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Pourquoi promouvoir une méthode de lecture sans valeur pédagogique?

 

51 utilisateurs inconnus

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Auteur Sujet :

Pourquoi promouvoir une méthode de lecture sans valeur pédagogique?

n°50505
Profil sup​primé
Posté le 03-08-2006 à 23:37:52  
 

Étude d’une méthode officielle d’enseignement de la lecture :
la méthode « Lire avec Léo et Léa »
de Thérèse Cuche et Michelle Sommer

Un texte d’Eveline Charmeux
professeur honoraire de l’IUFM de Toulouse
auteur de nombreux ouvrages sur l’enseignement de la lecture et de la langue

 

Il existe un proverbe, un peu simplet, qui affirme : « Pour enseigner l’anglais à Toto, il faut connaître l’anglais et il faut connaître Toto ». On peut ajouter : « il faut aussi savoir comment on fait pour enseigner » !

Pour être un peu plus précis dans la formulation, disons qu’une tâche d’enseignement nécessite de la part de l’enseignant, des « savoirs savants » préalables, concernant l’élève, le savoir à enseigner, et la façon d’enseigner. Ces savoirs savants sont des hypothèses issues des travaux de la Recherche Fondamentale, sur lesquelles on bâtit le travail à mener en classe. Étudier une pratique de classe, par exemple telle qu’elle est proposée par un outil d’enseignement, c’est repérer les hypothèses scientifiques qui sous-tendent cet outil, et mesurer le degré de cohérence que ces hypothèses choisies entretiennent avec les données de la Recherche.

Observons donc la méthode d’enseignement de la lecture « Lire avec Léo et Léa », méthode présentée en haut lieu comme exemplaire de ce qu’il faut faire au CP.

Et pour être crédible, reproduisons ici quelques pages du manuel.

La première page, première leçon :

leo1

Page 4, 3ème leçon :

leo2

Page 24 :

leo3

Page 32 :

leo4

Page 88 :

leo5

Page 92 :

leo6

Et, pour finir, une des dernières leçons de l’année, page 116 (sur 119) :

leo7

 Analyse et théorisation.
1 - La conception de l’apprentissage
Il suffit de parcourir ces 7 pages pour comprendre que la démarche utilisée va du simple vers le complexe (léger, mais les dernières leçons sont un peu plus complexes que la première !). Or, il n’est point nécessaire d’être un grand logicien pour savoir qu’une démarche d’enseignement doit aller du facile pour l’élève vers ce qui lui est difficile. Or le facile n’a rien à voir avec le simple. Même si les mots sont assez proches de sens dans le langage courant, les notions qu’ils recouvrent sont complètement opposées. Le simple n’existe pas dans l’expérience (tout ce qui nous entoure est complexe) ; c’est une abstraction. C’est donc difficile pour un enfant. Une démarche efficace doit donc aller du complexe familier à l’enfant, pour le conduire vers le simple, qui est à construire par analyse de ce complexe familier ; puis l’aider à conquérir le complexe non familier, qui fait partie du programme.

La démarche utilisée ici va donc à l’encontre du mouvement naturel d’apprentissage, et ne peut que mettre en difficulté la majorité des enfants, notamment ceux dont le milieu familial ne leur a pas apporté une richesse d’expériences suffisantes.

Ajoutons enfin une grossière erreur, affirmée péremptoirement dans la préface :

« N’abordez une nouvelle leçon que lorsque la précédente est bien assimilée ». Il y a fort longtemps que les Chercheurs en psychologie des apprentissages - et même, l’expérience personnelle empirique - nous ont appris que les savoirs ne s’empilent pas les uns après les autres, mais qu’ils s’organisent les uns par rapport aux autres. Et ce sont souvent les leçons ultérieures qui permettent de comprendre et d’assimiler les leçons précédentes.


Donc, pas mal de mauvais points ici.

2 - La conception de l’enfant

Il est frappant de voir à quel point l’enfant est absent de ces pages, l’enfant hic et nunc, l’enfant de la classe. Rien de ce qui peut être sa vie quotidienne, ni des écrits qu’il a pu voir autour de lui, n’est cité, même de manière allusive, dans les leçons. Quand on pense que les auteurs affirment dans leur présentation :

« C’est une méthode qui prend en compte la nécessité, pour un enfant de 6 ans d’acquérir des repères et de devenir autonome »

on reste perplexe sur les repères qu’il pourra y trouver, surtout quand on sait qu’un repère, ça ne se fournit pas : ça ne peut exister que construit à partir de ce qu’on a soi-même repéré.

