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Pénurie d'eau, records de températures, pics de pollution, orages dévastateurs, sécheresse aux multiples conséquences pour l'agriculture... Faudra-t-il s'habituer à tout celà ? Peut-on compter sur le civisme des français pour éviter le gaspillage de l'eau et réduire la pollution ? Les Pouvoirs publics auront-ils le courage d'accélérer la législation pour sauvegarder l'environnement et résisteront-ils aux lobbies ? Qu'en pensez-vous ? L'environnement une grande cause nationale ?

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Auteur Sujet :

Vive le Nucléaire

n°4496
Krahoc
Posté le 23-01-2006 à 12:20:46  profil
 

Reprise du message précédent :
Je n'ai pas besoin ni de lancer des liens, ni d'écouter vos insultes, et je ne suis pas particulièrement écolo. Si vous êtiez moins vulgaire et déplacé dans vos propos, vous auriez déjà lu que je travaille au CEA et que je suis pro-nucléaire.
Pour ce qui est des arguments que je vous donne, je les tire directement des discours de prix Nobel ou de membres de l'Académie des Sciences, de données publiées par le CEA et le CNRS ou de la revue Science.
Cependant, je doute que ce soit là votre genre de littérature.
Désolé pour vous.

n°4498
Walter4
L'islam, c'est de la merde
Posté le 23-01-2006 à 12:25:52  profil
 

Ha, vous êtes pronucléaire ??????????? Pardon, j'efface mes conneries.

n°4499
Walter4
L'islam, c'est de la merde
Posté le 23-01-2006 à 12:27:52  profil
 

Tout mon Respect, Monsieur De Krahoc.

n°4500
PROFILSUPP​RIME
Posté le 23-01-2006 à 12:31:23  profil
 

Walter4 a écrit :

Ha, vous êtes pronucléaire ??????????? Pardon, j'efface mes conneries.



pro-nucléaire aussi :p  :p  :p

n°4501
Profil sup​primé
Posté le 23-01-2006 à 12:32:34  
 

lol:{}  lol:{} C'est pathétique une c o n n e r i e pareille, je suis mort de rire lol:{}  lol:{}

n°4502
Walter4
L'islam, c'est de la merde
Posté le 23-01-2006 à 12:35:43  profil
 

Krahoc, on fait la paix. Sucette, tu es ma copine

n°4503
PROFILSUPP​RIME
Posté le 23-01-2006 à 12:37:43  profil
 


 :D  :D  :D  :D  :D

n°4504
PROFILSUPP​RIME
Posté le 23-01-2006 à 12:49:39  profil
 

Walter4 a écrit :

Krahoc, on fait la paix. Sucette, tu es ma copine



o toulouse va être jaloux ; non faut pas... d'ailleurs il est au-dessus

et toi walter tu es mon copain  hello:{}

n°4505
Profil sup​primé
Posté le 23-01-2006 à 12:57:59  
 

Mais non sucette, je ne serais pas jaloux tu sais, pour être jaloux de Walter, il faudrait que je l'envie et vu sa souffrance psychique, c'est loin d'être le cas :D  :D  A  être énervé et insultant jusqu'à l'outance comme ça, je suppose que Walter doit nous couver un ulcère , ses gesticulations verbales ne provoque que pitié :D

n°4507
PROFILSUPP​RIME
Posté le 23-01-2006 à 13:06:49  profil
 



vous n'êtes pas très gentil avec walter qui je pense gagne à être connu tout comme vous ; y-a-t-il des éoliennes dans votre coin ; j'ai un faible pour la petite Bretagne  hello:{}

n°4508
Profil sup​primé
Posté le 23-01-2006 à 13:15:51  
 

Pour Walter, j'arrive pas à passer la barière des insultes donc pour le connaitre c'est dur...
En ce qui conserne les éoliennes, je trouve qu'il s'agit là d'une énergie inépuisable...pourquoi ne pas placer des éoliennes le long des autoroutes, elles ne gèneront ni au niveau du bruit, ni au niveau de l'estéthique, ni au niveau des expropriations. hello:{}

n°4509
Profil sup​primé
Posté le 23-01-2006 à 13:23:30  
 

Quand au fait que Walter gagne à être connu, je l'espère. J'imagine pas le tableau s'il était pire une fois connu qu'au premier abord!!!Ca me parait difficile de faire pire :D  :D

n°4510
Walter4
L'islam, c'est de la merde
Posté le 23-01-2006 à 13:52:02  profil
 

En voilà une idée débile ! des éoliennes le long de l'autoroute !!!!! Bonjour les morts ! Tu dois être croque mort !

