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La fin du "pédagogisme" ?

 

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Auteur Sujet :

La fin du "pédagogisme" ?

n°175403
tt00
Posté le 07-03-2008 à 08:58:30  profil
 

lol:{}  lol:{}  lol:{}

Spoiler :


 tarih_l_goktem
 
 default
   

n°175438
Profil sup​primé
Posté le 07-03-2008 à 09:27:50  
 

:)  :)  :)  

n°175455
ttoo
Posté le 07-03-2008 à 10:38:11  profil
 

lol:{} lol:{} lol:{}

n°175557
ttoo
Posté le 07-03-2008 à 13:55:35  profil
 

att00031ia3

n°175594
Profil sup​primé
Posté le 07-03-2008 à 15:23:17  
 

Au fait,  jap:{}  jap:{}  jap:{} qu'avez vous voulu dire ?

n°175871
Zarko no
Posté le 08-03-2008 à 15:58:47  profil
 


Allez sur ce site ....



http://pedagogy.free.fr/



questi on: le pédagogisme est-il de droite ou de gauche ?

n°176300
Zarko no
Posté le 10-03-2008 à 22:34:26  profil
 

Peu de curieux sur ce site !

n°176408
Zarko no
Posté le 12-03-2008 à 01:07:46  profil
 

si c'est toi qui i le dit !

t'e s spécialiste du dessin non ?


EOFOI.....***** *****   ...ETC

n°177033
Zarko no
Posté le 13-03-2008 à 22:39:08  profil
 

Citation:

Le lien doit être défectueux, http://pedagogy.free.fr
je retombe toujours là-dessus :

Citation :


Les pseudo-scientifiques utilisent habituellement un certain nombre de stratagèmes rhétoriques pour plaider leur cause. Ces manoeuvres de vendeurs sont bien connues des psychologues sociaux spécialisés dans les techniques de persuasion. La fausse science prospère sur le marché en vendant de faux espoirs, habituellement en exploitant la croyance naïve que quelqu'un, quelque part, aurait compris comment tout obtenir pour rien.

 


Cette analyse, parmi beaucoup d'autres, est-elle erronée ?
 

n°180455
ttoo
Posté le 08-04-2008 à 11:18:03  profil
 

Les Contes de Enguell a écrit :

Hommage aux chevilles ouvrières

Citation:

Quelque chose n'allait pas

"Mon idée première, dit Pascal Dupré, était plus de faire correctement mon travail que de prendre parti dans un débat. " Enseignant à Gien (Loir-et-Cher), il a vingt -cinq ans de métier et exerce depuis dix ans avec des CP ou des CP-CE1. Une inspection, en 2002, a été le déclic.

"Le rapport, tout en m'octroyant un quart de point supplémentaire, me reprochait d'avoir fait des additions "décontextualisées" et, plus largement, de ne pas "favoriser la prise de sens" dans ma pratique pédagogique. J'ai décidé de ne pas laisser passer. N'étant pas syndiqué, j'ai envoyé le rapport et ma réponse à tous les syndicats locaux. Le SNUipp a répondu. Tout s'est terminé par une franche explication collective dans le bureau de l'inspectrice d'académie adjointe. Point final. Mais c'est à ce moment-là qu'un collègue m'a parlé du bouquin de Marc Le Bris.

Après, j'ai lu d'autres livres, notamment ceux de Liliane Lurçat, et j'ai participé en 2003 à l'université d'été de Sauver les lettres. " Aujourd'hui, Pascal Dupré excelle à défendre pied à pied tout l'argumentaire du GRIP, en s'appuyant sur sa propre pratique, aussi bien en lecture qu'en calcul. Lui qui, dans ses années de formation, était au SGEN, n'assume qu'avec embarras la violence du discours "antipédagogiste ", mais ne s'en désolidarise pas: "Comparer l'éducation nationale avec un système un peu totalitaire n'est pas tout à fait absurde. Des gens se sont lâchés très fort, mais c'était pour eux le seul moyen d'être entendus. "


[url]http://www.sauv.net/mondeduc200609.php

[/url]

 ange:{}    lol:{}  lol:{}  lol:{}
Un bon le Pascal .  :)  

n°185477
prof des e​coles
Posté le 13-05-2008 à 20:43:19  profil
 

L'Islamophobie n'est pas une opinion, c'est un délit !