On a donc affaire ici à une conception de l’enfant « avec des manques », et même en matière de lecture, avec des « vides » à remplir. C’est une conception particulièrement contraire à toutes les données de la psychologie de l’enfant, qui rappellent depuis longtemps que l’enfant est une personne entière, à chaque étape de son développement. Dès sa naissance (et même avant), l’enfant a des savoirs et son développement consiste en une transformation permanente de ces savoirs et de la totalité de sa personne... « On ne construit que sur du donné » (Ph. Meirieu) et il est impossible d’enseigner quelque chose à un élève en dehors des savoirs-déjà-là de cet élève.

Voilà d’autres mauvais points.

3 - La conception de la lecture et des objectifs à atteindre : quels apprentissages les enfants vont-ils pouvoir faire ?
Dès la première page, bien des choix de présentation et de contenus se révèlent fort inquiétants :

L’utilisation du signe « = »
On connaît la signification de ce signe : « 2+3 = 5 » doit être compris comme le fait que « 5 » peut s’écrire aussi « 2+3 ». Les éléments qui figurent à gauche et à droite du signe sont deux réécriture semblables de la même notion.

Écrire : « l = L », cela revient donc à dire que la majuscule ne change rien à la signification de la minuscule, ce qui, du point de vue de la lecture est plus que dangereux : l’opposition majuscule / minuscule est un indice essentiel de la compréhension d’un texte.

Pire, l’utilisation de ce signe page 32 : « est = è » invite naturellement à neutraliser les différences d’orthographe, et comme, sur la même page, on observe également l’égalité suivante : « es = è », un raisonnement élémentaire conduit à la conclusion suivante :

P1 : est = è
P2 : es = è
Donc : est = es ... CQFD

Bonjour l’orthographe et la compréhension de son fonctionnement ! Pas étonnant si des difficultés surgissent plus tard...

La page 34 doit mettre en joie les enseignants de mathématiques :

« 1 et 1 = 2 »

la substitution du signe + par la conjonction « et » est un puisant contresens mathématique et un amalgame qui ne peut que nuire plus tard à la plupart des élèves.

À noter en plus, page 92, une égalité des plus surprenantes : OIN = oIN (???)

Curieuse notation, dont les justifications théoriques restent singulièrement floues...

Les couleurs et les dessins à la place des mots
Les couleurs sont présentées comme facilitant « le repérage des graphies et de la forme syllabique (?) ». Pour ce qui est de la forme syllabique, peut-être, si tant est que cette expression ait du sens.

Mais pour ce qui est de la lecture, sûrement pas : cette alternance de rose et de bleu est particulièrement contraire à la conduite de lecture, et particulièrement contraire à la découverte de l’orthographe : les lettres prétendument « muettes » (comme si les autres parlaient !!?), étant à demi effacées sous un gris qui rappelle qu’elles ne doivent pas être prononcées.

Le problème, c’est que la lecture étant une activité visuelle, la prononciation n’est guère primordiale (on peut très bien comprendre des mots qu’on ne sait pas prononcer, dans le romans russes, par exemple). En revanche, les lettres qui ne correspondent pas à la prononciation sont essentielles pour la compréhension et l’orthographe.

Non seulement, les enfants ne vont donc rien apprendre en matière d’orthographe ou de conduite de lecture, mais ce qu’ils vont apprendre installe des savoirs erronés, et des habitudes nocives.

Même remarque sur les dessins représentant les mots. Outre que cela conforte la représentation spontanée des enfants selon laquelle un mot aurait un sens en lui-même, ce qui est faux en français (un mot ne prend sens que par le contexte, pour la majorité d’entre eux), cela crée des habitudes nocives d’exploration du texte : ce sont les mots et le contexte qui permettent de comprendre, pas les images. Le sens de celles-ci dépend du texte qui les accompagne, car une image a toujours une infinité de sens possibles ; seul le texte permet de savoir celui qui convient en la circonstance. Encore un savoir bien mal construit !

Les syllabes artificielles
C’est évidemment le symbole même de ce type de méthode. Et nous avons, à plusieurs reprises souligné les dangers que cela présente.

