantage des contes de fées. Mais en un certain sens, on peut malgré tout soutenir sans paradoxe que le problème du merveilleux reste posé. Le besoin qu'en a l'enfant reste entier, mais le progrès des sciences nous invite à le satisfaire d'une façon nouvelle, à ne pas nous contenter du seul folklore que nous lègue le passé.

Aussi, chez nous, ce courant traditionnellement calme et sans histoire est-il agité de mouvements contradictoires.


Texte révisé de la communication présentée au Congrès de l'Union internationale de la littérature de jeunesse, qui s'est tenu à Madrid du 14 au 18 octobre 1964

 eoforwine eisen-erebus


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Gouverner ne consiste pas à aider les grenouilles à administrer leur mare. Ni les crottes à remonter au-dessus du caniveau.
n°278930
John les n​onnes et Y​oko Onomas​tique
Posté le 29-01-2011 à 13:18:33  profil
 

Julius Sacrovir a écrit :



Oh, mais si !

Il n'y a qu'à voir les thèmes abordés en général dans ces ouvrages censés ouvrir l'esprit de nos chères têtes enfantines : addictions, racisme, racket, citoyenneté, protection de la planète, etc, pour se convaincre de la hardiesse de la dite.

Gardons en mémoire quelques récits des batailles au sujet de la littérature de jeunesse:

Citation:

Problème du merveilleux.

C'est peut-être dans le secteur du conte qu'on saisit le mieux la complexité de la lutte entre la tradition et les forces de renouvellement.

En 195I, un éducateur passionné, esprit vif mais parfois paradoxal, Alfred Brauner, publia un violent réquisitoire contre les contes de fées, accusés de fausser l'esprit de l'enfance. Mais le livre était publié avec une préface très nuancée du grand psychologue Henri Wallon qui rappelait qu'un apparent illogisme peut avoir un sens dans l'univers de l'enfant et véhiculer un apport non négligeable, ne serait-ce que sur le plan linguistique, affectif ou culturel. Un débat s'organisa à propos de ce livre, qui dura plusieurs années et qui ne tourna pas au désavantage des contes de fées. Mais en un certain sens, on peut malgré tout soutenir sans paradoxe que le problème du merveilleux reste posé. Le besoin qu'en a l'enfant reste entier, mais le progrès des sciences nous invite à le satisfaire d'une façon nouvelle, à ne pas nous contenter du seul folklore que nous lègue le passé.

Aussi, chez nous, ce courant traditionnellement calme et sans histoire est-il agité de mouvements contradictoires.


Texte révisé de la communication présentée au Congrès de l'Union internationale de la littérature de jeunesse, qui s'est tenu à Madrid du 14 au 18 octobre 1964

 eoforwine eisen-erebus



Merci de revisiter le patrimoine des colères épiques !  jap:{}

n°279399
RevolteFac​eAuSysteme​89
Loquendi libertatem custodiam
Posté le 30-01-2011 à 17:40:24  profil
 

John les nonnes et Yoko Onomastique a écrit :



Merci de revisiter le patrimoine des colères épiques !  jap:{}



Tout n'est pas si mauvais, enfin !

Citation:

La grande tendance dans la littérature pour adolescents en ce moment est ce que les spécialistes anglo-saxons appellent les dystopies, des romans qui présentent notre monde après l'inéluctable catastrophe qui lui pend au bout du nez. Ces fictions post-apocalyptiques mettent en scène des jeunes qui doivent lutter pour reconstruire le monde que les adultes qui les ont précédés n'ont pas su préserver. Gone, Hunger Games, Uglies et Incarceron (eh oui, ce sont là les titres français des ouvrages traduits de l'anglais) en sont d'excellents exemples.

La nouvelle trilogie dystopique, signée Susan Beth Pfeffer, à paraître chez Pocket jeunesse (chez qui la plupart des romans précités sont aussi publiés) s'appelle carrément Chroniques de la fin du monde. Au commencement, le bien nommé premier titre, sortira en mars. On y découvrira la vie d'une adolescente après qu'une météorite a percuté la Lune, ce qui la rapproche de la Terre et, du coup, déclenche des dérèglements climatiques extrêmes. On parle d'un récit poignant, qui aborde la nécessaire solidarité humaine en temps de crise.

