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Pénurie d'eau, records de températures, pics de pollution, orages dévastateurs, sécheresse aux multiples conséquences pour l'agriculture... Faudra-t-il s'habituer à tout celà ? Peut-on compter sur le civisme des français pour éviter le gaspillage de l'eau et réduire la pollution ? Les Pouvoirs publics auront-ils le courage d'accélérer la législation pour sauvegarder l'environnement et résisteront-ils aux lobbies ? Qu'en pensez-vous ? L'environnement une grande cause nationale ?

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Auteur
 Sujet :

le nucléaire : une impasse économique et financière!!!

 
n°16946
phampy
Posté le 16-07-2006 à 14:14:29  profilanswer
 


 
le nucléaire : une impasse économique et financière [:esteban_chileno]  
 
  le nucléaire ne résisterait pas à la loi du marché. C’est le secteur énergétique le plus subventionné.
 
En 1996, l’Etat français a consacré 1,16 milliards d’euros pour le nucléaire, 870 millions pour les énergies fossiles, 30 millions pour les programmes d’efficacité énergétique, 15 millions pour les EnR
 
" L’énergie nucléaire s’est révélée beaucoup plus coûteuse que tous les autres modes de production d’électricité. Les gouvernements feraient mieux de respecter la loi du marché au lieu d’avantager cette technologie aux frais du contribuable. " (Amory Lovins, RMI)
 
  le nucléaire n’est pas compétitif sur le marché international
 
LE secteur nucléaire bénéficie d’importants crédits et garantie de crédits à l’exportation : un régime d’exception a été établi à l’OCDE et à l’OMC (période de remboursement sur 50 ans, taux d’intérêts plus faibles)
 
Aujourd’hui 14 des 25 réacteurs en construction dans le monde bénéficient de crédits à l’exportation
 
  la filière nucléaire avec traitement des déchets, qui ne réduit les déchets qu’au maximum de 20%, est plus coûteuse que celle sans les usines comme la Hague (Rapport CDP)
 
  le coût économique de Tchernobyl est estimé à 270 milliards d’euros
 
La Biélorussie consacre 20% du budget national pour gérer les conséquences de Tchernobyl, ressources qui pourraient être utilisées pour le développement économique
 
  le coût économique du nucléaire pèsera sur les générations futures parce que le prix du démantèlement est mal estimé
 
Les scénarii économiques sur la filière nucléaire s’arrêtent en 2050 comme si à cette date nous avions fini de payer le coût de la gestion des déchets alors que celle ci durera pendant plusieurs centaines d’années. La durée de vie des déchets... est de 150 ans.
 
3. Quel héritage écologique le nucléaire laisse-t-il aux générations futures ?
 
  la pollution par les rayonnements ionisants ne peut être résorbée que par le temps
 
un accident nucléaire c’est une région inhabitable pendant des milliers d’années et des victimes indirectes par l’ingestion d’aliments produits dans les zones contaminées
 
La Biélorussie a perdu 20% de ses terres agricoles et 15% de ses forêts suite à Tchernobyl
 
  les retombées de Tchernobyl équivalent à 10 fois Hiroshima
 
au moins 20 000 personnes sont décédées des suites de Tchernobyl
 
Moins d’un quart des enfants de Biélorussie sont diagnostiqués en bonne santé (contre 80% en 1985)
 
en France les cancers de la thyroïde ont doublé depuis 1986 a reconnu JF Lacronique directeur de l’Office de protection contre les rayonnements ionisants
 
  le nucléaire n’est pas une solution au changement climatique
 
L’énergie nucléaire n’est pas éligible au titre des instruments mis en place par le protocole de Kyoto pour lutter conter le changement climatique. Les parties de l’annexe 1 (principalement les pays de l’OCDE) doivent s’abstenir d’utiliser les installations nucléaires dans leur relations avec les pays en développement (MDP, AC)
 
la contribution du nucléaire à l’effet de serre n’est pas nulle, l’ensemble de la filière nucléaire produit du CO2 (transport, production du combustible, gestion des déchets)
 
une étude des Amis de la Terre tchèques faisant la comparaison entre des pays similaires, nucléarisés ou non monter que le bilan des émissions de GES est sensiblement le même (les Etats Unis est le pays où il y a le plus grand nombre de réacteurs nucléaires)
 
Lutter contre l’effet de serre c’est d’abord améliorer l’efficacité énergétique et non produire d’autres sources de pollution

  Les déchets sont des bombes à retardement pour l’environnement
 
4. Le nucléaire assure-t-il la promotion des droits sociaux pour tous ?  
 
  les premiers exposés au risque nucléaire sont les travailleurs
 
les nomades du nucléaire qui sont employés par contrat intérimaire chez les sous traitants de la filière nucléaire n’ont pas de bilan annuel d’incorporation radio active
 
  le nucléaire ne garantit pas le droit des travailleurs à la reconnaissance de maladie professionnelle
 
en France, les salariés du nucléaire n’ont pas accès à leur dossier médical professionnel
 
  les énergies renouvelables créent beaucoup plus d’emplois que le nucléaire et mieux répartis sur le territoire
 
éolien :  
construction : 16 à 27 hommes-an par MW  
production : 120 à 200 hommes-an par TWh
 
nucléaire :  
construction : 25 hommes-an par MW  
production : 70 hommes-an par TWh
 
Mr Tritin, le ministre allemand de l’environnement a annoncé la création de 255000 emplois en Allemagne pour la mise en œuvre des programmes d’efficacité énergétique
 
Selon l’étude TERES (The European Renewable Energy Study) effectuée pour le compte de la DGXVII, les emplois liés à la construction et à l’installation d’un MW éolien sont compris entre 16 et 27 hommes-an auquel il faut ajouter entre 120 et 200 hommes-an par TWh produit.
 
