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Pénurie d'eau, records de températures, pics de pollution, orages dévastateurs, sécheresse aux multiples conséquences pour l'agriculture... Faudra-t-il s'habituer à tout celà ? Peut-on compter sur le civisme des français pour éviter le gaspillage de l'eau et réduire la pollution ? Les Pouvoirs publics auront-ils le courage d'accélérer la législation pour sauvegarder l'environnement et résisteront-ils aux lobbies ? Qu'en pensez-vous ? L'environnement une grande cause nationale ?

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Auteur Sujet :

sortie du nucléaire en 25 ans: hypothèse des moyens à mettre en oeuvre

n°13115
Profil sup​primé
Posté le 20-06-2006 à 21:01:44  
 

Reprise du message précédent :
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n°13122
saoulie
Posté le 20-06-2006 à 21:33:37  profil
 

Mais pourquoi cette notion de rendement vous gêne tant, Popiou ? Le rendement c'est la nature; la photosynthèse a un rendement de 5 %, vous ne crachez pas sur le bois de chauffage; le corps humain a un rendement de moins de 10%, vous n'allez pas vous suicider quand même; en tout cas relisez mieux mon argumentaire, vous verrez que le nucléaire couvre bien au moins un tiers des besoins énergétiques français. C'est énorme, et si Poutine décide de couper le gaz, ou si la Chine envahit le golfe Persique, nous aurons de quoi nous retourner.

n°13136
Profil sup​primé
Posté le 20-06-2006 à 22:31:44  
 


17% ça ne fait pas un tier, ça fait à peine 1/5, et le problème de la FRANCE est la forte consommation d'énergie fossile responsable des émissions de gaz à effet de serre!
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n°13140
saoulie
Posté le 20-06-2006 à 22:39:21  profil
 

Ca n'est pas 17% mais 35% (voir post ci-dessus). Bien d'accord avec vous que la france consomme beaucoup d'énergie fossile mais je ne vois pas en quoi arrêter le nucléaire va arranger les choses.

n°13167
Profil sup​primé
Posté le 21-06-2006 à 00:41:39  
 


Cher saoulie,


C'est 17% la consommation d'électricité nucléaire en France, c'est pas grand chose en effet!
De tels investissements pharaoniques pour  58 réacteurs nucléaires que les contribuables ont payé durant des années avec les intérêts,
tout cela pour ne couvrir qu'une consommation d'énergie de 17% ce n'est pas forcement un bon investissement,
mais il faut quand même arriver à rentabiliser un tel investissement, il faut essayer de se convaincre qu'on a pas eu complètement tort d'investir de telles sommes dans le nucléaire,
alors on essaie de garder le monopole sur le territoire français en limitant par tous les moyens le développement des énergies renouvelables par exemple,
il faut vendre beaucoup d'électricité nucléaire pour rentabiliser de tels investissements...l'entretenir , gérer les déchets nucléaires, démanteler les centrales nucléaires en fin de vie, sans compter le coût de la recherche dans le secteur nucléaire etc...

Les 95% du budget de la recherche sur les énergies est consacré au nucléaire...il n'y a pas de place, pas de budget en FRANCE pour autre chose que pour le nucléaire et lors des débats sur les choix d'orientation énergétique de la FRANCE, il n'a même pas été tenu compte de ce qui y a été dit, le gouvernement avait déja décidé avant même les débats, que la politique énergétique de la FRANCE serait: la relance du nucléaire avec les EPR...

Pourtant si on veut réduire notre consommation d'énergie fossile, il faut développer une politique d'économies d'énergies et de recherche dans les énergies renouvelables pour une plus grande performance des énergies renouvelables et développer les énergies renouvelables pour le secteur résidentiel et tertiaire par exemple gros consommateurs d'énergies fossiles responsables du réchauffement climatique etc..
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n°13320
Profil sup​primé
Posté le 21-06-2006 à 19:48:25  
 

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n°13329
saoulie
Posté le 21-06-2006 à 20:51:21  profil
 