Un exemple de plus : page 4, il est impossible qu’un enfant, au moment où il va prononcer « lo » ne pense pas à ce que signifie cette syllabe dans son langage à lui, « l’eau ». Ainsi va s’installer dans sa tête une association « image graphique (signifiant) : lo » / « signifié : l’eau », qui installe d’avance des obstacles à l’acquisition de l’orthographe.

Le langage utilisé
Les explications, quand il y en a, mettent en jeu des formules langagières particulièrement peu rigoureuses.

Page 116, on trouve, à propos de la lettre « x », dont on peut au passage s’étonner qu’elle arrive si tard, au regard de sa fréquence dans la langue, la formule suivante :

« Quelquefois X se met à chanter ex= egz »

Hélas ! Ni « x » ni aucune lettre ne se met jamais à chanter !! On peut le regretter, pour ceux qui aiment le chant, mais c’est ainsi : les lettres sont des petits dessins qui n’ont ni voix, ni prononciation, et que les langues affectent de façon arbitraire (dépendant en fait de leur histoire et de leurs habitudes de prononciation) à la traduction écrite de leurs phonèmes.

Une telle présentation du rôle des lettres ne peut que conforter des conceptions erronées des relations oral / écrit, sources de problèmes plus tard. On le sait, plus les enfants sont jeunes, plus le langage utilisé avec eux doit être rigoureux et précis.

Ce n’est pas encore un bon point à donner ici.

Les textes proposés
Aucun doute, c’est là la plus grande gloire pour les auteurs. Remarquables à tout point de vue.

a) On trouve d’abord l’incontournable allusion à la consommation de tabac.

Page 4 « mamie a fumé »

Qu’a-t-elle fumé ? Le verbe « fumer » est un verbe transitif. Mais il est vrai que dans le langage actuel, son emploi intransitif a un sens bien précis : « fumer » tout court, cela veut dire fumer de l’illicite. Alors, que penser ? Mamie a fumé un joint ? Quel exemple pour la jeunesse, tout de même !

Vous me direz que l’allusion au tabac n’est pas nouvelle : tous les manuels d’enseignement de la lecture en parlent, ce qui leur confère une relative responsabilité dans le trou de la Sécurité Sociale. Mais on remarque qu’habituellement, c’est « papa » qui fume, et la pipe en général. Ici c’est mamie (sans majuscule : elle n’en mérite pas !).. . La parité sans doute ?

b) Mais ce sont les texte eux-mêmes qui sont un régal, et l’exemple parfait de ce qu’il faut présenter aux petits pour qu’ils maîtrisent la langue, conformément aux attentes institutionnelles.

Dès les premières pages, on ne peut être que convaincu par la cohérence textuelle, l’intelligence des propos, l’excellence du style, bref la richesse des textes proposés :

Page 4 :

Mamie a fumé. Léa a lu. Mamie a lavé. Léo a filé. Léa a avalé. Léo a vu.

On notera au passage l’étrange volonté d’utiliser les verbes de façon intransitive, au mépris de leur emploi normal.

Page 24 :

J’aime un chat, tu imiteras un cheval.

À noter ici la présence d’une virgule entre les deux phrases, ce qui induit une relation sémantique... Mais laquelle ? C’est un vrai mystère...

Tu pédales et tu vas vite

D’où vient ce « tu », subitement ? Voilà un embrayeur sans référent... Excellente mise en condition pour comprendre, surtout quand on sait que les embrayeurs à l’écrit constituent une difficulté majeure pour les petits.

Léo dort et il rêve. Je mime et tu devines. Léo parle fort et le cheval s’arrête.

Pourquoi ? Il est gêné par le bruit ?

Il y a une fête et tu y vas. Je m’arrête : je suis arrivé.

Où ?? À la fête ?

Page 92 :

Outre les dessins, particulièrement ridicules (où a-t-on vu des spationautes ayant cette allure de dauphins joyeux ??), le texte mérite une mention particulière :

La fusée décolle. Les astronautes flottent !

Même avec un point d’exclamation, ils ne flottent pas : demandez-leur...

Léa a glissé sur le verglas.

Il y a du verglas dans l’espace sidéral ? Et Léa était dans la fusée ?

Les castors construisent des barrages.

Qu’est-ce qu’ils viennent faire là ceux-là ?

Milo vole un poisson dans l’assiette de Léa.

Milo aussi était là ?

Ces pastilles guérissent les enfants qui toussent.

Allons bon ! Les voilà malades !

