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Auteur Sujet :

Pourquoi promouvoir une méthode de lecture sans valeur pédagogique?

n°168193
Profil sup​primé
Posté le 06-02-2008 à 17:58:40  
 

Reprise du message précédent :

tpalouf a écrit :

C'est sûr que traiter ceux qui défendent Léo et Léa de FN, c'est hyper courtois !
(et je persiste, le texte de Charmeux, que j'ai fait lire à des collègues est bourré deconneries et laisse uniquement transpirer l'agressivité de son auteur... et pas vraiment son intelligence !)


et tu t'y connais en matière de discours Fhaine sur l'éducation : du mot à mot :)

n°168200
Profil sup​primé
Posté le 06-02-2008 à 18:32:31  
 

Tigrou311 a écrit :

L'adjectif "courtois" m'étant au départ adressé ( je pense..  ange:{} )... je ne vois pas où j'ai établi le raccourci défenseurs de Léo et Léa --> FN... Rendons à César ce qui appartient à César voulez-vous????  sol:{}  lol:{}
Un grand merci... Lol


ceci ne s'adressait pas vous, mais d'autres se sont reconnus ;)

n°168202
Profil sup​primé
Posté le 06-02-2008 à 18:38:43  
 

On dit merci... non:{}  

n°168353
Profil sup​primé
Posté le 07-02-2008 à 12:25:27  
 

le sujet sur "lire en 7 jours" a disparu?

n°168458
Profil sup​primé
Posté le 07-02-2008 à 18:49:21  
 
n°168554
Profil sup​primé
Posté le 07-02-2008 à 23:46:32  
 

La syllabique, c’est pas automatique ! (ou Rémi a bobo !)

