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meulan On n'est pas couché : berthus Que le meilleur gagne : fantasio4 et 37 utilisateurs inconnus

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Auteur Sujet :

L'ombre de Brassens

n°51652
trop 432
Posté le 08-08-2006 à 22:12:31  profil
 

Reprise du message précédent :

Minekote1 a écrit :

arawak-:1
Tant pis mon gors moi j'aime bien  :D
Quelle naïveté, quelle pureté cette Margoton, et généreuse avec ça !   capek1:4


C'est p't'être pour ça qu'il n'aime pas !


---------------
chacun chez soi, les vaches seront bien gardées
n°51722
6behrit
Où kelle est la Russie ?
Posté le 09-08-2006 à 00:41:24  profil
 

Georges Brassens    
À Mireille


Paroles: Paul Fort. Musique: Georges Brassens




Ne tremblez pas, mais je dois le dire elle fut assassinée au couteau par
un fichu mauvais garçon, dans sa chambre, là-bas derrière le Panthéon,
rue Descartes, où mourut Paul Verlaine.

O! oui, je l'ai bien aimée ma petite "Petit Verglas" à moi si bonne
et si douce et si triste. Pourquoi sa tristesse ? Je ne l'avais pas
deviné, je ne pouvais pas le deviner.

Non, je l'ai su après tu me l'avais caché que ton père était mort sur
l'échafaud, Petit Verglas ! J'aurais bien dû le comprendre à tes sourires.

J'aurais dû le deviner à tes petits yeux, battus de sang, à ton bleu
regard indéfinissable, papillotant et plein de retenue.

Et moi qui avais toujours l'air de te dire " Mademoiselle, voulez-vous
partager ma statue ? " Ah ! J'aurais dû comprendre à tes sourires, tes
yeux bleus battus et plein de retenue.

Et je t'appelais comme ça, le Petit Verglas, que c'est bête un poète !
O! petite chair transie ! Moi, je l'ai su après que ton père était mort ainsi...

Pardonne-moi, Petit Verglas. Volez, les anges !

n°51723
6behrit
Où kelle est la Russie ?
Posté le 09-08-2006 à 00:49:23  profil
 

trop 432 a écrit :

C'est p't'être pour ça qu'il n'aime pas !


 
 
Georges Brassens    
Misogynie à part



Misogynie à part, le sage avait raison
Il y a les emmerdant's, on en trouve à foison
En foule elles se pressent
Il y a les emmerdeus's, un peu plus raffinées
Et puis, très nettement au-dessus du panier
Y a les emmerderesses

La mienne, à elle seul', sur tout's surenchérit
Ell' relève à la fois des trois catégories
Véritable prodige
Emmerdante, emmerdeuse, emmerderesse itou
Elle passe, ell' dépasse, elle surpasse tout
Ell' m'*****, vous dis-je

Mon Dieu, pardonnez-moi ces propos bien amers
Ell' m'*****, ell' m'*****, ell' m'*****, ell' m'emmer-
de, elle abuse, elle attige
Ell' m'***** et j'regrett' mes bell's amours avec
La p'tite enfant d'Marie que m'a soufflée l'évêque
Ell' m'*****, vous dis-je

Ell' m'*****, ell' m'*****, et m'oblige à me cu-
rer les ongles avant de confirmer son cul
Or, c'est pas callipyge
Et la charité seul' pouss' ma main résignée
Vers ce cul rabat-joie, conique, renfrogné
Ell' m'*****, vous dis-je

Ell' m'*****, ell' m'*****, je le répète et quand
Ell' me tape sur le ventre, elle garde ses gants
Et ça me désoblige
Outre que ça dénote un grand manque de tact
Ça n'favorise pas tellement le contact
Ell' m'*****, vous dis-je

Ell' m'*****, ell' m'***** , quand je tombe à genoux
Pour cetain's dévotions qui sont bien de chez nous
Et qui donn'nt le vertige
Croyant l'heure venue de chanter le credo
Elle m'ouvre tout grand son missel sur le dos
Ell' m'*****, vous dis-je

Ell' m'*****, ell' m'*****, à la fornication
Ell' s'*****, ell' s'***** avec ostentation
Ell' s'*****, vous dis-je
Au lieu de s'écrier: " Encor ! Hardi ! Hardi ! "
Ell' déclam' du Claudel, du Claudel, j'ai bien dit
Alors ça, ça me fige