Parce que la haine religieuse, ainsi que les faux débats autour d'une laïcité de combat, sont instrumentalisés par ceux qui redoutent la contestation sociale des laissé(e)s pour compte de l'intégration,
Parce que le combat pour la Laïcité est aussi un combat contre l'Intolérance,
Parce que nous pensons que la France et les Français(es) de toutes spiritualités méritent mieux qu'une logique de haine,
Parce que nous croyons que la République est la République de tous les Français(es),

Le Collectif contre l'Islamophobie en France, appelle :

Tous les acteurs de la vie publique à condamner de la manière la plus ferme toutes les manifestations d'Islamophobie,
Tous les acteurs de la vie associative à faire pression sur nos médias et nos élus pour que cesse la stigmatisation et l'indignation sélective,
Le Président de la République à s'engager pour que l'Islamophobie soit inscrite dans la loi comme un délit au même titre que tous les racismes,
Le Premier Ministre, qui s'inquiète d'une " certaine Islamophobie qui se développe incidemment et sournoisement dans notre pays ", à démettre Claude Imbert de ses fonctions au Haut Conseil à l'Intégration.

Le Collectif contre l'Islamophobie en France entend rassembler tous les femmes et hommes de conscience pour :

Promouvoir la participation des français(es) de référence musulmane dans le processus démocratique,
Dénoncer par le biais de manifestations pacifiques les promoteurs du racisme anti-musulman,
Porter les cas avérés d'Islamophobie devant la justice,
Créer un cordon sanitaire autour des hommes politiques qui font de l'Islamophobie leur fond de commerce électoral.


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chassons le crétinisme briguello-darcosien hors des écoles
n°185500
prof des e​coles
Posté le 13-05-2008 à 21:20:27  profil
 

Débat sur l’école : Pourquoi tant de haine ?
 
Après le billet consacré à l’utilisation du mot “pédagogisme” , je continue la réflexion sur le “débat” pédagogique.

Ce présent billet me trotte dans la tête depuis pas mal de temps mais c’est la lecture des commentaires qui suivent le compte rendu du chat de Philippe Meirieu dans le journal Le Monde qui en a précipité l’écriture. On peut y lire des commentaires d’un niveau de violence assez élevé. Philippe Meirieu y est traité au mieux de “charlatan” ou d’ “incompétent” mais aussi d’ “ennemi public” que l’on rend responsable à lui tout seul de la “faillite” de l’éducation nationale et même de la violence scolaire!

Cette violence dans les propos, même si elle n'est pas acceptable, n’est pas nouvelle. On la retrouve à l’œuvre sur de nombreux blogs. Je me souviens encore de celui d’Emmanuel Davidenkoff lorsqu’il était journaliste spécialisé à Libération.
Les commentaires sur chacun des billets étaient très nombreux et sont, comme le disait Emmanuel Davidenkoff dans son dernier billet de février 2006, « Témoin de la difficulté à débattre de l’école, pas faute de combattants, pas faute d’intelligences ; mais trop de haine(s) recuite(s), de procès en sorcellerie, de mots qui font mal pour faire mal. »

Depuis cette époque, la question que je me pose est toujours la même : Pourquoi tant de haine?
Je vois plusieurs familles d’explications qui se superposent. Certaines sont liées à l’outil Internet et aux blogs en particulier. On peut aussi avoir une approche sociologique des enjeux de pouvoir au sein du petit monde de l’éducation. D’autres raisons enfin sont, à mon avis, à relier à la construction de l’identité au métier et renvoie donc à une approche psychologisante. Je sais que c’est un domaine très risqué et très fortement critiqué mais je m’y risque quand même…

Tout seul derrière son écran…
N’oublions pas qu’une bonne partie de ce déchaînement est lié à la nature même de l’outil utilisé pour s’exprimer. Les blogs et l’Internet d’une manière générale, favorisent l’anonymat. Il y est très facile d’exprimer toute sa rancœur et sa violence en s’abritant derrière un pseudo. Initialement, le recours à un nom d’emprunt était synonyme de liberté puisque l’expression sur un blog peut rentrer quelquefois en conflit avec les contraintes professionnelles. Mais aujourd’hui, c’est de plus en plus un moyen de s’affranchir de toutes les règles de la politesse et de la déontologie.