Pour 790 MW installés en 1998 en Allemagne, il y a eu 13000 emplois créés ( 16,3 emplois/MW). Pour 264 MW installés au Danemark en 1998 il y a 12000 emplois créés dont 10800 pour la construction, 650 pour l’installation et la maintenance et 350 pour la R&D. Ce cas est exceptionnel et s’explique par des exportations importantes qui créent de l’emploi national sans se traduire par des MW installés localement.
 
Selon les sources EDF, l’exploitation des 58 réacteurs nucléaires actuellement en fonctionnement s’appuie sur 20 000 agents d’EDF et sur 20 000 intervenants d’entreprises extérieures. En moyenne, EDF annonce 600 emplois pour le fonctionnement d’un réacteur. (qui produit 8,6 TWh) Selon les mêmes sources, le chantier de construction d’une centrale (de 1300MW) mobilise 4000 employés pendant sa durée (en moyenne 8 ans).
 
5. Le nucléaire renforce-t-il la démocratie comme socle du développement ?
 
  le nucléaire n’est pas encadré par un régime législatif voté après débat démocratique
 
en France, aucune loi ne réglemente la production de l’énergie nucléaire (uniquement l’aspect recherche sur les déchets)
 
les français sont dans leur majorité opposés au nucléaire (sondage IFOP/VSD réalisé en 2000) : 51% des français -65% chez les moins de 35 ans- sont favorables à un arrêt total du nucléaire.
 
Malgré un nombre croissant de personnes qui dénoncent une mondialisation organisée par et pour les multinationales, le secteur nucléaire ne fait pas exception : les industriels dictent aux gouvernements et aux politiques le chemin et restent sourd aux demandes des citoyens.
 
  l’accès à l’information sur le nucléaire n’est pas un droit
 
première loi sur la transparence nucléaire déposé à l’assemblée nationale en 2000 jamais adoptée
 
diffusion par l’OMS d’information sur l’impact sanitaire du nucléaire est bloquée par l’AIEA
 
la désinformation est courante en France, le gouvernement a affirmé en 1986 que le nuage de Tchernobyl n’avait pas traversé la frontière
 
  le nucléaire est une menace pour la sécurité
 
historiquement développée à des fins militaires, le nucléaire est une arme extrêmement dangereuse que les puissances comme l’Inde et le Pakistan ont réussi à développer à partir de la technologie civile importée dans leurs pays. L’énergie nucléaire pose un grave problème de prolifération des armes atomiques
 
  la liberté d’expression est bafouée au titre des intérêts nucléaires
 
Les scientifiques comme les professeurs Nesterenko et Bandazevsky qui ont alerté la communauté scientifique sur les réelles conséquences de l’accident de Tchernobyl ont été harcelés par les pouvoirs publics dans leur pays, ils ont perdu leur emploi, les moyens de faire travailler leurs laboratoires de recherche...
 
Le Professeur Bandazevsky, médecin, a été condamné en juin dernier à 8 ans de camp suite à la publication du résultat de ses recherches sur la santé des enfants vivant dans les zones contaminées par Tchernobyl. Il a été adopté par Amnesty international comme prisonnier de conscience
 
6. Quelle énergie pour le développement durable ?  
 
  L’énergie la moins polluante est celle qu’on ne consomme pas
 
  Des sources diversifiées et décentralisées
 
  Des acteurs économiques et industriels plus nombreux dans les secteurs de la production énergétique, de la construction (isolation,...) etc
 
  Une indépendance énergétique garantie par les énergies renouvelables
 
  Transparence et participation à la décision de tous les acteurs
 
Conclusion
 
Voici à travers quelques exemples, la démonstration que le nucléaire n’est pas compatible avec le développement durable et le modèle économique préconisés par l’OCDE. Le nucléaire est une énergie du passé.
 
L’OCDE rendra un grand service à ses membres et à l’humanité en arrêtant de promouvoir l’énergie nucléaire qui appartient désormais au passé. Les citoyens des pays de l’OCDE attendent de cette organisation qu’elle renforce sa cohérence et consacre les millions de francs de budget annuels de l’agence pour lénergie nucléaire en faveur du démantèlement des centrales nucléaires, de la maîtrise de l’énergie et des énergies renouvelables.
 
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n°17075
phampy
Posté le 16-07-2006 à 17:56:06  profilanswer
 

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n°17513
phampy
Posté le 17-07-2006 à 23:35:00  profilanswer
 

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n°17584
phampy
Posté le 18-07-2006 à 11:15:40  profilanswer
 

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n°18212
popiou
Posté le 21-07-2006 à 11:15:42  profilanswer
 

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n°18289
phampy
Posté le 21-07-2006 à 16:45:56  profilanswer
 

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n°18430
popiou
Posté le 22-07-2006 à 11:02:10  profilanswer
 

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n°18507
phampy
Posté le 22-07-2006 à 15:00:54  profilanswer
 

DANGER WALTER UTILISE LE PSEUDO: PopiouPhampy    
   
APPEL AU MODERATEUR France 2 France 3!!!    
   
l'immoralité de Walter est sans limite!  

n°21730
votezpourm​oi
Posté le 07-08-2006 à 22:11:05  profilanswer
 

Je vois içi toujours les mêmes problèmes ! Pourtant la solution est ici :
 
En France, on parle toujours des mêmes choses en politique,des rivalités de personnes, qui ne mènent à rien, mais pensent-on à l'avenir de notre pays sujet à de nouveaux défis comme la crise du pétrole dont la solution hydrogène comme carburant est forcément la meilleure : à condition de produire massivement le Di-Hydrogène par procédé nucléaire VHTR à 950 C°. Plus de CO2 !
 