n°4527
Profil sup​primé
Posté le 23-01-2006 à 23:05:03  
 

Entre Toulouse et Narbonne, en plein dans l'axe du vent d'autan,des plaines du lauragais jusqu'à la méditerranée, l'autoroute des 2 mers .De part et d'autre des voies de circulation, les autoroutes du sud de la france possèdent une bande de terrain, parfois quelque dixaines de mètres de large jusqu'à 300 à 400 mètres de terre innutilisée.
Je me demande si cette surface ne pourrait pas être consacrée à l'implantation d'éoliènes.
Nos ancètres, qui n'étaient pas bètes, remarquant que dans ce couloir le vent souffle 250 jours par an, y avaient implanté des centaines de moulins à vent...  

n°4529
Walter4
L'islam, c'est de la merde
Posté le 24-01-2006 à 05:19:22  profil
 

oui, mais pas près des routes, rigolo

n°4536
Profil sup​primé
Posté le 24-01-2006 à 08:22:44  
 

Peut être y a-t-il une distance minimum à respecter mais je pense que ca doit être possible....

n°4592
Walter4
L'islam, c'est de la merde
Posté le 24-01-2006 à 13:53:30  profil
 

Ouais

n°4651
magnat_du_​petrole
Posté le 25-01-2006 à 14:50:34  profil
 

L’histoire de la branche nucléaire russe est une longue succession de pages brillantes et tragiques.

Par exemple, l’accident de Tchernobyl, en avril 1986, à l’époque de l’URSS. D’aucuns croyaient que du coup terrible porté à l’époque au prestige de la branche, celle-ci ne s’en remettrait jamais. Mais la Russie a pu surmonter ce qu’on appelle le syndrome de Tchernobyl et trouver la force de se mettre sur les rails de la voie du développement pragmatique de l’énergie nucléaire.

En 2003, le gouvernement fédéral a fait une déclaration qui insistait sur la nécessité du développement régulier de l’énergie nucléaire en tant que facteur de stabilité et de prévention de crises énergétiques. Reconnaissons-le : il n’y a pour l’instant aucune alternative, ni économique ni écologique, au nucléaire civil. Là -dessus, Walter a rason !!!

Les 10 centrales nucléaires russes produisent jusqu’à 150 milliards de kWh d’électricité par an. Leur part dans la production globale d’électricité - 16% seulement - semble plutôt modeste. Le reste de l’énergie électrique est fourni par des centrales hydrauliques et thermiques, mais leurs ressources, notamment techniques, semblent limitées. La stratégie énergétique russe mise sur 230 milliards de kWh d’origine nucléaire d’ici à 2020. Avant cette échéance, la branche devra donc de se doter d’une dizaine de sites supplémentaires au moins.

Le pays a commencé à réaliser son projet nucléaire pendant la Seconde guerre mondiale, en 1942, lorsque les divisions allemandes fonçaient sur Stalingrad. Mais le 6 et le 9 août 1945 ont rendu ce projet prioritaire : les Américains, à la fin de la guerre, ont largué leurs premières bombes atomiques sur les villes japonaises de Hiroshima et de Nagasaki. Au lendemain de cet événement, le Comité d’Etat à la Défense de l’URSS a institué une administration secrète chargée des affaires nucléaires, dite la Première Direction Principale. Au début, son objectif consistait à mettre au point les armes nucléaires soviétiques. Mais les conceptions militaires s’accompagnaient en règle générale de conceptions civiles. La première bombe atomique soviétique a été testée en 1949, mais la première centrale nucléaire a été ouverte à Obninsk (au sud-ouest de Moscou) en 1954. Trois ans après, c’était le tour des sous-marins nucléaires et du premier brise- glace atomique.

Aujourd’hui, l’administration chargée des affaires nucléaires s’appelle Agence fédérale pour l’énergie atomique (Rosatom). Elle regroupe une centaine de grosses entreprises situées aux quatre coins du pays qui emploient 335 000 personnes. Ce puissant complexe militaro-nucléaire et énergétique assure la prospection géologique, la production d’uranium et de matériaux nucléaires spéciaux, leur transformation et leur enrichissement, et la fabrication de combustible à base d’uranium enrichi.

La branche nucléaire organise aussi les chantiers des centrales nucléaires, l’approvisionnement de leurs réacteurs en combustible et le retrait de ce dernier des piles, ainsi que l’enterrement des déchets radioactifs. Ces activités sont "coiffées" par un potentiel intellectuel de tout premier plan : 305 membres et membres correspondants de l’Académie des sciences, des milliers de docteurs ès sciences.

