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Pénurie d'eau, records de températures, pics de pollution, orages dévastateurs, sécheresse aux multiples conséquences pour l'agriculture... Faudra-t-il s'habituer à tout celà ? Peut-on compter sur le civisme des français pour éviter le gaspillage de l'eau et réduire la pollution ? Les Pouvoirs publics auront-ils le courage d'accélérer la législation pour sauvegarder l'environnement et résisteront-ils aux lobbies ? Qu'en pensez-vous ? L'environnement une grande cause nationale ?

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Auteur Sujet :

Vive le Nucléaire

n°7086
Profil sup​primé
Posté le 26-03-2006 à 00:53:13  
 

Reprise du message précédent :

Cher Bertrand50 120,

Si vous avez l'esprit ouvert, vous trouverez dans ce forum beaucoup d'informations, et  comment faire marcher son ordinateur avec d'autres sources d'énergie?

 Le Monde de l'Economie: 21/02/2006

Comment tisser le réseau électrique de demain


Par Antoine Reverchon

Consciente que le système de distribution actuel a atteint ses limites, l’Union développe des stratégies alternatives

L’alerte avait été donnée par les grandes pannes en Californie en 2000, puis à New York trois ans plus tard et a été confirmée lors de la canicule de l’été 2003, lorsque plusieurs pays européens, dont la France, ont été au bord de la rupture de leurs réseaux : le système de distribution d’électricité en vigueur dans les pays développés – c’est-à-dire une production centralisée autour d’un petit nombre d’unités de très grande taille puis transportée par des lignes à haute tension alimentant l’ensemble du territoire – a atteint ses limites.

La Commission européenne, dont la direction Energie a réuni du 6 au 8 février les experts du secteur à l’occasion du colloque Manag’Energy à Bruxelles, devrait annoncer, début avril, le lancement officiel d’une plate-forme technologique préfigurant le « réseau électrique du futur », afin de réunir opérateurs et Etats européens autour d’une stratégie commune de « production décentralisée ». L’avantage d’une telle formule est triple.

Premièrement, la production décentralisée utilise essentiellement les sources d’énergie pas ou peu polluantes (éolien, solaire, biomasse, géothermie, micro-turbines à gaz), alors que les grandes unités de production ont, à l’exception des centrales nucléaires, le pétrole, le gaz et le charbon pour combustibles. Or pétrole et gaz verront leurs prix continuer à s’envoler au fur et à mesure que l’on approchera de l’épuisement des gisements et, tout comme le charbon, ils contribuent au réchauffement climatique. Pour respecter ses engagements de réduction des émissions de gaz à effet de serre, l’Union européenne (UE) s’est fixé un objectif de 21 % d’électricité produite à partir de sources renouvelables d’ici à 2010.

Deuxièmement, même s’il était possible d’accroître la production, la capacité du réseau de transport n’est plus extensible. La construction de lignes à haute tension est refusée par les populations, le coût des lignes souterraines est trop élevé : Etats et opérateurs refusent de le partager, les goulets d’étranglement se situant surtout aux frontières nationales. Dans un marché déréglementé, le maillon faible d’un réseau national est devenu le maillon faible de tout le système.

Enfin, le mécanisme qui fixe en temps réel le prix du marché de l’électricité de gros fait du prix du dernier producteur celui de l’ensemble de la production. Dès que la demande est forte, le tarif du gigawattheure s’envole : il a été en moyenne de 43 euros en 2005, contre 25 euros en 2001, et a atteint 1 000 euros pendant la canicule de 2003 ! Cette volatilité crée des bénéfices colossaux pour les opérateurs, mais un important risque économique pour les consommateurs, en particulier les entreprises.

Diversifier les sources de production locales permet d’adapter en temps réel, en jouant sur la variété de leurs qualités – disponibilité, prix de revient, performance environnementale –, la puissance et la qualité du courant distribué en fonction des besoins du consommateur local, ainsi poussé à acheter les solutions selon leur « ordre de mérite », plutôt que de payer au prix fort le droit de puiser sans limites sur un réseau unique, de moins en moins capable de répondre aux variations de la demande.

Le concept de production décentralisée s’est ainsi imposé dans les pays du nord de l’Europe, au Royaume-Uni, en Californie, mais il tarde à émerger en France, tant les résistances restent fortes. Pour être viable, un tel modèle exige d’établir en temps réel « l’ordre de mérite » des sources de courant – y compris le réseau national –, par rapport à une demande donnée. Il faut donc construire un système d’information, fonctionnant de façon interactive entre opérateurs et consommateurs.

Avec le soutien de la Commission européenne, des expérimentations ont été menées à Milan (Italie) et à Cassel (Allemagne) depuis 2001. C’est leur succès et ceux enregistrés au Danemark et au Royaume-Uni qui incitent la Commission à franchir une nouvelle étape. Mais il faudra, dans le cas français, surmonter les habitudes de dizaines d’années de domination d’un modèle hypercentralisé.

« L’appel d’offres lancé par le gouvernement pour la production d’électricité par la biomasse prévoit la construction de grosses unités en pleine campagne. Alors que la viabilité économique des énergies renouvelables suppose des petites unités de cogénération, fabriquant simultanément électricité et chaleur, donc proches des habitations », observe Gérard Magnin, délégué général d’Energie- Cités, association regroupant les villes européennes pionnières en matière de production décentralisée.

« Un réseau de distribution ne se change pas en trois jours, répond Jacques Jouaire, directeur des programmes Réseaux et Environnement à EDF Recherche & Développement. La transformation sera lente, en« taches de léopard », selon les possibilités de production locales et les choix des collectivités appelées à jouer un grand rôle. EDF devra accueillir de façon plus fluide ces initiatives et proposer des services de gestionnaire de production et distribution locale. Ce qui est certain, c’est qu’il faut désormais investir dans l’intelligence des réseaux plutôt que dans les câbles. »

n°7088
Paldeolien
Posté le 26-03-2006 à 01:47:07  profil
 

Je regrette que vous ne fassiez allusions qu'aux éoliennes et aux panneaux solaires.C'est toujours comme ça dans les débats sur l'energie, on mets en avant que ce que les journaux et la télé nous montrent, c'est navrant, et lassant.
Il existe de nombreuses autres possibilitées.
Je vous invite à aller dans le forum Europe sur le sujet "et pourquoi pas créer de l'emploi".
J'y ai mis une bonne dizaine de liens vers des technologies bien meilleures que les panneaux solaires et les eoliennes.

n°7089
Profil sup​primé
Posté le 26-03-2006 à 03:05:36  
 



Cher Bertrand50 120,

Je vous laisse à votre esprit ouvert uniquement au nucléaire et visiblement obtus!

