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Suite aux réponses des 36 médecins et experts cancérologues de l’Institut Gustave Roussy, le forum reste ouvert pour vous permettre de continuer à partager sur ce thème.

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Avertissement : Les informations apportées lors de ce forum, par les experts de l’Institut de cancérologie Gustave Roussy, ne peuvent constituer ni une consultation médicale, ni un diagnostic ni un traitement.


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Auteur Sujet :

dépression post- maladie

n°263462
loleg1965
Posté le 06-03-2007 à 13:43:08  profil
 

bonjour, j'ai vu l'émission d'hier et je suis surprise que l'on n'y ait pas du tout parlé des suites que peut entrainer un cancer au niveau psychologique  .Après un  cancer de l'utérus en fin 2005 ,suivi d'une curithérapie je suis selon les paroles de mon gynécologue :"guérie ".
Mais au fond de moi je suis encore malade et incapable de reprendre mon travail pour l'instant ,j' ai honte de cette  incapacité à sortir de ce mauvais passage mais c'est plus fort que moi je ne suis bien que chez moi dans le calme de mon cocon.Bien entourée par mon mari ,mes enfants ,mes amis .Je semble tout à fait épanouie dans ce cercle mais dès que je dois m'extérioriser c'est la panique !
 Toute une équipe   (psychologue , psychiatre)m'aide mais je trouve cela long et aux yeux des autres j'ai peur de paraître moins battante qu'avant,nulle pour la société ou le travail force le respect !Je veux travailler mais pas capable pour encore je culpabilise !
Je suis angoissée par ce problème !comprennez-vous?

n°263845
coco179
Posté le 06-03-2007 à 14:22:34  profil
 

bonjour,

je vois ce que vous pouvez ressentir, j'ai moi aussi une période de depresson suite à mon cancer du placenta déclencher par une grossesse molaire;
je pense que vous ne devez pas culpapiliser de ne pas sortir et de vouloir etre dans votre cocoom avec vos proches, le chemin se fera petit à petit , en effet , c'est facile à dire masi moi aussi ,je ne voulais voir que mes proches et personnes d'autres, de peur qu'il voit que j'étais malade! mais lorsque j'alais mieux et que je souriais à nouveau le regard des gens à changer, je n'étais plus malade mais très courageuse pour les gens!! alors allez petit à petit par étapes!
et puis vous savez vous étes au contraire plus forte! vous vous etes guéri et vous avez combattu cette maladie!!!

courage à vous!

n°264284
loleg1965
Posté le 06-03-2007 à 19:42:33  profil
 

merci coco pour votre réponse
je m'en veux d'être faible vous comprenez
et en voyant les personnes sur le plateau de l'émission cela ne m'a pas aidée !
tout était très bien dans le meilleur des mondes pour tous !
mais non il y a des personnes qui souffrent après
j'avais un caractère fort et de la personnalité , je trouve que je suis devenue une assistée , je me trouve moche car les antidépresseurs me font prendre du poids ,je ne m'aime plus du tout et mon image me fait peur
je suis passée de 39 à 50 ans en 1 an 1/2
j'ai honte de ce nouveau moi  vous ne  pouvez pas vous imaginez !
rien que d'écrire ces mots j'en ai la gorge serrée  

n°265828
fdrcfdrc
Posté le 29-05-2007 à 22:30:20  profil
 

Je viens de lire votre message, plusieurs mois après, grâce à google. J'espère que vous allez mieux, en tous les cas je vous le souhaite.

Je comprends ce que vous ressentez.  sweat:{}

Si votre corps est guéri, votre mental ne l'est pas encore, ou n'a pas encore fait sa mue...

Dans cette courte réponse, voici ce que je peux vous dire : pour éviter d’angoisser, il faut surtout éviter de ruminer inlassablement vos problèmes et agir ! Confronté à des patients dépressifs, je leur raconte cette parabole :


"Deux souris affamées, tombent dans une jatte de lait. Après de nombreux efforts pour en sortir, l’une des souris explique à l’autre, qu’il sera impossible d’en sortir, que les parois sont trop hautes et lisses. Dès lors, elle abandonne, cesse de battre de ses petites pattes et se laisse couler. La seconde souris, plus vindicatives et obstinées, décide de continuer, bien décidée à mourir de fatigue mais certainement pas de renoncement. Bien lui en a pris, puisque après avoir battu des pattes durant des heures, la chimie opéra. Le lait se transforma en beurre. Elle prit appui sur celui-ci et sauta de la jatte qui la retenait prisonnière".