Ell' m'*****, ell' m'*****, j'admets que ce Claudel
Soit un homm' de génie, un poète immortel
J'reconnais son prestige
Mais qu'on aille chercher dedans son œuvre pie
Un aphrodisiaque, non, ça, c'est d'l'utopie
Ell' m'*****, vous dis-je


Celle-ci au moins a ed la personalité et doit être aimable malgré tout. gargouilli:2

n°52090
Minekote1
Posté le 10-08-2006 à 08:17:14  profil
 



Dieu s'il existe
 
 
Au ciel de qui se moque-t-on ?
Était-ce utile qu'un orage
Vînt au pays de Jeanneton
Mettre à mal son beau pâturage ?
Pour ses brebis, pour ses moutons,
Plus une plante fourragère,
Rien d'épargné que le chardon !
Dieu, s'il existe, il exagère,
Il exagère.
 
Et là-dessus, méchant, glouton,
Et pas pour un sou bucolique,
Vers le troupeau de Jeanneton,
Le loup sortant du bois rapplique.
Sans laisser même un rogaton,
Tout il croque, tout il digère.
Au ciel de qui se moque-t-on ?
Dieu, s'il existe, il exagère,
Il exagère.
 
Et là-dessus le Corydon,
Le promis de la pastourelle,
Laquelle allait au grand pardon
Rêver d'amours intemporelles,
- Au ciel de qui se moque-t-on ? -
Suivit la cuisse plus légère
Et plus belle d'une goton.
Dieu, s'il existe, il exagère,
Il exagère.
 
Adieu les prairies, les moutons,
Et les beaux jours de la bergère.
Au ciel de qui se moque-t-on ?
Ferait-on de folles enchères ?
Quand il grêle sur le persil,
C'est bête et méchant, je suggère
Qu'on en parle au prochain concile.
Dieu, s'il existe, il exagère,
Il exagère.
 

n°52464
Minekote1
Posté le 11-08-2006 à 10:43:57  profil
 


Renaud parle de Brassens ...


"Il avait l'air gentil..."



"Papa, t'as l'air triste", me dit parfois ma fille lorqu'elle me voit en photo.
Je ne vais quand même pas lui avouer que c'est parce que Georges Brassens est toujours mort.
Quoique... Elle, au moins, me croirait et aurait bien raison. Elle me dirait alors, avec le bon sens énervant des enfants de son âge, que seuls les dieux sont immortels et que, de toutes façon, elle ne croit pas en Dieu. Je lui répondrais qu'il n'y a pas de mal à croire, qu'il faut simplement éviter d'être sûr
N'empêche que Brassens, c'est sûr, c'est un peu comme Dieu, à part les grosses moustaches.
Un Dieu de la chanson qui aurait vraiment existé, puique je l'ai vraiment rencontré deux fois.

La première fois que, de mes yeux gris-vert émerveillés, je l'ai vu comme je vous vois, c'était dans un ascenseur. Il allait au septième étage, j'allais chez moi, au cinquième, dans cet immeuble rose de la porte d'Orléans où vivait également Marie Dormoy, l'extravagante secrétaire et maîtresse de Léautaud. C'est à Mademoiselle Dormoy, précisément, que Monsieur Brassens rendait visite, en voisin, puisque nous habitions "à quatre pas de sa maison". Ce jour-là , dans cette cage en bois et de verre ( notre bel ascenseur n'avait pas encore été remplacé par l'actuel caisson de métal aux boutons lumineux), du haut de mes dix ans, j'eus le sentiment de me frotter à un monument, à un géant de la poésie et de la chanson. Géant, cet homme l'était aussi par la taille et par les épaules, ces épaules qu'il avait encore puissantes, en ce début des années 60. Moi, j'étais un gringalet navrant, plus vraiment enfant, pas encore jeune homme, et surtout ne soupçonnant pas qu'un jour je serais comme lui : chanteur. Pour l'heure j'étais fan, groupie, admirateur, amoureux. Je me précipitai chez moi, empruntai à mon père le 25cm de cire noire du "Georges Brassens n°1" au titre désuet de "Georges Brassens chante les chansons poétiques ( et souvent gaillardes ) de Georges Brassens", montai quatre à quatre les deux étages qui me séparaient de mon idole et obtins mon premier autographe. Mon père ne revit jamais son disque.

