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LES BANLIEUES DANS LA CAMPAGNE PRESIDENTIELLE..

 

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Auteur Sujet :

LES BANLIEUES DANS LA CAMPAGNE PRESIDENTIELLE..

n°299714
un chemino​t
Posté le 01-03-2007 à 12:29:10  profil
 


Cités .
Les quartiers populaires sont devenus le passage obligé des candidats à la présidentielle, à la faveur des inscriptions massives sur les listes électorales.

Sur le flanc d’une longue barre jaunâtre et décrépie, le nom de Bouna, suivie d’un coeur. Candide hommage, maladroitement tracé à la peinture noire, à l’un des deux adolescents innocents morts électrocutés en se réfugiant dans un transformateur EDF pour échapper à une course-poursuite avec des - policiers, à l’automne 2005. C’est le décès de Zyed Benna et Bouna Traoré qui avait déclenché la vague d’émeutes dans les quartiers périphériques de tout le pays, en novembre 2005, et envenimé encore des rapports déjà désastreux entre jeunes et policiers.

une brève et très médiatique visite

Lors d’une brève mais très médiatique visite, hier, à Clichy-sous-Bois, Ségolène Royal a salué la mémoire des deux jeunes gens, en déposant une gerbe au pied de la stèle qui leur est dédiée, devant le collège Robert-Doisneau. La candidate socialiste s’est ensuite prononcée sur le « pacte social et citoyen » soumis à tous les candidats par l’association ACLEFEU, créée dans la foulée des évènements de novembre 2005. « Vous n’êtes pas un problème, mais une partie de la solution à nos problèmes », a-t-elle lancé aux Clichois venus l’écouter, assurant que son « grand chantier présidentiel sera la réussite des quartiers populaires ». Si la candidate socialiste a apposé sa signature au bas de la plupart des propositions élaborées par l’association à partir de cahiers de doléances recueillis dans toute la France, elle a cependant écarté toutes celles relatives à la « répartition des richesses », les jugeant « irréalisables ». Exit, par exemple, l’idée d’un « arrêt immédiat de la privatisation des services publics », celle d’un « impôt sur les revenus spéculatifs » ou encore l’instauration d’un « système progressif sur la taxe d’habitation ». S’il s’est demandé « comment on va appliquer tout ça », Olivier Besancenot, qui emboîtait le pas à Ségolène Royal, n’a pas eu ces réserves dans la signature du pacte. « Tant qu’on ne prendra pas des mesures de justice sociale, il n’y aura pas de paix dans les quartiers », a-t-il affirmé en jugeant « la colère légitime ». À ces deux signatures s’ajoutera, jeudi, celle de Marie-George Buffet, qui s’était déjà rendue à Clichy-sous-Bois et Montfermeil le 19 février dernier.

Des différences qui auront échappé à la plupart des habitants, qui ne voient pas forcément d’un mauvais oeil le défilé de candidats à la présidentielle, plus prompts que lors de précédentes échéances à franchir le Périphérique. Si l’approche et même la simple vue de Ségolène Royal leur étaient interdites par la forêt de perches et de caméras entourant la candidate, nombre d’entre eux se disent pourtant « séduits » par sa posture politique. « Je l’admire, s’enthousiasme Diallo, un jeune éboueur. Parce quest proche des gens, qu’elle écoute, et qu’il n’y a chez elle ni racisme, ni rejet des gens. » Sur le point de quitter Clichy-sous-Bois « parce ce que tout se dégrade », après vingt-six ans passés dans cette ville populaire, Rolande a elle aussi fait son choix : ce sera Royal. Cette jeune retraitée dit conserver « l’espoir d’un changement », même si, assure-t-elle, « une fois au pouvoir, les politiques ont les mains liées et ne peuvent pas faire grand-chose ». Sa hantise : que se reproduise un nouveau 21 avril. « À cause du ras-le-bol qu’ils ressentent, beaucoup de gens sont prêts à voter Le Pen », regrette-t-elle. Préoccupées par le chômage et l’insécurité, Fatima et Karima, deux mères de familles, auxiliaires de vie, sont plus perplexes. « C’est du bla-bla, une fois au pouvoir, ils ne font rien pour nous », fulmine la première. Toutes deux évoquent spontanément la « suppression des allocations familiales quand les enfants traînent dehors », une proposition qu’elles jugent positive, et réprouvent « le regroupement systématique des immigrés dans des ghettos ». Karima hésite, votera peut-être Bayrou, exclut d’emblée le candidat de l’UMP, « trop agressif et provocateur ».

Ici comme dans de nombreux quartiers populaires, le terme « racaille » est encore dans les esprits, comme le signe d’une certaine cassure entre Nicolas Sarkozy et les banlieues. Attendu à Argenteuil, puis à Nanterre, le ministre de l’Intérieur a successivement déprogrammé ces deux visites en dépit de tous les efforts de son entourage pour désamorcer la tension que suscite la simple annonce de sa venue dans une cité. Il s’est contenté, le 23 février, d’une brève et discrète incursion dans le quartier populaire de Mailloles, à Perpignan. Un déplacement lors duquel des jeunes du quartier lui ont reproché sa reprise d’un slogan frontiste, « la France, tu l’aimes ou tu la quittes ».
 

n°299928
un chemino​t
Posté le 01-03-2007 à 13:04:48  profil
 

un cheminot a écrit :

Cités .
Les quartiers populaires sont devenus le passage obligé des candidats à la présidentielle, à la faveur des inscriptions massives sur les listes électorales.