Il y a presqu’un an, le 3 Janvier dernier Le Ministre de L’education Nationale diffusait à grand bruit une circulaire sur l’apprentissage de la lecture, à travers laquelle il consacrait la méthode dite syllabique et jetait l’anathème sur la méthode dite globale… La polémique perdure, avec des hauts et des bas, et des coups d’éclat.
Alors, pour relancer le débat, on récapitule…
On s’étonnera d’abord qu’un ministre cherche à imposer une façon d’aborder la lecture à des enseignants ou à des chercheurs qui sont confrontés à cet apprentissage sur le terrain et qui sont certainement les mieux à même de définir les paramètres le facilitant.
Fustigeant la méthode dite globale qui serait employée dans les classes et mettant sur la sellette la méthode de déchiffrage, dite du b-a=ba, Monsieur de Robien pense avoir trouvé le remède universel aux difficultés d’apprentissage de certains élèves.
Cette assertion apparaît, au regard des travaux des chercheurs et des pédagogues bien naïve et pour le moins présomptueuse.
Le ministre de l’éducation déclarait de plus que cette consécration de la méthode syllabique ou du déchiffrage s’appuierait sur le soutien d’un « consensus remarquable de la communauté scientifique, aussi bien en France qu’à l’étranger ».
Or, il nous semble que les langues présentent des systèmes orthographiques très divers, ainsi on dira que l’italien et le finnois (ben oui !) sont des langues transparentes, pour la bonne raison qu’il n’existe guère plus de façons d’écrire les sons (graphèmes) que de façons de les entendre (phonèmes). L’anglais est une langue opaque, certainement la plus opaque, il existe en anglais pour une quarantaine de sons (phonèmes), 1100 façons d’écrire (graphèmes) !
Et le français dans tout ça ? Moins, bien moins transparent que l’italien et moins, bien moins opaque que l’anglais (35 phonèmes pour 130 graphèmes), il existe en français des mots transparents comme lavabo, cinéma ou capitale, vélo ou limonade et des mots plus opaques comme bateau, lendemain, consécration ou radiateur.…qui sont bien sûr en plus grand nombre.
On peut donc penser à juste titre qu’il est plus facile et moins sujet à polémique d’apprendre à lire l’italien que l’anglais et ce doit être vrai. C’est pourquoi il existe quantité de travaux de chercheurs anglo-saxons sur les méthodes de lecture, puisque cet apprentissage doit poser pas mal de problèmes…. Ces chercheurs constatent que les enseignants des pays concernés utilisent la plupart du temps une méthode globale pour l’apprentissage de la lecture, mais comment pourraient-ils faire autrement, avec des mots qui peuvent présenter une syllabe et trois consonnes à la file ? Impossible de mémoriser ces mots sans les appréhender visuellement dans leur totalité. Alors voilà, les chercheurs anglo-saxons estiment que les enseignants des pays concernés utilisent trop cette approche globale et qu’il faudrait trouver les moyens de varier un peu.
Le danger serait de transposer ces recommandations et de les appliquer à une autre langue, cela n’aurait pas grand sens, cela donnerait naturellement : attention, trop de globale en France, en Italie, en Finlande… C’est ce que fait notre ministre, qui apparemment n’a pas fréquenté beaucoup de classes de CP depuis qu’il assure ces fonctions. Il s’apercevrait que la méthode globale pure n’est pas appliquée.
Mais attention danger ! Qu’adviendra-t-il si nous apprenons à lire uniquement avec la méthode syllabique tant vantée ?
Si on apprend à lire uniquement avec la méthode syllabique, cela suppose pour y arriver qu’on ne va faire lire au début que des mots du style lavabo (l et a=la, v et a=va, b et o=bo). Je vous conseille d’essayer de trouver des phrases composées uniquement de mots transparents, ça va vous rappeler des souvenirs de CP bien poussiéreux pour certains d’entre nous … Alors, essayons, Rémi a bobo, Rémi a un vélo, le vélo de Rémi a bobo, Rémi a une cape (de Zorro ?), le Papa de Rémi a bobo, Rémi a un bo vélo (oups, excusez-moi : Rémi a un joli vélo), le papa de Rémi a un vélo (à la rigueur une moto), Lili a la télé, Lili a vu la moto à la télé, la télé a bobo, Papa a bu la limonade de Lili, Papa fume la pipe, Papa a puni Lili (et Maman dans tout ça ? trop compliqué, Maman !)… Vous remarquerez que tous les petits mots, les déterminants, les conjonctions, qui composent 50 % de nos phrases, les « un, les, avec, aux, des, à quoi, pour » sont bannis.
On aura donc des choses fort intéressantes à lire et qui vont passionner les élèves autant qu’elles nous ont sidérées.
On est quand même obligé de savoir comment lire « un » ou « avec » ou « au » ou « les » pour faire des phrases, donc d’introduire dès le départ des difficultés, ce serait leurrer les élèves que de ne leur présenter que des lavabos, des vélos et des télés (en supposant qu’avec la méthode syllabique pure on puisse présenter des pluriels !), non ?
D’autre part, un élève qui aurait appris que t et o = to aurait tendance à écrire « bato » au lieu de « bateau », » pano » au lieu de panneau, on ne l’instruirait guère sur la complexité de l‘orthographe française : ce qu’il a trouvé facile au début se compliquerait de toute façon.
De plus, déchiffrer lettre à lettre vous prive d’un certain nombre d’informations qui pourrait vous aider à trouver le sens d’un mot que vous ne connaissez pas : imaginons que vous ne connaissiez pas le sens du mot lavabo, comment imaginer qu’il est de la même famille que laver, lavage si vous ne le voyez pas dans sa totalité, si vous ne le voyez que comme la+va+bo ? Comment, avec des syllabes aborder le concept de « famille de mots », de l’étymologie ?
Le français n’est pas une langue transparente et les enfants le savent bien, d’autant plus qu’ils baignent dans l’écrit depuis leur naissance (on aimerait parfois qu’ils y baignent un peu moins en quantité et un peu mieux !), affiches dans la ville, panneaux publicitaires, marques, panneaux de signalisation, titres de journaux… Avant de savoir déchiffrer, un enfant sait reconnaître l’enseigne du supermarché où ses parents vont faire leurs courses, il sait reconnaître son prénom et tout le monde ne s’appelle pas Rémi ou Lili heureusement, et ça, ce n’est pas la syllabique qui le lui a appris !
On imagine donc que les mécanismes mis en place pour lire doivent être nombreux et varient certainement en fonction d’une multitude de paramètres… On déchiffre dans les écoles françaises mais pas uniquement, et surtout déchiffrer ne suffit pas pour apprendre à lire. Non, lire, ce doit êtte plus compliqué que le simple fait d'aller de la lettre à la syllabe, de la syllabe au mot et du mot à la phrase... Ce qui est certain, c’est qu’il faut connaître le sens d’un grand nombre de mots pour savoir lire et comprendre un texte : on rencontre très peu de phrases du style « Rémi a un joli vélo », mais plutôt des « Rémi possède une magnifique bicyclette » et c’est tant mieux.
Transmettre le maximum de vocabulaire aux enfants afin qu’ ils ne soient pas perdus dans un texte comme on peut l’être dans une ville inconnue est certainement une des choses les plus importantes pour préparer le terrain des futurs lecteurs. Afin qu’ils n’abandonnent pas la lecture d’un texte parce qu’ils ne connaissent pas le sens d’un mot sur trois, il faut que les enfants maîtrisent le langage et aient un vocabulaire riche et varié.
C’est ce qui se produit quand les échanges se font dans la communauté d’humains la plus large possible : on s’enrichit du langage des autres dès lors qu’on se comprend.
Les lecteurs rapides et les bons lecteurs disposent de beaucoup de vocabulaire et par là-même reconnaissent le maximum de mots sans les déchiffrer, moins on a de mots nouveaux, moins on passe de temps à déchiffrer, plus le texte paraît limpide…