Rosatom réalise un vaste programme d’exportation qui est lié avant tout à la construction de sites nucléaires à l’étranger. Les réacteurs nucléaires modernes VVER 1000 (modérés et refroidis par eau) sont actuellement installés en Inde, en Chine, en Iran. Autres axes d’exportation : les fournitures de combustible aux centrales nucléaires situées en Europe de l’Ouest et de l’Est, dans certains pays de la CEI, et les services d’enrichissement de l’uranium.

Dans le contexte de l’économie de marché, Rosatom, organisme public, est un partenaire privilégié du secteur privé. Par exemple, il achète des équipements lourds pour les centrales - turbo-génératrices, turbines, - au consortium privé Power Machines (Saint-Pétersbourg). Rosatom regroupe deux entreprises par actions (les 100% d’actions y appartiennent à l’Etat) : TVEL, producteur de cartouches pour les centrales, et Techsnabexport, centrale exportant une partie des produits de la branche.

La réalisation de programmes de reconversion civile, qui sont annuellement financés à hauteur de 140 millions de dollars (50% de ces ressources proviennent du budget, 50% sont accordées par la communauté internationale) constitue un axe d’activité parmi les plus importants de Rosatom. Alexandre Roumiantsev dit que jusqu’à 20 submersibles nucléaires réformés dans les Flottes du Nord et du Pacifique sont actuellement démantelés. Rosatom coordonne ces activités et assume la responsabilité entière pour le déchargement, le transport et le traitement radiochimique du combustible. Sur les 195 sous-marins russes réformés, 121 ont été démantelés au milieu de l’année en cours.

L’arme atomique russe assure la parité nucléaire et garantit la paix sur Terre depuis 60 ans" : cette dernière assertion est encore plus osée que toutes les autres. Les quelque vingt millions de morts que les guerres ont faits depuis 1945 un peu partout sur terre, notamment en Afghanistan et en Tchétchénie, ne seraient pas forcément de cet avis s’ils pouvaient encore en donner un. Ni les morts de Berlin-Est (1953), de Budapest (1956), de Prague (1968) ou ceux du Goulag. Et à ces victimes il faudrait ajouter celles que la "branche nucléaire russe" -entre autres "branches nucléaires" tant civiles que militaires- a faites en écrivant de nombreuses "pages tragiques", dont celle de Tchernobyl n’est que la plus connue. Mais qu’importe, il y a de l’argent à faire et du pouvoir à préserver : "Hardi les gars, on continue !"


n°5758
bzit
Posté le 14-02-2006 à 11:58:11  profil
 

Qui a dit que les éoliennes causeraient des morts auprès des autoroutes?
Dans ce cas là, il ne faut pas faire passer des routes en forêt, le risque est le même!!!Et les platanes sur le bord des routes? Les fossés?Les rochers? autant de choses à bannir du bas côté de nos chaussées, dans ce cas.

n°5759
lulu allst​ar
Posté le 14-02-2006 à 12:05:42  profil
 

bien sur que le nucléaire est dangereux mais ne trouvez vous pas qu'il est hypocrite de combattre le nucléaire alor que ces même opposants untilisent chaques le nucléaire via la télévision les ampoules etc... donc en gros je trouverais crédible ceeux qui se battent contre le nucléaire seul les trouveurs de solution

n°6481
Cricrou92
Posté le 02-03-2006 à 19:19:53  profil
 

Vive le nucléaire. Venez visiter mon site pour en savoir plus sur cette formidable énergie: http://perso.wanadoo.fr/ch.besse/

n°6482
Cricrou92
Posté le 02-03-2006 à 19:21:04  profil
 

oui

n°6614
Paldeolien
Posté le 08-03-2006 à 16:13:23  profil
 

Franchement je préfères ça pluto que le nucléaire.
http://www.solarmissiontechnologies.com/
Quant aux possibilitées de stocker l'énergie, ne sommes nous donc pas capables de stocker de l'air comprimé?

n°6635
Paldeolien
Posté le 09-03-2006 à 00:44:01  profil
 

Et là il y a matière à reflexion :-)
http://www.pile-au-methanol.co [...] -roule.htm

n°7082
Profil sup​primé
Posté le 25-03-2006 à 23:53:39  
 



 www.newscientist.com: le 09/03/2006 :
"La production d’énergie par la fusion nucléaire n’a aucun avenir" affirme dans Science un scientifique de haut niveau


NewScientist.com news service - David L Chandler
Traduction par Pascal (groupe de traduction du Réseau "Sortir du nucléaire" )

www.newscientist.com/channel/f undamentals/dn8827.html

La fusion nucléaire ne sera jamais une source concrète pour la production d’électricité, c’est ce qu’affirme un éminent scientifique dans le journal Science.