Bonjour Popiou alias monsieur "Yaka",

"95% de la recherche est allouée au nucléaire"
Je ne sais pas d'où vous tirez ce chiffre; mais de toute façon, même si il est vrai, il se comprend; on met beaucoup d'argent dans la fusion parce qu'on rêve qu'un jour on aura de l'énergie gratuite et inépuisable (NB: je n'y crois pas beaucoup). On met de l'argent dans la génération 4 pour fabriquer des réacteurs plus sûrs et consommant moins. M

n°13331
saoulie
Posté le 21-06-2006 à 20:57:56  profil
 

Bonjour Popiou alias monsieur "Yaka",
 
"95% de la recherche est allouée au nucléaire"
Je ne sais pas d'où vous tirez ce chiffre; mais de toute façon, même si il est vrai, il se comprend; on met beaucoup d'argent dans la fusion parce qu'on rêve qu'un jour on aura de l'énergie gratuite et inépuisable (NB: je n'y crois pas beaucoup). On met de l'argent dans la génération 4 pour fabriquer des réacteurs plus sûrs et consommant moins. Mais dans les éoliennes, que voulez vous chercher ? c'est de la ferraille et du béton, le coût, les avantages, les inconvénients sont déjà connus, et ne varieront plus à 10% près. Ca marche, on sait comment ça marche, mais ça coûte cher et ne produit que quand il y a du vent. Les capteurs solaires ? Là il faut encore chercher, mais il n'y a pas de quoi occuper 10.000 chercheurs. etc... les énérgies renouvelables sont vieilles comme le monde, donc déjà assez au point.

Le nucléaire c'est 35% de la production nationale, pas 17%; je ne sais pas si dans le passé les Français ont payé beaucoup d'impôts pour financer le programme nucléaire, mais inutile de ressasser le passé, c'est le présent et le futur qui importent; aujourd'hui l'électricité française est la moins chère d'Europe, et EDF rapporte de l'argent à l'Etat.

Quant à la réduction d'énergie fossile, excusez moi de vous appeler monsieur YAKA, j'espère que vous ne formaliserez pas comme François Hollande, mais bon, YAKA !  comment obligerez vous les Français à consommer moins ? Quel programme ? Comment être élu ? ça je l'attends toujours (NB: je suis POUR; mais en dehors d'une hausse des prix je ne vois pas comment faire).

n°13346
Profil sup​primé
Posté le 21-06-2006 à 22:07:43  
 


saoulie ou comment travestir la réalité quand ça l'arrange...avec saoulie vous découvrirez que la malhonnêté n'a pas de limites, mais il faut vous reconnaitre une qualité: comme agent de commerce vous devez etre redoutable!

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n°13349
Profil sup​primé
Posté le 21-06-2006 à 22:22:45  
 


saoulie, c'est 17% même si ça ne vous plait pas...et avec de l'énergie à gogo, vos chercheurs là, ils ont pas un plan aussi pour trouver des matères premières à gogo, parce que là..je ne sais pas si vous vous rendez conte mais à ce rythme de consommation efreinée, notre terre ne suffit plus, il faut rapidement trouver quelques nouvelles planetes vite fait...

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1/30/2006
 
L’année du Dragon
L’année du Dragon

Edito du Magazine de la Communication de Crise et Sensible n°6


En 1990 dans « L’argent fou », Alain Minc nous déclarait son amour pour le capitalisme. « Je crois à l’économie de marché. Il n’en existe pas d’autre : après un siècle de tâtonnement et d’échecs souvent dramatiques, l’évidence triomphe de Budapest à Paris, de Varsovie à Tokyo, de Moscou à New York ». 14 ans plus tard, nous pouvons ajouter, de Bombay à Shanghai.