Sur le flanc d’une longue barre jaunâtre et décrépie, le nom de Bouna, suivie d’un coeur. Candide hommage, maladroitement tracé à la peinture noire, à l’un des deux adolescents innocents morts électrocutés en se réfugiant dans un transformateur EDF pour échapper à une course-poursuite avec des - policiers, à l’automne 2005. C’est le décès de Zyed Benna et Bouna Traoré qui avait déclenché la vague d’émeutes dans les quartiers périphériques de tout le pays, en novembre 2005, et envenimé encore des rapports déjà désastreux entre jeunes et policiers.

une brève et très médiatique visite

Lors d’une brève mais très médiatique visite, hier, à Clichy-sous-Bois, Ségolène Royal a salué la mémoire des deux jeunes gens, en déposant une gerbe au pied de la stèle qui leur est dédiée, devant le collège Robert-Doisneau. La candidate socialiste s’est ensuite prononcée sur le « pacte social et citoyen » soumis à tous les candidats par l’association ACLEFEU, créée dans la foulée des évènements de novembre 2005. « Vous n’êtes pas un problème, mais une partie de la solution à nos problèmes », a-t-elle lancé aux Clichois venus l’écouter, assurant que son « grand chantier présidentiel sera la réussite des quartiers populaires ». Si la candidate socialiste a apposé sa signature au bas de la plupart des propositions élaborées par l’association à partir de cahiers de doléances recueillis dans toute la France, elle a cependant écarté toutes celles relatives à la « répartition des richesses », les jugeant « irréalisables ». Exit, par exemple, l’idée d’un « arrêt immédiat de la privatisation des services publics », celle d’un « impôt sur les revenus spéculatifs » ou encore l’instauration d’un « système progressif sur la taxe d’habitation ». S’il s’est demandé « comment on va appliquer tout ça », Olivier Besancenot, qui emboîtait le pas à Ségolène Royal, n’a pas eu ces réserves dans la signature du pacte. « Tant qu’on ne prendra pas des mesures de justice sociale, il n’y aura pas de paix dans les quartiers », a-t-il affirmé en jugeant « la colère légitime ». À ces deux signatures s’ajoutera, jeudi, celle de Marie-George Buffet, qui s’était déjà rendue à Clichy-sous-Bois et Montfermeil le 19 février dernier.

Des différences qui auront échappé à la plupart des habitants, qui ne voient pas forcément d’un mauvais oeil le défilé de candidats à la présidentielle, plus prompts que lors de précédentes échéances à franchir le Périphérique. Si l’approche et même la simple vue de Ségolène Royal leur étaient interdites par la forêt de perches et de caméras entourant la candidate, nombre d’entre eux se disent pourtant « séduits » par sa posture politique. « Je l’admire, s’enthousiasme Diallo, un jeune éboueur. Parce quest proche des gens, qu’elle écoute, et qu’il n’y a chez elle ni racisme, ni rejet des gens. » Sur le point de quitter Clichy-sous-Bois « parce ce que tout se dégrade », après vingt-six ans passés dans cette ville populaire, Rolande a elle aussi fait son choix : ce sera Royal. Cette jeune retraitée dit conserver « l’espoir d’un changement », même si, assure-t-elle, « une fois au pouvoir, les politiques ont les mains liées et ne peuvent pas faire grand-chose ». Sa hantise : que se reproduise un nouveau 21 avril. « À cause du ras-le-bol qu’ils ressentent, beaucoup de gens sont prêts à voter Le Pen », regrette-t-elle. Préoccupées par le chômage et l’insécurité, Fatima et Karima, deux mères de familles, auxiliaires de vie, sont plus perplexes. « C’est du bla-bla, une fois au pouvoir, ils ne font rien pour nous », fulmine la première. Toutes deux évoquent spontanément la « suppression des allocations familiales quand les enfants traînent dehors », une proposition qu’elles jugent positive, et réprouvent « le regroupement systématique des immigrés dans des ghettos ». Karima hésite, votera peut-être Bayrou, exclut d’emblée le candidat de l’UMP, « trop agressif et provocateur ».

Ici comme dans de nombreux quartiers populaires, le terme « racaille » est encore dans les esprits, comme le signe d’une certaine cassure entre Nicolas Sarkozy et les banlieues. Attendu à Argenteuil, puis à Nanterre, le ministre de l’Intérieur a successivement déprogrammé ces deux visites en dépit de tous les efforts de son entourage pour désamorcer la tension que suscite la simple annonce de sa venue dans une cité. Il s’est contenté, le 23 février, d’une brève et discrète incursion dans le quartier populaire de Mailloles, à Perpignan. Un déplacement lors duquel des jeunes du quartier lui ont reproché sa reprise d’un slogan frontiste, « la France, tu l’aimes ou tu la quittes ».



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n°299984
un chemino​t
Posté le 01-03-2007 à 13:22:28  profil
 

un cheminot a écrit :

Cités .
Les quartiers populaires sont devenus le passage obligé des candidats à la présidentielle, à la faveur des inscriptions massives sur les listes électorales.

Sur le flanc d’une longue barre jaunâtre et décrépie, le nom de Bouna, suivie d’un coeur. Candide hommage, maladroitement tracé à la peinture noire, à l’un des deux adolescents innocents morts électrocutés en se réfugiant dans un transformateur EDF pour échapper à une course-poursuite avec des - policiers, à l’automne 2005. C’est le décès de Zyed Benna et Bouna Traoré qui avait déclenché la vague d’émeutes dans les quartiers périphériques de tout le pays, en novembre 2005, et envenimé encore des rapports déjà désastreux entre jeunes et policiers.

