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Service minimum à l'école, payé par la grève!

 

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Auteur Sujet :

Service minimum à l'école, payé par la grève!

n°157709
prof des e​coles
Posté le 13-12-2007 à 18:33:47  profil
 

Service minimum à l'école, payé par la grève!

SIGEDESSINDARCOS_20071211_px_470__w_ouestfrance_

Le ministre, Xavier Darcos, propose aux communes volontaires de mettre en place ce service minimum dès la rentrée. L'État leur reverserait les retenues sur salaire des grévistes.
Le gouvernement n'a pas un sou en caisse, mais il a des idées. Après la rénovation des facs, payée par la vente d'actions EDF, voici l'idée d'un service minimum à l'école financé par... la grève. Xavier Darcos a fait cette proposition originale, hier.

Aujourd'hui, en cas de conflit, une école primaire peut être fermée, s'il n'y a pas assez d'enseignants pour assurer l'accueil des élèves. Et les parents se débrouillent comme ils peuvent. Le ministre de l'Éducation suggère donc aux mairies de s'occuper des enfants, au sein de l'école, à l'aide de compensations financières: « Je souhaite que tout ou partie des retenues sur salaire opérées les jours de grève puissent être reversées aux communes volontaires pour mettre en place un service d'accueil minimum. »

« C'est une blague? »

Qui garderait les écoliers? « Du personnel administratif ou du personnel extérieur, comme par exemple des associations, répond l'entourage de Xavier Darcos. Ce sera aux communes de choisir qui elles recrutent ».

Mais vont-elles « recruter », au risque de se mettre les grévistes à dos? Alain Robert, adjoint socialiste, chargé des écoles à la ville de Nantes, réagit à chaud: « C'est une blague, cette histoire... Non? Alors c'est absurde! Une confusion complète des rôles. Nous, on s'occupe du périscolaire: l'accueil du midi, du soir. Le temps scolaire, c'est du ressort de l'État (qui paie les enseignants). Si le ministre veut instaurer un service minimum, qu'il le fasse lui-même. »

Même hostilité de l'adjoint au primaire de Rennes: « L'État n'a pas à faire gérer par les communes les conséquences de l'échec du dialogue social avec ses propres salariés », s'indigne Frédéric Bourcier.

Des maires disponibles selon Darcos

Pour instaurer son accueil minimum « dès la rentrée 2008 », le ministre aura du mal à trouver des volontaires dans les communes de gauche. Et elles sont nombreuses. Xavier Darcos assure pourtant que des maires sont disponibles. À droite, assurément, en pariant que les autres suivront sous la pression des parents mécontents... Ça, c'est rusé.

Ce qui l'est moins, c'est que la proposition gâche d'avance une possibilité de s'entendre avec les syndicats. FSU, Unsa, CFDT, tous les « gros » du primaire refusent cette « remise en cause du droit de grève ». L'Unsa évoque même un « comble de la perversion ». Impossible, dans ses conditions, de négocier un accord sur la prévention des conflits ou l'information des parents, comme le regrette la CFDT.


François CHRÉTIEN.


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chassons le crétinisme briguello-darcosien hors des écoles
n°157710
prof des e​coles
Posté le 13-12-2007 à 18:34:36  profil
 

A l'école, même les jours de grève:Jacky Sanudo
 
Bègles, ancienne banlieue rouge devenue verte avec l'arrivée de Noël Mamère, fait de la petite enfance un cheval de bataille politique. Outre deux collèges et un lycée, la commune compte sept écoles maternelles et six écoles élémentaires. Ces 13 établissements sont concernés par l'« incitation à la création d'un service d'accueil minimum en temps de grève » dès la rentrée 2008, prôné hier par le ministre de l'éducation, Xavier Darcos (lire ci-contre).
La proposition en a surpris plus d'un à l'heure de la cantine et a été accueillie plutôt froidement par la majorité du corps enseignant béglais. « Je ne vois dans ces dires qu'une atteinte au droit de grève. Avec qui vont-ils tenter de mettre ce système en place ? Considère-t-on l'école comme une garderie ou comme un lieu d'éducation ? Pour l'instant, ce n'est que du bla-bla et, donc, il n'y a pas à réagir », affirme le directeur de l'école élémentaire Roger-Salengro. Il n'en dira pas plus, faisant jouer son droit de réserve, sur lequel les inspecteurs de l'Éducation nationale sont très à cheval.


Du personnel de substitution. Direction l'école maternelle de la Ferrade, dans le quartier du même nom. Le 20 novembre dernier était ici, comme ailleurs, jour de grève : pas de cantine, pas de garderie et une seule institutrice sur les trois de la petite section. Mais pas grand-monde n'a franchi la porte de sa classe, les parents ayant pris leurs dispositions pour la garde des enfants. Le mouvement, prévu le mardi, était annoncé par affichage dès le vendredi.


« En général, nous avertissons deux jours avant, ce qui laisse le temps de se retourner. Je suis très sensible aux difficultés rencontrées par certains parents. Chaque fois que je fais grève, c'est de façon très réfléchie. Alors, c'est vrai que je serais plus à l'aise dans ma décision si le service minimum existait », dit la directrice- institutrice de l'établissement.


« C'est un comble ! » Selon elle, pour que la proposition annoncée par Xavier Darcos puisse trouver un écho, il faudrait changer le statut des Atsem (agents territoriaux spécialisés des écoles maternelles) qui, à ce jour, ne sont pas responsables en cas d'accident d'un écolier. Ce qui n'est pas le cas de ses collègues non grévistes quand ils acceptent une cinquantaine d'enfants dans leurs classes.
Pour mener à bien son opération « service minimum » dans les écoles, le gouvernement doit clairement compter sur les communes volontaires. Il leur incombera de trouver le personnel de substitution avec un financement provenant, tout ou partie, des retenues sur salaire opérées les jours de grève.
A priori, Xavier Darcos ne pourra pas espérer le soutien de la mairie de Bègles. « Nous aurions déjà pu mettre en place un service minimum mais ne l'avons pas souhaité », affirme l'adjoint en charge de l'Éducation, Cédric Dubost. « Nous ne sommes pas des briseurs de grève et ne souhaitons pas ce transfert de moyens. Ce genre de mesure n'est pas fait pour améliorer le système scolaire. Nos structures petite enfance et centres de loisirs ont déjà des emplois du temps surchargés. Et on ne va pas, même si cela se fait, embaucher des personnels d'animation pour une journée ou payer des tonnes d'heures supplémentaires. Ceci avec l'argent ponctionné sur les enseignants. C'est un comble ! »


« Système D ». Côté parents, la proposition Darcos a été accueillie avec plus d'enthousiasme. Mais personne n'est dupe. « La garderie, ce n'est pas de l'enseignement, et moi qui n'ai pas de problème de garde, je suis solidaire des enseignants », dit Antoine Villesuzanne, dont l'enfant est scolarisé à la Ferrade. Cette autre, qui ne travaille pas, dit offrir ses services aux parents sans solution les jours de grève. Elle fait partie et s'amuse du « système D ».
Pour Julie Carré, parent d'élève de l'association Les Enfants d'abord, le service minimum pourrait être une bonne solution, même si elle regrette qu'on tente de mettre parents et enseignants dos à dos. « En tant que mère, je vois le côté pratique, les jours de RTT économisés, le stress en moins et le bien-être des tout- petits qui voient leur quotidien chamboulé les jours sans classe », avoue-t-elle.
Comme souvent, la possible mesure annoncée hier par Xavier Darcos ne fait pas l'unanimité. Et à Bègles, il faut bien l'avouer, sans doute un peu moins qu'ailleurs. N'est-ce pas, M. Mamère ?
 