Entre l’Inde et la Chine, plus de deux milliards d’habitants rejoignent progressivement, lentement mais assurément le concert des nations « développées ». Sur certaines zones géographiques, Shanghai et Bombay, cette boulimie capitaliste étonne la vielle Europe et la vielle Amérique par son dynamisme et son absence de retenue. Cette nouvelle donne du capitalisme international, marquée par l’entrée de la chine dans l’OMC, est frappée du sceau de la crise. Crise des matières premières, inquiétudes sur les réserves pétrolières mondiales, risques épidémiques avec le SRAS et la grippe du poulet, risque de non retour sur l’état écologique de la planète, destruction d’emplois aux USA malgré une croissance soutenue : les coupables désignés par les experts est la Chine et dans une moindre mesure l’Inde. La planète peut-elle soutenir le capitalisme exacerbé fondé sur la croissance sans risque majeur ? La question est absurde, tant la réponse est évidente : non. Cependant, la remise en cause de notre modèle économique est d’autant plus difficile et cruciale qu’aucune proposition globale et acceptable par les états et les populations ne semble émerger. Les ressources de la planète sont limitées. Or dans ce système de vases communicants la logique économique est imparable. Entre la population européenne vieillissante et l’incroyable foisonnement de la Chine, la capacité d’innovation des étudiants Indiens et la diminution des crédits de la recherche en Europe, le flux capitalistique s’écoulera naturellement vers les « pays continents » émergeants. Ce flux concerne la création d’emploi et de richesses, l’utilisation des ressources disponibles, la capacité de création et l’économie numérique. La Chine inquiète par sa capacité de production de biens matériels consommatrice d’énergie et d’acier. L’Inde se spécialise dans la production de matière grise, mirage d’une croissance soutenable fondée sur l’économie numérique. Certes, en terme de ressources naturelles, l’économie numérique et du divertissement est moins consommatrice directe de matières premières, mais elle sera forcément à l’origine de la montée des besoins matériels des pays émergeants. En effet, s’il est possible de produire à bas prix des biens matériels en limitant la hausse des revenus, l’économie numérique est fondée sur le réseau, donc sur la mixité directe des rapports sociaux. Déjà les informaticiens Indiens, en contact avec l’extérieur, revendiquent une hausse substantielle de leur pouvoir d’achat de biens de consommation sans toutefois espérer atteindre les niveaux européens de salaires. Cet ensemble laisse présager une explosion de la demande en nourriture, en matière première, de même que l’augmentation de la pollution et des risques inhérents.

Or la pauvreté d’une franche importante de la population de ces pays, la forte présence de la misère aux portes des complexes ultramodernes constituera pour les cadres de ces pays la principale angoisse et préoccupation. Lorsque les risques globaux dépassent la capacité de représentation des nantis de la planète, ils ne peuvent frapper l’imagination des populations pauvres à qui l’espoir d’un avenir meilleur consiste, par nature, dans la capacité à consommer, même peu. Il y a, de ce point de vue, du cynisme lorsque les USA, premiers consommateurs de ressources naturelles au monde, refusent les protocole de Kyoto alors que l’Europe demande aux pays pauvres de le respecter ! C’est aussi un aveu d’impuissance de la part de l’UE qui ne veut pas prendre ses responsabilités face à son premier client : faute d’être fort, il serait nécessaire pour l’Europe d’être conséquent. Sur le plan économique, le monde fonctionne encore selon une mécanique de transfert des risques des riches vers les pauvres. Cependant, cette logique atteint ses limites lorsque l’avenir de la planète est compromis dans le même temps que la terre se prépare à accueillir 10 milliards d’humains alors que les ressources s’épuisent. Les organismes de régulations comme l’OMC (Organisation Mondiale du Commerce) se retrouvent en difficultés lorsque les pays pauvres s’allient pour refuser cette logique de transfert des risques. Ils se trouvent également en difficulté lorsqu’ils affrontent directement le marché et les entreprises soumises au dictat des résultats trimestriels. Dans le même temps, le FMI (Fond Monétaire International) est à l’origine d’erreurs monumentales, voir graves pour les populations, notamment lorsque qu’il encourageait la construction de centres d’affaires restés vides dans des pays qui avaient besoin de construire préalablement des infrastructures dédiées à l’éducation, comme en Indonésie. La Chine est soumise à cette péréquation et ce n’est pas un hasard si ce sont exclusivement des zones, certes impressionnantes, qui sont offertes à l’édification de temples du capitalisme : un pays continent, quelques soit ses ressources et sa volonté, ne peut réaliser des infrastructures globales à la hauteur des attentes et des phantasmes du capitalisme. Nous allons, une fois de plus assister à des transferts massifs de population vers les zones fortement urbanisés avec son lot d’échecs sociaux, d’existences fantomatiques. Des millions de personnes vont naître, survivre et mourir dans des bidonvilles à la périphérie de l’économie de marché.