une brève et très médiatique visite

Lors d’une brève mais très médiatique visite, hier, à Clichy-sous-Bois, Ségolène Royal a salué la mémoire des deux jeunes gens, en déposant une gerbe au pied de la stèle qui leur est dédiée, devant le collège Robert-Doisneau. La candidate socialiste s’est ensuite prononcée sur le « pacte social et citoyen » soumis à tous les candidats par l’association ACLEFEU, créée dans la foulée des évènements de novembre 2005. « Vous n’êtes pas un problème, mais une partie de la solution à nos problèmes », a-t-elle lancé aux Clichois venus l’écouter, assurant que son « grand chantier présidentiel sera la réussite des quartiers populaires ». Si la candidate socialiste a apposé sa signature au bas de la plupart des propositions élaborées par l’association à partir de cahiers de doléances recueillis dans toute la France, elle a cependant écarté toutes celles relatives à la « répartition des richesses », les jugeant « irréalisables ». Exit, par exemple, l’idée d’un « arrêt immédiat de la privatisation des services publics », celle d’un « impôt sur les revenus spéculatifs » ou encore l’instauration d’un « système progressif sur la taxe d’habitation ». S’il s’est demandé « comment on va appliquer tout ça », Olivier Besancenot, qui emboîtait le pas à Ségolène Royal, n’a pas eu ces réserves dans la signature du pacte. « Tant qu’on ne prendra pas des mesures de justice sociale, il n’y aura pas de paix dans les quartiers », a-t-il affirmé en jugeant « la colère légitime ». À ces deux signatures s’ajoutera, jeudi, celle de Marie-George Buffet, qui s’était déjà rendue à Clichy-sous-Bois et Montfermeil le 19 février dernier.

Des différences qui auront échappé à la plupart des habitants, qui ne voient pas forcément d’un mauvais oeil le défilé de candidats à la présidentielle, plus prompts que lors de précédentes échéances à franchir le Périphérique. Si l’approche et même la simple vue de Ségolène Royal leur étaient interdites par la forêt de perches et de caméras entourant la candidate, nombre d’entre eux se disent pourtant « séduits » par sa posture politique. « Je l’admire, s’enthousiasme Diallo, un jeune éboueur. Parce quest proche des gens, qu’elle écoute, et qu’il n’y a chez elle ni racisme, ni rejet des gens. » Sur le point de quitter Clichy-sous-Bois « parce ce que tout se dégrade », après vingt-six ans passés dans cette ville populaire, Rolande a elle aussi fait son choix : ce sera Royal. Cette jeune retraitée dit conserver « l’espoir d’un changement », même si, assure-t-elle, « une fois au pouvoir, les politiques ont les mains liées et ne peuvent pas faire grand-chose ». Sa hantise : que se reproduise un nouveau 21 avril. « À cause du ras-le-bol qu’ils ressentent, beaucoup de gens sont prêts à voter Le Pen », regrette-t-elle. Préoccupées par le chômage et l’insécurité, Fatima et Karima, deux mères de familles, auxiliaires de vie, sont plus perplexes. « C’est du bla-bla, une fois au pouvoir, ils ne font rien pour nous », fulmine la première. Toutes deux évoquent spontanément la « suppression des allocations familiales quand les enfants traînent dehors », une proposition qu’elles jugent positive, et réprouvent « le regroupement systématique des immigrés dans des ghettos ». Karima hésite, votera peut-être Bayrou, exclut d’emblée le candidat de l’UMP, « trop agressif et provocateur ».

Ici comme dans de nombreux quartiers populaires, le terme « racaille » est encore dans les esprits, comme le signe d’une certaine cassure entre Nicolas Sarkozy et les banlieues. Attendu à Argenteuil, puis à Nanterre, le ministre de l’Intérieur a successivement déprogrammé ces deux visites en dépit de tous les efforts de son entourage pour désamorcer la tension que suscite la simple annonce de sa venue dans une cité. Il s’est contenté, le 23 février, d’une brève et discrète incursion dans le quartier populaire de Mailloles, à Perpignan. Un déplacement lors duquel des jeunes du quartier lui ont reproché sa reprise d’un slogan frontiste, « la France, tu l’aimes ou tu la quittes ».



Les banlieues dans la campagne, ca vous gène ?
 

n°300338
Profil sup​primé
Posté le 01-03-2007 à 14:58:07  
 

un cheminot a écrit :

Les banlieues dans la campagne, ca vous gène ?



Et les "pauvres" de la campagne, personne ne s'interesse à eux, c'est vrai, ils ne brulent, ne cassent pas et crevent en silence. Cela ne vous gene pas.

n°300628
liberte25
Posté le 01-03-2007 à 16:17:52  profil
 

Je viens de parcourir le pacte social signe par SR et besancenot.
Est-ce que vous l'avez lu?
Bien sur,il y a des idees interressantes,c'est evident;toutefois,on peut y lire des propositions qui (pour ma part) s'oriente plus vers assistanat,victimisation...
-en matiere de discriminationnsoient prononcees des peines tres lourdes.
-les diplomes etrangers reconnus afonction egale,salaire egal.
-enseigner une histoire partagee et plus juste(sur la colonisation et les traitres).
_creation d'emploi pour l'entretien des cites,par des jeunes de la cite.
-gratuite de la justice,refonte du systeme des honoraires des avocats.
-privilegier la prevention et les alternatives a l'incarceration.
-payer decemment le travail des prisonniers.
-definir une vraie politique de liberation conditionnelle.
-instaurer un delit ou un crime specifique"entrainement de mineur dans la delinquance"ou dans la criminalite(visant ceux qui payent des mineurs a guetter).
-la police doit etre exemplaire.en cas de bavure,les sanctions doivent etre extremement lourdes.
-harmoniser lesreligions de facon nationale.
-creation d'une banque nationale populaire offrant des prets sans interets pour les plus defavorises et des micro-credits.
-loi et moyens financiers pour une ceritable aide au developpement des pays pauvres.