L'ampleur du problème: la triste réalité française!

Que signifie le terme "retraitement" quand il s'agit de déchets nucléaires?

"Le débat sur les déchets nucléaires a montré l'inefficacité du retraitement sur l'évolution des stocks de matières dangereuses du parc actuel et les risques accrus de court terme qu'il engendre.

L'inefficacité du "recyclage" des matières, notamment le plutonium, a même été reconnu par le représentant EDF qui a déclaré au cours du débat du 8 octobre que "aujourd'hui, clairement, la priorité n'est pas celle-là, elle est bien de gérer les déchets par le fait de les mettre en conditionnement". ..

Bref, l'usine de La Hague ne sert pas à recycler mais à conditionner et stocker les déchets."

"Le retraitement ou "traitement-recyclage" comme le présente aujourd'hui Areva, ne fait donc même plus illusion.

"Les chiffres sont là pour rappeler la triste réalité et l'ampleur de l'héritage nucléaire : plusieurs centaines de milliers de m3 de matières radioactives à gérer, sans compter que la projection arrêtée en 2020 ne tient pas compte des déchets produits après et du gigantesque chantier du démantèlement, également producteur de déchets, qui ne sera que partiellement entamé.

Plus les centaines de milliers de tonnes d'uranium appauvri ou de retraitement, les milliers de tonnes de combustibles irradiés, ou encore les dizaines de tonnes de plutonium , .

L'ampleur du problème est à l'image du gigantisme du programme électronucléaire lancé dans les années 70. La France détient ainsi le record du monde de la quantité de déchets nucléaires par habitant.

La multiplication des types de déchets, et des solutions
Par le choix du retraitement qui consiste à extraire le plutonium des combustibles irradiés (environ 1% du volume) en le séparant des produits de fissions (environ 3%) et de l'uranium n'ayant pas réagi (environ 96%), l'industrie nucléaire française complique énormément la gestion à venir des déchets nucléaires.

Là où certains pays doivent uniquement gérer des combustibles irradiés, la France doit trouver des solutions pour la gestion des déchets vitrifiés, de l'uranium de retraitement contaminé, du plutonium, et enfin des coques et embouts. Ceci sans compter les immenses rejets radioactifs dans l'environnement dus l'activité de retraitement et aux installations supplémentaires à démanteler.

Le choix du retraitement dans le cadre de la gestion des déchets est donc injustifié"

n°7120
amanar
Posté le 26-03-2006 à 19:17:25  profil
 

lamu' a écrit :

Que fera-t-on des déchats nucléaires?

Le risque zéro n'existe pas, vivre près d'une centrale, ça vous tente? moi pas.

Il existe d'autres sources d'énergies, plus propres.




onl'envoie au mauritanie lol:{}

n°7121
amanar
Posté le 26-03-2006 à 19:19:16  profil
 

waw

n°41655
JayC
Posté le 31-10-2006 à 12:14:11  profil
 

Serait il possible 2 seconde d arreter les debats sterils ??? C'est magnifique de balancer des chiffres des milliers de m3 mais qu'est ce qu'il y a reellement derriere ?
Dans les dechets nucleaires qu'est ce qu'on retrouve ? Et bien ouui on retrouve des combustibles, des materiaux irradies etc ...
Mais aussi et surtout on retrouve des gants, des sur chaussures, des seringues et tout un tas de materiels de ce genre considere comme dechet radioactifs par mesure de precaussion mais n'ayant jamais rencontre la moindre contamination...

En ce qui concerne le retraitement, pourquoi cela n'est pas la priorite pcq du a des decisions politiques de couards, (fermeture de super phenix par exemple) les dechets se sont accumules et en absence d'une vraie politique de gestion des dechets la situation devient effectivement de plus en plus pressante. Mais c'est un mensonge de parler de retraitement inefficace. Aujourd'hui la France a developpe des procedes afin d'isoler les actinides et les lantanides (radioelements a vie longue) ce qui permet d'optimiser les retraitements et de recuperer le plutonium notament (Pour ceux qui ont l'honnetete intellectuelle de se forger une opinion sincere sur le sujet faite des recherches sur le procede PUREX par exemple).

Bref je m'ecarte du message que je voulais poster originellement.
Non la solution n'est pas dans le nucleaire seul bien entendu il faudrait etre c***** pour l'affirmer. Mais oser affirmer qu'il est juste pensable de s'affranchir completement de l'energie fournie par le nucleaire n'est pas stupide mais criminel !!!
Ainsi la question essentielle je trouve est: Quand allons nous avoir un discours eclaire et non passionne sur les energies ?

Enfin je veux croire que la solution reside dans l augmentation de la part des energies renouvelable, mais sans perdre de vue le fait qu'elles ne pourront jamais constituer un substitue.

n°41668
malis0
Posté le 31-10-2006 à 14:17:25  profil
 



 hello:{} L’énergie nucléaire, une impasse
L’uranium sera épuisé d’ici quelques décennies : et après?

A l’image des combustibles fossiles disponibles en quantité limitée sur notre planète, l’énergie nucléaire mène à une impasse. L’uranium nécessaire au fonctionnement d’une centrale nucléaire est une matière première rare. L’on espérait de ceux que l’on appelle « surrégénérateurs », qu’ils permettent d’allonger les réserves ; or, pour des raisons techniques et économiques, ils ne peuvent tenir leur promesse. Ainsi d’ici quelques décennies l’économie nucléaire manquera-t-elle de combustible. Dans un avenir proche, les réserves d’uranium, mais également celles de pétrole et de gaz naturel, seront épuisées. Pour répondre à ses besoins énergétiques à long terme, l’Homme aura pour unique alternative, les énergies renouvelables et l’optimisation de sa consommation d’énergie.