Il y a encore peu, au début de ce siècle, l’occident restait cependant un modèle en matière de démocratie et de justice. Quelques images, inqualifiables, comme celle d’une femme de l’armée US tenant en laisse un prisonnier irakien, font voler en éclat bien plus que la réputation des Etats-Unis : elles ternissent pour longtemps le modèle démocratique. Le monde Arabe en est, à juste titre, bouleversé. Les extrémistes auront beau jeu d’entretenir un climat de haine envers les Etats-Unis, mais aussi envers l’Europe qu’ils décrivent comme inféodé à la toute puissance du démon US. Comment en vouloir à des populations appauvries de tomber dans le piège de la haine alors que la guerre en Iraq ressemble, d’un point de vue médiatique, à une guerre de religion ? La théorie des dominos risque de fonctionner dans le monde Arabe, mais dans le sens inverse de celui attendu par les stratèges de la maison blanche.

La Chine est au cœur des préoccupations économique sous fond de pénurie de matières premières. Le capitalisme lorsqu’il est l’allié à la démocratie possède intrinsèquement une extraordinaire force de création et de mouvement. Mais l’autorégulation fondée sur l’argent fou trouve aujourd’hui ses limites, y compris dans la mécanique de transfert des risques dans un monde globale, socialement, économiquement et écologiquement. Pourtant le capitalisme contient dans ses gènes un puissant moyen d’éviter les catastrophes : le contrat. L’adhésion de la Chine à l’OMC est de ce point de vue une bonne nouvelle, car elle signifie l’acceptation des règles et du contrat. Il serait cependant utile que l’OMC écarte préalablement les démons de l’argent fou. Puisse le Dragon nous en protéger.

MDH avec l'autorisation de l'auteur -(c) 2006
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n°13467
Profil sup​primé
Posté le 22-06-2006 à 20:22:16  
 

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n°13473
saoulie
Posté le 22-06-2006 à 20:59:53  profil
 

Et bien oui, Popiou, je trouve que vous manquez d'ambition: pourquoi n'essayez vous pas de convaincre ce milliard de chinois qu'ils sont très heureux avec le travail aux champs et un bol de riz par jour, que accéder à l'abondance va les rendre malheureux et bousiller la planète ? Vous restreignez votre vue à un malheureux EPR, c'est dommage de gaspiller autant de talent pour une mission si insignifiante !

n°13478
phampy
Posté le 22-06-2006 à 21:50:08  profil
 


saoulie est pour le développement  nucléaire dans le monde comme en IRAN...qu'avez-vous à la place du cerveau  saoulie?

La proliferation de l'arme nucléaire

L'énergie nucléaire, à la différence de toutes les autres sources d'énergie, ne peut être dissociée de ses applications militaires. L'atome pacifique a toujours été une « retombée technologique » du développement fantastique de l'atome militaire: la filière PWR (Westinghouse) a été mise au point pour les sous-marins atomiques; la filière graphite-gaz a permis à de Gaulle de faire sa force de frappe. L'atome pacifique a bénéficié de l'effet d'entrainement dû au formidable développement de l'atome militaire: il a ainsi bénéficié de moyens considérables qui lui ont permis de démarrer vite contrairement à d'autres sources d'énergie comme le solaire par exemple.

Les promoteurs des programmes électronucléaires tentent de nous faire oublier les « liens particuliers » qui existent entre le nucléaire civil et le nucléaire militaire. Ils y étaient presque parvenus lorsque le 18 mai 1974: l'Inde fit exploser sa première bombe atomique obtenue grâce à... l'atome pacifique. Depuis, le doute ronge les esprits.

Tout le monde est conscient des risques énormes pour l'humanité de tout conflit nucléaire. Mais les avis divergent lorsque l'on posé la question de savoir si le développement de l'atome « pacifique » va entraîner la prolifération de l'arme nucléaire et donc augmenter les risques de conflits nucléaires.