Puis on pourrait l'acheminer sans risque par pipe line (GDF qu'il ne faut en aucun cas associer à des partenaires financiers) aux abord des grandes villes, cela nous fera l'économie déjà des pertes induites dû au transport THT,en parti reconverti en électricité par piles à combustible ou permettant aux chaudières individuelles de fonctionner par le réseau GDF ou bien encore comme carburant des moteurs thermiques (tout type de moteur modifié pour ce gaz liquide (-252 °C) ou gazeux 7,5kg D'H2 équivaut à 23,5 L d'essence); il existe quantité de prototypes (+100 depuis 1980)
 
Il faut aussi savoir que l'H2 liquide en cas d'accident ou collision très violente se consume sans explosion dans une grandes flamme fine bleutée, beaucoup moins spectaculaire que le GPL ou l'essence !
 
Ou sont les bornes de distribution d'H2 en France ?
 
Nous sommes à une charnière technologique évidente, arrêtons avec le pétrole comme carburant, c'est maintenant... tout de suite, c'est possible !
 
Ou bien le pire pourrait arriver, blocage économique, réchauffement climatique, pollutions, cancers, guerres, CO2, etc...
 
Et j'en passe et bien des maux que nous pouvons avec un peu de volonté politique,éviter, afin de garantir un monde meilleur pour tous....
 
De grandes décisions sont à prendre !  
 
Alors, quel homme politique se préoccupe de notre avenir énergétique ? plûtot que de nous raconter leur 'ritournelle à la sauce 2007'
 
sites à visiter : www.clean-auto.com ; www.h2mobility.org ; www.h2stations.org

n°21884
popiou
Posté le 08-08-2006 à 13:49:21  profilanswer
 


 
Alors pourquoi bouder notre plaisir ?  
 
Tout simplement parce que ne regarder l’hydrogène que du côté de son utilisation revient à occulter la plupart des problèmes. Certes il y a pléthore d’hydrogène sur notre planète. Mais on pourrait en dire autant des électrons, ou même du carbone qu’on trouve partout, y compris dans l’atmosphère, où il y en a plutôt trop, nous disent les climatologues. Le problème tient au fait que l’hydrogène se trouve principalement dans la nature sous forme d’oxyde, H2O, l’eau qui nous entoure, ou d’hydrocarbures, qui contiennent du carbone, de l’hydrogène et plus ou moins d’oxygène. Pour disposer d’hydrogène, il faut donc casser les molécules pour n’en garder que l’hydrogène qui, en brûlant donnera de nouveau de l’eau.  
Et cette opération de séparation de l’hydrogène de l’eau ou des hydrocarbures coûte de l’énergie, beaucoup d’énergie.  
Si l’on part d’un hydrocarbure, le méthane CH4 par exemple, on obtient par réaction dans un « réformeur » qui peut être embarqué dans une automobile, de l’hydrogène avec un rendement de l’ordre de 60 %. On consomme alors une ressource fossile qui, elle, n’est pas inépuisable, et d’autre part la réaction dégage du gaz carbonique qu’on voudrait bien justement éviter d’émettre dans l’atmosphère. Dans ce procédé, il faut dépenser 5 kWh de chaleur pour obtenir 1 m3 d’hydrogène, à son tour susceptible de fournir 3 kWh de chaleur par combustion ou 1,8 kWh d’électricité dans une pile à combustible. Le rendement de production d’électricité ne dépasse donc pas 36%.  
 
On peut aussi partir de l’eau. Deux méthodes se présentent :  
Le plus simple est de la décomposer par électrolyse pour séparer l’oxygène de l’hydrogène. Mais il faut aujourd’hui environ 5 kWh d’électricité pour obtenir 1 m3 d’hydrogène. Et la production de l’électricité nécessaire entraîne à son tour des pertes. Si l’électricité est d’origine fossile, on peut la produire avec un rendement de 35 à 50%. La dépense totale d’énergie par m3 atteint donc 10 kWh dans le meilleur des cas et le rendement de l’électricité produite finalement par la pile à combustible au maximum de 1,8/10 = 18%. Si elle est d’origine nucléaire, le rendement est encore plus faible (12%) puisque l’électricité nécessaire à l’électrolyse est produite dans nos réacteurs actuels avec un rendement de 33%. Par contre, avantage évident, pas d’émissions, mais les risques spécifiques du nucléaire. Si elle est d’origine renouvelable (hydraulique, éolienne, etc.), pas non plus d’émissions de gaz à effet de serre, mais reste le problème du rendement global, de la dispersion et de l’intermittence de certaines de ces sources (solaire, éolien) dont les procédés industriels d’électrolyse s’accommodent mal dans l’état actuel des techniques.  
L’autre solution imaginée est de décomposer la molécule d’eau par apport de chaleur à haute température. On espère en effet, à condition de mettre au point industriellement les réactions et les catalyseurs adaptés, pouvoir décomposer l’eau à des températures de l’ordre de 800° avec un rendement de l’ordre de 50%. Ce serait évidemment un progrès important puisqu’on n’aurait plus besoin de passer par l’électricité et qu’on se rapprocherait du rendement global de la filière ex-hydrocarbures.  
Mais comment produire cette chaleur à haute température sans faire brûler de combustible fossile et donc émettre ces fameux gaz à effet de serre qu’on veut justement éviter ? On peut brûler du bois, utiliser un four solaire à concentration, ou un réacteur nucléaire à très haute température. Ce dernier projet mobilise les promoteurs du nucléaire qui y voient un débouché potentiel majeur à long terme pour leur industrie. Mais il y a encore loin de la coupe aux lèvres, puisque les réacteurs en question ne sont encore qu’à l’état de projet et qu’il n’existe pas à ce jour de démonstration d’une production industrielle d’hydrogène à 800°. On est donc encore là dans le domaine de la recherche en amont, les cycles de réaction envisageables ne sont pas encore choisis ; il n’y a donc pas réel espoir de voir déboucher une solution industrielle avant trente ou quarante ans. Et puis cette solution que certains présentent comme la voie royale, si elle devenait un jour possible, imposerait une très vaste dissémination d’installations nucléaires avec les risques que cela comporte.  
 