L’énergie nucléaire, cet imposteur
Le nucléaire n’est pas l’unique source d’énergie

Afin d’amplifier le rôle de l’énergie nucléaire, l’industrie du nucléaire s’appuie sur la contribution soit disant importante de l’énergie nucléaire dans la production d’électricité. Mais en observant la part que représente l’énergie nucléaire dans le bilan énergétique mondial, l’on constate rapidement que l’énergie fournie par les centrales nucléaires est quasiment insignifiante par rapport aux besoins énergétiques de la planète. L’électricité produite par les centrales nucléaires représentait, en 2001, 2,3 pour cent seulement de la consommation mondiale d’énergie. A l’heure actuelle, la contribution des énergies renouvelables à l’approvisionnement de la planète en énergie est bien plus élevée. L’Homme peut donc tout à fait se passer de la contribution infime de l’énergie nucléaire. Les risques d’accidents nucléaires, la production de déchets hautement radioactifs ainsi que les coûts élevés imposés par l’élimination de ces déchets, ne sont absolument pas proportionnels à la faible quantité d’énergie produite. L’énergie nucléaire est dangereuse et inutile.

L’énergie nucléaire, une technologie à risque
Catastrophe nucléaire: 16 pour cent de risque en Europe

Aucune centrale n’est à l’abri d’un d’accident nucléaire, susceptible de survenir à tout instant à la suite d’une erreur technique ou d’une négligence humaine et libérant de grandes quantités de radioactivité dans la nature. Selon « l’étude officielle allemande sur les risques nucléaires, phase B », la probabilité que survienne une catastrophe nucléaire majeure dans une centrale après 40 ans de fonctionnement, est de 0,1 pour cent. Plus de 150 centrales nucléaires sont actuellement exploitées dans l’Union européenne. La probabilité d’une catastrophe nucléaire majeure en Europe est de 16 pour cent, soit la probabilité, dans un jeu de dés, d’obtenir un 6 dès le premier coup. Quelque 440 centrales nucléaires sont en marche de par le monde. La probabilité d’une catastrophe nucléaire dans l’une des centrales du monde, dans les 40 années à venir, s’élève à 40 pour cent. La catastrophe nucléaire de Tchernobyl l’a montré : un accident nucléaire causera la mort de plusieurs dizaines de milliers de personnes.

L’énergie nucléaire et ses déchets
Personne ne veut d’un tel héritage

Les centrales nucléaires transforment par un procédé de fission, des barres d’uranium en déchets nucléaires hautement radioactifs. Ces déchets nucléaires sont une menace pour l’Homme à cause des radiations qu’ils émettent. Conséquence : ils doivent être stockés à l’écart des Hommes, des animaux et des végétaux pendant des centaines de milliers d’années. La première centrale nucléaire a été mise en marche il y a 50 ans, mais à l’heure actuelle, l’on ignore toujours comment stocker ces déchets définitivement et en toute sécurité. Personne au monde n’a encore imaginé de solution sure et définitive pour éliminer les déchets hautement radioactifs. Pour avoir été exploité pendant un court laps de temps, le nucléaire laisse derrière lui un bien triste héritage : des déchets hautement radioactifs qui accompagneront l’Histoire de l’Homme presque à jamais. Si les hommes préhistoriques avaient exploité une centrale nucléaire, nous devrions, aujourd’hui encore, gérer les déchets qu’elle aurait produits.

L’énergie nucléaire ou les coulisses de l’armement
L’énergie nucléaire soutient la prolifération d’armes nucléaires

Les Etats qui ont développé et produit des armes nucléaires au cours des dernières décennies, avaient, en premier lieu, développé un programme nucléaire civil. En réalité, ces programmes civils n’étaient souvent qu’une façade masquant les véritables intérêts, militaires, de ces pays. Ils leur ont permis d’accéder aux technologies et au savoir-faire pour produire des armes nucléaires. En d’autres termes, l’exportation et l’expansion de la technologie nucléaire augmentent considérablement le risque de prolifération des armes nucléaires.

L’énergie nucléaire et ses déboires climatiques
Le nucléaire ne sauvera pas notre climat

L’industrie du nucléaire admet que le charbon, le pétrole et le gaz ne pourront jamais être remplacés par les centrales nucléaires. Si l’on voulait remplacer 10 pour cent à peine des énergies fossiles par l’énergie nucléaire d’ici 2050, il nous faudrait construire plus de 1000 centrales nucléaires (il en existe actuellement 440 au monde). Or, en admettant que cela soit possible, la construction de ces installations prendrait des décennies. Les réserves d’uranium s’épuiseraient alors très rapidement. L’agence internationale pour l’énergie nucléaire (IAEA) elle-même admet qu’il serait impossible de développer l’énergie nucléaire à temps pour parer au changement climatique. La solution est tout autre : plusieurs scénarios énergétiques applicables au monde entier, montrent que l’unique réponse au problème climatique se trouve du côté des énergies renouvelables et de la mise en place de mesures d’efficacité énergétique.

L’énergie nucléaire, avare de main d’œuvre
Emploi : les éoliennes l’emportent sur le nucléaire !

L’énergie nucléaire est capitalistique, tandis que les énergies renouvelables permettent une forte mobilisation de travailleurs. L’exemple de l’Allemagne est clair : en 2002, l’industrie du nucléaire a employé quelque 30 000 personnes. Le secteur de l’énergie éolienne employait alors à lui seul plus de 53 000 personnes. L’ensemble du secteur des énergies renouvelables assurait 120 000 emplois et ce, alors qu’elles ne contribuent encore que faiblement à la production d’énergie dans le pays. Si l’on continue de développer les énergies renouvelables, de nouveaux emplois seront créés chaque jour. Le développement des énergies renouvelables pourrait permettre la création à l’échelle mondiale, de millions d’emplois en quelques années seulement.