Lorsque je le regarde aujourd'hui, trônant au-dessus de mon bureau près de trente ans plus tard, je crois parfois sentir encore la douce odeur du tabac qu'il fumait dans sa pipe en bois ce jour-là.
C'est lorsque je devins chanteur, un peu par provocation, que je rencontrai Georges Brassens pour la seconde et dernière fois de ma vie. Ce fut, cette fois, sur un plateau de télévision.
Après m'avoir timidement approché et chaleureusement encouragé à écrire et à chanter encore et toujours, il me fit le plus extraordinaire des compliments, puisqu'il me déclara qu'il trouvait mes chansons, je le cite : "merveilleusement bien construites". Bien construites... C'était l'homme qui avait écrit La mauvaise réputation, Le Gorille, Saturne, La Supplique... plus de cent chefs-d'oeuvre -, c'était cet homme-là qui me disait que mes chansons étaient "bien construites". Aprés cela, tous les hommages me paraîtraient bien fades.

Aujourd'hui, dix ans après sa mort, Brassens ne m'a jamais autant manqué. Je l'écoute et le fais écouter plus que jamais, comme si, avec le temps, son écrasante supériorité sur nous tous, petits chanteurs, devenait plus évidente, plus éclatante.

Aujourd'hui ma fille a dix ans, elle connaît par coeur Brave Margot et Hécatombe et Marinette et tant d'autres, et quand elle voit Tonton Georges en photo, elle dit juste : "Il avait l'air gentil." Pas seulement l'air, Lolita, les paroles aussi"

 jap:{}

n°52471
trop 432
Posté le 11-08-2006 à 10:48:08  profil
 

Minekote1 a écrit :

Renaud parle de Brassens ...
"Il avait l'air gentil..."...
 jap:{}


En plus, un homme super simple ! un grand homme quoi.


---------------
chacun chez soi, les vaches seront bien gardées
n°53077
Minekote1
Posté le 15-08-2006 à 07:55:32  profil
 



L'antéchrist


Paroles: Georges Brassens. Musique: Jean Bertola



Je ne suis pas du tout l'Antéchrist de service,
J'ai même pour Jésus et pour son sacrifice
Un brin d'admiration, soit dit sans ironie.
Car ce n'est sûrement pas une sinécure,
Non, que de se laisser cracher à la figure
Par la canaille et la racaille réunies.

Bien sûr, il est normal que la foule révère
Ce héros qui jadis partit pour aller faire
L'alpiniste avant l'heure en haut du Golgotha,
En portant sur l'épaule une croix accablante,
En méprisant l'insulte et le remonte-pente,
Et sans aucun bravo qui le réconfortât !

Bien sûr, autour du front, la couronne d'épines,
L'éponge trempée dans Dieu sait quelle bibine,
Et les clous enfoncés dans les pieds et les mains,
C'est très inconfortable et ça vous tarabuste,
Même si l'on est brave et si l'on est robuste,
Et si le paradis est au bout du chemin.

Bien sûr, mais il devait défendre son prestige,
Car il était le fils du ciel, l'enfant prodige,
Il était le Messie et ne l'ignorait pas.
Entre son père et lui, c'était l'accord tacite :
Tu montes sur la croix et je te ressuscite !
On meurt de confiance avec un tel papa.

Il a donné sa vie sans doute mais son zèle
Avait une portée quasi universelle
Qui rendait le supplice un peu moins douloureux.
Il savait que, dans chaque église, il serait tête
D'affiche et qu'il aurait son portrait en vedette,
Entouré des élus, des saints, des bienheureux.

En se sacrifiant, il sauvait tous les hommes.
Du moins le croyait-il ! Au point où nous en sommes,
On peut considérer qu'il s'est fichu dedans.
Le jeu, si j'ose dire, en valait la chandelle.
Bon nombre de chrétiens et même d'infidèles,
Pour un but aussi noble, en feraient tout autant.