Enfin, quelle que soit la méthode employée pour décomposer l’eau (électrolyse ou procédé thermique) il ne peut pas être question d’effectuer l’opération à bord d’un véhicule. L’opération se fera donc dans des installations fixes à partir desquelles il faudra transporter et distribuer l’hydrogène aux usagers. Reste enfin à trouver des solutions de stockage, au niveau des véhicules ou des habitations, de quantités d’hydrogène compatibles avec l’autonomie recherchée. Pour le transport, pas de problème majeur, l’industrie en a déjà l’expérience. Pour le stockage par contre, en particulier à bord des automobiles, l’affaire est moins claire : on peut stocker l’hydrogène sous pression à plusieurs centaines de bars, le liquéfier, ou tenter d’utiliser des matériaux très adsorbants capables d’emmagasiner de grandes quantités d’hydrogène à la pression atmosphérique. Dans le premier cas le poids des réservoirs capables de résister aux pressions envisagées pose un problème, la liquéfaction entraîne quant à elle des dépenses énergétiques importantes. Les solutions à basse pression sont encore à l’état de projet.  
Bref, les perspectives et le bilan global de l’opération ne sont pas aussi brillants qu’on veut bien nous le dire. Résumons-nous.  
Dans le cas des transports automobiles, considérés comme la voie royale par les promoteurs de l‘hydrogène, c’est avec les piles à combustible utilisant un carburant embarqué (méthanol, méthane, etc.) qu’on obtient les meilleurs rendements  
globaux « du puits à la roue », de l’ordre de 30%. C’est un progrès sensible par rapport aux meilleures technologies diesel actuelles (le diesel common rail atteint 21 à 23% de rendement). Aucune pollution locale, ce qui est évidemment un avantage important, mais l’inconvénient d’une production simultanée de gaz carbonique encore importante (de l’ordre de 60 à 70% des émissions actuelles du diesel).  
Avec l’électrolyse, à partir d’électricité nucléaire ou renouvelable, on évite cet inconvénient. Mais avec le nucléaire actuel, le rendement global de l’opération « du puits à la roue » tombe nettement au-dessous de 15% ce qui grève d’autant les coûts de production. Même avec les coûts d’électricité de nuit particulièrement bas du nucléaire en France ou de l’hydraulique dans certains pays comme le Canada, l’hydrogène électrolytique coûte en effet deux fois plus cher que l’hydrogène produit à partir du méthane.  
 
 
.

n°21887
popiou
Posté le 08-08-2006 à 13:52:24  profilanswer
 


 
c’est avec les piles à combustible utilisant un carburant embarqué (méthanol, méthane, etc.) qu’on obtient les meilleurs rendements !!!
 
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n°21899
votezpourm​oi
Posté le 08-08-2006 à 14:16:05  profilanswer
 

Merçi pour ce commentaire, mais dans le Nord de la France, il y a des pipe-lines d'Hydrogène d'Air Liquide à usage industriel que l'on pourrait commencer à détourner pour un test grandeur nature, d'alimentation et indépendance énergétique d'une ville comme Lille...
 
D'autre part en Chine une centrale VHTR est en test de production d'hydrogène, alors et nous, les champions du nucléaire ? qu'attendons-nous ?  
 
Malheureusement, les lobbies sont très puissants, et les grands patrons s'entendent tous entre-eux au détriment du progrès, tout d'abord leurs intérêts financiers quel que soit la catastrophe qui nous attend !
 
Il faut changer les mentalités dans ce pays, c'est bon pour tous !
 
Il faut que les acteurs du changements puissent travailler, c'est urgent !
 
Trop de retard accumulé pour la France dans le domaine des énergies propres !  

n°22129
Profil sup​primé
Posté le 09-08-2006 à 12:47:42  answer
 


Actualité | Sciences & Médecine
Europe : le débat sur la sûreté nucléaire relancé
Maurin Picard .
Publié le 09 août 2006
Actualisé le 09 août 2006 : 08h33
 
(Le Figaro / A.Aubert).
En complément
lnint  L'AIEA attend des informations complémentaires des autorités suédoises
 
L'incident survenu le 26 juillet dernier dans la centrale suédoise de Forsmark provoque des remous en Europe.

 
L'Europe vient-elle de passer tout près d'un nouvel accident nucléaire de type Tchernobyl ? Vingt ans après la tragédie ukrainienne, un incident survenu le 26 juillet dernier dans une centrale suédoise relance la polémique sur les dangers de l'énergie atomique. En Allemagne, les antinucléaires se sont saisis de cette affaire pour demander la sortie du nucléaire normalement prévue en 2020.
 