Autre phénomène bien repéré dans les différents fora et les blogs, celui du troll, du flaming  et de l’écho. On connaît de nombreuses listes où une ou plusieurs personnes parviennent à modifier l’objet de la discussion en incitant à une polémique et en recourant à des propos diffamatoires. L’ “avantage” d’Internet c’est qu’il n’est pas nécessaire d’être nombreux pour parvenir à imposer cette intimidation. Il suffit qu’une ou deux personnes mal intentionnées se donnent la réplique et se fassent écho en inondant les commentaires d’un blog ou les listes pour donner l’illusion du nombre et dissuader ceux qui voudraient intervenir mais qui n’ont pas le goût ni le temps de la polémique de le faire.

Ce phénomène est particulièrement à l’œuvre dans le domaine du débat sur l’éducation. Il suffit de se rendre sur le forum de France 2 ou sur celui du journal Le Monde,  pour se rendre compte de la technique employée par quelques contributeurs acharnés.
Mais si cela permet de comprendre l’intensité de l’expression, cela n’explique pas pourquoi ce débat sur l’éducation est si particulièrement passionné et polémique. Il faut chercher des explications ailleurs et reprendre pour cela quelques uns des arguments utilisés par les anti-pédagogues.

Le supposé complot des pédagos...
Un des arguments souvent utilisés est celui de la confiscation du pouvoir par les “pédagos”. “Ils” tiendraient les rênes de l’Éducation Nationale, contamineraient l’inspection et prospéreraient dans les IUFM, où ils décérébreraient à tour de bras les pauvres stagiaires. Outre que cette thèse relève de la théorie du complot et trouve très vite ses limites lorsque l’on regarde la réalité des pratiques et des décisions prises, elle est surtout le symptôme des enjeux de pouvoir qui sont sous-jacents dans ce débat.

En effet, sans faire du sous-Bourdieu, on peut dire qu’il s’agit là d’une manifestation classique de la lutte symbolique qui est à l’œuvre pour la domination du “champ” de l’école. On voit bien que derrière les attaques répétées et les pamphlets sont aussi à l’œuvre des structures organisées en groupes de pression, des syndicats, des maisons d’édition. On sait aussi toute l’importance que peuvent avoir les rancœurs et les déceptions, les logiques d’égo dans les comportements individuels de tels ou tels acteurs de cette lutte d’influence.

Poser le problème en ces termes est aussi confortable car cela a l’avantage de placer ceux qui la développent en supposés “rebelles” contre une hypothétique “doxa” et contre l’institution.
La position des pédagogues dans cette situation est confrontée à deux difficultés. La première est que le discours officiel emprunte en effet souvent au discours des “pédagogues” même si malheureusement il est souvent perverti et que les actes ne suivent pas les discours. La deuxième difficulté tient à une période historique récente qui a été désastreuse. C’est la période ”Allègre”. Si cette période s’est caractérisée par quelques avancées et par des intentions allant dans le sens de l’innovation, elle a été gâchée par une communication désastreuse et un mépris affiché des enseignants dont on subit encore durablement aujourd’hui les effets négatifs. On ne fait pas avancer le système éducatif et les enseignants en les insultant. Comme Philippe Meirieu fût un des conseillers du ministre, il est malheureusement durablement associé à cette image et subit aujourd’hui encore une violence disproportionnée et irrationnelle.

La polémique est à la mesure de la charge affective.
Irrationnel, le mot est lâché. Je pose comme hypothèse que le caractère excessif et violent du débat sur l’école tient au fait que les acteurs ont un investissement affectif lourd vis-à-vis de l’école. Et que cela renvoie pour une bonne part à la manière dont chacun s’est construit son rapport à l’école et son identité professionnelle.

Posons d’abord que chacun, quelque soit le “camp”, est sincère dans ses engagements et est fortement attaché à l’idée qu’il se fait de l’école. C’est ce qui rend le débat difficile (voire impossible) et passionné. On ne peut blâmer la passion et on doit la reconnaître à ses adversaires. Mais il faut admettre qu’elle complique singulièrement les choses lorsqu’elle conduit au mieux à la mauvaise foi et au pire à la violence et à l’insulte.

