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Meurtre d' Alexandre et de Cyril

 

Comment ca va bien! : kakounette12, 1 utilisateur anonyme et 37 utilisateurs inconnus

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Auteur Sujet :

Meurtre d' Alexandre et de Cyril

n°38219
kyriane2
Posté le 04-02-2012 à 02:42:34  profil
 

« Dimanche 28 septembre 1986. Alexandre Beckrich et Cyril Beining, habitants de Montigny-lès-Metz, une petite ville de la banlieue de Metz, s'en vont faire un tour à vélo, vers 17 h 30, à une centaine de mètres de leur domicile. Direction : la rue Venizélos, un endroit peu fréquenté qui longe une voie ferrée désaffectée. Y stationnent quelques wagons de marchandises. Les deux garçonnets s'en donnent à coeur joie, en grimpant - à vélo - le talus jouxtant les voies de chemin de fer. A coeur joie encore lorsqu'ils farfouillent dans les bennes installées non loin de là.
 
A 19 heures, Cyril et Alexandre ne sont toujours pas rentrés à la maison. Angoisse des parents. Qui alertent les pompiers et la police. Quelques minutes plus tard, leurs deux bicyclettes sont retrouvées sur le talus. Mais nulle trace de Cyril et d'Alexandre. L'angoisse grandit. A 19 h 30, leurs corps, inertes, sont enfin découverts. Ils sont allongés sur le dos, massacrés à coups de pierre. L'un des gosses a la tête écrasée, enfoncée de 10 centimètres sous les pierres du ballast. Du sang a giclé jusque sur l'un des wagons.
 
Fausses pistes et vrais affabulateursChez les Beckrich et les Beining, la vie s'arrête ce 28 septembre 1986. La population, bouleversée, voit soudain resurgir le spectre de l'affaire Patrick Henry. Ici et là, des voix réclament la peine de mort pour l'assassin.
Le soir même, les policiers de l'antenne du SRPJ de Metz, sous la direction du juge Mireille Maubert, une jeune magistrate énergique, qui en est à son premier poste, commencent leurs investigations et s'interrogent : Cyril et Alexandre auraient-ils surpris un couple illégitime dont ils connaissaient l'homme ou la femme ? Et dans ce cas, pour éviter qu'ils ne parlent, les amants les auraient-ils abattus ? Ou bien auraient-ils surpris un trafic de drogue, par exemple ? Et, témoins gênants, on les aurait froidement tués ? Alexandre et Cyril auraient-ils été victimes d'un pervers? Autant de scénarios plausibles. Mais qui pèchent sur un point : personne n'a rien entendu ce dimanche 28 septembre 1986. Pas le moindre cri des enfants, assassinés pourtant avec une violence inouïe.
Jusqu'à ce coup de théâtre, le 1er octobre. Un jeune apprenti cuisinier de 16 ans, voisin du petit Alexandre, Patrick Dils, grand garçon roux à l'apparence fragile, claudiquant légèrement, est placé en garde à vue. Il a l'habitude de se rendre du côté des bennes situées non loin de la rue Venizélos, où il se livre à son passe-temps favori : décoller les timbres des enveloppes jetées aux ordures. Fausse piste. Dils sera réentendu le 17 décembre, sans plus de succès. Jusqu'à ce que, le 28 avril 1987, interrogé pour la troisième fois...
 
Les enquêteurs se remettent au travail. 500 témoins sont entendus. Pas le moindre indice. Tout au plus l'expertise médico-légale a-t-elle révélé que les deux enfants n'ont subi aucune violence sexuelle. Tout au plus sait-on qu'un jeune homme d'une trentaine d'années a été aperçu, le dimanche 28 septembre, sur le lieu du crime. Et qu'une voiture, une Fiat Panda, stationnait, toutes portes ouvertes, cet après-midi là.
Un récit insoutenableAu bout de trois mois d'enquête, le vent semble tourner. Le 10 décembre 1986, les policiers entendent un suspect. C'est un manutentionnaire, âgé de 38 ans, employé aux éditions Le Lorrain, situées rue Venizélos. Son nom : Henri Leclaire. Son travail ? Surveiller les bennes dans lesquelles sont jetés des papiers à recycler. Un maniaque, Leclaire : même quand il est en repos, il vérifie que des gamins ne rôdent pas autour desdites bennes pour décharger le papier...
 