Même les plus fervents défenseurs de la fusion nucléaire admettent qu’une usine utilisant cette énergie et pouvant produire de l’électricité ne verra pas le jour avant plusieurs décennies au mieux, malgré les recherches intensives effectuées depuis une quarantaine d’années qui ont coûté bien plus de 20 milliards de dollars.

Ce récent article, soutenu personnellement par le rédacteur en chef du journal Science, représente un défi de taille pour tout le programme de fusion, en affirmant que tous les efforts déployés n’aboutiront très certainement à rien de concret ou d’utile.

William Parkins, un physicien qui a travaillé sur le projet Manhattan au cours de la seconde guerre mondiale a écrit : "L’histoire de ce rêve est aussi décourageante qu’elle est coûteuse". Parkins est plus tard devenu responsable scientifique dans la société d’ingénierie américaine Rockwell International.

Malheureusement, Parkins est décédé alors que son volumineux article, qui s’appuie sur des bases techniques, allait être édité. Mais Donald Kennedy, rédacteur en chef du journal Science a jugé l’article suffisamment important pour le publier après le décès de son auteur, sous une forme condensée, et a choisi de défendre ses conclusions personnellement.

Confinement du plasma
Selon Kennedy, les arguments exposés par Perkins indiquent qu’ "il y a des difficultés techniques très importantes qui n’ont pas été maîtrisées", en dépit de plusieurs décennies d’efforts, et que certaines difficultés risquent d’être insurmontables.

Parmi les problèmes figurent le potentiel coût prohibitif de la construction ainsi que les difficultés de réparation et de maintenance de la structure de confinement de la réaction. Cette "couverture" massive de lithium et de métaux rares, qui doit entourer le plasma générant la fusion afin d’absorber les neutrons émis, se dégradera et deviendra radioactive au fil du temps, nécessitant un démontage et un remplacement à intervalles réguliers.

Les défenseurs de cette technologie affirment qu’il est encore trop tôt pour abandonner et que d’importants progrès ont été accomplis. Miklos Porkolab, directeur du Centre sur la Fusion au Plasma au MIT de Cambridge dans le Massachusetts a déclaré au journal New Scientist : "J’étais moins convaincu il y a 30 ans [que la fusion pourrait devenir utilisable]. La science va bien y arriver, le reste c’est de l’économie".

Le Prix du Pétrole

Mais Porkolab admet qu’un réacteur à fusion pouvant produire de l’électricité ne verra pas le jour avant 50 ans, c’est une échéance trop éloignée pour pouvoir tirer une conclusion réaliste sur la viabilité économique de cette technique. Il a déclaré : "Cela dépend du prix auquel sera le pétrole dans 50 ans".

Kennedy indique que le problème risque d’être particulièrement pertinent pour les stratèges américains car, après plusieurs années de refus de participer au consortium international pour la construction du réacteur ITER (International Thermonuclear Experimental Reactor), les Etats-Unis sont sur le point de le rejoindre à nouveau.

Mais Kennedy ne va pas aussi loin que Parkins en rejetant les arguments pour les projets de recherche sur la fusion. Bien qu’il est improbable que cette technique puisse un jour fournir de l’électricité, il a indiqué au New Scientist que "la physique apprendra beaucoup de ces recherches". Il ajoute que la science y gagnera même si le réseau électrique n’y gagnera rien.

Référence au journal Science (vol 311, p 1380)

n°7086
Profil sup​primé
Posté le 26-03-2006 à 00:53:13  
 


Cher Bertrand50 120,

Si vous avez l'esprit ouvert, vous trouverez dans ce forum beaucoup d'informations, et  comment faire marcher son ordinateur avec d'autres sources d'énergie?

 Le Monde de l'Economie: 21/02/2006

Comment tisser le réseau électrique de demain


Par Antoine Reverchon

Consciente que le système de distribution actuel a atteint ses limites, l’Union développe des stratégies alternatives

L’alerte avait été donnée par les grandes pannes en Californie en 2000, puis à New York trois ans plus tard et a été confirmée lors de la canicule de l’été 2003, lorsque plusieurs pays européens, dont la France, ont été au bord de la rupture de leurs réseaux : le système de distribution d’électricité en vigueur dans les pays développés – c’est-à-dire une production centralisée autour d’un petit nombre d’unités de très grande taille puis transportée par des lignes à haute tension alimentant l’ensemble du territoire – a atteint ses limites.