On sait que le métier d’enseignant est un métier où l’on se met fortement en “je”. Et que la remise en question voire le simple questionnement de ce qui constitue la manière dont on s’est construit son identité professionnelle (ses valeurs, son histoire et son passé d’ancien élève, l’amour de la discipline que l’on enseigne…) peut être vécu comme une agression. De ce que je perçois, de ma place d’enseignant de base dans un lycée de banlieue et de responsable associatif amené à débattre publiquement, c’est que le discours des “pédagogues” – bien qu’ils s’en défendent – est vécu comme un discours culpabilisateur. Et les enseignants sont particulièrement réactifs à cette dimension car il est souvent difficile de dissocier la pratique et la personne. Discuter du métier c’est souvent vécu comme une remise en cause de la personne. ”La pédagogie c’est de l’ordre de l’intime” m’avait affirmé un collègue prof de philo il y a quelques années…

Cette charge affective se retrouve aussi pour les non-enseignants. Je dis souvent, en débat, qu’en France, il y a 64 millions d’experts de l’école… Tout le monde aura, a, ou a eu un rapport avec l’école. Une expérience heureuse ou malheureuse, des espoirs ou des déceptions. Les enjeux y sont extrêmement forts. Pour beaucoup, l’école c’est une nostalgie d’un temps mythifié. Pour d’autres c’est une source d’angoisse face à l’évolution du marché du travail et à l’avenir de leurs enfants.

Difficile dans ces conditions d’avoir un débat rationnel et une parole d’expert sur la question. Difficile, en particulier, d’accepter que le métier et les techniques d’enseignement aient pu changer, que celui ci – loin de l’image de la “vocation” – suppose la maîtrise d’un certain nombre de compétences et se dote de concepts utiles à la réflexion sur ses pratiques. Il est alors facile de se moquer du “jargon pédago” et de dauber sur les dérives telles que le fameux “référentiel bondissant”… Il est tout aussi facile et confortable de décréter que les sciences de l’éducation sont des fausses sciences.

Optimiste malgré tout…
On peut se dire que dans ces conditions le débat est bien mal engagé. Malgré toutes les tentatives d’explications qui précèdent, les insultes et la violence des propos dans le débat sur l’école sont inacceptables. Pour ma part, même si ma nature et mon goût de la polémique m’y incitent, j’ai du mal à engager le débat avec des interlocuteurs qui m’insultent.
La seule chose qui puisse me faire espérer consiste à distinguer les pratiques et les discours. Ce que je vois depuis maintenant 26 ans que j’enseigne, ce sont des discours souvent très virulents et qui montrent l’attachement des uns et des autres à ce qui les a construit et engagé dans ce métier. Et ces discours il est très difficile de les faire changer. C’est ce que les psycho-sociologues analysent à travers la notion de “dissonance cognitive”
Mais derrière les discours, dans le secret des classes, au quotidien, les pratiques diffèrent. Et il y souvent un grand écart entre les discours et les actes. Dans les deux sens d’ailleurs. Tel collègue qui va tenir un discours “républicain” affirmant avec force qu“’il n’est pas un animateur” et qu’il n’est là que pour “transmettre des connaissances” va faire du soutien sauvage avec ses élèves et passer de longs moments pour dénouer des problèmes personnels propres à un élève. Tel autre à l’inverse, qui professera des convictions fondées sur une pédagogie active se retrouvera à faire bien souvent un cours purement magistral qu’il dénonce par ailleurs. C’est donc une dimension supplémentaire qui complique le débat.

Encore une fois, et c’est là peut-être mon incorrigible optimisme (mais c’est une qualité essentielle pour ce métier où trop souvent les cyniques tiennent le haut du pavé), j’espère que le débat est possible et qu’on sortira de ces insultes et de ces caricatures. Même si mon propos est en partie psychologisant et qu’on peut m’en faire le reproche, j’aimerais qu’on cesse de prêter des intentions aux supposés adversaires. Et surtout qu’on sorte du confort intellectuel qui consiste à voir la cause de tous les problèmes dans un hypothétique bouc émissaire et la solution dans un âge d’or tout aussi mythifié. Le débat sur l’école mérite mieux que cela !