Mais au fait, de quelles pastilles s’agit-il : on ne leur a point été présentés !

Rappelons, au passage qu’un démonstratif, dans un texte, renvoie nécessairement à un ou plusieurs référents cités dans le texte, auparavant ou dans les lignes qui suivent. Cela s’appelle la diaphore... Mais mesdames Cuche et Sommer n’ont pas été informées sans doute.

Léo cause avec Vladimir.

Voilà une phrase qui serait sévèrement jugée par les rédacteurs du Figaro magazine et Jean d’Ormesson : on ne doit pas dire, selon eux, « causer avec », mais « s’entretenir avec ». Il est vrai que déchiffrer « s’entretenir » est plus difficile que déchiffrer « causer ». Quoique... En tout cas, tant pis pour l’élégance du langage !

Tant pis surtout pour les règles de cohérence textuelle, dont les évaluations nationales démontrent pourtant que c’est un des points les plus faibles des compétences acquises par les élèves à l’école primaire. En faisant leurs premières découvertes de la langue écrite sur de tels textes, nul doute qu’ils vont progresser dans cette voie.

On pourrait poursuivre cette lecture page par page : incohérence des textes, vocabulaire aberrant : « Faro hume ici ou là » (page 67) ; « La pluie gicle sur le ciment » (page 65) ; « Sébastien feint de tomber » (page 112) etc. etc. Tout est fait pour proposer aux enfants une langue postiche, conçue uniquement pour la syllabation, sans aucun apprentissage du langage écrit ou des conduites de lecture.

4 - Et tout ce qui manque, des compétences à développer pour devenir lecteur...
Les auteurs affirment dans leur préface que cette méthode est conçue pou favoriser l’autonomie des enfants. Or, l’autonomie repose entre autres mais surtout sur la capacité à résoudre seul ses problèmes grâce à la lecture : savoir lire, c’est savoir se servir des écrits pour mener à bien ses projets. Il faudrait beaucoup chercher pour trouver où les contenus de cette méthode pourraient favoriser l’autonomie des élèves.

On constate en effet que rien ne permet aux enfants ici d’entrer dans l’univers de la chose écrite. Aucune allusion ni aux divers types d’écrits, ni aux fonctions de la lecture, dont on sait qu’elle sert toujours à autre chose qu’elle-même : on lit pour apprendre, comprendre, savoir faire, de distraire et rêver... Jamais on ne lit pour lire. Ici, si ! Donc, on ne lit pas.

On ne trouve rien non plus sur les conduites de raisonnement qui seules permettent de comprendre un écrit : aucun mise en relation n’est demandée, aucune recherche de l’implicite, pourtant partout présent dans le manuel, aucun éclairage sur les détails pertinents, comme l’orthographe, la ponctuation, les majuscules, la mise en page...

Surtout, et c’est peut-être le plus grave, aucun de ces textes n’a de noms d’auteurs : c’est du texte « en l’air », hors situation de communication, et l’on sait que pour les petits, il n’est nullement évident qu’un écrit ait un auteur ni qu’il ait du sens.

Bref, c’est vraiment un tabouret pour apprendre à nager !

Cela pourrait être drôle, si ce n’était pas le meilleur moyen d’exclure de toute lecture véritable - experte, comme on dit - les enfants de milieux défavorisés, ceux qui n’ont que l’école pour s’en sortir.

C’est là qu’on voit la dimension politique des options pédagogiques : et la cohérence que nous avons tant cherchée dans les textes du manuel, elle éclate ici dans le choix d’un tel outil : choisir « Lire avec Léo et Léa » - pire, l’imposer à tous les CP de France et de Navarre - , c’est en totale cohérence avec d’autres décisions concernant l’Ecole ou la Société : suivez mon regard.

C’est pourquoi, une proposition s’impose à nos yeux : celle d’inscrire, à l’instar de ce qui est fait sur les paquets de cigarettes, (dont nous avons souligné les liens illicites avec la méthode de mesdames Cuche et Sommer), la formule suivante, en bandeau autour du manuel :

« L’utilisation de cet outil nuit gravement à la santé du futur lecteur ».

Qu’on se le dise !