Les alternatives au nucléaire
Soleil, vent, eau et biomasse : 100 % d’énergie

Le Parlement allemand a présenté en 2002, un scénario énergétique pour l’Allemagne, selon lequel les sources d’énergies renouvelables pourront à elles seules répondre à l’ensemble des besoins énergétiques du pays d’ici 2050. Or, ce qui est possible en Allemagne, pays s’étendant sur une petite surface, avec une forte densité de population et d’énergie et dont le niveau de vie est élevé, est possible partout. Les industriels du nucléaire admettent eux-mêmes que d’ici 2050, nous produirons plus d’énergie à partir de sources renouvelables que nous n’en consommons à l’heure actuelle. Les besoins énergétiques de la planète peuvent être satisfaits par une combinaison de différentes sources d’énergies renouvelables : installations de chaleur et d’énergie solaires, éoliennes, centrales hydrauliques et énergie de la biomasse. Pour limiter l’augmentation des besoins énergétiques de la planète, il faut également veiller à engager des mesures d’efficacité énergétique. Le développement rapide d’une industrie de l’énergie solaire constitue un pas décisif pour éviter des guerres dont l’enjeu sera l’accès aux matières premières, si rares, tels le pétrole, le gaz et l’uranium


.

n°41669
malis0
Posté le 31-10-2006 à 14:30:38  profil
 




 hello:{} L'ampleur et la complexité du problème :Tout d'abord, l'inventaire rappelle le rôle primordial du programme électronucléaire dans la production de déchets nucléaires. L'industrie nucléaire, en effet, est très majoritairement responsable de cette production, loin devant la recherche, l'armée et enfin les industries non-nucléaires. Cette proportion est encore plus flagrante quand il s'agit des déchets les plus radioactifs et donc les plus problématiques.

Voici un tableau synthétique et non-exhaustif des quantités de différents types de déchets ou "matières valorisables" (ces quantités sont exprimées en m3 ou en tonne, pour un bilan au 31 décembre 2002 et une projection en 2020) :

TYPE DE DECHETS: Quantités prévisionnelles en 2020

1)Haute activité (HA) [déchets vitrifiés issus du retraitement...]
Quantité en 2002 : 1 639 m3 3 621 m3

2)Combustibles irradiés (uranium naturel):
Quantité en 2002 : 10 350 tonnes 10 850 tonnes

3)Combustibles Mox (mélange de plutonium et d'uranium) irradiés: Quantité en 2002 :520 tonnes 2 350 tonnes

4)Combustibles URE (avec uranium de retraitement) irradiés:
Quantité en 2002 : 150 tonnes 700 tonnes

5)Stock de plutonium 48 tonnes Stock stable
Moyenne activité à vie longue (MA-VL) [coques et embouts...]:
Quantité en 2002 : 45 359 m3 54 509 m3

6)Faible activité à vie longue (FA-VL) [radifères, graphites...]:
Quantité en 2002 : 44 559 m3 54 509 m3
 
7)Faible et moyenne activité à vie courte (FMA-VC) [maintenance, fonctionnement...]:
Quantité en 2002 :778 322 m3 1 1196 880 m3

8)Très faible activité (TFA) [démantèlement...]:
Quantité en 2002 : 108 219 m3 515 991 m3

8)Uranium appauvri (issu de l'enrichissement):
Quantité en 2002 :220 000 tonnes 350 000 tonnes

9)Uranium de retraitement:
Quantité en 2002 :16 000 tonnes 25 000 tonnes


Les chiffres sont là pour rappeler la triste réalité et l'ampleur de l'héritage nucléaire : plusieurs centaines de milliers de m3 de matières radioactives à gérer, sans compter que la projection arrêtée en 2020 ne tient pas compte des déchets produits après et du gigantesque chantier du démantèlement, également producteur de déchets, qui ne sera que partiellement entamé.
Quant à la démarche, pour le moins hypocrite, qui veut que l'on présente les centaines de milliers de tonnes d'uranium appauvri ou de retraitement, les milliers de tonnes de combustibles irradiés, ou encore les dizaines de tonnes de plutonium comme des "matières valorisables", elle n'affranchit en rien de constater l'étendu du problème concernant la gestion de ces matières.

L'ampleur du problème est à l'image du gigantisme du programme électronucléaire lancé dans les années 70. La France détient ainsi le record du monde de la quantité de déchets nucléaires par habitant.

La multiplication des types de déchets, et des solutions adaptées qu'il faudra trouver, est aussi une spécificité de la France. Par le choix du retraitement qui consiste à extraire le plutonium des combustibles irradiés (environ 1% du volume) en le séparant des produits de fissions (environ 3%) et de l'uranium n'ayant pas réagi (environ 96%), l'industrie nucléaire française complique énormément la gestion à venir des déchets nucléaires.
Là où certains pays doivent uniquement gérer des combustibles irradiés, la France doit trouver des solutions pour la gestion des déchets vitrifiés, de l'uranium de retraitement contaminé, du plutonium, et enfin des coques et embouts. Ceci sans compter les immenses rejets radioactifs dans l'environnement dus l'activité de retraitement et aux installations supplémentaires à démanteler.

Le choix du retraitement dans le cadre de la gestion des déchets est donc injustifié et devra être ré-ouvert à l'occasion du futur rendez-vous parlementaire de 2006 prévu par la loi Bataille.

- Les déchets étrangers :
L'activité commerciale internationale d'Areva est la source d'importations régulières de déchets nucléaires étrangers pour retraitement à l'usine Cogema de La Hague. Le stockage sur le sol français de déchets nucléaires étrangers étant interdit depuis la loi Bataille de 1991, l'ensemble des déchets issus des opérations de l'usine de Cogema est donc censé retourner vers les pays clients.

L'inventaire de l'Andra ne fait pas de bilan spécifique des déchets nucléaires étrangers actuellement sur le sol français, cependant diverses informations laissent entrevoir une situation très discutable au regard de la loi de 1991. En effet, si le retour des déchets vitrifiés a aujourd'hui commencé, aucun calendrier prévisionnel n'existe concernant les autres types de matières : coques et embouts (déchets MA-VL), ou uranium de retraitement. D'après l'inventaire Andra, ce ne sont pas moins de 8550 colis de déchets MA-VL qui sont aujourd'hui sur le sol français sans aucune perspective claire. Aucun chiffre n'est donné pour l'uranium de retraitement.

On peut aussi noter la situation des déchets liés au démantèlement de Superphenix (réacteur à neutron rapide dont la filière a été abandonnée). Selon l'inventaire, actuellement 115 tonnes de combustibles au plutonium sont entreposés sur le site du réacteur, dont 75 tonnes "correspondent à la part française de ce combustible". Quel est le devenir des 40 tonnes étrangères ? Et pour les autres déchets du démantèlement ?