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chassons le crétinisme briguello-darcosien hors des écoles
n°157713
prof des e​coles
Posté le 13-12-2007 à 19:14:22  profil
 

Service minimum à l'école: « Attention à ne pas remettre en cause le droit de grève ! »
(AFP)
Pour Gilles Moindrot, secrétaire général du SNUipp, le projet de verser aux communes les salaires des profs en grève est « quasiment un détournement de fonds ».

Le secrétaire général du Syndicat national unitaire des instituteurs, professeurs des écoles et PEGC (SNUipp), principal syndicat d'enseignants du primaire, accueille froidement la volonté de Xavier Darcos, ministre de l’Education, de mettre en place un « service minimum d’accueil » au primaire. S’il se dit ouvert au dialogue, il estime que ce dispositif est une « usine à gaz » et n'exclut pas...une grève.
 
 
Comment recevez-vous l’annonce de Xavier Darcos sur un « service minimum d’accueil » dans les écoles primaires les jours de grève ?

Il nous avait déjà annoncé qu’il souhaitait engager une discussion en janvier sur cette question. Nous lui avons toujours répondu clairement que s’il s’agissait de remettre en cause, d’une façon ou d’une autre, le droit de grève des enseignants et des directeurs, nous nous y opposerions fermement. Le droit de grève est un droit constitutionnel. Son usage a permis de contribuer à ce que l’école dispose de suffisamment de moyens.

Mais le dispositif n’empêchera pas les enseignants de faire grève à proprement parler…

Nous attendons de connaître le dispositif dans son ensemble. Si le dispositif oblige par exemple un directeur d’école gréviste à rester dans la journée pour s’assurer que l’accueil soit bien fait, là ce serait une remise en cause du droit de grève.

Après, si le ministre souhaite mettre en place une façon de prévenir les conflits, pourquoi pas ? On préfère qu’il y ait un dialogue, de véritables discussions, plutôt que de recourir à la grève. Dans le premier degré, on prévient les parents plusieurs jours à l’avance quand il y a grève. Et on leur explique les raisons. Souvent, nous avons leur compréhension voire leur soutien, car les grèves se font généralement pour éviter une fermeture de classe, pour obtenir plus de moyens. Les parents comprennent bien que le but n’est pas de les gêner eux ou les élèves, mais bien d’alerter le ministère sur les questions qui sont posées à l’école.

Que pensez-vous du dispositif de financement, où les communes recevront, pour assurer l'accueil, « tout ou partie » des sommes retenues sur les salaires des grévistes ?

Cette nouvelle idée, sortie du chapeau du ministre, est un peu une usine à gaz. C'est quasiment un détournement de fonds. Cela revient à consacrer une partie de la masse salariale dont dispose l’Education nationale pour aider des collectivités locales à mettre en place un service d’accueil. C’est quand même assez curieux d’utiliser cette partie de la masse salariale pour des garderies organisées par la municipalité. Il vaudrait mieux les utiliser pour mieux scolariser les élèves en maternelle par exemple, ou aider les élèves en difficulté. Cette opération ne nous paraît pas tellement viable car il faut que les municipalités acceptent. Et on ne peut pas improviser comme ça une garderie deux ou trois fois par an.

Les grèves peuvent poser problèmes pour certains parents qui travaillent à cause de la garde des enfants...

Si les municipalités veulent organiser une garderie, ça relève de leurs prérogatives. Mais il faut que ce soit pour répondre à un besoin des parents et non pour atténuer les effets d’un mouvement de grève.

L’instauration de ce « service minimum d’accueil » pourra-t-elle justement entraîner des grèves dans le primaire ?

Si jamais, au détour des mesures proposées, il y avait réellement une remise en cause du droit de grève des enseignants, je pense qu’il y aurait une réaction et un conflit. Nous chercherions, avec l’ensemble des organisations syndicales du premier degré, à réagir. Dans ce cas, aucune modalité d’action n’est à écarter.
 


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chassons le crétinisme briguello-darcosien hors des écoles
n°157721
prof des e​coles
Posté le 13-12-2007 à 19:26:12  profil
 

mais où allait l'argent des retenues salariales pour grève avant?????


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chassons le crétinisme briguello-darcosien hors des écoles
n°157739
Profil sup​primé
Posté le 13-12-2007 à 21:02:48  
 

La racaille censorale ayant encore frappé avant de noyer le forum de leurs flood, je me réjouis de leur renvoyer une petite pichenette. :)



Quelques cartouches à blanc qu'Eldu et ses sbires désamorceront sans aucun souci :
 

Citation:

LE DÉCLIN DU SAVOIR Claude Courouve, Dr en philosophie
Dernière révision : décembre 2005

 Que cette complainte sur le thème du déclin soit ancienne, remontant au moins au XIXe siècle, avec Ernest Renan (La Réforme intellectuelle et morale de la France) ne la réfute pas ; ces phénomènes sont très lents, à géométrie variable, et complexes. Récusée par des journalistes superficiels, elle est reprise par beaucoup de professeurs dont les analyses convergent ; un des derniers en date, Adrien Barrot :
 
Il est évident que le niveau baisse. Il faut ne pas avoir mis les pieds depuis trente ans dans un collège ou dans un lycée, et même dans un "bon" collège ou dans un "bon" lycée, il faut être resté confiné aux seules statistiques de son laboratoire de recherche, il faut avoir troqué cette amorce de raison qu'est le simple bon sens pour une intelligence artificielle, pour affirmer et prétendre démontrer le contraire. Bien sûr que le niveau baisse.
 
Notes de lecture
 
1. Un des critères du déclin du savoir est en effet la baisse de niveau scolaire. Cette baisse était ressentie par 71 % des jeunes profs, selon un sondage SNES-SOFRES de mars 2001. Le nombre croissant de lycéens (généraux et professionnels) et de bacheliers ne peut être à lui seul un argument en faveur d'une élévation de niveau de connaissances ; encore faudrait-il faire le bilan de ce que l'on comprend, de ce que l'apprend, et de ce que l'on en retient comme savoir et comme savoir-faire.
 
  Contrairement aux idées reçues, ils calculent aussi bien qu'il y a vingt ans, d'autant plus que la population des élèves concernés par le collège aujourd'hui est beaucoup plus large qu'alors (Barrier et Robin, 1985).
 
Ce d'autant plus évoque irrésistiblement le boulanger d'une des questions d'une échelle d'intelligence (la N.E.M.I.), commerçant qui « perd sur chaque petit pain, mais se rattrape sur la quantité ». Il y aurait eu, entre 1964 et 1982, "progrès en algèbre, sauf les inéquations; recul en géométrie ; stagnation en arithmétique et statistiques". Les données "n'autorisent pas une conclusion défavorable quand au niveau des élèves actuels par rapport à ceux de 1964"; mais elles ne permettent pas davantage la conclusion favorable que Roger Girod en avait tiré : "leur score moyen s'est légèrement amélioré".
 