Les pays d'Europe occidentale craignaient surtout jusqu'alors la vétusté des réacteurs d'Europe de l'Est. Depuis la chute du rideau de fer, les centrales de l'ancien bloc de l'Est ont été modernisées et portées au niveau des normes de sécurité européennes, avec la maîtrise d'oeuvre d'entreprises occidentales. Dans les années 1990, l'Américain Westinghouse avait ainsi été chargé de rénover les réacteurs VVER 1000 à eau pressurisée de Temelin, d'origine soviétique, en leur adjoignant notamment une nouvelle enceinte de confinement.
 

Cela n'a pas empêché que le 2 août dernier, la centrale nucléaire tchèque de Temelin, en Bohême du Sud, a connu une «sérieuse défaillance». Alors que les techniciens du site procédaient à une vérification d'usage, une vanne mal refermée manuellement a provoqué l'écoulement de «plusieurs milliers de litres d'eau légèrement radioactive», hors du circuit principal de refroidissement, d'après les autorités tchèques. Cette fuite, cantonnée à deux compartiments étanches, n'aurait cependant pas débordé de l'enceinte de confinement du réacteur n° 2 incriminé. Deux jours plus tard, celui-ci fonctionnait à nouveau à 91% de sa puissance, comme si de rien n'était.
 
Mais le 26 juillet, c'est en Suède que s'est produit un dysfonctionnement majeur. Dans la centrale nucléaire de Forsmark de conception occidentale, située à 72 km au nord de Stockholm, un court-circuit a entraîné une panne d'électricité générale et l'arrêt automatique de la tranche n° 1, un réacteur à eau bouillante dit BWR. Une anomalie dans le système d'alimentation a empêché le démarrage de deux des quatre groupes électrogènes, qui auraient normalement dû prendre le relais en pareille situation. Les deux diesels défaillants n'ont pu être redémarrés manuellement que 23 minutes plus tard.
 
«Passés près de la catastrophe»
 
Tandis que les représentants de la centrale s'efforçaient, comme leurs homologues tchèques une semaine plus tard, de dédramatiser l'événement, des voix discordantes commencent à se faire entendre. «On est passés près de la catastrophe», confesse Lars-Olov Höglund, un responsable de l'entreprise Wattenfall, qui assure la maintenance de Forsmark. «Seul le hasard a évité la fusion du coeur» du réacteur, qui se serait produite sept minutes plus tard si les groupes électrogènes n'avaient pu être réactivés, poursuit un expert suédois, s'exprimant sous couvert d'anonymat.

 
Suite à cette panne de niveau 2 sur l'échelle internationale d'événements nucléaires (Ines), qui en compte 7 (le maximum, atteint lors de l'accident nucléaire de Tchernobyl en 1986), la Suède a arrêté par précaution trois de ses dix réacteurs, le temps que l'enquête soit achevée. La Finlande et l'Allemagne, qui possèdent plusieurs réacteurs de type BWR, ont annoncé de leur côté qu'elles allaient vérifier tout leur parc nucléaire pour s'assurer que l'incident suédois ne risquait pas de se reproduire chez elles.
 
L'Autriche particulièrement inquiète
 
Après cette série noire, le débat sur la sûreté du nucléaire est relancé en Europe, et tout particulièrement en Autriche. Dans ce pays farouchement antinucléaire, depuis qu'un référendum populaire a classé cette forme d'énergie anticonstitutionnelle en 1978, la proximité des ex-centrales soviétiques ne cesse d'alimenter la controverse. Temelin se trouve à 65 km de la frontière autrichienne, où les manifestations contre la centrale tchèque ne faiblissent pas depuis six ans. Dans le décor enchanteur et champêtre de Haute-Autriche, les rues fleuries des villages frontaliers sont pavoisées d'affiches jaunes fluorescentes criardes, sur lesquelles on peut lire «Stopp Temelin !».
 
Temelin aurait connu 92 incidents depuis sa réouverture officielle en novembre 2000. La fuite du 2 août avait elle-même été précédée de deux autres incidents deux jours auparavant. Le 31 juillet, une fuite d'huile avait entraîné l'arrêt de la turbine principale, avant que celle-ci ne soit à nouveau stoppée automatiquement vingt minutes plus tard, une surchauffe de 2° C s'étant produite.
 
«Ces derniers jours nous ont très clairement montré que l'énergie nucléaire ne pourrait jamais être rendue sûre et qu'elle représentait une source de danger permanent pour l'ensemble de la population européenne», dénonce à Vienne Jan Krainer, le porte-parole du parti social-démocrate (SPÖ), joignant sa voix à l'ensemble de la classe politique autrichienne, confortée dans son rejet de l'atome.
 

 
http://medias.lefigaro.fr/photos/20060809.FIG000000064_20259_1.jpg

n°22130
Minekote1
Posté le 09-08-2006 à 12:54:22  profilanswer
 

:jap: Annerit pourquoi ne crées-tu pas un sujet sur le forum Europe ?
tout à fait de bon aloi  :)  

n°22137
Profil sup​primé
Posté le 09-08-2006 à 13:16:12  answer
 


Bonjour Minekote : Je te remercie pour la promo mais "L'humilité est le contrepoison de l'orgueil." Voltaire. C'est pourquoi je surveille... mes chevilles !!!
;)  
 :hello:  
 

n°22139
Profil sup​primé
Posté le 09-08-2006 à 13:19:21  answer
 


... et que je reste à ma place !!!  ;)  :hello:  
 

n°22204
Minekote1
Posté le 09-08-2006 à 18:13:02  profilanswer
 

Le 09-08-2006 à 13:19:21, Profil supprimé a écrit :

... et que je reste à ma place !!!  ;)  :hello:


 [:capek1:1]  [:capek1:1] justement ta place est au niveau de l'Europe, plus sympa qu'ici pour toi            [:thessa23]               [:elduendeloco]  [:elduendeloco]  [:elduendeloco]

n°22207
RX
Posté le 09-08-2006 à 18:15:53  profilanswer
 

:pt1cable:  
Il ou elle énerve.
Vous ne trouvez pas?
http://212.73.209.4/images/perso/thessa23.gif

n°22238
Profil sup​primé
Posté le 09-08-2006 à 18:53:11  answer
 


Qui comprend l'humanité recherche la solitude. [Hazrat Ali]
 
Ne pas confondre avec l'isolement...
 