L'inventaire de l'Andra, sans vraiment s'y intéresser, met en évidence la problématique des déchets étrangers et des situations contestables au regard de la loi française. Cette situation, encore une fois très spécifique à la France, est de nature à compliquer l'avenir de la gestion des déchets sur le territoire, avec la quasi-certitude que la France aura à gérer des déchets étrangers.

.

n°41673
malis0
Posté le 31-10-2006 à 14:52:34  profil
 



 pt1cable:{} "Des dizaines de milliers de tonnes de déchets radioactifs de toutes catégories sont produits chaque année par le programme électronucléaire français.
Les plus dangereux, les combustibles usés de centrales nucléaires, arrivent à l'usine Cogema (filiale d'Areva) à La Hague par centaines de tonnes de réacteurs français et étrangers.

Le retraitement consiste à extraire, par un procédé physico-chimique, le plutonium et les produits de fission hautement radioactifs contenus dans les éléments combustibles.
Ce procédé militaire a initialement été créé pour récupérer le plutonium servant à fabriquer la bombe atomique, puis à alimenter les surgénérateurs, un type de réacteur désormais abandonné.
Aujourd'hui, le plutonium est utilisé pour produire un nouveau combustible dangereux, le MOX (qui contient 4 à 7% de plutonium et peut-être utilisé dans les réacteurs à eau légère).

Une technologie polluante, dangereuse, chère... et inutile.

Le retraitement et le MOX sont présentés par l'industrie nucléaire comme un processus de recyclage. Cette vision totalement erronée contribue à faire croire qu'il existe une solution à la gestion des déchets nucléaires. En réalité, ce procédé ne fait qu'aggraver les risques d'accident ou de prolifération d'armes nucléaires. Il est la principale source mondiale de pollution radioactive. Enfin, très coûteux, le retraitement ne fait que décaler le problème des déchets dans le temps et l'espace, pour au final complexifier encore plus leur gestion.
Cette aberration est d'ailleurs condamnée par la communauté internationale. En juin 2000, les pays parties à la Convention OSPAR (Convention pour la protection du milieu marin de l'Atlantique du Nord-Est qui regroupe quinze pays et l'Union Européenneont) ont très majoritairement condamné le retraitement et demandé à la France et au Royaume-Uni de gérer autrement leurs déchets.

Aujourd'hui, aucun obstacle écologique, économique, technique ou social ne s'oppose à l'arrêt du retraitement. Seule, l'actuelle "politique de l'autruche" de l'industrie et du gouvernement refuse la réalité : l'arrêt va de soi !

Le plutonium est un élément synthétique issu de l'uranium, au cours de la réaction nucléaire de fission. C'est l'une des substances les plus toxiques au monde. Cinq à huit kilos de plutonium extrait à La Hague suffisent à confectionner une bombe atomique.
 
 
.

 

n°41674
malis0
Posté le 31-10-2006 à 15:03:31  profil
 



 pt1cable:{}
Si " le "tout retraitement" fait partie des dogmes qui ont fait leur temps ", pourquoi s'acharner à retraiter les deux tiers des combustibles irradiés français ?

Si c'est pour meilleure gestion des déchets nucléaires, force est de constater qu'un tiers du combustible irradié reste sur le carreau. La loi du 30 décembre 1991 sur les déchets permet d'apporter une justification a posteriori au retraitement et de l'utilisation du plutonium comme combustible, même si la commission nationale d'évaluation, dans son troisième rapport, " observe que les solutions techniques attendues en 2006 relèvent essentiellement des axes n°2 et n°3", à savoir le stockage en profondeur ou en surface.
Lors d'une rencontre entre des physiciens de l'université de Caen et la Cogéma pour étudier les possibilités de collaboration, les représentants de la Cogéma ne connaissaient pas le programme de recherche Gédéon qui concerne la séparation-transmutation. Mais, pour démontrer que le retraitement permet de réduire les volumes, ce qui est faux, Cogéma compare le volume de ses déchets ultimes sans emballage au volume du container suédois contenant le combustible irradié .

Faute d'arguments valables, le retraitement est finalement justifié en terme d'emplois. Seulement 20 tranches nucléaires sont autorisées à utiliser du MOX et il en faudrait 28 pour utiliser tout le plutonium extrait dans l'usine de la Hague. Si on reste à 16 tranches, " dans la mesure où une baisse des contrats de retraitement étrangers est anticipée, il est probable qu'une seule des deux usines serait alors nécessaire pour satisfaire tant la demande nationale que la demande extérieure. EDF chiffre à 1 500 le nombre de suppressions d'emplois direct chez Cogéma et à 1 500 emplois supplémentaires les suppressions chez les sous-traitants ".

En résumé, Superphénix arrêté, le MOX sert à justifier le retraitement et le retraitement à créer des emplois ! " Par ailleurs, nous avons un stock de plutonium de 65,4 tonnes, très supérieur à la marge de réserve de 20 tonnes estimée nécessaire par EDF ".En plus," la filière du plutonium coûte très cher à EDF : 15 milliards de francs par an, soit 5 centimes du kWh " . Il doit sûrement exister des filières de production d'énergie plus créatrices d'emplois.



Le retraitement a une origine militaire et c'est peut-être de ce côté qu'il faut chercher sa justification. " La Hague n'est-elle pas une usine militaire " camouflée " en usine civile ? "  s'interroge Corinne Lepage après son passage au cœur du pouvoir. Même si les essais nucléaires sont terminés, la France n'a en effet pas renoncé à l'armement nucléaire et au niveau mondial, le nombre de pays détenteur de cette arme ne fait qu'augmenter.