Eveline Charmeux, Mars 2006

 

n°50507
nawi
Posté le 03-08-2006 à 23:41:13  profil
 

et apprendre tout ça sans manuel scolaire, t'as toujours pas exploré cette possibilité hun? ça veut définitivement pas rentrer.  Ah nan c'est vrai, on en revient toujours à Léo et Léa!! sg3agp of course!

n°50531
Minekote1
Posté le 04-08-2006 à 08:44:24  profil
 


Je ne comprends vraiment pourquoi tu t'acharnes après des autistes qui ont redoublé leur CP !  :D
Laisse les tomber de grâce et occupe-toi mieux des petits précoces  kaola:{}      thessa23

  madon

n°50553
Minekote1
Posté le 04-08-2006 à 11:34:08  profil
 

ttoo a écrit :

"tu devrais te renseigner par toi même "
Je n'argumente pas avec les ânes.
Tu en fais parti ?


 sk8teuse:8  Si tu n'es pas foutu de le savoir, c'est toi qui en fais partie  kaola:{}    elduendeloco

n°50556
Andyplus
Posté le 04-08-2006 à 11:38:17  profil
 

ttoo a ecrit:

Citation:

"tu devrais te renseigner par toi même "
Je n'argumente pas avec les ânes.
Tu en fais parti ?


Pour ne pas être un âne, il faut être d'accord avec toi?....quel bel esprit de tolérance ouvert aux débats contradictoires.......!

n°50559
Profil sup​primé
Posté le 04-08-2006 à 11:44:39  
 

ttoo a écrit :

Tu es un gland La charmeuse est une alcoolique,
tu ne sais même pas de quoi tu parles, ni elle non plus.

De plus tu devrais te renseigner par toi même plutôt que de faire tes copier coller.
La Charmeuse à fait une critique hypra nulle, ET de plus sur la première version de L&L.

C'est comme si tu comparais la version Boscher 1945 et celle de 2006

Povre petit homme



voilà, tout est dit : une chercheuse ne sait rien, les enseignants ne savent rien
seul toutout a la science infuse...  pt1cable:{}

n°50560
Minekote1
Posté le 04-08-2006 à 11:46:29  profil
 


 camino:2  laiche tomberch les abrutich, comprendont jamaisch    capek1:4

n°50566
Profil sup​primé
Posté le 04-08-2006 à 11:50:55  
 

ttoo a écrit :

Charmeuse un CHERCHEUSE JE SUIS MORT DE RIRE lol:{}



va chercher le susucre, toutou (leçon 69 de léo et léa)  folavoine:6

n°50569
Profil sup​primé
Posté le 04-08-2006 à 11:52:26  
 

tout dans l'argumentation  ladyemeline:3
dis donc vrp de léo et léa, t'as pas mieux pour défendre ta bible?

n°50573
Andyplus
Posté le 04-08-2006 à 12:01:46  profil
 

ttoo, rassure moi, tu n'es pas majeur?

n°50575
Andyplus
Posté le 04-08-2006 à 12:04:59  profil
 

Ttoo, a part insulter tout le monde, tu sais faire quelque chose?

n°50577
Profil sup​primé
Posté le 04-08-2006 à 12:05:41  
 

Andyplus a écrit :

Ttoo, a part insulter tout le monde, tu sais faire quelque chose?



braire  ladyemeline:3

n°50580
Andyplus
Posté le 04-08-2006 à 12:19:24  profil
 

Ttoo, tout cela est bien joli et a au moins le mérite de voler plus haut que les insultes dont tu as agrémenté tout le monde précédement...mais j'aimerais assez que tu resitues ton propos dans le cadre de ce débat....si c'est pas trop demander

n°51039
Minekote1
Posté le 06-08-2006 à 10:19:24  profil
 

thessa23

n°51856
gulu bis
Posté le 09-08-2006 à 15:40:26  profil
 

Parce que la syllabique pure n'existe pas?

n°52268
Profil sup​primé
Posté le 10-08-2006 à 19:22:53  
 

ttoo a écrit :

"Parce que la syllabique pure n'existe pas?"

yo Gulu,
tu peux me citer le nom d'une seule méthode soi disant "purement syllabique" ?



Boscher, Daniel et Valérie, léo et Léa, la planète des alphas...
syllabique pure

n°52740
JeanMa0
Posté le 11-08-2006 à 17:40:56  profil
 

Coucou, Elduendeloco, revoici le ptit Belge.