 
 
 
 
 

n°22254
Profil sup​primé
Posté le 09-08-2006 à 20:07:43  answer
 


En France, vingt ans après Tchernobyl, l'omerta continue
 
La façon dont la catastrophe a été gérée en France a provoqué une crise de défiance sans équivalent en Europe occidentale. Depuis vingt ans, la polémique n'a toujours pas désarmé. Selon le baromètre 2006 IRSN, seulement 5% des Français estiment qu'on leur dit la vérité sur les risques liés aux retombées de Tchernobyl. L'affaire a été portée sur le terrain judiciaire. Une instruction est en cours suite à la plainte contre X déposée en mars 2001 par l'Association française des malades de la thyroïde, deux cents plaignants et le laboratoire indépendant de la [img]Criirad.
 
Rappelons brièvement les faits. Le réacteur numéro 4 de la centrale nucléaire de Tchernobyl (Ukraine) a explosé le 26 avril 1986 à 1 h 23 le matin. L'accident, le plus grave de l'histoire nucléaire, est l'équivalent de vingt fois la bombe d'Hiroshima. Il est dû à la fois à une erreur humaine et à un défaut de conception des réacteurs soviétiques RBMK. L'explosion a été provoquée par l'imprudence des opérateurs qui avaient décidé de procéder à un test au mépris de toutes les règles de sécurité. Cette nuit-là, ils avaient pris aussi le risque d'effectuer l'essai alors que les systèmes de sécurité étaient coupés.
 
En Europe, ce sont les experts suédois qui, les premiers, ont donné l'alerte quand leurs appareils ont indiqué une forte élévation de la radioactivité dans l'air. En perforant la dalle de béton de 2 000 tonnes posée sur le réacteur, l'explosion et les incendies qui ont suivi ont projeté dans l'atmosphère des poussières radioactives. L'IRSN (Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire) explique : «Au total, ce sont près de 12 milliards de milliards de becquerels qui, en dix jours, partent dans l'environnement, soit 30 000 fois l'ensemble des rejets radioactifs atmosphériques de toutes les installations nucléaires du monde en une année.»
 
Tandis que dans les pays européens des mesures de protection des populations ont été prises dès le mois de mai, rien n'a été fait en France. En Suisse, par exemple, les autorités de radioprotection ont interdit aux habitants des zones les plus contaminées par les pluies de consommer du lait ou de la viande. Ces mesures ciblées visaient avant tout à empêcher les personnes se nourrissant de leurs produits d'ingérer de fortes doses de radioactivité. En France, le professeur Pierre Pellerin, qui dirigeait alors le SCPRI (Service centrale de protection contre les rayonnements ionisants), l'organisme officiel de radioprotection, a assuré dès le début qu'il n'y avait aucun danger, renonçant à imposer la moindre mesure. Il concentrait alors entre ses mains tous les pouvoirs : autorité, expertise et information. Un triple monopole très... soviétique.
 
Le journal télévisé de TF 1, à la mi-mai 1986, a servi de catalyseur à la polémique. Interrogé par Jean-Claude Bourret sur le risque Tchernobyl, le professeur Pellerin s'est montré d'emblée sur la défensive, délivrant un message technique incompréhensible du grand public et affirmant que le risque existait seulement pour ceux qui se trouvaient à proximité immédiate de la centrale.  
 
[b]La polémique s'est concentrée sur les cartes de contamination. Avec le recul et grâce aux travaux de la Criirad, de l'IPSN puis de l'IRSN, on sait que celles publiées en mai 1986 minimisent fortement les dépôts. Les choix du SCPRI sont contestables comme la prise en compte exclusive des moyennes au détriment des valeurs maximales qui auraient permis de protéger les populations les plus exposées ou le fait de ne pas retenir les précipitations comme facteur aggravant de contamination (la pluie fait retomber les poussières radioactives en suspension). Les experts reconnaissent tous ces biais, mais ils acceptent seulement d'en parler en privé. Le sujet reste tabou. Le vingtième anniversaire qui aurait pu être l'occasion de tenter de percer la polémique n'a rien apporté de nouveau.

 
La justice dira bientôt s'il y a eu volonté délibérée de cacher la réalité de la contamination (la Corse et l'est de la France ont connu des taux de contamination comparables à ceux des zones les plus touchées d'Europe occidentale). Ceux qui soutiennent le SCPRI expliquent aujourd'hui que même si les retombées radioactives ont été plus élevées que celles annoncées en mai 1986, leur impact sur la santé aurait été négligeable... Au-delà de la querelle scientifique, l'affaire de Tchernobyl pose la question de la crédibilité et de la confiance des Français dans le système de contrôle et d'expertise nucléaires (la France a 59 réacteurs et plusieurs usines atomiques). Le débat public sur l'EPR, le futur réacteur d'EDF, a bien fait ressortir les demandes de la société civile : une expertise pluraliste, le fait que l'accès à l'information et l'expertise publique soit la règle et la transparence dans les décisions. La catastrophe de Tchernobyl rend ses demandes encore plus légitimes.

 
(1) Les retombées en France de l'accident de Tchernobyl, de P. Renaud et al. Coll IPSN, 1999.
 