.

n°45196
Paldeolien
Posté le 24-11-2006 à 02:55:29  profil
 

Alors Walter on en est ou par rapport à ITER? mdr

Un peu de plomb dans l'aile, on dirait bien, mouhahahahah

n°45371
Vaduz2012
Posté le 24-11-2006 à 22:38:17  profil
 

AREVA, voilier challenger officiel de la France à l'America Cup.... :D

n°45869
nouveaumot​eurzeroCO2
Posté le 27-11-2006 à 22:39:03  profil
 

Réacteurs à neutrons rapides
AREVA NP a participé au développement de la filière « rapide » française, avec Phénix et Superphénix. Les réacteurs à neutrons rapides ont la caractéristique fondamentale de permettre d’extraire beaucoup plus d’énergie de l’uranium en transformant l’isotope fertile de l’uranium (U 238) en isotope fissile du plutonium (Pu 239).
AREVA NP conserve et développe cette expertise, dans l'hypothèse d'une relance commerciale de la filière.
Consensus sur les 50 prochaines années     www.automatesintelligents.com
Ce consensus repose sur les bases suivantes :

- L'énergie nucléaire est indispensable pour faire face à ce qui est désormais présenté comme le plus grand risque que courra l'humanité durant les prochains siècles, c'est-à-dire le réchauffement de la température du globe lié à l'émission de gaz à effet de serre. Il s'agit d'un changement majeur dans l'approche des "conservationnistes", c'est-à-dire des protecteurs des équilibres naturels. Il oblige à remettre radicalement en cause les mots d'ordre des lobbies anti-nucléaires, sauf lorsque ceux-ci insistent sur la nécessité de veiller plus que jamais à la sécurité des exploitations. Les risques présentés par l'énergie nucléaire, que personne ne nie, sont sans communes mesures avec ceux découlant de l'usage toujours accru de carburants fossiles. Ils sont par ailleurs( sauf détérioration complètes des organisations sociétales) bien plus facilement maîtrisables. Ceci veut dire que face au slogan traditionnel de certains Verts, « Sortir du nucléaire », il faut substituer celui de « Sortir au plus vite du pétrole et du charbon ».

- Mais investir dans le nucléaire ne signifiera pas renoncer aux énergies dites douces non plus qu'aux économies d'énergie. La crise de l'énergie devient telle, au niveau mondial, que ces dernières doivent aussi faire l'objet d'investissements, en faisant appel aux technologies émergentes susceptibles de rendre enfin rentables les sources alternatives. On peut penser que dans l'avenir (sans prendre en compte les apports éventuels de l'énergie de fusion) le nucléaire pourra satisfaire 40 à 50% des besoins, les énergies renouvelables 30 à 40% de ceux-ci, le reste étant assuré par ce qui restera du pétrole et du charbon.

- A partir de 2015, il conviendra cependant d'envisager le passage à des matériels sensiblement différents, capables notamment de produire non seulement de l'électricité mais de l'hydrogène destiné aux transports et à la consommation domestique. Ces réacteurs devront de plus assurer une réduction considérable de la production de déchets non retraitables. Mais les technologies actuelles ne permettent pas, notamment, de disposer de matériaux capables de résister aux hautes températures, hautes pressions, hauts niveaux de radiation et réactions chimiques mal maîtrisées régnant dans le cœur. Il a donc été décidé de lancer dès maintenant un programme de recherche qualifié de Programme pour la Génération IV. Un Forum international a été mis en place rassemblant les Etats dotés d'une industrie nucléaire afin de s'y attaquer en coopération.

 Le point de vue de la Société française de l'Energie Nucléaire (SFEN, www.sfen.org/)
Pour préciser ce que pourront être dans l'avenir les perspectives ouvertes à l'industrie et au gouvernement français (perspectives d'ailleurs peu différentes de celles s'offrant aux pays européens acceptant d'investir dans le nucléaire), il est intéressant de se référer aux conclusions d'une conférence tenue par la SFEN en avril 2004 sur le thème Nucléaire du XXIe siècle, Réacteurs et cycles du combustible de 4e génération. Constatons que l'industrie nucléaire française, sans doute soucieuse de ne pas s'attirer les critiques des écologistes, n'a pas donné beaucoup de publicité à ces propos, pourtant du plus haut intérêt et méritant d'être discutés avec objectivité. Ces conclusions étaient les suivantes, telles que nous les ré-interprétons ici pour une meilleure information du lecteur:
- Dans un contexte de forte demande énergétique, où toutes les sources d'énergie seront nécessaires pour satisfaire les besoins en énergie primaire à l'échelle mondiale, le Forum Generation IV (précité ci-dessus) constitue le cercle de réflexion international le plus actif pour définir le cahier des charges du nucléaire après 2030, et pour sélectionner les technologies les mieux à même de satisfaire ce cahier des charges.

- Les critères de la sélection des réacteurs nucléaires ne sont plus les mêmes que ceux qui ont prévalu lors de leur grand déploiement dans les années 70. Il s'agissait alors de fournir en urgence de l'énergie électrique pour faire face aux chocs pétroliers. Cette urgence n'avait pas conduit à sous-estimer comme en URSS les risques, mais néanmoins différentes options prises alors ne sont plus reconductibles, tant au plan technique qu'économique, ou en ce qui concerne les déchets. Les enjeux du nucléaire de 4e génération sont différents et seuls à même de permettre un développement énergétique durable à l'échelle de la planète.
- Il faut aujourd'hui rechercher un nucléaire qui s'inscrive dans une durée séculaire (non exclusive cependant de l'arrivée de la fusion en fin de période), avec des cycles du combustible utilisant au mieux les ressources fissiles, et produisant un minimum de déchets. La sécurité des réacteurs doit être encore accrue, notamment pour faire face aux nouveaux risques (attentats par voie aérienne notamment). Enfin le champ des applications doit être élargi au-delà de la production d'électricité et permettre notamment la production d'hydrogène. On rappellera à cet égard que l'énergie-Hydrogène prônée par certains économistes (notamment Jeremy Rifkin) n'a pas de sens si ce gaz est obtenu à partir de l'énergie pétrole. Seul le nucléaire offre une solution acceptable.
 

n°45893
toki0
Posté le 28-11-2006 à 01:17:31  profil
 

La crainte du changement climatique ne sauvera pas le nucléaire
articles_59_centrales


Ces dernières années le lobby nucléaire essaye d’utiliser la question du changement climatique pour enrayer son déclin programmé. L’industrie nucléaire calcule les émissions de gaz à effet de serre que le nucléaire permettrait d’éviter par comparaison avec le charbon. Les chiffres concernant ces “émissions évitées” sont souvent trompeurs, car l’alternative au nucléaire n’est pas le retour au charbon. Ainsi en Europe quasiment toutes les nouvelles centrales sont des centrales à gaz.
Les émissions de CO2 par kilowattheure (kWh) d’électricité produite dans les centrales à gaz représentent environ les deux tiers, voire la moitié de celle des centrales à charbon.
L’analyse comparative “cycle entier” montre que le nucléaire engendre indirectement des émissions de gaz à effet de serre, comme toutes les autres possibilités