Cela dit je ne suis pas l'Antéchrist de service.
 

 paulina:1

n°53078
Minekote1
Posté le 15-08-2006 à 07:57:44  profil
 


La religieuse


Paroles: Georges Brassens



Tous les cœurs se rallient à sa blanche cornette,
Si le chrétien succombe à son charme insidieux,
Le païen le plus sûr, l'athé' le plus honnête
Se laisseraient aller parfois à croire en Dieu.
Et les enfants de chœur font tinter leur sonnette...

Il paraît que, dessous sa cornette fatale
Qu'elle arbore à la messe avec tant de rigueur,
Cette petite sœur cache, c'est un scandale!
Une queu' de cheval et des accroche-cœurs.
Et les enfants de chœur s'agitent dans les stalles...

Il paraît que, dessous son gros habit de bure,
Elle porte coquettement des bas de soi',
Festons, frivolités, fanfreluches, guipures,
Enfin tout ce qu'il faut pour que le diable y soit.
Et les enfants de chœur ont des pensées impures...

Il paraît que le soir, en voici bien d'une autre!
A l'heure où ses consœurs sont sagement couché's
Ou débitent pieusement des patenôtres,
Elle se déshabille devant sa psyché.
Et les enfants de chœur ont la fièvre, les pauvres...

Il paraît qu'à loisir elle se mire nue,
De face, de profil, et même, hélas! de dos,
Après avoir, sans gêne, accroché sa tenue
Aux branches de la croix comme au portemanteau.
Chez les enfants de chœur le malin s'insinue...

Il paraît que, levant au ciel un œil complice,
Ell' dit : "Bravo, Seigneur, c'est du joli travail! "
Puis qu'elle ajoute avec encor plus de malice :
"La cambrure des reins, ça, c'est une trouvaille! "
Et les enfants de chœur souffrent un vrai supplice...

Il paraît qu'à minuit, bonne mère, c'est pire :
On entend se mêler, dans d'étranges accords,
La voix énamouré' des anges qui soupirent
Et celle de la sœur criant " Encor! Encor! "
Et les enfants de chœur, les malheureux, transpirent...

Et monsieur le curé, que ces bruits turlupinent,
Se dit avec raison que le brave Jésus
Avec sa tête, hélas! déjà chargé' d'épines,
N'a certes pas besoin d'autre chose dessus.
Et les enfants de chœur, branlant du chef, opinent...

Tout ça, c'est des faux bruits, des ragots, des sornettes,
De basses calomni's par Satan répandu's.
Pas plus d'accroche-cœurs sous la blanche cornette
Que de queu' de cheval, mais un crâne tondu.
Et les enfants de chœur en font, une binette...

Pas de troubles penchants dans ce cœur rigoriste,
Sous cet austère habit pas de rubans suspects.
On ne verra jamais la corne au front du Christ,
Le veinard sur sa croix peut s'endormir en paix,
Et les enfants de chœur se masturber, tout tristes...


paulina:1

n°53082
Minekote1
Posté le 15-08-2006 à 09:51:59  profil
 


Jeanne ( Renaud chante Brassens)



Chez Jeanne, la Jeanne,
Son auberge est ouverte aux gens sans feu ni lieu,
On pourrait l’appeler l’auberge du Bon Dieu
S’il n’en existait déjà une,
La dernière où l’on peut entrer
Sans frapper, sans montrer patte blanche

Chez Jeanne, la Jeanne,
On est n’importe qui, on vient n’importe quand,
Et, comme par miracle, par enchantement,
On fait partie de la famille,
Dans son cœur, en s’poussant un peu,
Reste encore une petite place…

La Jeanne, la Jeanne
Elle est pauvre et sa table est toujours mal servie,
Mais le peu qu’on y trouve assouvit pour la vie
Par la façon qu’elle le donne,
Son pain ressemble à du gâteau
Et son eau à du vin comme deux gouttes d’eau…

La Jeanne, la Jeanne
On la paie quand on peut des prix mirobolants :
Un ***** sur son front ou sur ses cheveux blancs,
Un semblant d’accord de guitare
L’adresse d’un chat échaudé
Ou d’un chien tout crotté comme pourboire…