* Journaliste au service sciences médecine du Figaro
 
http://www.sfen.org/img/introduction/comment/2.jpg
 
 
 
 

n°22269
Minekote1
Posté le 09-08-2006 à 21:29:12  profilanswer
 

Le 09-08-2006 à 18:53:11, Profil supprimé a écrit :

Qui comprend l'humanité recherche la solitude. [Hazrat Ali]
 
Ne pas confondre avec l'isolement...


 [:camino:2]

n°22288
Profil sup​primé
Posté le 09-08-2006 à 22:18:59  answer
 


La centrale qui fuit attend un nouveau sarcophage
 
De notre envoyée spéciale à Tchernobyl, Caroline de Malet
25 avril 2006, (Rubrique Sciences & Médecine)
 
Malgré les radiations, 4500 personnes travaillent toujours à la centrale dont le dernier réacteur a été arrêté en 2000.
   
Sur la place du village, une discrète enseigne «café bar», peinte en lettres bleu délavé, trône au-dessus d'une minuscule porte. Hardi celui qui la pousse et découvre poissons, biscuits et bouteilles de vodka sur des étalages de fortune. Les fruits et légumes, eux, se font rares. Les clients aussi. Tchernobyl a des airs de ville fantôme. Seuls les militaires qui surveillent la zone et les travailleurs de la centrale logés dans des foyers s'approvisionnent ici. Peu étonnant dès lors que la vendeuse aux joues roses ne soit autorisée à céder ses bouteilles de vodka qu'après 19 heures.
 
Et encore. La plupart des 4500 hommes et femmes qui continuent à entretenir la centrale à l'arrêt depuis décembre 2000, ce monstre sacré dont on voit la cheminée dépasser au loin et dont l'ombre plane sur toute la région, ne vivent pas sur place. Seuls ceux qui viennent de loin, comme cette femme venue travailler deux semaines par mois depuis sa ville natale située à 700 kilomètres, connaissent ce sort. Un rythme de travail savamment étudié pour que ces derniers ne dépassent pas la dose limite annuelle de 20 millisieverts (mSv) admise pour les travailleurs du nucléaire.
 
Mais la majorité d'entre eux vit désormais à Slavutich. Les tours modernes de cette ville nouvelle, construite à une centaine de kilomètres de la centrale pour y reloger les travailleurs de la centrale évacués de Prypiat, se dressent comme un défi lancé à la catastrophe, celui de «passer de l'état de survie à une vie florissante», selon l'expression du maire Volodymyr Udovychenko. Leur quotidien, c'est pourtant le trajet en train spécial jusqu'à Tchernobyl, 40 minutes vitres fermées, pour traverser une petite langue de territoire biélorusse. Silencieux, Alexei, dans le wagon qui le mène prendre son poste au service de radioprotection, fait contre mauvaise fortune bon cœur :
 
 «C'est avant tout un travail; personne dans mon entourage n'a subi les conséquences de l'accident.» Un tel déni n'est pas rare, tant ceux qui vivent de la centrale veulent croire à une vie normale. Et la prime de risque de 50�% rend les salaires attractifs. Une cuisinière touche 1480 hryvnias par mois, le salaire moyen en Ukraine étant de 700 hryvnias.
 
A quel prix ? A la descente du train comme à l'entrée de la centrale, où le mausolée de Lénine a été démonté voilà six mois, contrôle de la radioactivité. Pendant l'heure du déjeuner, exercice de crise : un haut-parleur diffuse en boucle «Alarme! Fermez les fenêtres.» Personne ne bouge. Au pied du sarcophage en béton, construit à la hâte en six mois au lendemain de l'accident autour du réacteur 4, le compteur Geiger s'affole, indiquant 52 microsieverts par heure de débit de dose. Un individu qui vivrait ici toute l'année prendrait 60 fois la dose tolérée pour les populations civiles. Car l'imposante structure de 76 mètres de haut sur 120 mètres de long fuit et menace à tout moment de s'effondrer.
 
Ce qui risquerait d'entraîner la dispersion de 90% des 190 tonnes de combustible encore présentes à l'intérieur du réacteur. D'où l'appel d'offres de 850 millions d'euros financés par la BERD, lancé par l'Ukraine, qui oppose le consortium français Novarka (Vinci et Bouygues) à l'américain CH2M Hill pour construire une nouvelle enceinte de confinement !
 
L'âme russe a repris le dessus
 
Les travailleurs de la centrale ne sont pas seuls à surmonter leur peur.
 
Les rares silhouettes qui se profilent dans le matin calme et boueux du timide printemps de Tchernobyl se fichent pas mal d'être des pestiférés.
 
On les appelle les «revenants». Après leur évacuation manu militari en 1986, ils ont eu beau tenter de se raisonner, une bouffée de nostalgie les a envahis. L'âme russe a repris le dessus et eux le chemin de leur datcha. Ici ou là, des petites isbas délabrées ont repris des couleurs, des planches ont été clouées pour tenter de réparer les cicatrices du passé. Ils sont ainsi 350 à cultiver leur potager et n'avoir plus qu'un seul espoir : mourir chez eux. Alors, les autorités ont fini par les tolérer.
 