Cette circulaire risque de continuer à faire bien des dégâts, d’abord en jetant le discrédit sur les enseignants, accusés à tort de pratiquer des méthodes inadaptées (et de le faire exprès !) et en simplifiant le débat autour de la lecture d’une façon réductrice et outrancière.
Et en conclusion, un enfant de six ans élevé à la syllabique et à propos duquel on dira triomphalement qu’il sait lire va vous déchiffrer « le pédicure de papa a un joli pécule » ou encore « le pédicure mélomane a un joli mélanome » mais pourra-t-il vous dire qu’il a compris ? Pas grand-chose certainement. Or, lire, c’est comprendre.
À moins qu’on ne veuille former une génération à ne lire que des mots transparents… Mais ceci est une autre histoire.

Si on veut en savoir plus, on ira sur le site du Café Pédagogique, d'où sont tirées la majorité des informations ayant servi à écrire cet article : www.cafepedagogique.net

et en clin d'oeil pour finir, un petit texte que l'on trouve sur le Net et dont j'ai malheureusement perdu la provenance :

Citation:

"Sleon une édtue de l’Uvinertisé de Cmabrigde, l’odrre des ltteers dnas un mot n’a pas d’ipmrotncae, la suele coshe ipmrtnate est que la pmeirère et la drenèire soit à la bnnoe pclae. Le rsete peut êrte dans un dsérorde ttoal et vuos puoevz tujoruos lrie snas porlbème. C’est prace que le creaveu hmauin ne lit pas chuaqe ltetre elle-mmêe, mias le mot cmome un tuot."


http://www.lecolesurlacolline. [...] e&artid=29

n°168561
Profil sup​primé
Posté le 07-02-2008 à 23:59:38  
 

École : l'instruction contre l'éducation
Martine Fournier

Que faire pour remédier à la crise de l’école ? Dans le débat qui oppose depuis longtemps les républicains, partisans de la tradition, aux pédagogues, partisans d’adaptations, la voix des tenants d’un retour en arrière bénéficie actuellement d’un fort succès médiatique.

En matière d’éducation, la tentation – récurrente – du « c’était mieux avant » (1) a pris ces derniers temps un relief spectaculaire. Il faut dire qu’elle est portée actuellement par les politiques au pouvoir. Les récentes tentatives par le ministre Gilles de Robien de réhabilitation des bonnes vieilles méthodes où des petits élèves dociles récitent la mélopée du b-a ba, pa-pe-pi-po-pu…, autrement dit la méthode syllabique – abandonnée dans les années 1950 car elle faisait trop d’illettrés – en sont l’un des plus récents avatars…
Ces thématiques emportent en outre un franc succès dans l’opinion : films dont émane le parfum suave d’une tradition largement mythifiée (Les Choristes, Christophe Barratier, 2004), émissions télévisées vantant les mérites du pensionnat et de la discipline militaire, sans oublier le succès de La Fabrique du crétin (Jean-Paul Brighelli), vendu à plus 130 000 exemplaires !
Essais polémiques pleins de fiel, sites d’associations et autres blogs n’hésitent pas à pratiquer l’invective pour asséner un discours décliniste sur le délabrement de l’école de la République, l’effondrement du niveau des élèves (le bac S étant du niveau du certificat d’études d’antan, selon Laurent Lafforgue (2)), la nullité des enseignants, ces « apprentis sorciers » (Marc Le Bris), orchestrés par une « nomenklatura » (J.-P. Brighelli) dans laquelle on retrouve pêle-mêle les IUFM, « goulags de pédagogistes », les sciences de l’éducation qui ont désenchanté la culture, les didacticiens qui massacrent les idées pures, ou encore les concepteurs de programmes qui assassinent le savoir…
Depuis les années 1960, prétend démontrer J.-P. Brighelli, la pédagogie aurait troqué l’instruction contre l’éducation, les profs seraient devenus des animateurs mous et la démocratie, porte ouverte à tous les laisser-faire, serait aujourd’hui l’antichambre de la barbarie, en alarmant dans son dernier livre contre l’irruption des « nouveaux barbares », entendre les petits casseurs des cités qui menacent les gens bien (3)…
A l’occasion des Entretiens Nathan de novembre 2006 (4), Jean-Paul Bronckart, chercheur en éducation de l’université de Genève, notait que cette rhétorique catastrophiste se retrouvait avec les mêmes mots dans les discours de l’extrême droite des années 1930, n’hésitant pas à recourir à la délation contre l’ennemi intérieur (les pédagogues), usant d’un « vocabulaire méprisant à l’allure fortement poujadiste » et considérant toute démocratisation comme une menace pour les idées « pures »…