La Jeanne, la Jeanne
Dans ses roses et ses choux n’a pas trouvé d’enfant
Qu’on aime et qu’on défend contre les quatre vents
Et qu’on accroche à son corsage
Et qu’on arrose avec son lait…
D’autres qu’elle en seraient toutes chagrines…

Mais Jeanne, la Jeanne
Ne s’en soucie pas plus que de colin-tampon
Etre mère de trois poulpiquets, à quoi bon !
Quand elle est mère universelle
Quand tous les enfants de la terre
De la mer et du ciel sont à elle…


ovlanuy:2
 

n°53189
6behrit
Où kelle est la Russie ?
Posté le 15-08-2006 à 22:50:26  profil
 

Le mari de Jeanne :

 
 
Georges Brassens    
Chanson pour l'Auvergnat




Elle est à toi cette chanson
Toi l'Auvergnat qui sans façon
M'as donné quatre bouts de bois
Quand dans ma vie il faisait froid
Toi qui m'as donné du feu quand
Les croquantes et les croquants
Tous les gens bien intentionnés
M'avaient fermé la porte au nez
Ce n'était rien qu'un feu de bois
Mais il m'avait chauffé le corps
Et dans mon âme il brûle encore
A la manièr' d'un feu de joie

Toi l'Auvergnat quand tu mourras
Quand le croqu'mort t'emportera
Qu'il te conduise à travers ciel
Au père éternel

Elle est à toi cette chanson
Toi l'hôtesse qui sans façon
M'as donné quatre bouts de pain
Quand dans ma vie il faisait faim
Toi qui m'ouvris ta huche quand
Les croquantes et les croquants
Tous les gens bien intentionnés
S'amusaient à me voir jeûner
Ce n'était rien qu'un peu de pain
Mais il m'avait chauffé le corps
Et dans mon âme il brûle encore
A la manièr' d'un grand festin

Toi l'hôtesse quand tu mourras
Quand le croqu'mort t'emportera
Qu'il te conduise à travers ciel
Au père éternel

Elle est à toi cette chanson
Toi l'étranger qui sans façon
D'un air malheureux m'as souri
Lorsque les gendarmes m'ont pris
Toi qui n'as pas applaudi quand
Les croquantes et les croquants
Tous les gens bien intentionnés
Riaient de me voir emmener
Ce n'était rien qu'un peu de miel
Mais il m'avait chauffé le corps
Et dans mon âme il brûle encore
A la manièr' d'un grand soleil

Toi l'étranger quand tu mourras
Quand le croqu'mort t'emportera
Qu'il te conduise à travers ciel
Au père éternel


n°53198
humulus
Posté le 15-08-2006 à 23:44:33  profil
 

Minekote1 a écrit :

Renaud parle de Brassens ...
"Il avait l'air gentil..."
"Papa, t'as l'air triste", me dit parfois ma fille lorqu'elle me voit en photo.
Je ne vais quand même pas lui avouer que c'est parce que Georges Brassens est toujours mort.................
 jap:{}



Je ne connaissais pas ce magnifique texte de Renaud: merci ! hello:{}

n°54609
Minekote1
Posté le 21-08-2006 à 00:31:59  profil
 


Avoir un bon copain


Paroles: Jean Boyer. Musique: W.Heymann   1931
© 1931 Editions Salabert
autres interprètes: Georges Guétary, Georges Brassens

du film "Le chemin du Paradis"


C'est le printemps
On a vingt ans
Le cœur et le moteur
Battent gaiement
Droit devant nous
Sans savoir où
Nous filons comme des fous
Car aujourd'hui
Tout nous sourit
Dans une auto
On est bien entre amis
Aussi chantons
Sur tous les tons
Notre plaisir d'être garçon !

{Refrain:}
Avoir un bon copain
Voilà c'qui y a d'meilleur au monde
Oui, car, un bon copain
C'est plus fidèle qu'une blonde
Unis main dans la main
A chaque seconde
On rit de ses chagrins
Quand on possède un bon copain

Les aveux,
Des amoureux
Avouons-le maintenant
C'est vieux jeu
C'est plus charmant
Qu'des longs serments
Qui n'sont que des boniments
Loin des baisers
Pour se griser
Sur une route
Il suffit de gazer
Le grand amour
Ça dure un jour
L'amitié dure toujours.