Publié par Philippe Watrelot à l'adresse lundi, mai 12, 2008


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chassons le crétinisme briguello-darcosien hors des écoles
n°185506
prof des e​coles
Posté le 13-05-2008 à 21:57:56  profil
 

et alors?
quel rapport entre ses gus et ton islamophobie?
pourquoi diffamer Watrelot?
t'aimes pas qu'il cause de toi et de ton racisme anti-musulman?


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chassons le crétinisme briguello-darcosien hors des écoles
n°185575
prof des e​coles
Posté le 13-05-2008 à 23:12:44  profil
 

Les Contes de Enguell a écrit :



Je t'aime Kador, mais tu cumules... :)


je vais finir par plus savoir qui je suis lol:{}
sérieux : à ton niveau de pathologie, ça doit plus se soigner
et cette haine des musulmans? une première expérience sexuelle peut-être?


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chassons le crétinisme briguello-darcosien hors des écoles
n°185580
prof des e​coles
Posté le 13-05-2008 à 23:16:06  profil
 

Les Contes de Enguell a écrit :



Avec ta mère, il était temps. :)


ça expliquerait ta haine des Noirs, mais pas des musulmans
et les juifs, t'en penses quoi?


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chassons le crétinisme briguello-darcosien hors des écoles
n°185584
prof des e​coles
Posté le 13-05-2008 à 23:19:23  profil
 

Les Contes de Enguell a écrit :



Pas comme toi, c'est évident. :)


donc pour toi les noirs sont des singes, tu hais les musulmans
et les juifs?


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chassons le crétinisme briguello-darcosien hors des écoles
n°185587
Zarko no
Posté le 13-05-2008 à 23:21:25  profil
 

Meirieu est un singe et c'est ton gourou ! Tu dois avoir quelques intérêts dans les FUMI ...avoue ! lol:{}

n°185591
prof des e​coles
Posté le 13-05-2008 à 23:23:59  profil
 

Zarko no a écrit :

Meirieu est un singe et c'est ton gourou ! Tu dois avoir quelques intérêts dans les FUMI ...avoue ! lol:{}


le loup sort du bois
on s'en doutait, mais merci de cette confirmation


Message édité par prof des ecoles le 13-05-2008 à 23:24:34

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chassons le crétinisme briguello-darcosien hors des écoles
n°185705
ttoo
Posté le 14-05-2008 à 14:20:10  profil
 

Le mardi 13 mai 2008 à 09:28, par Eveline
 
Non, cher Christian, je ne suis pas d'accord avec certains de vos propos.  
D'abord, on ne "passe" pas de l'oral à l'écrit : les enfants d'aujourd'hui naissent dans un mode où écrit et oral sont omni-présents l'un et l'autre. Mais pour eux ce sont deux données différentes, et ils ne savent pas que l'écrit est un langage comme l'oral. C'est cela qu'ils ont à découvrir.  
Deuxièmement, les écrits littéraires ne sont pas plus importants que les autres. On pourrait même défendre la thèse opposée : même si les premiers sont essentiels pour la culture, ce sont les autres qu'il faut impérativement maîtriser, pour la réussite des études : les étudiants sont jugés sur d'autres types d'écrits, et, comme vous savez, même une dissertation littéraire n'est pas du tout un écrit littéraire !  
Troisièmement, maîtriser la narration ne facilite nullement la maîtrise des autres situations d'écriture : jamais un savoir donné ne peut aider l'acquisition d'autres savoirs quand ils sont très différents du premier.  
Enfin, on n'apprend pas les choses les unes après les autres, on les apprend les unes en relation avec les autres.  
Je ne pourrai maîtriser la narration (qui a du reste des formes très diverses !), que si j'ai pu la comparer avec ce qui n'en est pas.  
Encore une fois, un enseignement efficace part de la complexité, pour effectuer des tris à l'intérieur de cette complexité et découvrir la spécificité des éléments qui la constituent.
Ceci dit, sur la formation des enseignants dans ce domaine comme dans d'autres, vous avez bien raison : ce sont plus que des lacunes qu'on décèle...  
Et comme disait ma grand-mère : "Ça ne va pas s'arranger" !
 