Chez Gallimard, on n'est pas en reste avec deux titres clairement classés sous cette nouvelle étiquette: Les Passagers de l'hôtel Légende de Jean-Claude Mourlevat et Compatible, le premier tome d'une trilogie d'Ally Condie, qui plante un triangle amoureux dans une société totalitaire dans laquelle les jeunes gens doivent se marier avec le candidat choisi par la Société.


http://www.ledevoir.com/cultur [...] -a-l-heure

Alors, ces livres n'ouvrent-ils pas l'esprit ?


---------------
Mandela Day (A la base, Jean-Luc Kador)
n°279619
ElDuendeIo​co
Posté le 31-01-2011 à 13:55:06  profil
 

RevolteFaceAuSysteme89 a écrit :



Tout n'est pas si mauvais, enfin !

Citation:

La grande tendance dans la littérature pour adolescents en ce moment est ce que les spécialistes anglo-saxons appellent les dystopies, des romans qui présentent notre monde après l'inéluctable catastrophe qui lui pend au bout du nez. Ces fictions post-apocalyptiques mettent en scène des jeunes qui doivent lutter pour reconstruire le monde que les adultes qui les ont précédés n'ont pas su préserver. Gone, Hunger Games, Uglies et Incarceron (eh oui, ce sont là les titres français des ouvrages traduits de l'anglais) en sont d'excellents exemples.

La nouvelle trilogie dystopique, signée Susan Beth Pfeffer, à paraître chez Pocket jeunesse (chez qui la plupart des romans précités sont aussi publiés) s'appelle carrément Chroniques de la fin du monde. Au commencement, le bien nommé premier titre, sortira en mars. On y découvrira la vie d'une adolescente après qu'une météorite a percuté la Lune, ce qui la rapproche de la Terre et, du coup, déclenche des dérèglements climatiques extrêmes. On parle d'un récit poignant, qui aborde la nécessaire solidarité humaine en temps de crise.

Chez Gallimard, on n'est pas en reste avec deux titres clairement classés sous cette nouvelle étiquette: Les Passagers de l'hôtel Légende de Jean-Claude Mourlevat et Compatible, le premier tome d'une trilogie d'Ally Condie, qui plante un triangle amoureux dans une société totalitaire dans laquelle les jeunes gens doivent se marier avec le candidat choisi par la Société.


[url]http://www.ledevoir.com/culture/livres/315161/litterature-jeunesse-mettez-vos-pendules-a-l-heure

Alors, ces livres n'ouvrent-ils pas l'esprit ?

[/url]

 jap:{}  jap:{}

La lutte contre tous les totalitarismes doit être relayée par la littérature jeunesse.
Le triangle amoureux d'Ally Mcbee est une formidable idée qu'un souchien comme Marivaux n'a jamais su développer.  pfff:{}  pfff:{}

 elduendeloco:4  dath kador  dath kador


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Diem perdidi 3 Fruidor, St Brocoli
n°280914
John les n​onnes et Y​oko Onomas​tique
Posté le 05-02-2011 à 10:16:01  profil
 

ElDuendeIoco a écrit :



 jap:{}  jap:{}

La lutte contre tous les totalitarismes doit être relayée par la littérature jeunesse.
Le triangle amoureux d'Ally Mcbee est une formidable idée qu'un souchien comme Marivaux n'a jamais su développer.  pfff:{}  pfff:{}

 elduendeloco:4  dath kador  dath kador



Oui, TOUS les totalitarismes.
Pas de discrimination dans les totalitarismes !  :D

n°281343
ElDuendeIo​co
Posté le 07-02-2011 à 13:58:07  profil
 

John les nonnes et Yoko Onomastique a écrit :



Oui, TOUS les totalitarismes.
Pas de discrimination dans les totalitarismes !  :D



Bon, allez, d'accord.