{Refrain}

... On rit de ses chagrins
Quand on possède un bon copain


 capek1:4

n°54629
TheCatalys​t
Posté le 21-08-2006 à 01:27:51  profil
 

Sert à rien non plus ...

n°54675
FO
Posté le 21-08-2006 à 03:24:41  profil
 

.


Message édité par FO le 21-08-2006 à 10:56:41
n°54693
TheCatalys​t
Posté le 21-08-2006 à 04:47:53  profil
 
n°54701
FO
Posté le 21-08-2006 à 10:53:42  profil
 

.


Message édité par FO le 21-08-2006 à 10:57:28
n°54703
Minekote1
Posté le 21-08-2006 à 10:55:35  profil
 


 chana the catwoman:1  POUVEZ PAS ALLER FAIRE JOUJOU AILLEURS ?  chana the catwoman:1


Minekote1 a écrit :

Avoir un bon copain


Paroles: Jean Boyer. Musique: W.Heymann   1931
© 1931 Editions Salabert
autres interprètes: Georges Guétary, Georges Brassens

du film "Le chemin du Paradis"


C'est le printemps
On a vingt ans
Le cœur et le moteur
Battent gaiement
Droit devant nous
Sans savoir où
Nous filons comme des fous
Car aujourd'hui
Tout nous sourit
Dans une auto
On est bien entre amis
Aussi chantons
Sur tous les tons
Notre plaisir d'être garçon !

{Refrain:}
Avoir un bon copain
Voilà c'qui y a d'meilleur au monde
Oui, car, un bon copain
C'est plus fidèle qu'une blonde
Unis main dans la main
A chaque seconde
On rit de ses chagrins
Quand on possède un bon copain

Les aveux,
Des amoureux
Avouons-le maintenant
C'est vieux jeu
C'est plus charmant
Qu'des longs serments
Qui n'sont que des boniments
Loin des baisers
Pour se griser
Sur une route
Il suffit de gazer
Le grand amour
Ça dure un jour
L'amitié dure toujours.

{Refrain}

... On rit de ses chagrins
Quand on possède un bon copain


 capek1:4


n°54704
Minekote1
Posté le 21-08-2006 à 10:56:39  profil
 

        chana the catwoman:1 POUVEZ PAS ALLER FAIRE JOUJOU AILLEURS ?   chana the catwoman:1

n°54710
6behrit
Où kelle est la Russie ?
Posté le 21-08-2006 à 11:28:51  profil
 

Minekote1 a écrit :

chana the catwoman:1 POUVEZ PAS ALLER FAIRE JOUJOU AILLEURS ?   chana the catwoman:1


Vous avez raison Mimine Kotkot ce n'est pas vous qui vous permettriez d'aller pondre malignement dans les sujets de FO par exemple.

n°55186
Profil sup​primé
Posté le 22-08-2006 à 18:30:54  
 

ah le vieux léo !!!!....

n°55527
Minekote1
Posté le 23-08-2006 à 20:09:39  profil
 

6behrit a écrit :

Vous avez raison Mimine Kotkot ce n'est pas vous qui vous permettriez d'aller pondre malignement dans les sujets de FO par exemple.


 indivius:6
La poulette pond kan c con  kaola:{}  Pas touch' Brassens  :p
 hunter1

n°55528
Minekote1
Posté le 23-08-2006 à 20:11:08  profil
 

la femme chocolat a écrit :

brassens c bien, mais ferré c mieux
miom  pt1cable:{}  love:{}  pt1cable:{}  love:{}  pt1cable:{}  love:{}  pt1cable:{}


 chalut2:8  alors vas-y nunuche ! montre-le ton Léo  :D "la critique est aisée mais ...."  pfff:{}

n°55529
Minekote1
Posté le 23-08-2006 à 20:13:58  profil
 


 jap:{}   MONSIEUR  GEORGES  BRASSENS   jap:{}


les cinq chansons les plus analysées

Supplique pour être enterré à la plage de Sète (104)
Les deux oncles (80)
Les trompettes de la renommée (70)
Le mauvais sujet repenti (51)
Les copains d'abord (50)
 

les cinq chansons les moins analysées

À Mireille dite "Petit Verglas" (1)
Jehan l'advenu (2)
Les châteaux de sable (2)
Pauvre Martin (2)
Quand les cons sont braves (2)
 