Je vois avec plaisir que partout sur les forums, vous avez de la suite dans les idées et de la pugnacité (qualité que j'apprécie).
Je vous rejoins sur moults points et je sens en vous un enseignant convaincu mais un peu trop embrigadé au point de rejeter tous les autres qui ont des points de départ (en lecture) différents mais qui vous rejoignent très rapidement pour mener le combat primordial de la maîtrise de la lecture dans sa complexité.
Là où, je ne peux vous suivre, c'est lorsque vous placez la démarche des Alphas dans les méthodes purement syllabiques alors que manifestement vous ne la connaissez absolument pas. C'est une méthode phonémique qui n'a rien à voir avec les méthodes syllabiques "pures". Alors par respect d'une vérité que vous ne maîtrisez pas (cette méthode), pourriez-vous vous abstenir de la classer où bon vous semble ?
Pour le reste, je préfère dialoguer avec vous sans avoir à relire éternellement ces copier-coller récurrents.
Allez à la prochaine sur les autres forums...

n°52755
Profil sup​primé
Posté le 11-08-2006 à 19:37:35  
 

JeanMa0 a écrit :

Coucou, Elduendeloco, revoici le ptit Belge.

Je vois avec plaisir que partout sur les forums, vous avez de la suite dans les idées et de la pugnacité (qualité que j'apprécie).
Je vous rejoins sur moults points et je sens en vous un enseignant convaincu mais un peu trop embrigadé au point de rejeter tous les autres qui ont des points de départ (en lecture) différents mais qui vous rejoignent très rapidement pour mener le combat primordial de la maîtrise de la lecture dans sa complexité.
Là où, je ne peux vous suivre, c'est lorsque vous placez la démarche des Alphas dans les méthodes purement syllabiques alors que manifestement vous ne la connaissez absolument pas. C'est une méthode phonémique qui n'a rien à voir avec les méthodes syllabiques "pures". Alors par respect d'une vérité que vous ne maîtrisez pas (cette méthode), pourriez-vous vous abstenir de la classer où bon vous semble ?
Pour le reste, je préfère dialoguer avec vous sans avoir à relire éternellement ces copier-coller récurrents.
Allez à la prochaine sur les autres forums...



je ne fréquente que ce forum :)
je ne suis pas embrigadé, je déteste l'embrigadement genre "faisons tous de la syllabique avec Léo & Léa", je réclame la liberté des choix pédagogiques des enseignants, y compris pour ceux qui s'entêtent sur du boscher ou croient innover avec les alphas. (à leurs risques et périls s'ils ne respectent pas les IO.)
j'ai lu beaucoup d'âneries, mais aussi des choses forts intéressantes sur les alphas... écrites par des orthophonistes (j'ai appris un nouveau mot à ce propos, logopède) pour aider les enfants dans la rééducation des diverses dys- (phasie, lexie, praxie).
cela m'a fait penser à decroly et sa fameuse globale : méthode créée pour aider les gamins en échec avec la syllabique (et ça marchait).
comme j'ai lu sur un site de l'EN (IA de lyon je crois) : les alphas pourquoi pas, en complément du reste.
mais quand je lis des parents qui jouent aux apprentis sorciers de la lecture à la maison (avec cette méthode ou un autre), ou des enseignants tout ébaubis devant LA méthode miracle... excuse moi mais je me gondole :).
quant à qualifier les alphas de syllabique ou de phonémique, pour moi cela revient au même :) : on part du "simple vers le complexe", ça ressemble salement à du syllabique :)

n°52773
JeanMa0
Posté le 11-08-2006 à 21:17:17  profil
 

Ce que je ne comprends pas avec vous, c'est que vous réclamez sans cesse la liberté pédagogique mais vous dénigrez systématiquement ceux qui font autrement. Quand on dit qu'on pratique avec les alphas, cela ne veut absolument pas dire "exclusivement", cela ne signifie en rien qu'à part cette approche, il n'y ait rien d'autre; comment peut-on être pour le modernisme, les avancées pédagogiques et être aussi borné, me semble-t-il, dans ses analyses.
Il y en aura toujours qui diront que c'est la méthode X ou Y la panacée et que et que.. est-ce pour cela que X ou Y ne valent rien ?
Pourquoi associer simple au complexe avec salement du syllabique ?
N'avez-vous pas encore compris que dans l'immense majorité des cas tous les enseignants cherchaient à être les plus efficaces possibles pour un maximum d'enfants. Alors si dans l'un ou l'autre coin, on essaie avec une autre approche que la vôtre en obtenant d'excellents résultats pourquoi vous offusquer et honnir ces autres courants tout aussi louables que le vôtre tout en réclamant la liberté pédagogique ? Il y a là quelque chose de contradictoire... On devrait plutôt s'enquérir de ce que font les autres et de se pencher sur ces autres pratiques pour en prendre le positif plutôt que de mener un combat de type syndical sclérosé et sans grand bénéfice pour les élèves. C'est mon avis et je le partage volontiers...