Nous pensons, pour notre part, que le développement à grande échelle de l'industrie nucléaire, et principalement de l'industrie du plutonium, conduit à terme à la banalisation de l'arme nucléaire. En effet, la confection d'explosifs nucléaires nécessite trois choses:

1. Un certain nombre de connaissances techniques et scientifiques. Celles-ci sont maintenant dans le domaine public.

2. Un minimum d'infrastructure industrielle, minimum que possèdent évidemment, à l'image de l'Inde, la plupart des pays.

3. Quelques quantités de matières fissiles. Jusqu'à maintenant, c'est l'impossibilité pour la plupart des pays de se procurer de l'uranium 235 ou du plutonium 239 qui interdisait effectivement la prolifération de l'arme atomique. La preuve: l'acharnement que mettent certains pays peu « démocratiques » à avoir accès à la technologie nucléaire: l'Iran vient en effet de conclure avec l'Inde un accord technique d'assistance

n°13479
gepetto196​7
Posté le 22-06-2006 à 22:10:20  profil
 

Quelle raison l'iran aurait elle de s'engager dans le nucléaire ? Copier les autres pays du monde ? Alors qu'elle produit du pétrôle ? ou bien est ce bientôt la pénurie chez elle aussi ?

n°13483
DarkDoudou
Posté le 22-06-2006 à 23:04:53  profil
 

Oula, popiou, vous faites un pot pourri. Tout de suite les extrémismes.... La peur, la peur et la peur. Vive le sarkosisme anti nucléaire...

n°13485
Profil sup​primé
Posté le 22-06-2006 à 23:28:32  
 


Pauvre DarkDoudou, vous êtes un peu largué!


Chers amis nous recevons le général Henri Paris, ancien conseiller de Pierre Joxe et de Jean-Pierre Chevènement Le  Général est également écrivain. Il a publié beaucoup d'ouvrages, le plus récent est est "L'ATOME ROUGE". Pourquoi ce titre ?

 

P - Atome parce qu'il s'agit d'une arme nucléaire et que je retrace dans ce livre l'histoire de l'arme nucléaire soviétique et russe. Alors comme la couleur emblématique de l'ancienne URSS était redevenue celle de l'armée russe elle est rouge. Voilà : j'ai appelé ça l'atome rouge. Je retrace le passé, la découverte, de cet atome rouge, et je pense aussi à son futur.

 

A - Vous pensez mon général à l' assassinat d'un écrivain, ancien ministre,  professeur iranien Les pays qui ne respectent pas les valeurs internationales représentent-ils  un danger mondial  s'ils ne possèdent pas cet atome rouge ?

 

P - Bien sûr, c'est un danger mondial. Maintenant l'atome, le nucléaire prolifère. Il y a un traité de non prolifération qui a été signé, où ne participent pas toute une série de pays  par exemple Israël, l'Inde,  le Pakistan , et ce sont des pays qui possèdent le nucléaire D'autres qui ont signé ce traité de non prolifération comme l'Irak ont fait des recherches nucléaires et quel que soit la valeur des traités, je ne pense pas que l'on puisse empêcher sa prolifération . Un frein oui, mais on l'empêchera pas. C'est comme ça, on ne désinventera pas l'atome et  les soviétiques , en premier lieu, les russes maintenant l'appréhendent, alors ils cherchent beaucoup plus de défenses contre l'atome, des  systèmes défensifs plutôt que de chercher à l' interdire , parce que ça se fera de toutes les manières.

 

A - Mon général vous venez de dire que par exemple Israël n'a pas signé le contrat mais par contre l'Irak l'a signé, l'Iran aussi, le Pakistan ne l'a pas signé.

 

P - L'Iran l'a signé,  sans en avoir la preuve bien sûr mais il est évident   qu'il procède à des recherches nucléaires militaires.

 

A - Mon général , après la chute des communistes en Union Soviétique , c'est un débat qu'on attend beaucoup. On dit que ce qui existait du nucléaire la-bàs dans l'ex-république de l'Union Soviétique est en train de partir  Y a-t-il une  surveillance sur ces départs, ces ventes oui ou non ?