2. Deux autres études donnent une idée plus précise de la situation. D'abord le rapport Chervel, qui compare des dictées de 1873 à celles de 1987 ; on y lit, p. 161: "Presque la moitié de l'effectif du XIXe siècle commet moins de cinq fautes, alors que pour le XXe siècle, c'est seulement le tiers de l'échantillon qui obtient ce résultat".
L'échantillon de 1987 avait été soigneusement déterminé de façon à pouvoir être comparé à celui de 1873 ; mais les auteurs ont cependant "redressé", à la fois les scores de 1873 et ceux de 1987 pour aboutir, tout à fait à la Bourdieu [Voir Philippe Bénéton, Le Fléau du bien, Paris : R. Laffont, 1983, pp. 48-55, la "méthode Bourdieu"], à la conclusion souhaitée : "le niveau actuel en orthographe est donc incontestablement supérieur" (Rapport, p. 164), affirmation figurant dans le dernier chapitre, plus sobrement intitulé  "CONCLUSION. Comparaison du niveau en orthographe entre 1873-1877 et 1986-1987".
 
  Cette retenue ne se trouve plus dans La Dictée, ouvrage destiné au grand public, où le chapitre VI est intitulé : VI "Supériorité des élèves de 1987". On y lit cependant qu'il y a "victoire aux points du corpus du XIXe siècle sur celui du XXe siècle" (La Dictée, p. 182) ; comprenne qui pourra ...
 
Le graphique de la p. 163 du Rapport montre qu'en 1873, plus d'élèves (par rapport à 1987) font moins de fautes, et qu'en 1987, plus d'élèves (par rapport à 1873) font plus de fautes.
Pp. 14-15 de La Dictée, on lit encore ceci :
 
"Il importe peu, aujourd'hui, que le niveau général en latin ait (probablement) baissé puisque dans le même temps le niveau général en mathématiques n'a cessé de s'élever."
 
3. Dans La Dictée, p. 260, figurait déjà cette remarque : "le  niveau des classes de sixième [n'est] plus ce qu'il était il y a trente ans." Dans cette question d'évaluation d'un niveau, il faudrait pouvoir prendre en considération les connaissances structurées réellement acquises par les élèves, qui sont autres choses que des informations ou de simples recettes (en maths: "on fait delta" ou "on fait la dérivée", et encore, quand l’énoncé n’en supprime pas l’initiative …) et, en ce qui concerne l'examen du bac,  les formes nouvelles des épreuves. On  n’a pas amené 80 % des jeunes au niveau du bac (objectif à dix ans de l'art. 3 de la loi 89-486 du 10 juillet 1989, dite « loi Jospin ») mais  seulement le bac (et l'accès à l'Université) au niveau du « fameux magma des 80 % de bacheliers », (Christian Combaz (Égaux et nigauds, janvier 2001).
 
  La baisse du niveau moyen d'études est occidentale et pas seulement française ; elle est confirmée par l'évolution des programmes du secondaire vers la simplification et par la quasi-disparition des démonstrations dans le cours de maths, cours lui-même mis en forme dogmatique et déjà réduit au minimum avant les propos légers de Claude Allègre sur une supposée dévaluation des mathématiques. Georges Lochak avait répondu par avance à Claude Allègre : « Croire que les calculs sur ordinateurs remplaceront les mathématiques (dont ils ne font, en réalité, qu'exprimer les rudiments) est d'une grande candeur ». ("Platon est-il mort?", Quadrature, n° 28, avril-juin 1997, pp. 25-27). L’ancien ministre de l’Éducation Claude Allègre s’était aussi dit incertain de « l’utilité de cours de philosophie pédagogique » donnés aux futurs professeurs et ajoutait : «  des cours sur la violence, la drogue, le comportement à avoir dans les situations difficiles, les nouvelles technologies ou l’enseignement de la morale civique me paraissent beaucoup plus importants que des élucubrations philosophiques. » (Sénat, séance du 30 novembre 1998).
 
  Les programmes officiels indiquent que la plupart des résultats doivent être admis ; ajoutons-y la détérioration des méthodes de travail des lycéens et étudiants. Notamment, en France au moins, le morcellement du "contrôle continu", des DST ("devoirs sur table" - comme si chez eux les élèves travaillaient dans leur lit ...) et des partiels, qui remplace les anciennes compositions trimestrielles et les examens traditionnels. En résumé, cette dégradation intellectuelle (et morale car souvent associée à diverses formes de fraude) des méthodes consiste en ce qu'aujourd'hui :
 
a) On apprend, plus que l'on ne prend le temps d’étudier ;
b) On révise encore plus que l'on n'apprend ;
c) On révise les exercices, les sujets qui ont des chances de sortir ..., plus que l'on ne révise les exposés des professeurs, « le cours » (non appris …)
 
  Tout ceci traduit un désintérêt pour les études proprement dites qui sont souvent considérées uniquement sous l'angle utilitaire du diplôme et de l'emploi, bref de l'intérêt économique. D’où l’étonnement des étudiants en première année d’économie, lorsqu’ils apprennent que l’éducation nationale est une institution politique qui ne relève pas du marché, c’est-à-dire d’un dispositif par lequel acheteurs et vendeurs échangent des marchandises ou des services ; ironie du sort, la "fausse monnaie intellectuelle" se transforme en "fausse monnaie sociale". Les procéduriers de la pédagogie veulent prendre acte de l'existence d'un nouveau "public" dans les classes dites "des quartiers", et "changer de paradigme", c'est à dire remplacer l'enseignement par l'apprentissage des méthodes, la Culture par une culture commune qui n'est qu'un nivellement par le bas (et les termes professeur/élève par ceux d'enseignant/apprenant), l'école et la culture traditionnelles devant plier devant le "fait brut" qu'une partie de son nouveau « public », n'est pas (ou ne serait pas) accessible à l'instruction intellectuelle. Mais ce "fait brut" est loin d'être acquis (à moins de supposer l’existence d’un gène bourgeois de la culture) et le mépris actuel des œuvres n’a donc rien de définitif.
 
4. Enseigne-t-on toujours le latin à l'école primaire ? Dans quelle classe de première (jadis dite première de rhétorique) fait-on encore des dissertations en latin, des compositions en vers latins, comme cela se faisait, à l'époque d’Arthur Rimbaud, au collège de Charleville ? Les sociologues Christian Baudelot et Roger Establet reconnaissent qu'entre 1957 et 1987 les performances en philosophie des bacheliers ont baissé. L'expression "fort en thème" est devenue incompréhensible, y compris pour ceux qui étudient les langues vivantes, car on ne fait plus de thèmes. Si le moindre effort demandé aux lycéens est généralement considéré comme une "prise de tête" ou un « cassage de melon », c’est bien parce que la relation au savoir universel a été qualitativement modifiée pour une grande partie de la jeune génération actuelle.
 