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Diem perdidi 3 Fruidor, St Brocoli
n°282764
Julius Sac​rovir
N'oubliez pas le triton
Posté le 17-02-2011 à 07:29:06  profil
 

.

"Au cours des deux dernières décennies, nous avons été envahis par une littérature bien pensante.
Surtout la littérature pour adolescents. On raconte des histoires de famille avec un infirme, un drogué et des petits amis du tiers-monde.
Je n’ai rien contre… à condition que tout cela entre dans la littérature de manière vivante. Pour être sûr de son affaire, l’auteur ajoute des parents divorcés, on adopte un petit kurde et tout cela se passe dans un tremblement de terre. Une véritable débauche de bons sentiments a l’envers. […]

Les grands auteurs ont toujours vécu dans leur temps mais ici, on transforme la littérature de jeunesse en militantisme. Avant, il ne fallait pas dire zut a sa grand-mère, se mouiller les cheveux ou être coquette ; maintenant il faut appartenir à une organisation humanitaire : c’est pareil ! La cause est peut-être plus intéressante, mais la littérature est tout aussi ennuyeuse"
Isabelle Jan, ancienne éditrice de livres pour enfants et écrivain
http://www.raison-publique.fr/article368.html

Ces quelques ficelles de la néo-littérature de jeunesse ne doivent pas oblitérer la nécessité qu'elle est devenue pour rééquilibrer le bagage culturel de nos chères têtes enfantines.  sol:{}

 eoforwine eisen-erebus


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Gouverner ne consiste pas à aider les grenouilles à administrer leur mare. Ni les crottes à remonter au-dessus du caniveau.
n°282864
Rat de Mar​ais
Posté le 17-02-2011 à 21:26:03  profil
 

Julius Sacrovir a écrit :

.

"Au cours des deux dernières décennies, nous avons été envahis par une littérature bien pensante.
Surtout la littérature pour adolescents. On raconte des histoires de famille avec un infirme, un drogué et des petits amis du tiers-monde.
Je n’ai rien contre… à condition que tout cela entre dans la littérature de manière vivante. Pour être sûr de son affaire, l’auteur ajoute des parents divorcés, on adopte un petit kurde et tout cela se passe dans un tremblement de terre. Une véritable débauche de bons sentiments a l’envers. […]

Les grands auteurs ont toujours vécu dans leur temps mais ici, on transforme la littérature de jeunesse en militantisme. Avant, il ne fallait pas dire zut a sa grand-mère, se mouiller les cheveux ou être coquette ; maintenant il faut appartenir à une organisation humanitaire : c’est pareil ! La cause est peut-être plus intéressante, mais la littérature est tout aussi ennuyeuse"
Isabelle Jan, ancienne éditrice de livres pour enfants et écrivain
[url]http://www.raison-publique.fr/article368.html

Ces quelques ficelles de la néo-littérature de jeunesse ne doivent pas oblitérer la nécessité qu'elle est devenue pour rééquilibrer le bagage culturel de nos chères têtes enfantines.  sol:{}

 eoforwine eisen-erebus

[/url]

Ça rappelle le pédagogisme militant de l'école "autre" et "nouvelle".
C'est lié ?  whistle:{}


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Don't smoke
n°283167
ElDuendeIo​co
Posté le 21-02-2011 à 12:28:02  profil
 

Julius Sacrovir a écrit :

.

"Au cours des deux dernières décennies, nous avons été envahis par une littérature bien pensante.
Surtout la littérature pour adolescents. On raconte des histoires de famille avec un infirme, un drogué et des petits amis du tiers-monde.
Je n’ai rien contre… à condition que tout cela entre dans la littérature de manière vivante. Pour être sûr de son affaire, l’auteur ajoute des parents divorcés, on adopte un petit kurde et tout cela se passe dans un tremblement de terre. Une véritable débauche de bons sentiments a l’envers. […]