 

P - Bien sûr qu'il y a une surveillance. de la contrebande des matières civiles et militaires. Je ne crois pas que ce soit ça qui soit tellement grave. Ce qui est beaucoup plus important c'est la fuite des cerveaux . C'est ça le grand danger et contre celà on ne peut strictement rien. On ne peut pas empêcher un cerveau de fuir et pour un état, réunir une équipe de nucléaristes  ça ne coûte pas cher. Il en faut un tout petit nombre pour mener des recherches correctes sur l'arme nucléaire, l'arme " A " , telle qu'elle existe c'est-à-dire l'arme banale, atomique, l'arme de Nagasaki et d'Hiroshima.

 .

n°13486
Profil sup​primé
Posté le 22-06-2006 à 23:29:25  
 
n°13504
saoulie
Posté le 23-06-2006 à 05:58:31  profil
 

Il ne faut pas tout mélanger; l'Iran cherche à se doter de l'arme nucléaire; la Corée du nord aussi; le Pakistan et l'Inde l'ont déjà; toutes les organistion internationales essayent de décourager ces pays de faire ces développements, en expliquant que avoir l'arme est plus dangereux que de ne pas l'avoir. Dont l'AIEA, prix Nobel de la paix.

Mais en quoi arrêter la filière nucléaire civil va-t-il arrêter le problème ? ça n'a rien à voir. On peut arrêter tous les réacteurs du monde, ça n'empêchera pas l'Iran de construire la bombe.

n°13509
DarkDoudou
Posté le 23-06-2006 à 08:07:08  profil
 

Merci ;)

n°13631
phampy
Posté le 23-06-2006 à 20:01:40  profil
 


Chers saoulie et DarkDoudou, si vous preniez le temps de vous informer et de réflechir on perdrait moins de temps...

par Laurent Zecchini
 
Le 10 avril 2006
Le Monde - 2006-04-07


 Il y a un mélange de bonnes intentions, de cynisme et d'aventurisme dans l'objectif que se sont fixé Jacques Chirac et George Bush de permettre à l'Inde d'accéder à la respectabilité de puissance nucléaire officielle. Pour l'atteindre, les présidents français et américain se sont succédé à New Delhi. Un partenariat "historique" américano-indien a été signé, mais il doit être avalisé par le Congrès et le Groupe des fournisseurs d'énergie et d'équipements nucléaires (NSG), ce qui ne va pas de soi. L'administration américaine va tenter de convaincre les uns et les autres que les raisons qui avaient justifié de sanctionner l'Inde après son "explosion nucléaire pacifique" de 1974, lorsque New Delhi avait détourné son programme nucléaire civil pour fabriquer une bombe, ne sont plus pertinentes.I

 

L'Inde, comme l'Iran aujourd'hui, avait alors menti à la communauté internationale, sauf que, contrairement à l'Iran et à la Corée du Nord, elle s'est toujours refusée à signer le traité de non-prolifération nucléaire (TNP), l'estimant discriminatoire. La différence est de taille, mais au nom de ce principe, l'Iran est devenu un paria international, alors que l'Inde est invitée à rentrer la tête haute dans le club des cinq Etats nucléaires reconnus - Etats-Unis, Russie, Chine, France et Grande-Bretagne -, devenant la sixième puissance nucléaire mondiale. Cette politique de double standard est dérangeante.

 

Suffit-il de se doter clandestinement de l'arme atomique, de faire le gros dos quelques années sous un vague régime d'opprobre international, pour être in fine récompensé ? Fâcheux exemple... Dans sa négociation avec Washington, l'Inde a obtenu le beurre et l'argent du beurre : le nucléaire civil et le nucléaire militaire. Quatorze des vingt-deux réacteurs indiens ont été placés dans un programme civil qui sera soumis aux inspections de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA). En échange, l'Amérique et la France fourniront à l'Inde les centrales nucléaires et le combustible lui permettant de rassasier les besoins énergétiques de sa croissance boulimique.