Innovation contre tradition
En fait, ces discours ne sont que l’exacerbation d’un débat autour de la démocratisation du système scolaire qui, depuis les années 1970, oppose « républicains » et « pédagogues » : l’intellectuel médiatique Alain Finkielkraut contre le tribun pédagogiste Philippe Meirieu, l’instruction contre l’éducation, l’innovation contre la tradition… Les premiers se posent en gardiens du temple de l’école républicaine conçue dans l’esprit de ses pères fondateurs : celle-ci a une mission universaliste de transmission des savoirs et la réussite se distribue selon le mérite de chacun. Ils sont très attachés à sauvegarder une culture « classique » (celle des humanités), des filières d’excellence destinées aux élites et les valeurs républicaines. Pour eux, la laïcité est un principe intangible qui ne doit tolérer aucun aménagement. Les seconds tentent d’adapter l’école aux mutations des sociétés contemporaines : recherche d’une plus grande égalité des chances, prise en considération des profils, de la culture et des personnalités des élèves, actualisation et modernisation des méthodes d’enseignement…
Depuis 1945, les politiques éducatives ont d’ailleurs encouragé ces orientations « démocratiques » – de l’instauration d’un collège unique à la loi-programme de 1989 qui mettait « l’élève au centre » du système éducatif et prônait une différenciation de
la pédagogie… Elles ont aussi été nourries des recherches de plus en plus nombreuses issues des sciences de l’éducation en plein développement.
Les « pédagogues » sont donc ceux qui veulent accorder une plus grande attention aux méthodes d’enseignement, dans l’objectif de faire réussir le plus grand nombre. Ils s’inscrivent dans un courant de penseurs de l’éducation qui, depuis Jean-Jacques Rousseau, recommandent d’œuvrer à l’éveil de l’enfant et au développement de son autonomie. Au tournant du xxe siècle, les pédagogues de l’« éducation nouvelle » se fédéraient autour d’une critique de l’école traditionnelle, fondée sur le dressage et le bourrage de crânes…

Un véritable choix de société
Aujourd’hui, face aux difficultés que rencontrent les systèmes éducatifs dans la plupart des pays du monde – violences, incivilités, échec scolaire pour certains –, les uns voient le verre à moitié vide et prônent un retour en arrière : « Si les élèves ont aujourd’hui gagné en reconnaissance ce que l’institution a perdu en superbe, il n’en demeure pas moins que la période contemporaine a précipité l’école dans la crise, en valorisant l’innovation au détriment de la tradition, l’authenticité aux dépens du mérite, le divertissement contre le travail », écrivait Luc Ferry en 2004, alors ministre de l’Education, dans une Lettre à tous ceux qui aiment l’école (Odile Jacob, 2003).
Ceux qui voient ce même verre à moitié plein mettent l’accent sur les immenses progrès accomplis, notamment pour les enfants de milieux populaires et pour les filles, qui ont désormais accès aux études supérieures, et la hausse du niveau global de la population. Pour ceux-là, la crise de l’école est davantage liée aux difficultés que connaissent les sociétés contemporaines et aux résistances du système éducatif à se réformer correctement. Plutôt que de remettre au goût du jour de vieilles recettes, ils demandent d’aller plus loin dans les réformes et d’améliorer la formation pédagogique des enseignants.
Réaction ou évolution ? C’est un véritable choix de société qui se joue dans le débat sur l’école… Et il n’est pas étonnant que, face à l’angoisse des familles devant le durcissement de la compétition sociale, ce débat s’envenime pour devenir parfois nauséabond…