  D'une manière générale, l'étude, le travail intellectuel, la lecture et l'écriture, sont dévalorisés au profit du sport collectif (Baudelot et Establet ont, bien sûr, approuvé la "reconnaissance scolaire des cultures sportives" — beau pluriel de majesté ...), de l'expression libre et de la pédagogie de groupe centrée sur un élève pseudo-concret, « tel qu'il est », façon François Dubet qui ne sait que répéter que les problèmes sociaux, la culture de masse et les nouvelles technologies de l'information "sont là", et qui souhaite une véritable "école démocratique de masse" et le repli sur une "culture commune" également chère à Philippe Meirieu, "culture" qui semble faite pour les "troisièmes types" selon le poète grec Hésiode, les esprits faux. L'enseignement d'un contenu culturel, explications d’un texte ou d’un phénomène naturel, puis introduction à la connaissance des théories et des œuvres, tend à être remplacé par l'animation d'une classe, d'un demi-groupe ou d'un module, et par la pratique de techniques de communication ; les "pédagogistes" ont parfois recours aux fausses sciences que sont la programmation neurolinguistique (P.N.L.) et l'analyse transactionnelle, toujours à la sociologie (qui n'est pourtant qu'une technique auxiliaire des sciences politiques, historiques et juridiques). Il semble admis, avec Edgar Morin, que la « tête bien faite » doit remplacer la « tête bien pleine » ; Montaigne souhaitait, en effet, « plutôt la tête bien faite que bien pleine », mais chez le conducteur, c’est-à-dire chez le professeur, et non chez l’élève que l’on ne choisit pas davantage aujourd’hui qu’au XVIe siècle (Essais, livre I, chapitre xxvi). Ce contresens est un bel indice du déclin du savoir.
 
  Quelques étapes de cette baisse du niveau moyen des classes ont été le prolongement de la scolarité obligatoire à 16 ans (institué en 1959, effectif à partir de 1967), la suppression des classes de primaire dans les lycées et de l'examen d'entrée en sixième, la suppression de la première partie du bac (1966), l'instauration du contrôle continu dans le secondaire et à l'Université, la suppression de l'enseignement du latin en sixième et cinquième dans les sections classiques (remplacé par une initiation, ce qui n'est pas la même chose), la généralisation des collèges (C.E.S.) avec des professeurs parfois tout juste bacheliers (P.E.G.C.), la prolifération des enseignements optionnels, la suppression des secondes différenciées (1983) et le report en classe de première de l'étude de l'équation numérique du second degré (et encore, pas dans toutes les classes de première ; les séries littéraires et technologiques AAC ne la font pas.). La mission des professeurs devient, comme en régime totalitaire, politique : s’assurer que tous les élèves possèdent les compétences de base de la culture commune.  
 
  « 50 % des étudiants inscrits à l’Université – ils sont au total un peu plus d’un million et demi – le sont dans les premiers cycles. Leur taux de réussite demeure, à ce stade, l’un des plus faibles des pays du monde développé : seulement 45 % des étudiants français obtiennent leur DEUG en deux ans, 68 % en trois ans », déclarait le ministre de l’Éducation d’alors, Luc Ferry (Le Monde, 5 juillet 2002).
 
  C'est l'ensemble du système éducatif qui décline, la "démocratisation", telle qu'elle a été pratiquée, aboutissant à ce que de plus en plus de jeunes sachent de moins en moins de choses (en anglais : more and more know less and less). Dans son article « Culture de masse et savoir scolaire », Philippe Raynaud constatait, après Antoine Prost, que « l'efficacité de l'institution scolaire pour l'instruction du plus grand nombre a d'abord stagné, puis décru, au fur et à mesure que progressait la "démocratisation de l'enseignement" » (Le Télémaque, n° 6, juin 1996). Selon un sondage de mars 2001 auprès d'enseignants de moins de 35 ans, 71 % d'entre eux estimaient qu'inciter le plus d'élèves possible à poursuivre jusqu'au bac « a surtout pour conséquence de dévaloriser le baccalauréat et d'abaisser le niveau ».
 
5. Le professeur Michel Jarrety (Université Paris IV) a constaté que les textes sur lesquels on fait travailler les enfants à l'école primaire et au collège sont d'une médiocrité affligeante. Il y a quelques années,  deux appels, signés chacun par plusieurs dizaines de professeurs, demandaient le maintien de l'enseignement de la littérature au lycée et revenaient sur la question de la baisse de niveau :
 
On enseigne en Deug et souvent en licence ce qui naguère s'apprenait au lycée.
Supprimer la dissertation dans toutes ces disciplines [français, histoire, philosophie, sciences économiques] relève d'un processus global déjà appliqué en mathématiques (où on ne fait plus de démonstrations).
 
  Même constat à l'unanimité de l'Académie française :
 
Au lieu que l'école soit le moyen de corriger et de compenser les infériorités éventuelles dues à un milieu social peu imprégné de culture, sa dégradation les prolonge et les aggrave. La pédagogie dite moderne s'efforce [...] de vider l'enseignement de contenu au point qu'il n'existe plus aucun critère d'excellence. [...] Cette crise, il est vrai, commence en amont de l'école, avec la dégradation de la formation des maîtres eux-mêmes. (Déclaration adoptée à l'unanimité lors de la séance du 6 avril 2000)
 
  L'Académie des Sciences a déploré les propos de Claude Allègre sur la dévaluation des mathématiques dans France Soir, le 23 novembre 1999 : « Les maths sont en train de se dévaluer, de manière quasi-inéluctable. Désormais, il y a des machines pour faire les calculs. Idem pour les constructions de courbes. » Voir Le Monde, 22 mars 2000, pour la réaction assez vive de l'Académie des Sciences.
 
  L'enseignement tend à se vider de contenu de savoir et de substance ; un professeur a formulé avec humour la devise de l'école post-moderne :
 
Pourquoi enseigner quelque chose plutôt que rien ? (Adrien Barrot, 2000)
 
6. En ce qui concerne les adultes, la population générale, des études relatives aux USA et à la Suisse ont montré là aussi une perte d'instruction. Le XXe siècle finissant paraît avoir effacé les progrès réalisés en ses débuts et à la fin du XIXe siècle. En 1938, Jean Grenier constatait que :
 
L'extension de l'instruction ne va pas toujours de pair avec le progrès de la culture. Les masses sont de plus en plus éclairées, mais les lumières sont de plus en plus basses. Les idées courtes et simplistes ont plus de succès que les autres. Un homme cultivé a de moins en moins de contemporains. (Essai sur l'esprit d'orthodoxie, Paris : Gallimard, 1938, I, iii.)
 
Depuis les années 1950, le progrès a fait place à une stagnation quand à la maîtrise de l'écrit, et à une baisse quant aux mathématiques et aux sciences ; le progrès ne persiste que dans les langues étrangères et en informatique (Girod, 1989). Ce qui n'avait pas retenu le sociologue Pierre Bourdieu d'affirmer que
 
« au moins dans tous les pays civilisés, la durée de la scolarisation ne cesse de croître, ainsi que le niveau d'instruction moyen. » (Discours devant le Conseil international du Musée de la Télévision et de la Radio, 11 octobre 1999).
 
  Ce qui est certain pour la durée de la scolarisation, mais en partie dû aux redoublements, comme une récente publicité télévisée l'indiquait avec une impertinence amusée, ne l'est pas pour l'instruction, et précisément l'instruction de base, celle qui permet, selon les talents, d'intégrer successivement les différents niveaux de savoirs. Selon les textes d’application de l’article 8 de la loi du 10 juillet 1989, les redoublements ne sont autorisés qu’en fin de cycle ; l’échec au bac devient donc la cause principale des redoublements dans le secondaire.  
 