La déclaration finale de la conférence internationale sur les changements climatiques de Bonn en juillet 2001 stipule que le recours au nucléaire ne pourra pas être considéré par les pays signataires comme un moyen de réduction des émissions de gaz à effet de serre.
le nucléaire n’est pas une source d’énergie « durable » pour les raisons suivantes :
 Les investissements dans les projets nucléaires absorbent des financements qui font cruellement défaut aux programmes d’efficacité énergétique et de diminution des émanations de CO2.
 Les pays ayant recours au nucléaire figurent parmi les plus gros émetteurs de CO2, parce que les centrales de grande taille - qu’il s’agisse ou non de centrales nucléaires – ont tendance à conduire à des surcapacités structurelles et à stimuler la consommation d’électricité au lieu de favoriser son utilisation rationnelle.
 Le nucléaire ne produit que de l’électricité, alors qu’une partie importante des besoins énergétiques des sociétés modernes concernent les transports et la chaleur. Les émissions de gaz à effet de serre de l’industrie nucléaire sont beaucoup plus importantes que celles des installations de cogénération au biogaz.
C’est pourquoi une politique efficace de réduction des émissions de gaz à effet de serre doit s’appuyer sur l’efficacité énergétique et les énergies renouvelables et non sur le nucléaire.

.
Toute société industrielle consomme de l’énergie sous forme de chaleur et d’électricité. Pour un ménage français moyen, le chauffage représente 2/3 de la consommation d’énergie, et l’électricité le reste… Pour illustrer ceci, l’Oeko-Institut a comparé les émissions engendrées par la production d’1 kWh d’électricité et de 2 kWh de chaleur par différents systèmes.
Alors que les centrales au biogaz ou au gaz naturel produisent généralement un tiers d’électricité et deux tiers de chaleur, les centrales à charbon, les centrales à cycle combiné au gaz ou les centrales nucléaires produisent peu ou pas de chaleur récupérable.
Le Conseil Mondial de l’énergie, fédération des producteurs d’énergie, concluait lors de sa conférence de Houston, en septembre 1998 : “L’amélioration de l’efficacité au niveau de la consommation de l’énergie offre la capacité la plus immédiate, la plus abondante et la plus rentable de réduire la consommation et la dégradation de l’environnement”.
Les aspects économiques
On ne peut dépenser un franc qu’une fois. La question cruciale mais pas nouvelle reste donc : quel est le coût de la réduction des émissions de gaz à effet de serre? La première tentative de comparaison des coûts entre les stratégies de réduction des émissions basées sur l’efficacité énergétique et sur le nucléaire a été menée par Bill Keepin et Gregory Kats, alors au Rocky Mountain Institute, dès décembre 1998. Ils présentaient ainsi leurs principaux résultats :
 Même un programme nucléaire mondial massif soutenu sur plusieurs décennies ne pourrait résoudre le problème de l’effet de serre. ;
 La clé pour diminuer le réchauffement climatique causé par l’utilisation des combustibles fossiles est d’améliorer l’efficacité de l’utilisation de l’énergie ;
 Accroître l’efficacité électrique est près de sept fois plus rentable que le nucléaire pour limiter les émissions de CO2..

Une étude menée par l’INESTENE (Institut d’Evaluation des Stratégies Economique sur l’Energie et l’Environnement en Europe) sur les investissements dans la centrale nucléaire de Fessenheim et des actions de maîtrise de l’énergie dans la même région sur une période de 10 et 15 ans, concluait que :
 Il est environ deux fois moins cher d’investir dans des économies d’énergies pour l’industrie que dans la construction d’une centrale nucléaire de capacité équivalente ;
 Le coût est environ 1,4 fois plus élevé pour les investissements dans des économies d’énergie pour le secteur commercial et résidentiel, mais globalement, le retour sur investissement des mesures d’efficacité énergétique est quatre fois plus rapide que celui d’une centrale nucléaire.

Le système bancaire international n’a jamais aimé le nucléaire. Ni la Banque Mondiale, ni la Banque asiatique de Développement n’ont jamais financé de centrales nucléaires… Ce n’est pas le changement climatique qui changera l’attitude de la Banque Mondiale. la Banque Mondiale pense-t-elle que le nucléaire soit justifié dans la lutte contre l’effet de serre ? »
« Réponse : Les problèmes du nucléaire dépassent largement les seuls coûts économiques. Le nucléaire n’est pas acceptable dans plusieurs régions du monde à cause du problème de la sûreté des réacteurs, de la gestion des déchets nucléaires et de la prolifération des matières fissiles. ..

n°45898
TheCellCor​p
Posté le 28-11-2006 à 03:58:38  profil
 

Bonjour à Tous!


Euh je viens de tombé de ma chaise en voyant le sujet! Vive le nucléaire? Et bien, félicitation pour votre sujet. Je suis d'accord avec vous! VIVE LE NUCLEAIRE ET VIVE LA DESTRUCTION ENCORE PLUS GRANDE DE LA PLANETE.

Et l'on va creuser, creuser, creuser pour les déchets et rien n'arrivera plus tard car tout est sûr! Un peu comme le tabac qui a l'époque était génial. (Les raleurs de tabac, ne dite rien, je fume et j'en suis bien triste d'avoir du mal à arrêter et du mal tout court) Alors votre idée du nucléaire! Pensez vous que la planète va accepter tous ces trous dans le sols et tous ces déchets enfouient?

Et les déchets dur moins bien sûr que leurs contenants! AHAHAHAH!

Merci pour l'info. hello:{}  

n°45900
SuperCarot​te
Posté le 28-11-2006 à 09:10:42  profil
 

TheCellCorp a écrit :

Bonjour à Tous!


Euh je viens de tombé de ma chaise en voyant le sujet! Vive le nucléaire? Et bien, félicitation pour votre sujet. Je suis d'accord avec vous! VIVE LE NUCLEAIRE ET VIVE LA DESTRUCTION ENCORE PLUS GRANDE DE LA PLANETE.

Et l'on va creuser, creuser, creuser pour les déchets et rien n'arrivera plus tard car tout est sûr! Un peu comme le tabac qui a l'époque était génial. (Les raleurs de tabac, ne dite rien, je fume et j'en suis bien triste d'avoir du mal à arrêter et du mal tout court) Alors votre idée du nucléaire! Pensez vous que la planète va accepter tous ces trous dans le sols et tous ces déchets enfouient?