 

NOTES

(1) Voir par exemple J.-M. Barreau, L’École et les Tentations réactionnaires, L’Aube, 2005.
(2) www.ihes.fr/~lafforgue/edu cation.html
(3) J.-P. Brighelli, La Fabrique du crétin. La mort programmée de l’école, Gawsevitch, 2005. Voir aussi A. Barrot, L’Enseignement mis à mort, Librio, 2000, ou M. Le Bris, Et vos enfants ne sauront pas
lire… ni compter ! La faillite obstinée de l’école française, Stock, 2004.
(4) « Quel avenir pour l’école ? Entre passéisme nostalgique et utopie moderniste », Les Entretiens Nathan, Paris, 14 octobre 2006.

http://www.scienceshumaines.co [...] 15167.html

n°168608
Profil sup​primé
Posté le 08-02-2008 à 12:28:27  
 

[/url]
quel domage !!!!  ange:{}  whistle:{}  lol:{}  

n°168700
Profil sup​primé
Posté le 08-02-2008 à 17:49:07  
 


Bling Bling a dit "plus de pub sur le service public"
FTVI montre l'exemple  whistle:{}  

n°168743
Profil sup​primé
Posté le 08-02-2008 à 20:34:54  
 

lu sur un blog réactionnaire ceci (pour une fois que c'est intelligent, il faut le souligner)


Mon cher P***, encore un peu et vous me tireriez des larmes.

"Mais où sont les neiges d'antan ?", qui est ce sagouin qui a un jour décidé qu'on ne bénéficierait plus, dès le plus jeune âge des bienfaits de "Rémi et Colette".

La réponse est : personne, ou plutôt si, tout le monde.

Si les enfants n'ont pas radicalement changé dans ce que l'on pourrait qualifier (bien improprement d'ailleurs) leur "nature d'enfant", par contre le monde qui entoure les enfants d'aujourd'hui n'est plus celui qui berça votre jeunesse et la mienne encore plus.

Ni vous, ni moi n'y pouvons rien et même s'il m'arrive parfois de le regretter, Rachid ou Dany ne sont plus du tout sensibles au mystère qui entourait parfois les aventures de Rémi et Colette, la télé, le ciné, la mode, tout l'environnement culturel est passé par là.

Pour autant, apprendre à lire, ce que j'appelle lire ne pourrait se satisfaire de la reconnaissance plus ou moins globale et hésitante de quelques étiquettes de camembert, là dessus, il n'y a pas photo.

N'importe quelle méthode de lecture (en vérité chaque instit au bout de 5 ans de pratique au CP a la sienne), qui ne passe pas par l'analyse est une méthode fantaisiste.

J'ai bien dit "qui ne passe pas par", je n'ai pas dit qui commence et qui finit par, là se trouve toute la nuance.

Si un instit, dans le seul but d'amener ses enfants à s'intéresser à la lecture, commence par leur faire lire un "texte" de "rap", pourquoi pas ?

Je sais bien que mon exemple est idiot, aucun instit de CP n'a jamais fait cela, mais je caricature pour essayer de bien me faire comprendre.

Trouvez moi n'importe quoi, des étiquettes de camembert au "rap" mis en texte, je m'en fiche, si cela éveille la curiosité et l'envie de savoir lire, je dis bravo, MAIS, car il y a un gros MAIS, surtout n'en restez pas là et c'est en effet parfois ce que font quelques zozos que je condamne avec la dernière vigueur, ces cas là sont rares, ils ne peuvent suffire à faire comme si tout le reste n'existait pas.

"Le soldat matinal allume le fanal à la porte de l'arsenal." Voilà la phrase qui servait il n'y a pas si longtemps encore dans certaines classe à présenter le fameux son "al", pompeusement qualifié de son inverse par les pédagogistes du temps (il y en avait déjà).

Qu'est ce que vous voulez que cette phrase évoque pour un enfant de six ans aujourd'hui ? Au mieux, rien, au pire un cauchemar.