Les grands auteurs ont toujours vécu dans leur temps mais ici, on transforme la littérature de jeunesse en militantisme. Avant, il ne fallait pas dire zut a sa grand-mère, se mouiller les cheveux ou être coquette ; maintenant il faut appartenir à une organisation humanitaire : c’est pareil ! La cause est peut-être plus intéressante, mais la littérature est tout aussi ennuyeuse"
Isabelle Jan, ancienne éditrice de livres pour enfants et écrivain
[url]http://www.raison-publique.fr/article368.html

Ces quelques ficelles de la néo-littérature de jeunesse ne doivent pas oblitérer la nécessité qu'elle est devenue pour rééquilibrer le bagage culturel de nos chères têtes enfantines.  sol:{}

 eoforwine eisen-erebus

[/url]

Parfaitement ! Dire zut à sa grand-mère était idiot, vous ne savez pas ce que sont les bons sentiments !
 pfff:{}  pfff:{}  elduendeloco  dath kador  elduendeloco:4


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Diem perdidi 3 Fruidor, St Brocoli
n°283266
John les n​onnes et Y​oko Onomas​tique
Posté le 21-02-2011 à 19:29:19  profil
 

Rat de Marais a écrit :



Ça rappelle le pédagogisme militant de l'école "autre" et "nouvelle".
C'est lié ?  whistle:{}



L'un entraînera l'autre dans sa chute, alors ?  :)

n°283450
RevolteFac​eAuSysteme​89
Loquendi libertatem custodiam
Posté le 21-02-2011 à 22:24:38  profil
 

John les nonnes et Yoko Onomastique a écrit :



L'un entraînera l'autre dans sa chute, alors ?  :)



Non ! Ils ont enfoncé de sacrés pitons dans l'édifice. Ils ont beau dévisser régulièrement, ils restent accrochés...  :)


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Mandela Day (A la base, Jean-Luc Kador)
n°283943
ElDuendeIo​co
Posté le 03-03-2011 à 10:52:21  profil
 

Un merveilleux petit ouvrage : Pourquoi on écrit des romans

Citation:

Quel merveilleux petit livre ! D’abord aisé – et s’adressant avant tout aux adolescents dont il emprunte le langage et les réparties très directes.

Il réussit le challenge d’apporter en moins d’une centaine de pages une multitude de réponses étayées par des exemples et des citations d’auteurs. Les réactions des enfants relancent le débat, leurs différences d’âge permettent d’aborder des thèmes simples d’abord (mais non moins pertinents) plus philosophiques ensuite, et tout cela avec le plus grand naturel.
Des phrases clefs sont surlignées en gras, des citations de poètes ou de romanciers sont intercalées en pleine page dans le corps du texte, des petites notes dans la marge explicitent certains mots ou donnent quelques indications sur tel ou tel auteur.


9782070633838FS


Il me semblait que quelqu'un en avait déjà parlé, mais, comme souvent, impossible d'en retrouver la moindre trace...  :p


---------------
Diem perdidi 3 Fruidor, St Brocoli
n°284453
John les n​onnes et Y​oko Onomas​tique
Posté le 22-03-2011 à 23:50:58  profil
 

ElDuendeIoco a écrit :

Un merveilleux petit ouvrage : Pourquoi on écrit des romans

Citation:

Quel merveilleux petit livre ! D’abord aisé – et s’adressant avant tout aux adolescents dont il emprunte le langage et les réparties très directes.

Il réussit le challenge d’apporter en moins d’une centaine de pages une multitude de réponses étayées par des exemples et des citations d’auteurs. Les réactions des enfants relancent le débat, leurs différences d’âge permettent d’aborder des thèmes simples d’abord (mais non moins pertinents) plus philosophiques ensuite, et tout cela avec le plus grand naturel.
Des phrases clefs sont surlignées en gras, des citations de poètes ou de romanciers sont intercalées en pleine page dans le corps du texte, des petites notes dans la marge explicitent certains mots ou donnent quelques indications sur tel ou tel auteur.