Il y a encore beaucoup d'autres propositions,tres diverses dans ce pacte.J'approuve certaines,d'autres moins,mais là n'est pas le probleme.Aucun candidat un minimum serieu ne peut signer en tout etat de cause ce pacte,car il m'apparait irrealisable sur beaucoup de points.Les moyens financiers pour commencer,comment le financer alors qu'on peine a financer les retraites,la secu....
Pour ces points,et les autres,j'invite tout le monde a le lire et reflechir...
Et si SR etait elue ou Besabcenot,pensez-vous vraiment,qu'ils l'appliqueront????

n°301324
un chemino​t
Posté le 01-03-2007 à 19:39:26  profil
 



J'ai publié de nombreux post sur la pauvreté et les pauvres, lisez les !

n°301676
Profil sup​primé
Posté le 01-03-2007 à 21:05:03  
 

un cheminot a écrit :

J'ai publié de nombreux post sur la pauvreté et les pauvres, lisez les !



Peut etre, mais les politiques et autres associations s'en desinteressent completement. Pour eux, pas de pacte, ont-ils moins de valeurs parce qu'ils ne sont pas destructeurs et sous le coup des medias ?
 

n°304354
un chemino​t
Posté le 02-03-2007 à 19:10:51  profil
 



J'ai pas compris ?

n°304423
Profil sup​primé
Posté le 02-03-2007 à 19:28:36  
 

un cheminot a écrit :

J'ai pas compris ?



Simple . Que font les politiques pour les pauvres de la campagne. Ont ils un projet pour eux ?
 

n°304462
ramanuujan​314
Posté le 02-03-2007 à 19:36:56  profil
 

Les pauvres en campagne ils n'ont qu'à devenir actionnaire ou bien à faire des études( à moins qu'ils soient trop stupides,mais rassure moi ce n'est pas le cas :) ??)

n°304487
un chemino​t
Posté le 02-03-2007 à 19:44:25  profil
 



le programme de la gauche populaire et anti-libérale

Un nombre toujours plus grand de ménages se trouve plongé en situation de pauvreté absolue. 10% des Français vivent avec 845 euros par mois en moyenne !

 
Cette « nouvelle pauvreté » que certains font mine de découvrir – comme Monsieur Sarkozy dans les Ardennes – est un scandale dans un pays aussi riche et développé que le nôtre.

Je ferai tout pour y mettre fin.

En dix ans, les profits sont passés du quart au tiers du PIB.

Et, en contrepartie, le pouvoir d’achat populaire a baissé d’autant ! C’est inacceptable. Le capital s’enrichit au détriment des salaires. La moitié des salariés gagne moins de 1 315 euros par mois. Les profits du CAC 40, eux, explosent et les revenus des grands patrons sont faramineux.

Une majorité de salariés vit désormais dans l’angoisse de connaître le pire, d’être un ou une des 100 000 SDF, d’être parmi ceux qui sont privés de la simple possibilité d’élever dignement leurs enfants.

Cette angoisse, c’est celle de la France des bas salaires, des petites retraites, celle qui est au SMIC ou juste audessus, qui galère et n’en peut plus. Elue du département de la Seine-Saint-Denis, je suis confrontée à cette cruelle situation.

JE M’ENGAGE :

 à porter dès l’été 2007 le SMIC à 1 500 euros brut et d’aller rapidement à 1 500 euros net.

 à augmenter les minima sociaux de 300 euros et à les indexer sur le SMIC.

 à ne laisser aucune retraite en dessous du niveau du SMIC.

[*Je demanderai au gouvernement mis en place de convoquer immédiatement une conférence nationale sur les salaires, l’emploi, la qualification et la formation.

Il veillera à ce que la conférence décide une réévaluation de tous les salaires à partir d’une hausse des minima hiérarchiques.

L’État employeur donnera l’exemple et revalorisera de 10% la grille indiciaire de la fonction publique pour récupérer la perte de pouvoir d’achat subie depuis sept ans par les fonctionnaires.*]
 

n°304570
Profil sup​primé
Posté le 02-03-2007 à 20:21:56  
 

ramanuujan314 a écrit :

Les pauvres en campagne ils n'ont qu'à devenir actionnaire ou bien à faire des études( à moins qu'ils soient trop stupides,mais rassure moi ce n'est pas le cas :) ??)



Pourquoi les jeunes des banlieues sont stupides puisque l'echec scolaire y est tres important , pourquoi ne sont-ils pas actionnaires ?
Et seraient ils encore stupides, ils n'ont pas le droit de vivre convenablement.

n°304571
Profil sup​primé
Posté le 02-03-2007 à 20:24:11  
 

un cheminot a écrit :

le programme de la gauche populaire et anti-libérale

Un nombre toujours plus grand de ménages se trouve plongé en situation de pauvreté absolue. 10% des Français vivent avec 845 euros par mois en moyenne !

 
Cette « nouvelle pauvreté » que certains font mine de découvrir – comme Monsieur Sarkozy dans les Ardennes – est un scandale dans un pays aussi riche et développé que le nôtre.

Je ferai tout pour y mettre fin.

En dix ans, les profits sont passés du quart au tiers du PIB.

Et, en contrepartie, le pouvoir d’achat populaire a baissé d’autant ! C’est inacceptable. Le capital s’enrichit au détriment des salaires. La moitié des salariés gagne moins de 1 315 euros par mois. Les profits du CAC 40, eux, explosent et les revenus des grands patrons sont faramineux.

Une majorité de salariés vit désormais dans l’angoisse de connaître le pire, d’être un ou une des 100 000 SDF, d’être parmi ceux qui sont privés de la simple possibilité d’élever dignement leurs enfants.

Cette angoisse, c’est celle de la France des bas salaires, des petites retraites, celle qui est au SMIC ou juste audessus, qui galère et n’en peut plus. Elue du département de la Seine-Saint-Denis, je suis confrontée à cette cruelle situation.

JE M’ENGAGE :

 à porter dès l’été 2007 le SMIC à 1 500 euros brut et d’aller rapidement à 1 500 euros net.