Les anciens habitants de Prypiat – rayée de la carte comme 75 autres villes d'Ukraine et de Biélorussie – eux, n'ont pas cette chance. La grande roue qui venait alors d'être inaugurée est restée figée en plein vol, les autos tamponneuses sont toutes cabossées et il règne un silence dérangeant, sous la neige de printemps qui drape d'un voile cette terre souillée, comme pour la recouvrir d'une nouvelle virginité. Elena, veuve de 52 ans soignée au centre de recherches pour la médecine des radiations de Kiev, se souvient de cette belle journée d'avril où ses enfants jouaient dehors lorsque les forces de l'ordre sont venues les évacuer. Aujourd'hui, ils y retourneront pour la première fois. Les barbelés qui encerclent la ville sont en effet exceptionnellement ouverts chaque 26 avril. Le reste du temps, les nostalgiques se retrouvent sur Prypiat.com.
 
Le plutonium est là pour 24 000 ans
 
D'ailleurs, «pourquoi avoir peur? On ne voit pas la radioactivité», lance Nadiejda, travailleuse de la centrale. La campagne de Tchernobyl semble si paisible et silencieuse. Pourtant, il y a un bruit de fond de 70 microsieverts – soit presque l'équivalent d'une radio des poumons en moins d'une heure – dans la forêt rousse, proche de la centrale, dont tous les arbres ont péri en un mois après l'accident.
 
 Et le plutonium est là pour 24 000 ans. Le bruit de la radiation est lancinant. Comme l'écrivait le romancier Vincent de Swarte, «c'est le silence qui hurle». Et pour longtemps.

 
http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/6/61/Nuclear_powerplant-01.jpg
 
 
 
 

n°24720
votezpourm​oi
Posté le 21-08-2006 à 22:30:52  profilanswer
 

Je sais que j'ai pour vous tous la solution, détendez-vous ! je suis un promoteur de votre futur en matière d'énergie avec le procédé VHTR, nous allons combattre efficacement le réchauffement climatique et nous passer enfin du pétrole...croyez en moi ! cela va bientôt arriver pour notre bien à tous ! Plus de guerres, indépendance énergétique, plus de CO2, plus de pollutions de l'air, de l'eau, plus de benzène, une énergie déjà présente dans l'univers à 90%, inépuisable, l'énergie propre avec le di-hydrogène arrive...  
encore un signe, voir le site :
http://66.249.93.104/search?q=cach [...] =clnk&cd=1

n°25035
popiou
Posté le 22-08-2006 à 21:09:04  profilanswer
 


ET POUR LA PENURIE EN MATIERES PREMIERES votezpourmoi PROPOSENT QUE LES 6.5 MILLIARDS DE TERRIENS DEMENAGENT SUR D' AUTRE PLANETES POUR TROUVER LES MATIERES PREMIERES NECESSAIRES A 6.5 MILLIARDS DE CONSOMMATEURS EFFREINES QUI FERONT CIRCULER 6.5 MILLIARDS D'AUTOMOBILES A L'HYDROGENE 100% NUCLEAIRE VHTR,  ITER OU BANNANE MAGIQUE, 100% LOBBIE NUCLEAIRE...100% PUB...MECI  QUI? MERCI A: votezpourmoi 100% PRONUCLEAIRE 100% PUB
 
.A QUAND L'ASPIRATEUR NUCLEAIRE DE GAZ A EFFET DE SERRE votezpourmoi, VOUS SERRIEZ PRESQUE PLUS CREDIBLE AVEC VOTRE ASPIRATEUR A L'HYDROGENE 100% EFFICACITE PROUVEE CONTRE LE RECHAUFFEMENT CLIMATIQUE???
 
.
 

n°25055
votezpourm​oi
Posté le 22-08-2006 à 23:46:49  profilanswer
 

Monsieur Popiou, vous demeurez sur la Terre, embarqué à 620 KM/sec  et puisque l'on parle d'autres planètes je vous rappelle que nous distinguons dans l'univers différentes formes d'énergie : potentielle, cinétique, thermique, massique, etc. On peut les associer aux forces correspondantes : il y a l'énergie nuclaire, l'énergie gravitationnelle et l'énergie électromagnétique.
 
Les énergies peuvent changer de forme.Une centrale thermique transforme de l'énergie chimique (pétrole) en énergie électrique (courants). Un radiateur change cette énergie électromagnétique en chaleur.La somme des quantités d'énergie reste constante.Le premier principe de la thermodynamique en assure la comptabilité.
 
Certes, ces énergies n'ont pas toutes la même qualité.L'énergie électrique est de meilleure qualité que l'énergie thermique.On peut transformer entièrement une quantité d'énergie électrique en chaleur, c'est le cas du chauffage électrique.On ne peut pas changer toute l'énergie thermique en énergie électrique car une partie de l'énergie repart en chaleur.Ces transformations d'énergie sont dictées par le second principe de la thermodynamique.
 
Au palmarès de la qualité, la première place revient à l'énergie gravitationnelle.Projetéé dans une turbine, l'eau d'un barrage transforme son énergie gravitationnelle en énergie électrique...
 
On pourrait continuer à discuter des avantages de l'un par rapport à l'autre, c'est malheureusement plus le sujet !
 
Il va falloir contenter 6.5 milliards de consommateurs effreinés avec 850 millions de véhicules sur Terre, en optant pour la solution la moins polluante au niveau du réchauffement climatique, de la pollution de l'air, de l'eau etc...
 
Le Nucléaire qui est une des quatre forces de la nature, nous baignons déjà dedans depuis la nuit des temps, et le di-hydrogène d'une source inépuisable provenant de la nucléosynthèse primordiale sont de formidables ressources d'énergie universelles presque à notre portée grâce aux techniques actuelles de réacteur VHTR.
 
Il faut donc saisir notre chance, et par tous les moyens changer notre cap, à choisir entre ce foutu pétrole qui pollue gravement la Terre, qui ne cesse de propager sa menace de tarrissement et des guerres économiques, je préfère l'indépendance énergétique totale...
 
 

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