Voilà, l’illustration imagée de la nécessité d’agir, de ne pas se laisser couler : tout problème à sa solution. Mais je comprends que dans votre cas, ce n'est pas aussi simple. Tenez bon, d'autres personnes sont passées par le même chemin que vous et on réussi à s'en sortir. Vous aussi, vous y arriverez ! hello:{}

Si cela peut vous aider, allez faire un tour sur mon blog santé : http://psychotherapeute.wordpress.com
 

n°265839
snoopy 2
Posté le 30-05-2007 à 13:18:12  profil
 

En vous lisant je me rend compte que vous parlez tous de décalage entre la tête et le corps, le maintien d'une activité physique est un élément important, aussi bien pour les enfants que les adultes.

L'effort doit être adapté à chaque personne.

Moi aussi j'ai un cancer et je fais partie d'une association,(reconnue d'utilité publique ) crée par un cancérologue Docteur Thierry Bouillet  et un maître de karaté, JM Descotes.
 
Le karaté-do que je pratique maintenant avec des personnes qui ont eu le cancer ou qui  sont en cours de traitement comme moi, vous donne la possibilité  de réconcilier le corps et le mental.

Cette discipline fait reculer les récidives de 5O°/°,(reconnu médicalement) et vous apporte une qualité de vie, une force, je ne me sens  plus victime du crabe    mon corps et ma tête m'appartiennent à nouveau........  
Voilà mon expérience  , ce que je vis actuellement... . coordonnés par MP
 gwladys59:1  gwladys59:1  gwladys59:1  fraise des bois:9  

n°270330
verbatim92​120
Posté le 13-10-2009 à 16:53:39  profil
 

Je suis désoler mais je suis nul en orthographe hihi
Je suis a bout je n'en peux plus je suis depuis 12 ans séropositif mais pas de problème et puis l'année dernière en octobre 2008 je me suis fait un lymphome beukit 6 mois de chimio remisions complète. Mais depuis je ne vie plus je suis angoisser je me met pleurer en pleine journée je suis creuvé épuisé de pense tout le temps comme ca une vrai galère plus envie de rien je me renferme sur moi même je voie plus personnes sauf mes proches.
Alors si une association peux effectivement m'aider ou autre je suis preneur car franchement la j'en peux plus

merci  a tous

Xavier

n°270332
juliette03​4
Posté le 16-10-2009 à 13:28:04  profil
 

xavier, je vous comprend tout a fait, une telle situation est tellement dure a vivre, vous plus que les autres accumulant les maladies... d'un coté on veut souvent montrer qu'on peut assumer la situation on fait des efforts pour paraitre fort et ne pas se plaindre, pendant la maladie c'est facile, les gens sont a l'ecoute pendant cette periode mais finalement c'est apres le plus dur! quand les gens ne se soucient plus de vous car vous etes "gueri", je crois que ce genre de situation amene la solitude, personne ne peut comprendre ce que l'on ressent, a part les gens qui ont traversé la meme epreuve. ce que je peux vous preconiser c'est de vous faire suivre, ce que vous faites peut etre deja, cela fait du bien de pouvoir exterioriser, peut etre avez vous un CMP près de chez vous, c'est gratuit, sinon en appelant la ligue contre le cancer de votre region, ils pourront vous renseigner sur les associations ainsi que l'hopital qui vous a traité. il existe beaucoup d'associations, maintenant il faut pouvoir se deplacer et avoir le courage de le faire avec assiduité! ce qui n'est pas mon cas, j'habite dans un village a 40km d'une grande ville et faire qq chose avec regularité apres tous ces mois a me faire suivre m'est tres penible et je reste chez moi. j'ai besoin de parler de mon parcours mais je n'ai pas vraiment d'oreille attentive, mon mari fait ce qu'il peut, mais j'ai vraiment l'impression qu'il ne soupconne pas le quart de ce que j'ai pu ressentir tous ces mois et encore aujourd'hui ou je suis tout le temps seule avec mon fils de 5 ans pendant qu'il voyage plusieurs mois pour son travail. lorsque j'ai des complications comme regulierement, je dois me debrouiller toute seule pour caser mon fils comme je peux chez des voisins et partir seule aux urgences. c'est un vrai calvaire et je craque, des fois j'aimerais tout planter et m'enfuir tres loin. evidemment cela reste un fantasme!!pour resumer mon parcours, il y a deux ans, a 31 ans, j'ai appris que j'avais un cancer du col de l'uterus apparement bien avancé, du jour au lendemain cela fait un choc! rayons, chimio, curitherapie, hysterectomie totale puis apres une erreur medicale, c'est le rein qui lache et qui me fait regulierement des infections qui declenche des crises de coliques nephretiques, je subirais une ablation le mois prochain et devrais enfin etre tranquile, sur le plan physique mais psychologiquement ce sera surement plus long... bref, tout ca pour dire qu'il est vraiment difficile de savoir quoi faire pour s'en sortir, nous sommes tous differents et n'avons pas besoin des meme choses pour aller mieux. quoiqu'il en soit, je suis a votre disposition si vous avez besoin d'une oreille attentive avec qui discuter, je connais bien les deux maladies qui vous touche. en esperant que vous irez vite mieux, je vous souhaite beaucoup de courage pour la suite. cordialement