7. L'envahissement de l'espace public par les médias, et l'intervention des journalistes dans des débats qu'ils dirigent sans en avoir la compétence, ne peuvent rester sans conséquences dans ce que l'on appelle la crise de la transmission. La presse de gauche traite de "réactionnaires" des ouvrages qui posent des questions de fond ; elle rabat, à la Dubet, (cf le Monde des Débats, septembre 2000, p. 10) la question de la transmission sur un plan exclusivement politique, celui de la citoyenneté. C'est le retour du "tout est politique", assorti de "tout doit être démocratique" ; ou encore, puisque le savoir, bien qu’universel, serait "élitiste", l’apparition d’un slogan totalitaire plein d’avenir : « quand j'entends parler de culture humaniste, je sors mes Droits de l'homme ».

  Les médias, par seconde nature (le journalisme est aujourd'hui devenu une idéologie), participent activement à l'entreprise de désymbolisation en cours ; un des moyens en est l'établissement d'une véritable police de la pensée par ce que le mathématicien Jean Dieudonné, dans sa critique des dogmes pédagogiques à la mode, appelait "l'intelligenstia régnante", un autre la promotion effrénée du sport et du show bizz. Ils encouragent également un usage aliénant de la communication électronique (world wide web, e-mail) en annonçant "la naissance d'une génération de créateurs nourris d'Internet", ou encore l'éveil internautique de la Chine ("un marché estimé à 1,3 milliards de consommateurs" ) aux nouvelles technologies (Le Monde, 31 mai 2000). Mais la simple transformation des méthodes de documentation, car c’est de cela qu’il s’agit, est aussi incapable de  bouleverser les lois de la pensée ou les critères de qualité intellectuelle d'une œuvre, que de remplacer l’éducation des nouvelles générations ; Montesquieu conservait les principes de la civilisation grecque lorsqu’il jugeait que « c’est dans le gouvernement républicain que l’on a besoin de toute la puissance de l’éducation ». (De l’Esprit des lois, IV, 5). De l’éducation, de l’Université, pas d’une Star Academy.



 
Messieurs les anglois, tirez donc à votre tour. :)  

n°157762
prof des e​coles
Posté le 13-12-2007 à 22:26:55  profil
 

up


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chassons le crétinisme briguello-darcosien hors des écoles
n°157813
Profil sup​primé
Posté le 14-12-2007 à 12:21:21  
 

prof des ecoles a écrit :

mais où allait l'argent des retenues salariales pour grève avant?????


mais puisqu'on vous dit tout le temps que les fonctionnaires sont payés pendant la grève, c'est que ça doit bien être vrai, non?  pt1cable:{}
le gouvernement et la télé mentiraient?  pt1cable:{}  

n°157815
Profil sup​primé
Posté le 14-12-2007 à 12:25:53  
 


on sent bien votre côté "flood"  pfff:{}  

n°161960
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Posté le 06-01-2008 à 19:12:18  
 

prof des ecoles a écrit :

Service minimum à l'école, payé par la grève!

SIGEDESSINDARCOS_20071211_px_470__w_ouestfrance_

Le ministre, Xavier Darcos, propose aux communes volontaires de mettre en place ce service minimum dès la rentrée. L'État leur reverserait les retenues sur salaire des grévistes.
Le gouvernement n'a pas un sou en caisse, mais il a des idées. Après la rénovation des facs, payée par la vente d'actions EDF, voici l'idée d'un service minimum à l'école financé par... la grève. Xavier Darcos a fait cette proposition originale, hier.

Aujourd'hui, en cas de conflit, une école primaire peut être fermée, s'il n'y a pas assez d'enseignants pour assurer l'accueil des élèves. Et les parents se débrouillent comme ils peuvent. Le ministre de l'Éducation suggère donc aux mairies de s'occuper des enfants, au sein de l'école, à l'aide de compensations financières: « Je souhaite que tout ou partie des retenues sur salaire opérées les jours de grève puissent être reversées aux communes volontaires pour mettre en place un service d'accueil minimum. »

« C'est une blague? »

Qui garderait les écoliers? « Du personnel administratif ou du personnel extérieur, comme par exemple des associations, répond l'entourage de Xavier Darcos. Ce sera aux communes de choisir qui elles recrutent ».

Mais vont-elles « recruter », au risque de se mettre les grévistes à dos? Alain Robert, adjoint socialiste, chargé des écoles à la ville de Nantes, réagit à chaud: « C'est une blague, cette histoire... Non? Alors c'est absurde! Une confusion complète des rôles. Nous, on s'occupe du périscolaire: l'accueil du midi, du soir. Le temps scolaire, c'est du ressort de l'État (qui paie les enseignants). Si le ministre veut instaurer un service minimum, qu'il le fasse lui-même. »

Même hostilité de l'adjoint au primaire de Rennes: « L'État n'a pas à faire gérer par les communes les conséquences de l'échec du dialogue social avec ses propres salariés », s'indigne Frédéric Bourcier.

Des maires disponibles selon Darcos

Pour instaurer son accueil minimum « dès la rentrée 2008 », le ministre aura du mal à trouver des volontaires dans les communes de gauche. Et elles sont nombreuses. Xavier Darcos assure pourtant que des maires sont disponibles. À droite, assurément, en pariant que les autres suivront sous la pression des parents mécontents... Ça, c'est rusé.

Ce qui l'est moins, c'est que la proposition gâche d'avance une possibilité de s'entendre avec les syndicats. FSU, Unsa, CFDT, tous les « gros » du primaire refusent cette « remise en cause du droit de grève ». L'Unsa évoque même un « comble de la perversion ». Impossible, dans ses conditions, de négocier un accord sur la prévention des conflits ou l'information des parents, comme le regrette la CFDT.


François CHRÉTIEN.


:)

n°162143
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Posté le 07-01-2008 à 12:40:02  
 


 hello:{}  

n°162333
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Posté le 07-01-2008 à 20:43:54  
 

prof des ecoles a écrit :

mais où allait l'argent des retenues salariales pour grève avant?????


on se le demande  ange:{}  

n°162473
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Posté le 08-01-2008 à 19:02:27  
 

Ecoles: Darcos veut "expérimenter" le service minimum dès le 24 janvier


Le ministre de l'Education Xavier Darcos a demandé mardi aux recteurs et inspecteurs d'Académie de participer avec les communes volontaires à "l'expérimentation" du service minimum d'accueil dans les écoles maternelles et élémentaires dès la grève nationale du 24 janvier.

"Il est demandé aux recteurs et inspecteurs d'académie de participer à son expérimentation (du service minimum d'accueil), avec les maires des communes volontaires, dès le 24 janvier prochain, date de grève nationale à l'Education nationale", indique la note du ministère accompagnant une circulaire de M. Darcos. Celui-ci avait jusqu'ici annoncé la mise en place à la rentrée 2008 de ce service considéré comme une atteinte au droit de grève par les syndicats.

Le mouvement du 24 janvier "sera sans doute fort puisque toute la fonction publique a décidé de s'y associer et donc ce sera un bon test pour nous", a déclaré le ministre mardi sur LCI

"Si cela ne fonctionne pas, il faudra aller plus loin", a-t-il poursuivi. "Je ne reculerai pas sur ce sujet parce que c'est une promesse du président Nicolas Sarkozy".