n°52790
Profil sup​primé
Posté le 11-08-2006 à 23:19:41  
 

JeanMa0 a écrit :

Ce que je ne comprends pas avec vous, c'est que vous réclamez sans cesse la liberté pédagogique mais vous dénigrez systématiquement ceux qui font autrement. Quand on dit qu'on pratique avec les alphas, cela ne veut absolument pas dire "exclusivement", cela ne signifie en rien qu'à part cette approche, il n'y ait rien d'autre; comment peut-on être pour le modernisme, les avancées pédagogiques et être aussi borné, me semble-t-il, dans ses analyses.
Il y en aura toujours qui diront que c'est la méthode X ou Y la panacée et que et que.. est-ce pour cela que X ou Y ne valent rien ?



je ne dégrine pas "ceux", je garde le droit de critiquer certaines pratiques :)
certaines méthodes ne "valent rien" au regard des objectifs fixés par les IO :)

JeanMa0 a écrit :

Pourquoi associer simple au complexe avec salement du syllabique ?



l'adverbe, comme son l'indique, est associé au verbe "ressembler" :)

JeanMa0 a écrit :

N'avez-vous pas encore compris que dans l'immense majorité des cas tous les enseignants cherchaient à être les plus efficaces possibles pour un maximum d'enfants. Alors si dans l'un ou l'autre coin, on essaie avec une autre approche que la vôtre en obtenant d'excellents résultats pourquoi vous offusquer et honnir ces autres courants tout aussi louables que le vôtre tout en réclamant la liberté pédagogique ? Il y a là quelque chose de contradictoire... On devrait plutôt s'enquérir de ce que font les autres et de se pencher sur ces autres pratiques pour en prendre le positif plutôt que de mener un combat de type syndical sclérosé et sans grand bénéfice pour les élèves. C'est mon avis et je le partage volontiers...



j'ai très bien compris le souci des enseignants de bien faire leur travail auprès des enfants, souci que je partage. je n'en garde pas moins le droit de critiquer ce qui me semble critiquable. :)

"Sans la liberté de blâmer, il n'est point d'éloge flatteur ", Beaumarchais, Le mariage de Figaro

n°52798
JeanMa0
Posté le 11-08-2006 à 23:56:30  profil
 

Je pense que vous confondez critique et dénigrement car la critique se penche autant sur le positif que sur le négatif; or pour vous dans tous vos post, c'est ou tout blanc ou tout noir. Vous devriez être le premier à savoir que dans notre métier, il faut bien souvent travailler avec toutes les nuances et se servir de tout ce qui peut faire avancer la cause des enfants.

n°53051
Profil sup​primé
Posté le 14-08-2006 à 22:45:51  
 

JeanMa0 a écrit :

Je pense que vous confondez critique et dénigrement car la critique se penche autant sur le positif que sur le négatif; or pour vous dans tous vos post, c'est ou tout blanc ou tout noir. Vous devriez être le premier à savoir que dans notre métier, il faut bien souvent travailler avec toutes les nuances et se servir de tout ce qui peut faire avancer la cause des enfants.



c'est bien ce que j'ai toujours dit : la lecture s'aborde par plusieurs entrées, y compris la syllabique, mais pas par une seule... il serait bon de lire ce que j'écris avant de le critiquer... ange:{}