Je plains la mère grand !

n°191153
RevolteFac​eAuSysteme​89
Loquendi libertatem custodiam
Posté le 20-06-2008 à 14:48:00  profil
 

ttoo a écrit :

Le mardi 13 mai 2008 à 09:28, par Eveline
 
Non, cher Christian, je ne suis pas d'accord avec certains de vos propos.  
D'abord, on ne "passe" pas de l'oral à l'écrit : les enfants d'aujourd'hui naissent dans un mode où écrit et oral sont omni-présents l'un et l'autre. Mais pour eux ce sont deux données différentes, et ils ne savent pas que l'écrit est un langage comme l'oral. C'est cela qu'ils ont à découvrir.  
Deuxièmement, les écrits littéraires ne sont pas plus importants que les autres. On pourrait même défendre la thèse opposée : même si les premiers sont essentiels pour la culture, ce sont les autres qu'il faut impérativement maîtriser, pour la réussite des études : les étudiants sont jugés sur d'autres types d'écrits, et, comme vous savez, même une dissertation littéraire n'est pas du tout un écrit littéraire !  
Troisièmement, maîtriser la narration ne facilite nullement la maîtrise des autres situations d'écriture : jamais un savoir donné ne peut aider l'acquisition d'autres savoirs quand ils sont très différents du premier.  
Enfin, on n'apprend pas les choses les unes après les autres, on les apprend les unes en relation avec les autres.  
Je ne pourrai maîtriser la narration (qui a du reste des formes très diverses !), que si j'ai pu la comparer avec ce qui n'en est pas.  
Encore une fois, un enseignement efficace part de la complexité, pour effectuer des tris à l'intérieur de cette complexité et découvrir la spécificité des éléments qui la constituent.
Ceci dit, sur la formation des enseignants dans ce domaine comme dans d'autres, vous avez bien raison : ce sont plus que des lacunes qu'on décèle...  
Et comme disait ma grand-mère : "Ça ne va pas s'arranger" !
 


Je plains la mère grand !



Citation:

un enseignement efficace part de la complexité


Tire la chevillette et la bobinette cherra ! :)


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Mandela Day (A la base, Jean-Luc Kador)
n°191159
Didasco
Posté le 20-06-2008 à 16:29:10  profil
 

RevolteFaceAuSysteme89 a écrit :



Citation:

un enseignement efficace part de la complexité

C'est bien connu : le latin, où tout le monde part au même niveau de connaissances (pas de capacités logiques, certes) , est un excellent laboratoire qui le démontre aisément.

Ainsi  par exemple, il est très efficace de lancer un élève dans une page de rhétorique Cicéronienne, ou dans l'hexamètre de Virgile , et la grande complexité de la phrase va lui faire apprendre à coup sûr le maniement des déclinaisons , des conjugaisons, du vocabulaire et de ses racines. Il est d'ailleurs bien connu qu'un arbre  démarre par les feuilles, puis forme en dernier ses racines, et si nous avions de bons architectes, il s'arrangeraient pur construire le toit et les fenêtres avant les fondations et les murs...

n°191257
pg73
Posté le 21-06-2008 à 11:54:55  profil
 

Les Contes de Enguell a écrit :

Citation:

Le printemps sera chaud ?
Alors que l’on s’apprête à fêter les 40 ans de Mai 68, on peut se poser la question tant le mécontentement semble s’installer dans le monde enseignant.
Alors qu’un peu partout en France des lycées et des collèges débrayent ou sont bloqués en signe de protestation (lire ci-contre), une grève était appelée aujourd’hui par le Snes-FSU, majoritaire dans le secondaire, la CGT, FO, SUD, etc.
La grève a-t-elle été suivie ? Il y aurait près de 55% de grévistes dans l’éducation nationale selon les syndicats (24% selon le ministère)
Si le mécontentement est vif, c’est bien sûr à cause des restrictions budgétaires. Au total, ce sont 11 200 postes qui vont être supprimés à la rentrée dont 8 830 dans le secondaire. Avec une telle baisse, “C’est la qualité d’enseignement qui est en jeu ” affirme un lycéen interrogé par Libération.
Les décisions récentes font aussi naître de nouvelles inquiétudes. Selon Le Monde : « les syndicats d’enseignants redoutent une"droitisation" » Tout en estimant que M. Darcos risque d’être affaibli par sa défaite aux municipales, les syndicats enseignants redoutent en effet une possible inflexion vers la droite de la politique en matière d’éducation. Un choix qui pourrait être guidé, selon eux, par la nécessité de remobiliser l’électorat de droite.