Au même enfant de six ans, en 1945, on aurait proposé un texte parlant de textos, de SMS, d'ordinateurs etc... cela aurait provoqué la colère de ses parents éberlués et l'incompréhension bien naturelle d'un enfant ignorant de toutes ces réalités. C'est pourtant pas bien difficile à comprendre, c'est à la portée de n'importe quel agrégé ça !

Donnez leur envie de lire, ensuite vous leur apprendrez à lire (sérieusement ,si j'ose dire), faites l'inverse et à coup sûr, Rachid et Dylan refuseront de le faire, dans certains milieux, apprendre à lire, ça fait pédé, alors que bien entendu Agnès dont les grands parents sont instits et dont le père est ingénieur, ne serait ce que pour faire "plaisir" à Monsieur et à ses parents, fera l'effort et finira évidemment par savoir lire.

Il n'y a pas là de quoi se déchirer et s'insulter à longueur de page, il n'y a pas besoin d'avoir suivi de longues études pour comprendre qu'on n'apprend bien que ce qui nous intéresse, vous, comme moi, comme tous les enfants.

On ne peut enseigner "contre", on ne peut le faire "qu'avec", c'est le côté le plus difficile du métier d'enseignant, donner envie de savoir, d'apprendre, tout le reste n'est que techniques, si on se contente du seul aspect technique, si on "grille" l'étape essentielle du besoin de savoir, alors immanquablement on tombe dans la violence, bien entendu on s'en plaint et à l'évidence, ce faisant, on est hypocrite .

Cordialement

 makhno
 

n°168747
lesquardin
Posté le 08-02-2008 à 20:58:39  profil
 

Tigrou311 a écrit :

Il n'y a pas de "bonne" méthode de lecture et je m'explique...
Plusieurs paramètres entrent en compte, comme le milieu culturel de l'enfant et aussi les a priori des enseignants... Je préfère utiliser une méthode qui ne soit pas forcément "à la page" mais dans laquelle je me sente à l'aise et qui donne envie à mes élèves plutôt que d'utiliser ce qui est "bien vu" par mon pouvoir organisateur.. Rien de pire que d'utiliser une méthode de lecture à laquelle on n'entend rien simplement pour faire le gentil mouton, on fait bien plus de dégâts.. Comme je l'ai déjà dit à ttoo sur une autre page, j'ai repris la méthode de lecture que j'employais lors des deux années précédentes, mais les prérequis n'étant pas en place, je suis confrontée à d'autres problèmes.. Et, quoi qu'on en dise, je me remets en question...
En conclusion : rien ne remplace l'expérience de terrain, celle qui permet d'expérimenter, mais aussi d'ajuster des méthodes de lecture.. au cas par cas ( chaque classe est différente d'une autre, même au sein d'une même école.. )


 Si je lis bien, le bon PE sera celui qui, préalablement à sa première confrontation avec des "Cycle 2", aurait été formé également à toutes les méthodes d'apprentissage de la lecture, de façon à choisir, en toute connaissance de cause, aussi bien, en première intention, celle qui séduit le plus son fonctionnement personnel, et qui, donc, marchera sur le plus grand nombre stimulé par un maître à l'aise, motivé, joyeux et combattif, que celles, en deuxième intention, qu'il pourra utiliser en recours avec tel ou tel élève réfractaire à son mode de fonctionnement?

n°168750
ttoo
Posté le 08-02-2008 à 22:26:06  profil
 

"Rien de pire que d'utiliser une méthode de lecture à laquelle on n'entend rien simplement pour faire le gentil mouton, on fait bien plus de dégâts.. Comme je l'ai déjà dit à ttoo sur une autre page, j'ai repris la méthode de lecture que j'employais lors des deux années précédentes, mais les prérequis n'étant pas en place, je suis confrontée à d'autres problèmes.. Et, quoi qu'on en dise, je me remets en question...  "
 jap:{}  jap:{}