 à augmenter les minima sociaux de 300 euros et à les indexer sur le SMIC.

 à ne laisser aucune retraite en dessous du niveau du SMIC.

[*Je demanderai au gouvernement mis en place de convoquer immédiatement une conférence nationale sur les salaires, l’emploi, la qualification et la formation.

Il veillera à ce que la conférence décide une réévaluation de tous les salaires à partir d’une hausse des minima hiérarchiques.

L’État employeur donnera l’exemple et revalorisera de 10% la grille indiciaire de la fonction publique pour récupérer la perte de pouvoir d’achat subie depuis sept ans par les fonctionnaires.*]



Tout cela est plaisant, mais où trouverez vous l'argent pour le financement, vous savez les "plus riches" ne sont pas pour le partage des richesses.
 

n°304904
ramanuujan​314
Posté le 02-03-2007 à 21:33:37  profil
 

Les banlieus tiennent une place importante dans la campagne tout simpement parce que c'est une réservoir immense d'élécteurs !

n°305522
un chemino​t
Posté le 03-03-2007 à 10:19:59  profil
 

ramanuujan314 a écrit :

Les banlieus tiennent une place importante dans la campagne tout simpement parce que c'est une réservoir immense d'élécteurs !



Je suis d'accord !

n°305560
un chemino​t
Posté le 03-03-2007 à 10:32:28  profil
 



Avec le retour au plein emploi

Le plein emploi est pour certains économistes, sur le modèle des pays nordiques dont le taux de chômage est faible(4% selon le Bureau International du Travail et 22% en France selon les memes critères du BIT), l'objectif est de faire des progrès sociaux, quitte à augmenter les coûts.

Ces politiques économiques passent notamment par :

-une réduction du temps de travail afin de partager ce temps de travail global entre plus d'individus (dont les chômeurs),
-la stimulation de la consommation par une hausse des salaires,
-l'amélioration de la productivité par une hausse du niveau d'éducation,
-la mise en place d'une politique de santé permettant aux individus d'être au mieux de leur forme,
-le développement de l'innovation par la recherche publique,
-l'organisation d'une véritable politique industrielle.

 

Ce nouveau type de développement sera générateur d’emplois utiles, permettant de produire de nouvelles richesses qui viendrons alimenter de nouveaux les caisses de la sécu, des retraites etc..

Et il faut aussi mieux redistribuer les richesses produites.

Il faut chercher à mobiliser autrement tous les fonds en France et jusqu’à l’échelle de l’Europe : fonds publics, crédit bancaire, fonds propres des entreprises.

UNE GRANDE RÉFORME DE LA FISCALITÉ

On parle de « déficit public », d’endettement de l’État. C’est un vrai problème. Mais l’impôt sur le revenu ne représente que 17 % des recettes. Et l’impôt sur les sociétés, que la droite veut encore réduire, tourne autour de 15 %.

Dès la loi de finance de 2008, une réforme fiscale orientée vers la justice et l’efficacité devra être engagée :

 Réexamen de toutes les dérogations fiscales et soumission des revenus financiers du capital à l’impôt progressif.

 Refonte du barème de l’impôt sur le revenu pour en finir avec les allègements dont bénéficient les plus riches ; instauration de dix tranches et remontée du taux maximal à 55%.

 Doublement de l’impôt sur la fortune pour les tranches situées entre 750 000 et 1 200 000 € ; triplement au-delà.

 Modulation de l’impôt sur les sociétés selon l’utilisation des bénéfices en faveur ou non de l’emploi et des salaires ; suppression des zones franches et des régimes dérogatoires.

 Instauration d’une taxation sur les transactions financières.

 Réforme et plafonnement de la TIPP et abaissement de la TVA au taux zéro pour les produits de première nécessité.

 Réforme des impôts locaux, avec notamment l’introduction dans la taxe professionnelle des capitaux financiers des entreprises, des banques et établissements financiers et redistribution des recettes importantes ainsi dégagées entre les communes selon des critères de besoins sociaux.

 Nouveaux moyens donnés à l’inspection des impôts pour lutter contre l’évasion et la fraude fiscales.

UNE REDÉFINITION DES COTISATIONS SOCIALES DES ENTREPRISES

Il faut mettre fin aux baisses de cotisations sociales. L’argent public qui leur est consacré (23 milliards d’€ annuels) sera converti en un Fonds national de soutien des investissements sécurisant l’emploi et la formation.

 Extension du montant de ces prélèvements par l’augmentation de certains taux de cotisation et la croissance de l’assiette, notamment la création d’une assiette supplémentaire sur les profits financiers des entreprises.

 À l’inverse, on diminuera progressivement la CSG et la CRDS jusqu’à leur suppression.

UNE RÉFORME DU SYSTÈME BANCAIRE ET FINANCIER

Un gouvernement de gauche qui n’aurait pas le courage d’affronter le pouvoir de la finance, c’est-à-dire la dictature des actionnaires, des banques, de la « rentabilité financière   », irait à l’échec.

Il faut permettre de changer les relations des entreprises avec les banques, à partir d’un crédit nouveau. Les PME, les artisans et petits commerçants seront particulièrement concernés par ces nouveaux dispositifs, qui sécuriseront leur création, leur développement et leur transmission.

 Création d’un pôle financier public avec des banques et sociétés d’assurances nationalisées, chargé de développer une nouvelle grande mission de service public du crédit au service de l’emploi, de la formation et d’une croissance réelle nouvelle.

 Création d’un Fonds national de sécurisation de l’emploi et de la formation, qui sera régionalisé, prenant en charge la bonification des prêts bancaires, dans la mesure où ils développent l’emploi et la formation.