"Le service minimum d'accueil sera financé par le ministère de l'Education nationale dans les communes volontaires", précise la circulaire, grâce aux "fonds correspondants aux retenues sur salaire des enseignants grévistes".

En contrepartie, les communes devront accueillir les enfants scolarisés dans les écoles maternelles et élémentaires de leur territoire durant les heures normales d'enseignement - soit six heures par jour, indique le ministre.

Le montant de la participation versée par l'Etat s'élèvera à 90 euros pour un à cinq enfants accueillis et au-delà, à 90 euros par tranche de 15 élèves accueillis. Aux termes d'une convention, ce versement interviendra au maximum 35 jours après que le maire aura fait connaître à l'autorité académique le nombre d'élèves concernés.

M. Darcos demande donc aux Inspecteurs d'académie d'informer les communes des mouvements sociaux prévus.

Dans ce dispositif, les directeurs d'école restent responsables de l'information au famille, note le ministre qui insiste notamment sur l'obligation d'affichage "au minimum 48 heures avant le commencement" de la grève.

Xavier Darcos a rappelé sur LCI qu'il "tenait beaucoup" à ce que les grévistes se déclarent 48H00 à l'avance. "Il faut que les inspecteurs d'académie aient une clarté de la situation au préalable", a-t-il fait valoir.

Lors de l'annonce de ce dispositif mi décembre, les syndicats d'enseignants, - Snuipp-FSU, SE-Unsa et Sgen-CFDT - avaient immédiatement exprimé leurs craintes d'une remise en cause du droit de grève.

Six syndicats (sur huit) de fonctionnaires ont appelé à une journée de grève le 24 janvier pour obtenir une revalorisation globale des salaires après un premier round de négociations sur les salaires jugé décevant.

La quasi totalité des fédérations de l'Education doivent y participer notamment pour dénoncer les suppressions de postes dans l'Education nationale prévues pour 2008.

"Les syndicats (de fonctionnaires) doivent comprendre qu'il faut travailler plus pour gagner plus, qu'ils prennent des heures supplémentaires, qu'ils travaillent autrement", a estimé M. Darcos sur LCI. Si les fonctionnaires "veulent, comme tout le monde, avoir une situation plus aisée, il faut sans doute qu'ils paient un peu plus de leur personne."
 
 
 

n°162575
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Posté le 08-01-2008 à 23:24:52  
 

Service minimum à l'Ecole: plutôt "répondre aux demandes des personnels"


Le secrétaire général de la FSU, majoritaire dans l'Education, Gérard Aschieri a contesté mardi "l'expérimentation" le 24 janvier du service minimum dans les écoles, jugeant que si le gouvernement veut "moins de grèves, il doit répondre aux attentes des personnels".

Le ministre de l'Education Xavier Darcos a demandé mardi aux recteurs et inspecteurs d'Académie de participer avec les communes volontaires à "l'expérimentation" du service minimum d'accueil dans les écoles maternelles et élémentaires dès la grève nationale du 24 janvier.

"Le ministre qui prétend beaucoup concerter se lance sans la moindre concertation dans cette affaire avec les personnels et apparemment avec les élus", a regretté le responsable syndical. Il a dit ne pas être convaincu que cette expérimentation soit "réalisable et réaliste" mais qu'elle tendait à "contraindre l'exercice du droit de grève".

"S'il veut moins de grèves, il doit répondre aux demandes des personnels", a-t-il ajouté.

M. Aschieri a en outre jugé "insultant pour les personnels" les propos de M. Darcos mardi sur LCI affirmant que si les fonctionnaires veulent, "comme tout le monde, avoir une situation plus aisée, il faut sans doute qu'ils paient un peu plus de leur personne".

"Il suggère que les personnels ne font rien, c'est une très mauvaise manière d'éviter les conflits", a analysé le responsable de la première fédération de l'Education, ajoutant que "ce n'est pas ce qui va nous enlever des raisons d'agir le 24 janvier", jour de grève nationale dans l'ensemble de la fonction publique.

Interrogé sur les déclarations de Nicolas Sarkozy mardi notamment sur la "priorité" donnée à l'école primaire, il a enfin regretté que le président prenne une "série de décisions dont les conséquences remettent en cause très largement le système éducatif", parmi lesquelles l'assouplissement de la carte scolaire, les milliers de suppressions de postes ou "la mise en concurrence des établissements et des élèves".

n°162701
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Posté le 09-01-2008 à 17:52:34  
 

La mairie de Paris refuse d'organiser un service minimum à l'école


Le maire PS de Paris, Bertrand Delanoë (PS), a annoncé mercredi que sa municipalité refusait d'organiser un service minimum pour accueillir les enfants en cas de grève des enseignants, comme cela a été proposé par le ministre de l'Education Xavier Darcos.

"Nous ne pouvons pas demander aux fonctionnaires municipaux de casser la grève de fonctionnaires nationaux", a affirmé le maire PS Bertrand Delanoë sur RTL.

"M. Darcos, sur ce sujet, s'y prend très très mal. Il faut traiter les sujets avec beaucoup plus de sérieux et surtout quand il s'agit de l'école penser aux enfants, aux parents, aux enseignants. Ce n'est pas la bonne méthode, ce que propose M. Darcos", a-t-il ajouté.

Pour sa part, Eric Ferrand (PS), adjoint au maire chargé de la vie scolaire, qualifie dans le Figaro le projet du ministre de "véritable provocation".

Selon lui, les collectivités locales "n'ont aucunement vocation à se substituer aux enseignants pour la sauvegarde du service public de l'Education".

En cas de grève, "nous n'avons pas de solutions alternatives", a indiqué l'adjoint. "La solution, c'est que le gouvernement évite la grève et qu'il retire son projet de suppression de postes dans l'Education nationale".

Jugeant "pernicieux et même méprisant d'aller imaginer que l'on va utiliser les salaires des uns pour payer les autres à casser une grève", M. Ferrand souligne que les agents municipaux "sont des fonctionnaires", et que "la grève du 24 janvier est une grève de la fonction publique".

Dans une note adressée aux recteurs datée de mardi, Xavier Darcos propose une "convention-type" à passer avec les mairies "volontaires", leur promettant une compensation financière si celles-ci organisent un accueil des enfants en cas de fermeture d'école, et ce dès la grève du 24 janvier.
 
 
 

n°162706
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Posté le 09-01-2008 à 18:05:19  
 

AMF: c'est au gouvernement d'organiser le service minimum dans les écoles


Le président de l'Association des maires de France (AMF), Jacques Pélissard (UMP), a estimé mardi dans un communiqué que "c'est à l'Education nationale d'organiser le service minimum dans les écoles primaires en cas de grève des enseignants".

Dans une note adressée aux recteurs mardi, le ministre de l'Education nationale Xavier Darcos a proposé une "convention-type" à passer avec les mairies "volontaires", leur promettant une compensation financière si celles-ci organisent un accueil des enfants, en cas de fermeture d'école.

Selon M. Pélissard, la proposition du ministre "que ce service soit organisé en externe par les communes qui le veulent" relève "d'une conception originale du service minimum par report de la responsabilité de l'Etat sur des acteurs étrangers aux conflits ayant conduit à la grève".