les cinq chansons les plus visitées

Supplique pour être enterré à la plage de Sète
Les copains d'abord
Le gorille
Les trompettes de la renommée
Les deux oncles
 

les cinq chansons les moins visitées

Je bivouaque au pays de Cocagne
Les croque-morts améliorés
Sauf le respect que je vous dois
Sur la mort d'une cousine de sept ans
Une ombre au tableau
 

les cinq mots les plus recherchés par le moteur

(hors prépositions, articles, pronoms, etc.)
1 : Con
2 : Saturne
3 : Mort
4 : Réputation
5 : Gorille


  catwoman':8    catwoman':8

n°56625
Minekote1
Posté le 28-08-2006 à 23:31:23  profil
 


Ce n'est pas tout d'être mon père


Paroles: Georges Brassens



Du fait qu'un couple de fieffés
Minables a pris le café
Du pauvre, on naît et nous voilà
Contraints d'estimer ces gens-là.
Parc' qu'un minus de cinq à sept
Chevauche une pauvre mazette
Qui resta froide, sortit du
Néant un qui n'aurait pas dû.

{Refrain:}

Ce n'est pas tout d'être mon père,
Il faut aussi me plaire.
Êtr' mon fils ce n'est pas tout,
Il faut me plaire itou.
Trouver son père sympathique,
C'est pas automatique.
Avoir un fils qui nous agrée,
Ce n'est pas assuré.

Quand on s'avise de venir
Sur terre, il faut se prémunir
Contre la tentation facile
D'être un rejeton d'imbécile.
Ne pas mettre au monde un *****
C'est malcommode et c'est un art
Que ne pratique pas souvent
La majorité des vivants.

{Refrain}

L'enfant naturel, l'orphelin
Est malheureux et je le plains,
Mais, du moins, il n'est pas tenu
Au respect d'un père inconnu.
Jésus, lui, fut plus avisé,
Et plutôt que de s'exposer
A prendre un crétin pour papa,
Il aima mieux n'en avoir pas.

{Refrain}

C'est pas un compte personnel
Que je règle ; mon paternel,
Brave vieux, me plaisait beaucoup,
Etait tout à fait à mon goût.
Quant à moi qui, malgré des tas
De galipettes de fada,
N'ai point engendré de petits,
J' n'ai pas pu faire d'abrutis.

{Refrain}

n°56626
Minekote1
Posté le 28-08-2006 à 23:33:06  profil
 


Celui qui a mal tourné


Il y avait des temps et des temps
Qu'je n'm'étais pas servi d'mes dents
Qu'je n'mettais pas d'vin dans mon eau
Ni de charbon dans mon fourneau
Tous les croqu'-morts, silencieux
Me dévoraient déjà des yeux
Ma dernière heure allait sonner
C'est alors que j'ai mal tourné

N'y allant pas par quatre chemins
J'estourbis en un tournemain
En un coup de bûche excessif
Un noctambule en or massif
Les chats fourrés, quand ils l'ont su
M'ont posé la patte dessus
Pour m'envoyer à la Santé
Me refaire une honnêteté

Machin, Chose, Un tel, Une telle
Tous ceux du commun des mortels
Furent d'avis que j'aurais dû
En bonn' justice être pendu
A la lanterne et sur-le-champ
Y s'voyaient déjà partageant
Ma corde, en tout bien tout honneur
En guise de porte-bonheur

Au bout d'un siècle, on m'a jeté
A la porte de la Santé
Comme je suis sentimental
Je retourne au quartier natal
Baissant le nez, rasant les murs
Mal à l'aise sur mes fémurs
M'attendant à voir les humains
Se détourner de mon chemin

Y'en a un qui m'a dit: " Salut !
Te revoir, on n'y comptait plus"
Y'en a un qui m'a demandé
Des nouvelles de ma santé
Lors, j'ai vu qu'il restait encor
Du monde et du beau mond' sur terre
Et j'ai pleuré, le cul par terre
Toutes les larmes de mon corps

  discorda:9

n°56627
- Pacifist​e -
Posté le 28-08-2006 à 23:49:21  profil
 

mais tu chante bien mimi !

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