 Organisation de conférences régionales avec les acteurs de terrain (salariés et syndicats, citoyens et associations, employeurs, élus et pouvoirs publics) et les institutions financières pour le suivi et le contrôle de l’utilisation de l’argent.

 L’ensemble de ces réformes sont indissociables de l’action de la France pour transformer les politiques et les institutions libérales en Europe
 

n°305640
Humourix
Posté le 03-03-2007 à 10:41:11  profil
 

ramanuujan314 a écrit :

Les banlieus tiennent une place importante dans la campagne tout simpement parce que c'est une réservoir immense d'élécteurs !


Surtout que les anciennes banlieues "rouge" votent maintenant majoritairement FN !
 

n°305641
Humourix
Posté le 03-03-2007 à 10:44:32  profil
 

un cheminot a écrit :

Je suis d'accord !


Sais-tu qu'à Marseille ( ville la plus multicolorée )  Lepen fait 30%   ???
 

n°305643
Profil sup​primé
Posté le 03-03-2007 à 10:50:14  
 

ce sont les journaleux qui ont déformés les propos de sarko, il  n'a pas regardé la france dans les yeux en disant regardez les banlieues c'est de la racaille,il a dit a une habitante qui l'interpellait et qui parlait de la racaille << on va vous en débarasser >> mais il n'a jamais dit que les banlieues étaient habités par de la racaille, il y a des gens très bien dans les banlieues des jeunes qui veulent s'en sortir et réussir et il ne faut pas les prendrent pour des imbéciles il savent pour qui ils vont voter !!!!  jap:{}  jap:{}
 

n°305686
gechemonre​mus
Posté le 03-03-2007 à 10:55:17  profil
 

Je trouve que Nicolas Sorkozy a été magistral, hier, chez Denizot, notamment sur la question des banlieues.

Les jeunes qui ont témoigné de son action sur le terrain ont cloué le bec à tous ses détracteurs, à tous ceux qui font actuellement de la figuration pour tous les médias. D'un côté le langage de la fermeté pour les véritables racailles et de l'autre, l'ouverture, l'écoute et l'aide pour enfin trouver des solutions à la majorité de ces jeunes qui veut s'en sortir et réussir.

Pas de blablas, pas de photos, pas de démagogie, de l'action... et la modestie d'un candidat crédible pour une question aussi délicate que personne avant n'a su prendre par le bon bout.

n°305757
un chemino​t
Posté le 03-03-2007 à 11:33:55  profil
 

ramanuujan314 a écrit :

Les banlieus tiennent une place importante dans la campagne tout simpement parce que c'est une réservoir immense d'élécteurs !



Le vote des jeunes,
pour "nettoyer le monde politique au Karscher"

(AFP) Un mois après la crise qui a enflammé les banlieues, des stars françaises du foot, du cinéma ou du rap, originaires des Antilles ou issus de l'immigration, ont lancé un appel aux jeunes des banlieues pour qu'ils s'inscrivent sur les listes électorales.

Ces stars, parmi lesquelles le rappeur Joey Starr et le footballeur Lilian Thuram, se sont rendues symboliquement dans la ville de Clichy-sous-Bois où avaient démarré les émeutes après la mort accidentelle de deux lycéens poursuivis par des policiers équipés de flashballs.

"Je l'ai, je suis allé la chercher!", a lancé le rappeur Joey Starr en exhibant sa carte électorale devant plus de 400 personnes. "Voter, c'est exister, c'est créer un contrepoids. Demain il faudra vous investir dans la vie politique. Réveillez-vous!", a ajouté le comédien Jean-Pierre Bacri. Lilian Thuram, a également demandé aux jeunes des banlieues d'aller s'inscrire dans les mairies, afin de "ne pas reproduire le 21 avril 2002", qui avait les élections réduites à un choix entre la droite et l'exprême-droite.

Les parrains ont ensuite symboliquement accompagné une vingtaine de jeunes s'inscrire sur les listes électorales à la mairie de Clichy-sous-Bois. "On va nettoyer le monde politique au Karscher" s'est exclamé l'un des nouveaux électeurs

n°305809
un chemino​t
Posté le 03-03-2007 à 11:43:41  profil
 

ramanuujan314 a écrit :

Les pauvres en campagne ils n'ont qu'à devenir actionnaire ou bien à faire des études( à moins qu'ils soient trop stupides,mais rassure moi ce n'est pas le cas :) ??)



L'embrasement des banlieues est (entre autre) un résultat de l'exaspération crée par Nicolas Sarkozy depuis 5 ans. C'est l'échec de sa politique de "tolérance zéro", et de son choix du "tout répressif" au ministère de l'Intérieur, avec la suppression des missions de "police de proximité" axée sur la prévention, et le harcellement pratiqué par des policiers-voyous équipés de "flashballs" par Sarkozy et qui se croient tout permis.

Nicolas Sarkozy a déclenché ces événements par ses déclarations irresponsables devant les caméras dans ce qu'ils concevait comme une "démonstration de virilité" populiste en vue de son élection en 2007.

Nicolas Sarkozy vient en fait de démontrer son incapacité à exercer non seulement la fonction de président, mais aussi celle de ministre. Et ces émeutes des banlieues ne sont qu'un avant-goût de la guerre civile qu'il provoquerait si il était un jour président.

Il aurait du assumer ses responsabilités en démissionnant. Sa démission aurait aussi été la meilleure façon de mettre fin aux violences aussi rapidement qu'elles avaient commencé.

Le gouvernement de Dominique de Villepin a cependant choisi une autre voie en décrétant l'état d'urgence, en instaurant le couvre-feu.

Ces mesures d'exception seraient extrêmement inquiétantes si le premier ministre avait été Nicolas Sarkozy, compte-tenu du peu de considération qu'il a pour les libertés, les droits de l'homme et la démocratie. Dominique de Villepin étant un authentique démocrate, une certaine confiance peut lui être accordée pour que l'état d'urgence de donne pas lieu à des abus. Il est toutefois nécessaire de rester très vigilant sur la suite des événements.