Et les déchets dur moins bien sûr que leurs contenants! AHAHAHAH!

Merci pour l'info. hello:{}




Personnellement, entre des déchets balancés dans l'atmosphere (CO2) dont l'effet se fera sentir de maniere certaine pendant plusieurs siecles et probablement pendant 1 ou plusieurs millénaires et des déchets éventuellement transmutables à moyen terme et de toute façon mis à l'abri, mon choix est fait.
 

n°45909
Felicien11
Posté le 28-11-2006 à 11:42:19  profil
 

Oui  pleins de choses a dire:
 La solution de l'énergie nucléaire n'est pas bonne pour plusieurs raisons.

D'abord, c'est une source énergie qui génère des déchets dangereux pour des milliers d'années et que nous laissons à nos enfants et petits-enfants sans nous inquiéter des conséquences.

Ensuite, les réserves mondiales de "carburant nucléaire", l'uranium principalement ne sont pas infinies.
Au rythme actuel, les réserves connues ne dureraient pas plus d'un siècle, et comme la demande ne cesse d'augmenter avec les centrales qui fleurissent un peu partout (en Chine entre autre), elles risquent fort d'être épuisées avant cette échéance.

Enfin, le nucléaire ne sert qu'à fabriquer de l'électricité, et on ne sait pas la encore stocker, ce qui signifie que dans les transports par exemple
 (avions, voitures...), le nucléaire n'est pas utilisable. Bien sûr, les piles à hydrogène permettront sans doute bientôt de le faire, mais en attendant, le nucléaire n'est pas la solution!
 
Et d'ici que les piles à hydrogène soient au point, on peut espérer que la fusion nucléaire (ITER) [url]http://evolutionnaire.free.fr/fissionetfusionnucleaires.php
qui elle ne produit quasiment aucun déchet sera en passe d'être industrialisable.
WWW.EVOLUTIONNAIRE.FR
bannevolutionnaire03
[/url]
 

n°45915
SuperCarot​te
Posté le 28-11-2006 à 12:11:38  profil
 

Felicien11 a écrit :

Oui  pleins de choses a dire:
 La solution de l'énergie nucléaire n'est pas bonne pour plusieurs raisons.

D'abord, c'est une source énergie qui génère des déchets dangereux pour des milliers d'années et que nous laissons à nos enfants et petits-enfants sans nous inquiéter des conséquences.

Ensuite, les réserves mondiales de "carburant nucléaire", l'uranium principalement ne sont pas infinies.
Au rythme actuel, les réserves connues ne dureraient pas plus d'un siècle, et comme la demande ne cesse d'augmenter avec les centrales qui fleurissent un peu partout (en Chine entre autre), elles risquent fort d'être épuisées avant cette échéance.

Enfin, le nucléaire ne sert qu'à fabriquer de l'électricité, et on ne sait pas la encore stocker, ce qui signifie que dans les transports par exemple
 (avions, voitures...), le nucléaire n'est pas utilisable. Bien sûr, les piles à hydrogène permettront sans doute bientôt de le faire, mais en attendant, le nucléaire n'est pas la solution!
 
Et d'ici que les piles à hydrogène soient au point, on peut espérer que la fusion nucléaire (ITER) [url]http://evolutionnaire.free.fr/fissionetfusionnucleaires.php
qui elle ne produit quasiment aucun déchet sera en passe d'être industrialisable.
WWW.EVOLUTIONNAIRE.FR
[url]http://evolutionnaire.free.fr/bannevolutionnaire03.jpg

[/url][/url]

Pour produire de l'électricité (secteur en forte croissance même en France), l'alternative naturelle au nucléaire (pour la plupart des décideurs) c'est le charbon.
Les conséquences sur notre vie et celle de tous nos descendants de ce type d'énergie sont certaines (à la différence du nucléaire), quasi immédiates, géneralisées à la planete entiere et irréversibles.

Les déchets nucléaires sont certes dangeureux et ennuyeux mais centralisés et pour l'instant inoffensifs.
Les réacteurs de 4eme géneration pourront probablement les transmuter et brûler le plutonium (déchet le plus ennuyeux). Cela donnerait une une autonomie largement supérieure au siecle.

Dans l'absolu je prefererai n'avoir aucun déchet, mais soyons réaliste, aucune nation développée ou en voie de développement n'acceptera de réduire brutalement et durablement sa consommation d'électricité.
 

n°45916
Felicien11
Posté le 28-11-2006 à 12:15:23  profil
 

L'uranium 235 reste limité!!!!!!

n°45935
SuperCarot​te
Posté le 28-11-2006 à 14:08:45  profil
 

Le thorium et l'U238 peuvent être rendus fissiles par absorption d'un neutron.

n°45936
Felicien11
Posté le 28-11-2006 à 14:10:34  profil
 

NON

n°45938
SuperCarot​te
Posté le 28-11-2006 à 14:22:41  profil
 

SI  :D  

n°45939
Felicien11
Posté le 28-11-2006 à 14:27:25  profil
 

Le nucléaire est une énergie Hypothétique

[url]http://evolutionnaire.free.fr/nucleaire.php
centralle01
[/url]

n°45941
SuperCarot​te
Posté le 28-11-2006 à 14:34:12  profil
 

il faudrait commencer à étudier des projets de construction, de nouvelles centrales de remplacement, au gaz ou à l'hydrogène


Déja ça commence mal, l'hydrogene n'est pas une source d'énergie, mais un vecteur d'énergie. Il n'existe aucun gisement d'hydrogene à la surface de la planete.

Le gaz est aussi limité si ce n'est plus que l'U235, le pic de production est prévu pour environ 2020, et comme tous les combustibles fossiles c'est une source d'énergie qui renforce l'effet de serre.

n°45942
Felicien11
Posté le 28-11-2006 à 14:37:44  profil
 

La solution est la FUSION avec ITER et non la FISSION avec EPR
http://evolutionnaire.free.fr/ [...] eaires.php

n°45944
SuperCarot​te
Posté le 28-11-2006 à 14:40:11  profil
 

Et comment fait on la jonction entre aujourd'hui et les (au mieux) 50 prochaines années ?


Message édité par SuperCarotte le 28-11-2006 à 14:41:46
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