n°270336
loulette56​69
Posté le 17-10-2009 à 18:49:29  profil
 

bonjour a tous
Que cela fait du bien de vous lire. Et moi qui pensais etre la seule ! tous les jours depuis trois mois, je culpabilise, les doc vous dise que vous etes guéri mais ils ne se rendent vraiment pas compte des suites de la maladie. Je me sens seule et pourtant mon mari est tres present mais j'ai le sentiment qu'il ne comprend pas , les gens autour pense que tout baigne et que vous vous en etes sorti mais au fond personne ne sait vraiment . enfin je vous souhaite a tous beaucoup de courage. il parait que Parler fait du bien alors j'espere pouvoir parler parler et parler !!!!

n°270402
Profil sup​primé
Posté le 24-11-2009 à 12:48:20  
 

On pourra faire et dire ce que l'on, ceux qui n'ont pas connu la maladie, malgré tous les efforts qu'ils pourront faire, nous aurons toujours l'impression qu'ils ne comprennent pas ce que l'on vit.
Et pour cause, en tant que spectateurs (et je ne leur envie pas ce rôle !), ils assistent impuissant à l'évolution de la maladie, de notre métamorphose physique, et morale.
Le mieux à faire c'est de penser à soi d'abord.

Courage à tous hello:{}

n°270641
amel60510
Posté le 11-03-2010 à 14:26:36  profil
 

bonjour a tous !


En lisant tous vos messages je suis un peu rassuree de voir que je ne suis pas la seule dans ce cas .
En juillet 2008 , un mois avant mon mariage on m'apprends que j'ai un cancer du rectum et qu'il me faut traitement et chirurgie. je debute le traitement debut aout et je me marie a la fin du mois avec un homme que je dois dire formidable. l'operation est prevue pour le 21 octobre mais en septembre nous avons rdv avec le chirurgien ( quelqu'un de formidable je dois dire ) et il m'annonce qu'il ne m'avait rien dit pendant mon traitement pour ne pas me decourager mais il a vu un nodule sur l'uterus donc il y a possibilite qu'il me l'enleve . nous sortons abattus du rdv n'ayant pas d'enfant. bref je suis operee comme convenu le 21/10/08 anastomose bas rectum avec stomie provisoire ainsi qu'une hysterictomie ( il n'a pas voulu prendre le risque de me laisser l'uterus ).
le 13/01/09 on me remet la continuite , ce qui n'est pas sans probleme . Depuis je souffre d'incontinence fecale , j'ai pris du poids je suis sterile et menauposee . au debut je ne me rends pas compte de tout ca je decide de reprendre le boulot et en septembre je reviens avec une nouvelle chef et des nouveaux collegues ( plus de solidarite ) . Depuis je me sens perdue la bas j'ai envie d'etre chez moi de profiter des miens car j'ai l'impression de ne pas avoir pu souffler j'ai tout enchaine et tout encaisser toujours avec le sourire , a aucun moment je ne me suis permise de craquer et le la coupe est pleine . psychologiquement c'est dur surtout que je travaille en milieu scolaire avec des ados c'est fatiguant et le fait d'avoir cette incontinence qui me gene et des collegues que je qualifierai d'indifferents tout cela me pese je suis sous antidepresseurs ne dors pas beaucoup la nuit . il n'y a que chez moi avec mes amis et ma famille que je me sens bien . que dois je faire ? laisser passer un peu de temps pour me reposer chez moi pour me sentir bien ou me forcer a aller bosser au risque que le moral rechute et qu 'une recidive apparaisse? hello:{}


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