n°53093
JeanMa0
Posté le 15-08-2006 à 11:33:05  profil
 

Comme à chaque fois, vous terminez en précisant que vous avez déjà tout dit et qu'on ne vous a pas bien lu; il faut croire que sur l'ensemble des forums ici, il y a beaucoup d'incultes qui ne savent pas lire.
Je pense que tout le monde, en gros, en d'accord de reconnaître les différentes entrées dans la lecture, le seul point d'achoppement est la première entrée à travailler de manière structurée et progressive et c'est là qu'on diverge un tant soit peu: vous utilisez le même support écrit pour faire toutes les approches de la lecture de manière somme toute un peu globale au début pour arriver ensuite à une reconnaissance "alphabétique" tandis que je propose des supports différents utilisés tantôt par l'enfant tantôt par l'adulte (des nouvelles, des romans,...) quand l'enfant ne maîtrise pas encore les notions trop complexes et on structure d'abord les éléments techniques de la lecture avant de plonger rapidement dans les autres stratégies de lecture. Ce point de départ différent va mobiliser au plus 4 mois du CP et par après le travail sera le même que le vôtre car personne ne fait de la syllabique durant toute l'école primaire... du moins j'ose le croire. Donc, je ne comprends pas votre acharnement à dénigrer un point de départ de travail structuré différent du vôtre qui ne va prendre que les premières semaines du CP mais qui auront le bonheur de mettre les enfants en confiance en leur montrant explicitement comment fonctionne notre système alphabétique et en leur donnant les premières clés importantes pour se l'approprier ? C'est beaucoup de vent pour pas grand'chose et beaucoup de leçons moralisatrices données sur un ton assez péremptoire. Si nos portes d'entrée, à vous lire donnent de bons résultats pourquoi en dénigrer une par rapport à l'autre et pourquoi critiquer de manière souvent mensongère certaines approches (les alphas) que vous ne connaissez pas.
Allez un peu de modestie, de curiosité et d'humilité vous seraient bien venues...

n°53095
Profil sup​primé
Posté le 15-08-2006 à 11:41:10  
 

JeanMa0 a écrit :

Comme à chaque fois, vous terminez en précisant que vous avez déjà tout dit et qu'on ne vous a pas bien lu; il faut croire que sur l'ensemble des forums ici, il y a beaucoup d'incultes qui ne savent pas lire....


plutot que d'inculture je parlerais de mauvaise foi  ange:{}

JeanMa0 a écrit :

Je pense que tout le monde, en gros, en d'accord de reconnaître les différentes entrées dans la lecture, ...


et bien alors pourquoi défendre bec et ongles la syllabique pure ?  :)

JeanMa0 a écrit :

le seul point d'achoppement est la première entrée à travailler de manière structurée et progressive et c'est là qu'on diverge un tant soit peu: vous utilisez le même support écrit pour faire toutes les approches de la lecture de manière somme toute un peu globale au début pour arriver ensuite à une reconnaissance "alphabétique" tandis que je propose des supports différents utilisés tantôt par l'enfant tantôt par l'adulte (des nouvelles, des romans,...) quand l'enfant ne maîtrise pas encore les notions trop complexes et on structure d'abord les éléments techniques de la lecture avant de plonger rapidement dans les autres stratégies de lecture. Ce point de départ différent va mobiliser au plus 4 mois du CP et par après le travail sera le même que le vôtre car personne ne fait de la syllabique durant toute l'école primaire... du moins j'ose le croire. Donc, je ne comprends pas votre acharnement à dénigrer un point de départ de travail structuré différent du vôtre qui ne va prendre que les premières semaines du CP mais qui auront le bonheur de mettre les enfants en confiance en leur montrant explicitement comment fonctionne notre système alphabétique et en leur donnant les premières clés importantes pour se l'approprier ? ...


je l'ai déjà dit : chacun fait comme il veut du moment que l'approche est diversifiée :)

JeanMa0 a écrit :

C'est beaucoup de vent pour pas grand'chose et beaucoup de leçons moralisatrices données sur un ton assez péremptoire. Si nos portes d'entrée, à vous lire donnent de bons résultats pourquoi en dénigrer une par rapport à l'autre et pourquoi critiquer de manière souvent mensongère certaines approches (les alphas) que vous ne connaissez pas.
Allez un peu de modestie, de curiosité et d'humilité vous seraient bien venues...



en l'occurrence je trouve que c'est toi qui fait beaucoup de vent pour pas grand chose : après m'avoir quasi agressé tu te ranges à mon avis en m'appelant à de la modestie, de la curiosité et de l'humilité :)

n°53099
JeanMa0
Posté le 15-08-2006 à 11:46:20  profil
 

Je voudrais que vous me disiez où j'ai défendu avec bec et ongles la syllabique pure.
Je ne vous ai jamais agressé ni totalement ni quasi et l'humilité et la modestie que je vous propose concernent vos propos sans nuance concernant les choses que vous ne connaissez pas (les alphas). Pour le reste, vous tenez les discours que vous voulez.

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