 

Les autres réacteurs, dont deux surgénérateurs, font partie du programme militaire de l'Inde et ne seront soumis à aucun contrôle. En produisant plus de matière fissile qu'ils n'en consomment, les réacteurs à neutrons rapides permettent un accès quasi illimité au combustible nucléaire nécessaire aux centrales, ou aux armes nucléaires. Le fait de pouvoir compter sur des importations d'uranium libère l'Inde de la contrainte d'avoir à partager sa maigre production domestique d'uranium entre ses programmes nucléaires civil et militaire.

 

Pour le Center for Strategic and International Studies (CSIS) de Washington, cette faculté lui permettrait de fabriquer jusqu'à 50 bombes par an, contre de 6 à 10 actuellement. Vision de Cassandre ? Peut-être, mais il faut alors atténuer celle, trop angélique, d'une Inde "puissance responsable", comme le répète M. Chirac, d'une Inde "démocratie pacifique", comme l'assure la Maison Blanche. L'Inde est une démocratie parlementaire, mais est-elle pour autant "pacifique" ?

 

Les guerres indo-pakistanaises de 1947-1948, 1965 et 1971 incitent à relativiser ce constat, d'autant que les deux pays ont failli se lancer dans un quatrième conflit à deux reprises : en 1999, à l'occasion de l'incident de Kargil, au Cachemire, et en 2001, après un attentat contre le Parlement de New Delhi. Ils n'ont cessé de se livrer à une surenchère armée depuis qu'ils sont devenus des puissances nucléaires, à la faveur de leurs essais atomiques concomitants de mai 1998. Leur course aux missiles ne faiblit pas et, de 2000 à 2004, l'Inde s'est classée au deuxième rang mondial (derrière la Chine) en matière d'achats d'armement conventionnel.

 

En dépit d'une politique de normalisation avec Pékin, elle sait qu'à long terme son véritable ennemi stratégique est la Chine, et elle s'y prépare. Sinon, quelle autre justification au développement de Surya, ce missile balistique intercontinental d'une portée dépassant 5 000 kilomètres ? L'accord tacite de Washington est dicté par la Realpolitik : l'Amérique veut endiguer la montée en puissance militaire de la Chine en aidant l'Inde à devenir un contrepoids.

 

La France et les Etats-Unis ont des arguments pour accorder à l'Inde un statut d'exception. Au-delà de l'affichage altruiste - aider New Delhi à relever le défi du développement -, les deux pays expliquent qu'il est urgent de sortir l'Inde de son ghetto nucléaire, de l'aider à réduire ses besoins en pétrole, ce qui allégera d'autant la pression sur le marché pétrolier.

 

LA LOI DE LA JUNGLE

 

Last but not least, les industries nucléaires américaine et française sont impatientes de concrétiser de lucratives perspectives d'exportation. Si la France et les Etats-Unis sont alliés pour obtenir une modification des directives du NSG, il ne fait aucun doute qu'une âpre rivalité opposera ensuite Westinghouse à Areva. Le champion français du nucléaire assure qu'aucune discussion n'a encore été engagée avec New Delhi, mais la guerre psychologique a commencé. Les techniciens français soulignent que des réacteurs nucléaires de grosse capacité vont être nécessaires à l'Inde. Or l'EPR (réacteur européen à eau pressurisée) d'Areva a une capacité de 1 600 MW, contre 1 000 MW pour l'AP 1000 de Westinghouse...

 

Parmi les 45 membres du NSG, deux camps se forment. D'un côté, les Etats-Unis, la France, la Russie et la Grande-Bretagne, qui espèrent vendre leur technologie nucléaire à l'Inde. De l'autre, les pays qui ont des doutes. Pour eux, c'est tout l'édifice du TNP qui sera davantage ébranlé si l'Inde obtient un traitement de faveur.

 

Ce traité de 1968 est une sorte de "Yalta nucléaire" : les Etats qui avaient la capacité d'accéder au nucléaire y ont renoncé, en échange d'une coopération nucléaire civile, et de la garantie que le "club des cinq" n'accepterait plus aucun membre. En raison du commerce nucléaire auquel s'est livré Islamabad dans le passé, Washington a refusé d'accorder au Pakistan les mêmes avantages qu'à l'Inde. Ce camouflet envers un allié dans la lutte contre Al-Qaida va inévitablement inciter celui-ci à se tourner vers la Chine, laquelle s'empressera d'accroître sa coopération nucléaire avec le "pays des purs".