Il rappelle que "pour rendre service aux familles, certaines communes assurent d'ores et déjà un service minimum, sur la base du volontariat et sur leurs financements propres, en mettant en place une solution d'accueil".

Mais, insiste le président de l'AMF "l'organisation d'un tel service est décidé librement par chaque commune, en fonction des contingences locales et du besoin des familles".

Enfin, l'AMF "prend acte" de la compensation financière partielle proposée par l'Etat au profit des communes volontaires pour organiser ce service minimum.
 

n°162724
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Posté le 09-01-2008 à 19:32:21  
 

Service minimum à l'école: les parents d'élèves FCPE "dubitatifs", la Peep satisfaite


Le président des parents d'élèves de la FCPE s'est dit mercredi "dubitatif" quant à l'instauration d'un service minimum d'accueil des enfants organisé par les municipalités en cas de grèves des enseignants, tandis que la Peep l'a accueilli "favorablement".

"La FCPE est attachée au droit constitutionnel de grève. Elle est dubitative quant à l'instauration d'un service minimum par les communes en cas de grève des enseignants", écrit Faride Hamana, président de la FCPE, dans un communiqué.

"Ce ne sont pas quelques jours de grève programmés qui compromettent la qualité du service public mais bien les remplacements non assurés tout au long de l'année", a-t-il ajouté.

A propos de l'expérimentation le 24 janvier prochain, la fédération s'est refusée à "ce que les enfants et les familles servent de cobayes, dans la mesure où aucune information sur les conditions d'accueil et de sécurité ne leur est garantie".

M. Hamana a fait valoir qu'"il ne s'agira pas d'école mais de garderie".

Interrogé par l'AFP, M. Hamana a aussi critiqué, dans le système préconisé par Xavier Darcos, "un véritable report de la responsabilité de l'Etat sur les collectivités locales". "A la base, l'Etat gère mal son personnel, cela provoque une grève et l'Etat transfère la gestion de cette grève sur les collectivités locales !", a-t-il regretté.

"La FCPE exige que les personnels qui se substitueraient en cas de grève aux enseignants soient qualifiés et habilités à travailler auprès des enfants", a-t-il encore poursuivi.

De son côté, Corine Tapiero, vice-présidente de la deuxième fédération de parents d'élèves, a déclaré à l'AFP que les parents d'élèves de la Peep étaient "tout à fait favorables à ce qu'un service minimum d'accueil soit assuré les jours de grèves".

Elle a jugé "scandaleux" les propos du maire de Paris Bertrand Delanoë, qui a annoncé que sa municipalité refuserait d'organiser ce service minimum, estimant que cela "casserait" la grève des fonctionnaires nationaux.

"Refuser de faire quelque chose en considérant qu'on brise la grève des enseignants, si on pousse cette logique, alors il faudrait dire qu'on bloque les Vélib' les jours de grève des transports en commun", a rétorqué Mme Tapiero.

La présidente de la Peep, Anne Kerkhove, a jugé de son côté, "tout à fait normal" que les communes reçoivent une compensation financière provenant des retenues sur salaire des grévistes: "ils ne travaillent pas, personnellement je n'ai pas d'état d'âme sur cette question-là".
 
 
 

n°162823
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Posté le 10-01-2008 à 12:17:23  
 


en effet
il faut avoir le courage de sa politique
et faire ce que l'on dit plutot que de le laisser faire à d'autres

n°162953
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Posté le 10-01-2008 à 19:05:15  
 

Accueil minimum à l'école: l'Andev accuse l'Etat de se "défausser" sur les communes

L'Association nationale des directeurs de l'Education des villes de France (Andev) a accusé jeudi Xavier Darcos de se "défausser de sa responsabilité sur les communes" en leur demandant d'organiser un service minimum d'accueil dans les écoles en cas de grève.

"Plutôt que de se défausser de sa responsabilité sur les communes, il aurait été plus courageux et efficace de travailler à un véritable service minimum unifié portant sur l'ensemble des temps de l'enfant", a estimé Claudine Paillard, présidente de l'Andev dans un communiqué.

Le ministre de l'Education a adressé mardi une note aux recteurs leur demandant de passer des "conventions types" avec les "communes volontaires" pour qu'elles organisent une garderie dès le 24 janvier, jour de grève nationale chez les enseignants, moyennant remboursement de leurs frais par les retenues effectuées sur les salaires des grévistes.

Jugeant l'"innovation ministérielle regrettable", Mme Paillard a estimé qu'elle mettait en lumière "l'incapacité de l'Education nationale à exercer dans ce domaine ses responsabilités d'employeur public".

"En mettant à la charge des communes le service minimum, elle évite ainsi une difficile discussion avec les organisations syndicales d'enseignants, qu'elle reporte ainsi sur les communes qui devront, si elles souhaitent mettre en place ce service, négocier de leur côté avec les organisations syndicales de personnels", a-t-elle affirmé.

Mme Paillard a regretté que l'Etat renvoie ainsi "une fois de plus vers l'idée que que le rôle éducatif des communes reste essentiellement lié à celui de la garderie".

Outre la possibilité que ses propres agents s'associent à la grève en cas d'appel commun, elle a enfin rappelé les "difficultés organisationnelles" auxquelles les communes seront confrontées, comme trouver du personnel qualifié sur le temps scolaire ou encore faire face à "l'opposition de certains enseignants qui leur reprocheront de +briser leur mouvement+".
 

n°162954
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Posté le 10-01-2008 à 19:06:08  
 

La CFTC des fonctionnaires territoriaux contre un service minimum à l'école

La fédération CFTC des fonctionnaires territoriaux s'est indignée jeudi de la future mise en place d'un service minimum dans les écoles maternelles et élémentaires en cas de grève, qui viserait selon elle "à confisquer le droit de grève à une catégorie précise d'agents".

Le ministre de l'Education Xavier Darcos a demandé mardi dans une circulaire aux recteurs et inspecteurs d'Académie de participer avec les communes volontaires à "l'expérimentation" du service minimum d'accueil dans les écoles maternelles et élémentaires pour la grève nationale des fonctionnaires prévue le 24 janvier.

La fédération "s'indigne face à l'incitation financière du gouvernement pour encourager les maires à confisquer le droit de grève à une catégorie précise d'agents".

Le 8 janvier, "nous avons atteint des sommets fabuleux en matière de régression des droits sociaux et de manipulation", dénonce la CFTC. "La circulaire du ministre de l'Éducation nationale a en effet créé de facto et surtout sans aucune base légale un service minimum dans les collectivités", mais "c'est évidemment illégal".

Le syndicat souligne que "des agents ne peuvent être privés du droit de grève que par une loi", et que "les seules restrictions au droit de grève liées aux nécessités de service sont très réduites et visent à assurer la sécurité des personnes et la conservation des installations et du matériel".
 

n°162955
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Posté le 10-01-2008 à 19:06:54  
 

Service minimum à l'école: Collomb "très étonné" par les propos de Darcos

Le sénateur-maire PS de Lyon, Gérard Collomb, s'est dit mercredi "très étonné" par les propos que lui a prêtés, plus tôt dans la journée, le ministre de l'Education Xavier Darcos, selon qui l'élu lyonnais voulait appliquer le service minimum dans les écoles.