La situation actuelle pourrait en effet être instrumentalisée pour développer la peur et donc la demande de sécurité d'une majorité de la population, et justifier ainsi des atteintes graves et durables aux libertés publiques dans les prochains mois, avec par exemple une systématisation de la vidéo surveillance, et le passage à un régime policier ultra-répressif.

Les provocations verbales de Sarkozy lors de sa visite d'une cité d'Argentueil, la mort de deux lycéens poursuivis par des policiers équipés de "flashball" (et d'humeur "méchante" d'après des témoins), ainsi que le jet d'une grenade lacrimogène par des policiers dans une mosquée (pendant la prière du dernier jour du Ramadan) ont été les évènements déclencheurs de l'insurrection. Ils pourraient bien avoir été orchestrés délibérément afin de remettre la sécurité au premier plan des préocupations des Français. Ce thème est censé être le "point fort" électoral de Sarkozy, de même que la "guerre contre le terrorisme" était censé être le point fort de Bush face à Kerry aux élections présidentielles américaines de 2004. Or parmi les préocupations des Français la sécurité avait été éclipsée par les délocalisations et les problèmes économiques au cours de ces derniers mois, amplifiant le rejet du libéralisme (et donc du programme économique de Sarkozy). Grâce aux émeutes, Sarkozy a pu revenir au premier plan de la scène politique, alors qu'il commençait à être éclipsé par De Villepin.

Certains observateurs évoquent aussi la possibilité que ces événements fassent partie d'un plan élaboré par les Etats-Unis en liaison avec Sarkozy afin de déstabiliser Chirac et De Villepin (devenus des hommes à abattre pour l'administration Bush) et pour mettre fin à la démocratie en France et imposer le "libéralisme" par la force.

Pour l'instant, aucun élément tangible ne permet de confirmer cette hypothèse, et Dominique de Villepin a annoncé l'état d'urgence en alliant la fermeté à la volonté d'apaisement. Il s'est abstenu de recourir à l'intervention de l'armée (comme le préconisait l'extrême-droite et certains partisans de Sarkozy). Il s'est également abstenu d'utiliser les dispositions de l'état d'urgence qui permettent la censure des médias. Enfin, le couvre-feu est limité aux mineurs et à certaines villes.

Néanmoins, Dominique de Villepin a annoncé que le rétablissement du calme pourrait prendre "un certain temps", ce qui ouvre la voie à une prolongation de l'état d'urgence et du couvre-feu au-delà des 12 jours prévus par la loi du 3 avril 1955 (élaborée pour maîtriser l'insurrection en Algérie). Après ces 12 jours, une loi de prolongation doit être votée par le Parlement (largement dominé par la droite au pouvoir). Le texte de cette loi est déjà en préparation et devrait être annoncé lors du prochain Conseil des Ministres. Tout cela rappelle un peu George Bush déclarant après le 11 septembre que la "guerre contre le terrorisme" était appelée à durer "plusieurs années", afin de justifier un état d'exception qui allait devenir permanent.

 

n°305953
un chemino​t
Posté le 03-03-2007 à 11:59:37  profil
 

gechemonremus a écrit :

Je trouve que Nicolas Sorkozy a été magistral, hier, chez Denizot, notamment sur la question des banlieues.

Les jeunes qui ont témoigné de son action sur le terrain ont cloué le bec à tous ses détracteurs, à tous ceux qui font actuellement de la figuration pour tous les médias. D'un côté le langage de la fermeté pour les véritables racailles et de l'autre, l'ouverture, l'écoute et l'aide pour enfin trouver des solutions à la majorité de ces jeunes qui veut s'en sortir et réussir.

Pas de blablas, pas de photos, pas de démagogie, de l'action... et la modestie d'un candidat crédible pour une question aussi délicate que personne avant n'a su prendre par le bon bout.




 

des policiers arrêtant un suspect dans une cité des Mureaux le 4 octobre à l'aube
 
(AFP) "Sarko nous a à nouveau déclaré la guerre", affirment des jeunes des quartiers pauvres des Mureaux, "révoltés" par les nouvelles déclarations du ministre de l'Intérieur.

Nicolas Sarkozy, a proposé que les mineurs récidivistes âgés de 16 à 18 ans soient considérés comme majeurs, et que les agressions contre des policiers soient considérées comme des crimes et passibles de 15 ans de prison.

Un an après le déclenchement des émeutes, auxquelles des dizaines de jeunes des Mureaux ont participé, leur nervosité est palpable. "Le provocateur en chef a encore frappé", s'écrit Gilles, un Guadeloupéen de 17 ans. "Sarkozy a déjà fait son business électoral sur la révolte des jeunes de banlieue, il veut continuer avant la présidentielle pour pouvoir réprimer encore plus fort".

Auprès de lui, Sélim, son ami du même âge, assure sans détour: "Sarko, nous a à nouveau déclaré la guerre: les flics qui tabassent des jeunes, il ne leur arrive rien mais nous si on touche un cheveu d'un uniforme, on nous envoie au trou pour toujours. On ne se laissera pas faire comme çà. Si les policiers respectaient les gens des cités au lieu de les humilier et de leur taper dessus, ils seraient certainement mieux considérés".

Une opération de police très médiatisée le 4 octobre à 6H00 du matin, après des incidents entre des policiers et des jeunes dans le quartier des Musiciens, a nettement fait monter la tension dans la ville. Des associations y ont dénoncé lors d'une manifestation "la répression sans discernement des forces dites de l'ordre".

Ces jeunes se plaignent eux "de la provoc de la police près de la gare et à l'entrée des Musiciens", où la présence de cars de CRS est plus fréquente depuis septembre.