 

L'accord "historique" indo-américain risque donc d'attiser une course aux armements en Asie. Si ce scénario se confirme, il n'y aurait plus une grande distance à franchir pour que ce relâchement de la lettre et de l'esprit d'un régime de non-prolifération, qui perdure cahin-caha depuis trente-huit ans, ouvre la voie à une loi de la jungle nucléaire.

.
 

n°13656
saoulie
Posté le 23-06-2006 à 22:11:56  profil
 

Je ne peux que constater que de plus en plus de pays ont accès à la technologie nucléaire, qui se "démocratise", et je le regrette. Mais on ne peut malheureusement pas y faire grand chose; la Russie a proposé une solution, celle de créer un pôle de service mondial qui ferait l'enrichissement, le retraitement, la gestion des déchets sur son sol pour tous les pays intéressés. Ce serait une façon mondiale de gérer le problème. Les états voyous seraient plus marginalisés qu'aujourd'hui.

MAis je suis bien conscient que ça ne résout pas tous les problèmes. J'ai peur, comme tout le monde, du terrorisme nucléaire. Ca ne change pas mon point de vue sur l'EPR, qui est un autre sujet.

n°13811
Profil sup​primé
Posté le 25-06-2006 à 00:30:05  
 

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n°13823
Ruut
Notre futur, l'espace
Posté le 25-06-2006 à 02:50:16  profil
 

De toute façon avec l’obligation européenne du tout privé, le consommateur de base n’aura plus les moyens de bénéficier de l’électricité.
Car qui dit privé dit sélection par l’argent.
C’est les écolos qui doivent être content leur rêve vas devenir réalité.
Un monde ou les pauvres n’ont plus le droit de vivre décemment.

n°13856
saoulie
Posté le 25-06-2006 à 15:39:17  profil
 

C'est ce que cherchent les écolos; comme la plupart vivent dans une maison où ils sont à peu près autosuffisants, ils voudraient que tous, y compris ceux qui vivent dans une banlieue dans 70 m², fassent comme eux. Et comme le message "consommer moins" n'est pas porteur, ils disent "produisez moins" (càd arrêtez le nucléaire) et ça reviendra au même; ils pourront vendre plus cher leurs patates ! un peu égoïste tout ça... à nous de ne pas se faire avoir...

n°13862
Profil sup​primé
Posté le 25-06-2006 à 15:47:27  
 

CE QUI EST TOUT SIMPLE C'EST QU'AVEC CE GENRE DE RAISONNEMENT STUPIDE Yvn, VOUS ACCEPTEZ L'IDEE QUE LES PAYS RICHES, C'EST A DIRE LES 20% DE LA POPULATION MONDIALE PILLENT TOUTES LES RESSOURCES NATURELLES EN MATIERES PREMIERES, EN LAISSANT CREUVER LES 80%  DE LA POPULATION MONDIALE...
 
L'IDEE QUE L'ON PUISSE FAIRE DE L'ENERGIE EN ABONDANCE ET QUI NE COUTE QUE L'INVESTISSEMENT DU MATERIEL NE PEUT EVIDEMMENT PAS PLAIRE A DES ACTIONNAIRES QUI VEULENT S'ASSURER D'UNE BONNE RENTE A CHAQUE KWh CONSOMME...DANS CE CAS EVIDEMMENT: C'EST LA POULE AUX OEUFS D'OR L'ELECTRICITE...
EN TOUT CAS COMME NOMBRE D'ENTRE NOUS, DES QUE JE PEUX, JE RESILIE MON CONTRAT EDF ...LES ACTIONNAIRES S'ENGRAISSERONT SUR LE DOS D'AUTRES PIGEONS!
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n°13864
saoulie
Posté le 25-06-2006 à 15:51:45  profil
 

Résiliez dès maintenant, Popiou, c'est votre droit le plus strict !

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