"Ai eu une discussion à ce sujet avec mes collègues de maternelle, disant qu'il y avait dans cette classe un réel problème d'acquis, notamment au niveau de la lecture... Et c'est ici que l'on se met à parler de conscience phonologique, du fait que les enfants ne savent ni écouter, ni respecter une consigne simple... Tout comme moi avant cette année, l'expression "conscience phonologique" leur était totalement inconnue, il a fallu pour cela que je me mette en contact avec la logopède travaillant quelques heures dans l'école... Ce n'est pas plus de leur faute que de la mienne, et plus j'avance, plus je me dis que la formation dispensée aux instituteurs primaires et maternelle en Belgique est loin d'être suffisante, et qu'il serait grand temps de mettre le paquet sur l'apprentissage de la lecture, de l'écriture et du calcul, bases sur lesquelles vont se construire les autres savoirs tout au long de la scolarité.. un mois de stage et quelques heures de cours ne suffisent pas malheureusement.. J'espère donc bien pouvoir poursuivre cette discussion avec mes collègues de maternelle, ainsi qu'avec la logopède, pour donner à nos élèves un maximum de chances....  
( et pour votre gouverne, j'ai longtemps pensé que le problème venait de moi et de la méthode de lecture utilisée, or, en ayant fait quelques tests, on se rend compte que le problème vient en amont."

Ce n'est pas toi qui dois te remettre en question, tu fais une analyse correcte de ta situation, et tu "t'adaptes", bien obligé.
Non seulement tu t'adaptes, mais en plus tu recrées le lien avec la classe d'avant pour essayer de comprendre où le bât blesse  ange:{}

Que du bonheur  :)


Message édité par ttoo le 08-02-2008 à 22:55:09
n°168761
Profil sup​primé
Posté le 08-02-2008 à 23:53:59  
 

lesquardin a écrit :

Si je lis bien, le bon PE sera celui qui, préalablement à sa première confrontation avec des "Cycle 2", aurait été formé également à toutes les méthodes d'apprentissage de la lecture, de façon à choisir, en toute connaissance de cause, aussi bien, en première intention, celle qui séduit le plus son fonctionnement personnel, et qui, donc, marchera sur le plus grand nombre stimulé par un maître à l'aise, motivé, joyeux et combattif, que celles, en deuxième intention, qu'il pourra utiliser en recours avec tel ou tel élève réfractaire à son mode de fonctionnement?


je ne sais pas ce qu'est un "bon" PE
sur quels critères définir un "bon PE"?

n°168763
ttoo
Posté le 08-02-2008 à 23:55:41  profil
 


Tu t'appelles Topolina ?  

n°168764
Profil sup​primé
Posté le 08-02-2008 à 23:56:34  
 

ttoo a écrit :

Tu t'appelles Topolina ?


combien de syllabes?  :D  :D  :D  

n°168872
Profil sup​primé
Posté le 10-02-2008 à 00:05:30  
 

Citation:

Il n'y a pas là de quoi se déchirer et s'insulter à longueur de page, il n'y a pas besoin d'avoir suivi de longues études pour comprendre qu'on n'apprend bien que ce qui nous intéresse, vous, comme moi, comme tous les enfants.
 
On ne peut enseigner "contre", on ne peut le faire "qu'avec", c'est le côté le plus difficile du métier d'enseignant, donner envie de savoir, d'apprendre, tout le reste n'est que techniques, si on se contente du seul aspect technique, si on "grille" l'étape essentielle du besoin de savoir, alors immanquablement on tombe dans la violence, bien entendu on s'en plaint et à l'évidence, ce faisant, on est hypocrite

n°169082
Profil sup​primé
Posté le 11-02-2008 à 08:32:57  
 


bonne question :)

n°169134
Profil sup​primé
Posté le 11-02-2008 à 12:32:25  
 

:)

n°169180
lesquardin
Posté le 11-02-2008 à 15:35:00  profil
 


 C'est tellement évident que ce n'est pas nécessaire de répondre!
 C'est quoi, un bon dentiste? C'est quoi un bon plombier? etc...

n°169208
simplinsti​t
Posté le 11-02-2008 à 20:54:27  profil
 

Citation:

Il n'y a pas là de quoi se déchirer et s'insulter à longueur de page, il n'y a pas besoin d'avoir suivi de longues études pour comprendre qu'on n'apprend bien que ce qui nous intéresse, vous, comme moi, comme tous les enfants.  

Il suffit donc au PE d'être intéressant et de rendre intéressant ce qu'il veut que les élèves apprennent. jecherchedespotes  

n°169217
lesquardin
Posté le 11-02-2008 à 21:52:50  profil
 

simplinstit a écrit :

Citation:

Il n'y a pas là de quoi se déchirer et s'insulter à longueur de page, il n'y a pas besoin d'avoir suivi de longues études pour comprendre qu'on n'apprend bien que ce qui nous intéresse, vous, comme moi, comme tous les enfants.  