La Commission européenne, dont la direction Energie a réuni du 6 au 8 février les experts du secteur à l’occasion du colloque Manag’Energy à Bruxelles, devrait annoncer, début avril, le lancement officiel d’une plate-forme technologique préfigurant le « réseau électrique du futur », afin de réunir opérateurs et Etats européens autour d’une stratégie commune de « production décentralisée ». L’avantage d’une telle formule est triple.

Premièrement, la production décentralisée utilise essentiellement les sources d’énergie pas ou peu polluantes (éolien, solaire, biomasse, géothermie, micro-turbines à gaz), alors que les grandes unités de production ont, à l’exception des centrales nucléaires, le pétrole, le gaz et le charbon pour combustibles. Or pétrole et gaz verront leurs prix continuer à s’envoler au fur et à mesure que l’on approchera de l’épuisement des gisements et, tout comme le charbon, ils contribuent au réchauffement climatique. Pour respecter ses engagements de réduction des émissions de gaz à effet de serre, l’Union européenne (UE) s’est fixé un objectif de 21 % d’électricité produite à partir de sources renouvelables d’ici à 2010.

Deuxièmement, même s’il était possible d’accroître la production, la capacité du réseau de transport n’est plus extensible. La construction de lignes à haute tension est refusée par les populations, le coût des lignes souterraines est trop élevé : Etats et opérateurs refusent de le partager, les goulets d’étranglement se situant surtout aux frontières nationales. Dans un marché déréglementé, le maillon faible d’un réseau national est devenu le maillon faible de tout le système.

Enfin, le mécanisme qui fixe en temps réel le prix du marché de l’électricité de gros fait du prix du dernier producteur celui de l’ensemble de la production. Dès que la demande est forte, le tarif du gigawattheure s’envole : il a été en moyenne de 43 euros en 2005, contre 25 euros en 2001, et a atteint 1 000 euros pendant la canicule de 2003 ! Cette volatilité crée des bénéfices colossaux pour les opérateurs, mais un important risque économique pour les consommateurs, en particulier les entreprises.

Diversifier les sources de production locales permet d’adapter en temps réel, en jouant sur la variété de leurs qualités – disponibilité, prix de revient, performance environnementale –, la puissance et la qualité du courant distribué en fonction des besoins du consommateur local, ainsi poussé à acheter les solutions selon leur « ordre de mérite », plutôt que de payer au prix fort le droit de puiser sans limites sur un réseau unique, de moins en moins capable de répondre aux variations de la demande.

Le concept de production décentralisée s’est ainsi imposé dans les pays du nord de l’Europe, au Royaume-Uni, en Californie, mais il tarde à émerger en France, tant les résistances restent fortes. Pour être viable, un tel modèle exige d’établir en temps réel « l’ordre de mérite » des sources de courant – y compris le réseau national –, par rapport à une demande donnée. Il faut donc construire un système d’information, fonctionnant de façon interactive entre opérateurs et consommateurs.

Avec le soutien de la Commission européenne, des expérimentations ont été menées à Milan (Italie) et à Cassel (Allemagne) depuis 2001. C’est leur succès et ceux enregistrés au Danemark et au Royaume-Uni qui incitent la Commission à franchir une nouvelle étape. Mais il faudra, dans le cas français, surmonter les habitudes de dizaines d’années de domination d’un modèle hypercentralisé.

« L’appel d’offres lancé par le gouvernement pour la production d’électricité par la biomasse prévoit la construction de grosses unités en pleine campagne. Alors que la viabilité économique des énergies renouvelables suppose des petites unités de cogénération, fabriquant simultanément électricité et chaleur, donc proches des habitations », observe Gérard Magnin, délégué général d’Energie- Cités, association regroupant les villes européennes pionnières en matière de production décentralisée.

« Un réseau de distribution ne se change pas en trois jours, répond Jacques Jouaire, directeur des programmes Réseaux et Environnement à EDF Recherche & Développement. La transformation sera lente, en« taches de léopard », selon les possibilités de production locales et les choix des collectivités appelées à jouer un grand rôle. EDF devra accueillir de façon plus fluide ces initiatives et proposer des services de gestionnaire de production et distribution locale. Ce qui est certain, c’est qu’il faut désormais investir dans l’intelligence des réseaux plutôt que dans les câbles. »

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