Le maire de Lyon, "qui est une très grande ville", "a trouvé la proposition intéressante, il veut le faire", a affirmé sur RMC le ministre, au sujet de l'organisation d'un service minimum d'accueil par les communes les jours de grève dans l'Education nationale.

"Gérard Collomb est très étonné d'avoir été cité par Xavier Darcos, ministre de l'Education nationale (...). Gérard Collomb a pris connaissance de cette circulaire, envoyée mardi aux recteurs et inspecteurs d'Académie, au sujet de la mise en place d'un service minimum dans les écoles maternelles et primaires, il n'a jamais eu d'échanges avec le ministère de l'Education nationale sur ce sujet", lui a répondu la mairie de Lyon dans un communiqué.

Le maire PS de Paris Bertrand Delanoë avait annoncé mercredi que sa municipalité refuserait d'organiser un service minimum d'accueil pour les enfants du primaire, si une école fermait en raison d'une grève des enseignants, comme cela a été proposé pour la grève du 24 janvier, mardi par Xavier Darcos.

Le maire a fait valoir qu'on ne pouvait "demander aux fonctionnaires municipaux de casser la grève de fonctionnaires nationaux".

 

n°163018
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Posté le 10-01-2008 à 21:02:04  
 

Pas de service minimum dans les écoles nantaises
 
Le recteur est prévenu. Alain Robert, adjoint (PS) à l’Education à la mairie de Nantes, a confié à « 20Minutes » qu’il n’organisera pas de « service minimum d’accueil » dans les écoles primaires de la ville lors de la prochaine grève du 24 janvier.

Mardi, le ministre de l’Education, Xavier Darcos (UMP), a envoyé une note aux recteurs, proposant une « convention-type » aux mairies « volontaires » pour expérimenter le système. Des « compensations financières » leur seraient apportées, financées par les retenues sur les salaires des enseignants grévistes.

« C’est une manoeuvre grossière pour embarrasser les mairies socialistes, juste avant les municipales », fustige Alain Robert. La mesure pourrait en effet être accueillie favorablement par les parents d’élèves.

A Nantes, « un effort d’information est fait » pour que les parents puissent s’organiser à l’avance. « Et puis, sur une journée d’action ponctuelle, il existe beaucoup de solidarités de proximité dans la famille, entre amis ou autres parents d’élèves », poursuit Alain Robert, qui estime que tout cela « limite les inconvénients » d’une grève.

« Fermetures de postes »

Sur le fond du dossier, l’adjoint de Jean-Marc Ayrault voit dans la « manœuvre » de Xavier Darcos une « tentative de masquer l’échec du dialogue social dans l’Education nationale », en le « faisant porter aux collectivités locales ».

Il affirme par ailleurs que des « consignes orales » ont été données aux inspecteurs d’académie pour « ne pas communiquer avec les mairies sur la préparation de la prochaine carte scolaire ». « Cela laisse présager de prochaines fermetures de postes », analyse Alain Robert.

http://www.20minutes.fr/articl [...] taises.php
 

A Nantes, Guillaume Frouin
 

n°163181
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Posté le 12-01-2008 à 11:39:29  
 

Accueil minimum à l'école: les inspecteurs de l'Unsa appellent à ne pas participer


Le Syndicat des inspecteurs de l'Education nationale (Sien) de l'Unsa-Education a appelé jeudi ses troupes à "ne s'impliquer de près ni de loin dans l'organisation" expérimentale d'un service minimum d'accueil des élèves, le 24 janvier, jour de grève nationale des profs.

"Le Sien-Unsa appelle les inspecteurs de l'Education nationale à ne s'impliquer ni de près, ni de loin dans l'organisation d'un service d'accueil de substitution dont l'appellation de +service éducatif minimum+ est totalement usurpée", a expliqué le syndicat dans un communiqué.

"On nous demande d'aller nous renseigner dans les écoles et de faire remonter aux municipalités des informations sur les enseignants qui seront en grève", a détaillé pour l'AFP Patrick Roumagnac, secrétaire général du Sien-Unsa, en rappelant que jusqu'ici les enseignants prévenaient les parents via les carnets de correspondance, sans intervention des inspecteurs.

Dans une note adressée mardi aux recteurs, le ministre de l'Education Xavier Darcos propose une "convention-type" à passer avec les mairies "volontaires", leur promettant une compensation financière si celles-ci organisent un accueil des enfants, en cas de fermeture d'école, avec l'aide des cadres de l'Education nationale.

"Que les municipalités organisent des garderies, nous sommes d'accord mais dans ce cas, ce sont elles qui gèrent l'organisation", a ajouté le responsable syndical.

"Plutôt que de donner des gages faciles à +l'opinion+, nous suggérons au ministre de l'Education de se préoccuper davantage de l'impact inévitable qu'aura la baisse des moyens humains et matériels sur la qualité du service public", a précisé le Sien-Unsa dans son communiqué, en référence au mot d'ordre de la grève du 24 janvier.

"Au plan de l'éthique, pour nous, que le ministre le veuille ou non, le service minimum est une manière d'atteindre le droit de grève", a ajouté M. Roumagnac.
 
 
 

n°164070
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Posté le 17-01-2008 à 20:30:26  
 

Service minimum à l'école: la CGT condamne une attaque au droit de grève

La CGT a condamné lundi l'expérimentation d'un service minimum dans les écoles maternelles et élémentaires en cas de grève, y voyant une "attaque contre le droit de grève" qui pourrait "faire passer les agents territoriaux pour des briseurs de grève".

Le ministre de l'Education Xavier Darcos a demandé le 8 janvier dans une circulaire aux recteurs et inspecteurs d'Académie de participer avec les communes volontaires à "l'expérimentation" du service minimum d'accueil dans les écoles maternelles et élémentaires pour la grève nationale des fonctionnaires prévue le 24 janvier.

Dans un communiqué, la fédération CGT des services publics "condamne cette attaque contre le droit de grève".

Pour le syndicat, "ce ne sont pas des jours de grève programmés qui compromettent la qualité du service public mais bien les moyens et les remplacements non assurés dans l'Education Nationale tout au long de l'année".

De plus, "de telles pratiques pourraient faire passer les agents territoriaux pour - malgré eux - des +briseurs+ de grève", en mettant en opposition les salariés de la Fonction publique d'Etat et ceux de la Fonction publique territoriale, ajoute la CGT.

"Pour la CGT, la seule véritable solution est que le gouvernement accepte de négocier avec les organisations syndicales (...) une véritable augmentation des salaires et de revenir sur la suppression des emplois dans l'Education Nationale".

La fédération appelle "les agents territoriaux à se mobiliser massivement le 24 janvier", lors de la journée de grève des fonctionnaires, et "les maires à refuser de répondre aux injonctions du Ministre".

n°164297
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Posté le 18-01-2008 à 23:35:56  
 

pour la première fois, tout le personnel communal de mon école sera en grève pour ne pas être contraint de faire garderie un jour de grève.
maternelle et élémentaire fermés

n°164599
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Posté le 21-01-2008 à 12:56:11  
 


cela semble être la tendance : beaucoup d'agents territoriaux ne veulent pas servir à casser la grève des enseignants

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