 

la cité HLM des Mureaux
 
"On a des problèmes pour étudier, pour trouver du boulot, pour circuler parce qu'on est loin de tout et que la police nous contrôle sans cesse sans raison", énumère Michel, 15 ans. "Les descentes de police et les déclarations de Sarkozy, ça va nous faire exploser". Ce jeune français d'origine camerounaise vit dans 60 mètres carrés avec une vingtaine d'autres membres de sa famille. "Je n'ai pas d'intimité, pas de place pour étudier, pas d'activités possibles. Au bout d'un moment, l'injustice, ça te prend à la gorge et ça t'étouffe. Il faut que ça sorte. La violence qu'on a, c'est la violence qu'on ressent contre nous".

Les agressions contre des policiers et leur médiatisation agacent également fortement ces jeunes. "Comme par hasard, il y a eu un wagon de soi-disant attaques de keufs depuis l'intervention ratée des Mureaux lancée par Sarkozy", s'indigne Rachid, 18 ans. "Il s'est pris une baffe et maintenant on va s'en prendre plein la gueule, c'est ça la vérité. On condamne les vraies agressions de policiers, mais il y a aussi de l'intox et est-ce qu'on parle à la télé de chaque jeune tabassé par des policiers?", poursuit le jeune homme.

Certains de ces jeunes ont participé aux émeutes de l'année passée. Et se disent prêts à recommencer. "On est conscients d'être utilisés surtout par les politiciens comme Sarkozy", explique Hicham, jeune étudiant en BTS de 20 ans. "Mais beaucoup de frères sont prêts à se révolter de nouveau car il ne nous reste que ça face à un système qui nous casse".

n°305955
un chemino​t
Posté le 03-03-2007 à 12:00:45  profil
 



Banlieues: une colère "due à la frustration scolaire et économique", selon le chercheur Sebastian Roché
 23.10.2006
 

(AP) Sebastian Roché, directeur de recherche au CNRS et responsable du pôle "Sécurité et Société" à l'Institut d'études politiques de Grenoble, vient de publier un livre intitulé "Le Frisson de l'émeute, banlieues et violences urbaines" (éditions du Seuil). Dans un entretien à l'Associated Press, il revient sur la crise des banlieues de l'automne 2005 et fait le point sur la situation un an après.

AP: Vous affirmez que chez certains des émeutiers, il y a la volonté de tuer. Pour quelle raison le niveau d'hostilité a-t-il tant augmenté?

Sebastian Roché: La colère est due à la frustration scolaire et économique, le fait d'appartenir à des minorités. Le point crucial est de savoir pourquoi la colère est tournée contre la police, qui n'est pas responsable de la frustration économique.

Le premier élément tient au fait que la police fait respecter la loi et l'ordre public, qu'elle est une forme d'autorité: on "tombe" sur elle lorsqu'on commet des agressions ou des destructions. Mais, il n'y a pas que des délinquants qui participent aux émeutes ou attaquent les policiers.

Le second élément d'explication tient au fait que la police a oublié de s'intéresser aux banlieues et aux populations qui y habitent. La police de proximité a été arrêtée. Or, il s'agissait d'une tentative pour créer des liens entre la police et les populations défavorisées, un essai pour renforcer la légitimité de la police. Etre légitime protège la police contre les agressions.

AP: Quelles solutions M. Sarkozy aurait-il pour améliorer les relations entre la police et les minorités ethniques? Et pourquoi ne les a-t-il pas appliquées encore?

SR: M. Sarkozy a fait le choix d'une police d'interpellation, et construit une équation "police=interpeller". Il ne fait pas de doute que les auteurs de délits doivent être arrêtés. Mais la police doit également être humaine, traiter les demandes des populations.

Elle doit aussi être impartiale, ne pas contrôler deux fois plus souvent les personnes appartenant aux minorités que les "blancs", utiliser aussi peu la force que possible.

Le ministre de l'Intérieur a tourné le dos à ce modèle de la police humaine, et peut-être pense-t-il qu'il ne peut pas faire demi-tour à l'approche des élections, car ce serait reconnaître son erreur. Il ne peut pas avoir une doctrine de police équilibrée car il a tout misé sur la police d'interpellation. C'est dommage. Il n'est pas trop tard pour changer".

AP: Les agressions contre les policiers sont-elles un moyen pour les jeunes de se faire une réputation dans leur quartier? La population dans les zones sensibles soutient-elle les agresseurs?

SR: "Lorsqu'on entre dans une logique d'affrontement avec la police, tous les coups portés aux policiers sont autant de galons gagnés. L'attaque des policiers procure un frisson, un plaisir. Le fait de subir une riposte de la part des policiers renforce la motivation. Nous sommes dans un cercle vicieux. Il faut proposer une vision plus équilibrée de la police et avoir une stratégie globale qui permette de sortir de cette spirale.

La population est mitigée. Certains comprennent la détresse des jeunes, d'autres condamnent les actes de vandalisme ou les agressions. Mais chez les jeunes issus des minorités, la méfiance envers la police déborde largement les auteurs de délits, les "voyous".

La police réussit à faire l'union contre elle: tout le monde n'est pas d'accord pour soutenir les agresseurs des policiers, mais la méfiance déborde le cercle des agresseurs et les bandes rivales entre elles se rassemblent contre la police."
 

n°305960
Profil sup​primé
Posté le 03-03-2007 à 12:52:56  
 

ramanuujan314 a écrit :

Les banlieus tiennent une place importante dans la campagne tout simpement parce que c'est une réservoir immense d'élécteurs !



La France ne se resume pas aux banlieues, ce n'est pas parce que certains coins de France sont plus "bruyants" que d'autres qu'il ne faut que s'occuper d'eux.
 

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