9782070633838FS


Il me semblait que quelqu'un en avait déjà parlé, mais, comme souvent, impossible d'en retrouver la moindre trace...  :p



Ça va nettement mieux depuis le grand nettoyage.  :D
L'important, en littérature de jeunesse et en forumerie appliquée, c'est d'avoir toujours un coup d'avance...  sol:{}

n°291814
Profil sup​primé
Posté le 30-01-2012 à 18:22:45  
 

restent donc les grands classiques aux effets immédiats et bénéfiques . ( Soporifiques pour d'autres )
 :)

Croyons toujours aux mots !

n°292128
Les Contes​ de Enguel​l
Loquendi libertatem custodiam.
Posté le 07-02-2012 à 13:21:55  profil
 



Le problème, c'est que les effets ne sont pas immédiats, justement, et que les inepties faciles à digérer se ramassent à la pelle, comme des sucreries qui gâtent le cerveau...  :)


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"Nous entendons par nation une société matériellement et moralement intégrée, à pouvoir central stable, permanent, à frontières déterminées, à relative unité morale, mentale et culturelle des habitants qui adhèrent consciemment à l'État et à ses lois."
n°298009
Les Contes​ de Enguel​l
Loquendi libertatem custodiam.
Posté le 02-06-2012 à 06:37:58  profil
 



chatquiparlait

Très joli petit livre paru en 1982 de Claude Roy, magnifique auteur.  :)


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"Nous entendons par nation une société matériellement et moralement intégrée, à pouvoir central stable, permanent, à frontières déterminées, à relative unité morale, mentale et culturelle des habitants qui adhèrent consciemment à l'État et à ses lois."
n°300179
Les Contes​ de Enguel​l
Loquendi libertatem custodiam.
Posté le 16-06-2012 à 21:04:30  profil
 

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Très intéressants travaux en mars dernier :  

13es rencontres des chercheurs en didactique de la littérature
École et patrimoines littéraires : quelles tensions, quels usages aujourd'hui ?
Université de Cergy-Pontoise & IUFM - site de Gennevilliers - les 29, 30 et 31 mars 2012

Citation:

En effet, face aux changements, à la perte supposée des repères et des valeurs, à la difficulté à ouvrir le champ à d'autres littératures, les discours officiels se réfugient derriere le patrimoine littéraire comme “pilier”, comme valeur à transmettre, comme élément de fondation d'une culture commune.
- N'est-ce pas opposer les mouvements de la modernité à un enseignement du patrimoine littéraire qui serait gage de permanence et de stabilité ?


Citation:

Par ailleurs, la constitution du patrimoine se réalise dans des supports matériels (notamment les manuels et ouvrages scolaires) dont le rôle est moins souvent évoqué et qui, cependant, sont au cour de l'institution et de la préservation de ce patrimoine (Choppin 2008, Chartier et Hébrard 2000).
Enfin, ces différentes notions, ces objets, ces supports, ces catégories ont varié dans l'espace et le temps, selon les pays et les époques et en fonction des finalités assignées a l'éducation (Chervel 2006).

http://www.versailles.iufm.fr/ [...] -2012.html

Cette variabilité, dans l'espace et dans le temps, on la retrouve dans le manuel d'Hachette sur la théorie du genre :
Citation:

Tandis que la référence au sexe traduit une réalité universelle, la construction sociale du genre est variable dans le temps et l’espace.


Cette notion de variabilité spatiale et temporelle est en effet essentielle pour comprendre les enjeux de l'Education.  :)


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"Nous entendons par nation une société matériellement et moralement intégrée, à pouvoir central stable, permanent, à frontières déterminées, à relative unité morale, mentale et culturelle des habitants qui adhèrent consciemment à l'État et à ses lois."
n°300220
Les Contes​ de Enguel​l
Loquendi libertatem custodiam.
Posté le 16-06-2012 à 23:25:31  profil
 

Les Contes de Enguell a écrit :

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Cette notion de variabilité spatiale et temporelle est en effet essentielle pour comprendre les enjeux de l'Education.  :)



Je dirais même plus, en tant que variabilité, elle est le ciment du socle commun !!!!  :)


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"Nous entendons par nation une société matériellement et moralement intégrée, à pouvoir central stable, permanent, à frontières déterminées, à relative unité morale, mentale et culturelle des habitants qui adhèrent consciemment à l'État et à ses lois."
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