[url]http://www.cahiers-pedagogiques.com/

La pédagogie, c'est la lutte contre la droite, c'est ça ?  :)  

[/url]

 lol:{}  lol:{}

n°191266
pg73
Posté le 21-06-2008 à 18:00:31  profil
 

Didasco a écrit :



Ah oui. Evelyne Charmeux est une chercheuse de grand talent, merci Didasco de lui rendre cet hommage poignant... Et d'ailleurs, en maths c'est pareil, on utilise depuis deux decénnies déjà cette merveilleuse théorie. C'est tellement mieux de faire tous les exercices avant le cours. Point de salut en dehors de la situation problème qui permet à l'élève de mettre du sens sur ses apprentissages et de construire lui même les savoirs théoriques, et qui donne au prof la joie d'organiser en classe des débats "citoyens" fructueux...
De même que quand on apprend à son gamin le vélo, on le met dessus le plus haut possible au sommet d'une pente raide d'où on le lance. Ceux qui veulent d'abord lui apprendre à tenir en équilibre avec des petites roues sur du plat sont de dangereux idéologues bornés.  :D

n°191272
Didasco
Posté le 21-06-2008 à 20:35:13  profil
 

pg73 a écrit :



Ah oui. Evelyne Charmeux est une chercheuse de grand talent, merci Didasco de lui rendre cet hommage poignant... Et d'ailleurs, en maths c'est pareil, on utilise depuis deux decénnies déjà cette merveilleuse théorie. C'est tellement mieux de faire tous les exercices avant le cours. Point de salut en dehors de la situation problème qui permet à l'élève de mettre du sens sur ses apprentissages et de construire lui même les savoirs théoriques, et qui donne au prof la joie d'organiser en classe des débats "citoyens" fructueux...
De même que quand on apprend à son gamin le vélo, on le met dessus le plus haut possible au sommet d'une pente raide d'où on le lance. Ceux qui veulent d'abord lui apprendre à tenir en équilibre avec des petites roues sur du plat sont de dangereux idéologues bornés.  :D


Absolument, quand mon fils , entre trois et quatre ans, a voulu faire du vélo sans les roulettes, je n'ai pas eu la fâcheuse idée de le mettre sur une pelouse, bien plate. Partant du principe que la réalité est plus complexe , qu'il  ne faut rien apprendre séparément :D , et qu'on ne fait jamais du vélo sur une pelouse plate dans un parc, mais qu'il faut savoir monter et descendre des côtes, respecter la signalisation routière, gérer le trafic routier, je l'ai mis directement , de nuit sur une grande artère  plein d'automobiles, avec une bonne descente, des croisements et des feux.
Quant aux situations -problèmes dans certaines matières, qui peuvent ouvrir sur des débats citoyens, c'st la faute des profs qui ne savent pas utiliser tous les savoirs dans leur transversalité pour lancer le groupe d'apprenants sur un débat sociétal. Alors qu'il est tout à fait évident pur une personne sensée  que la concordance des temps au subjonctif, la géométrie, la formation géologique de la terre  sont des sujets qui se prêtent aux plus hautes spéculations citoyennes  sarcastic:{}
Pour tous ces profs rétrogrades  qui souhaitent  transmettre un contenu , il faut vite mettre en place de la "concertation", des "IDD transversaux" , des "projets"

n°192769
RevolteFac​eAuSysteme​89
Loquendi libertatem custodiam
Posté le 27-06-2008 à 17:07:24  profil
 

Didasco a écrit :



Il faut fermer ces IUFM et remiser au placard les Sciences de l'Education, qui se piquent de chapeauter ce qu'elles ne comprennent pas. La repentance de 30 années d'égarement ne doit pas tarder.


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Mandela Day (A la base, Jean-Luc Kador)
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La fin du "pédagogisme" ?