Il suffit donc au PE d'être intéressant et de rendre intéressant ce qu'il veut que les élèves apprennent. jecherchedespotes


 Elémentaire, mon cher Simplinstit! Comme l'école du même nom...
 Je me suis toujours demandé pourquoi la première de couverture devait soulever les foules? C'est rien que de la pub et de l'attrappe-nigaud. Sur les SAS, en première de couverture, il y a toujours une blonde pulpeuse dénudée porteuses de quelques attributs sadiques. T'achètes le bouquin, alléché, et, à l'intérieur, ils passent nettement moins de temps à la chose qu'à des canardages en règle et des élucubrations mortellement ennuyeuses.

n°169228
simplinsti​t
Posté le 11-02-2008 à 22:35:29  profil
 

v26, vous n'y connaissez rien, mais alors vraiment rien aux joies de la première de couverture !
Imaginez la situation-problème ! Exceptionnelle ! On travaille sur rien avec du rien... L'enfant a tout à bâtir... Et se pose du coup toutes sortes de problèmes métaphysiques de la plus haute importance.
Quels sont ces petits bouibouis noirs qui déparent la belle illustration ? Pourquoi ne sont-ils pas tous de la même taille ? Ne serait-ce pas ces "mots" dont les adultes semblent détenir le secret... Enquêtons, chers camarades, en joignant nos efforts, nous devrions arriver à percer ce mystère !
Oh ! La première lettre de papa ! Serions-nous sur la bonne voie ? Peut-être pouvons-nous essayer d'ouvrir cet étrange objet ? Ah non. La maîtresse a mis un trombone pour accrocher toutes les pages ensemble. Elle ne veut pas.  Kévin, on te dit qu'elle ne veut pas. Ah, toi tu préférerais jouer avec le trombone et percer le secret de cet étrange objet. Eh ben, tant pire, hein. Il paraît que ce n'est pas le moment.
Tiens, voilà qu'elle cause maintenant. Le titre ? L'éditeur ? L'illustrateur ? L'auteur ? Mais qu'est-ce qu'elle dit ? Qu'elle nous le lise, ce bouquin, ça va faire bientôt une demi-heure qu'elle nous demande de faire semblant d'être passionnés par une histoire qu'on ne connaît même pas et qu'on n'a pas le droit de commencer à connaître sous prétexte que le nom de trois inconnus doit nous foudroyer de bonheur...
La voilà qui glose sur l'illustration maintenant, il faudrait que nous lui disions quel sentiment elle nous procure. Et si on lui dit réellement ce qu'on pense, elle ne va certainement pas être contente !
Vas-y, Marie-Adélaïde, dis-y ce qu'elle veut entendre et qu'on en finisse. Nous, on fera : "Ouais, ouais, moi j'pense comme Marie-Adélaïde !", elle sera super-contente, comme l'autre jour, quand Charles-Edouard a fait semblant de trouver pour "flotte ou coule", il avait tout vu la veille avec son papa, et elle, elle pleurait de bonheur : "Ça y est, j'ai un Archimède dans ma classe ! Oui ! Vive la Main à la Pâte ! Vous voyez, bande de zaprenan, si Charles-Edouard a trouvé, vous aussi, ça DOIT vous intéresser !" cry:{}  cry:{}  cry:{}
 

n°169246
Profil sup​primé
Posté le 12-02-2008 à 12:15:53  
 

lesquardin a écrit :

C'est tellement évident que ce n'est pas nécessaire de répondre!
 C'est quoi, un bon dentiste? C'est quoi un bon plombier? etc...


justement ce n'est pas si évident
bien sûr, quand on en est à flooder des photos de chèvre, on vit avec beaucoup d'évidences
pas très bon pour le cerveau, les évidences

n°169605
Profil sup​primé
Posté le 13-02-2008 à 19:58:05  
 


 hello:{}  

n°169624
simplinsti​t
Posté le 13-02-2008 à 20:44:03  profil
 

Ah ! D'accord !
Pour ne pas être censuré, il ne faut pas poser de questions !  pt1cable:{}
Message reçu !  love:{}

 hello:{} v26 !
 

n°169630
atchoum265​4
Posté le 13-02-2008 à 21:08:37  profil
 



Juste un truc pour savoir s'il vous arrive de maquiller avec un gand de crin:

Parcourez les forums de France2. Inutile de lire, regardez juste la première page... puis...

Revenez au forum "Education", vous verrez, il y a truc qui choque :D  :D  :D  

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