Ce 10 décembre 1986, Henri Leclaire raconte qu'il s'est bien rendu le dimanche 28 septembre 1986 du côté des bennes. Il a effectivement aperçu deux enfants. Et il précise: « Ils se sont sauvés en courant en longeant les wagons. J'ai couru après eux. Je leur ai donné une gifle à chacun. (...) A un moment donné, Alexandre a trébuché. J'ai pris une pierre de la grosseur d'une main et j'ai tapé à tour de rôle sur le front des enfants. (...) »
 
Un récit insoutenable. Enfin, le dénouement. Sauf que, vérifications faites, les enquêteurs n'ont aucune peine à conclure que les aveux de Leclaire ne sont que le fruit de son imagination.
 
L'enquête repart de zéro. L'émoi grandit à Montigny-lès-Metz. Jusqu'à ce nouveau rebondissement, le 12 février 1987. A l'occasion d'une enquête de routine, le service des mineurs de la PJ messine interpelle un nouveau suspect : c'est un manutentionnaire, lui aussi. Agé de 18 ans, il s'appelle Claude Grabot. Lorsqu'un policier l'interroge sur le double meurtre de Montigny-lès-Metz, il blêmit ; des gouttes de sueur perlent sur son visage. Bizarre. Pressé de questions, il admet avoir bien rencontré deux enfants de 10-12 ans le long d'une voie ferrée, à Montigny-lès-Metz. Il avoue même avoir voulu se livrer sur eux à des attouchements sexuels. Devant leur refus, il les aurait alors frappés avec un bâton. A nouveau entendu dans la soirée du 12 février, Claude Grabot change de version et affirme avoir frappé les deux enfants à l'aide d'une pierre. Nouvelles vérifications. Et nouvelle déception. Grabot n'est qu'un affabulateur.
 
L'énigme de Montigny-lès-Metz sera-t-elle un jour résolue? On peut enfin le croire lorsque, à la mi-avril 1987, un couple se présente à la police judiciaire. Il confirme avoir aperçu Dils le jour du crime. Du coup, Dils refait un petit tour chez l'inspecteur Varlet.
 
Et là, nouveau coup de théâtre ! « J'ai menti dans mes précédentes déclarations », reconnaît d'emblée le jeune apprenti cuisinier. Détails à l'appui, il raconte son emploi du temps au cours de cette fin d'après-midi du 28 septembre 1986.
 
« Vers 18 h 30, dit-il, après être revenu avec mes parents de notre maison de campagne située à Dainville, dans la Meuse, je me suis rendu à la poubelle située à proximité des établissements Mathieu et Bard située rue Venizélos. J'y ai déposé un sac d'ordures. J'en ai profité pour regarder si, au fond de la poubelle, ne traînaient pas quelques enveloppes usagées. Je souhaitais y décoller des timbres. » Il est environ 19 heures. Dils traverse la rue Venizélos : sur le talus, il aperçoit deux enfants à vélo. Il reconnaît immédiatement Alexandre Beckrich, son petit voisin. Les deux enfants se dirigent alors vers les wagons. Dils les rejoint.
 
Les aveux terribles de Patrick Dils Survient alors l'indicible. « Pour une raison que je ne m'explique pas, lâche Dils, j'ai saisi une pierre que je tenais dans ma main droite. Je me suis approché de Cyril. Il me faisait face. Je lui ai donné un coup, avec la pierre toujours dans ma main, suffisamment fort pour qu'il tombe. J'ignore si l'enfant a saigné ; toujours est-il qu'il est tombé. Il ne disait plus rien. »
 
Et Patrick Dils de poursuivre : « Par contre, Alexandre poussait des cris de frayeur. Il ne bougeait plus, comme s'il était paralysé. Il criait fort et cela m'a affolé. Comme j'avais jeté la pierre que j'avais utilisée pour le premier enfant, j'en ai ramassé une autre, d'une grosseur identique, et j'ai frappé Alexandre au milieu du front, pour le faire taire. Il est tombé à environ 1 mètre, 1,50 mètre de son copain. Je pense ne lui avoir donné qu'un seul coup. »
 
Abasourdi, l'inspecteur Varlet écoute. Dils enchaîne. Et explique qu'après son crime il avait hâte de rentrer chez lui. Il a alors couru, à demi courbé pour ne pas être repéré, jusqu'à la maison de ses parents. Il grimpe directement au deuxième étage, où se trouve sa chambre. Personne ne l'a vu, assure-t-il. Puis il change de vêtements et se lave les mains. Quelques minutes plus tard, Patrick Dils passe à table en compagnie de ses parents. Comme si de rien n'était.
« Pour quelles raisons avez-vous assassiné Alexandre et Cyril ? » interroge Varlet... Réponse de Dils: « J'ignore les raisons qui m'ont poussé à monter sur le talus de la SNCF, puis à suivre les enfants et à les tuer. J'avais l'impression d'agir dans un état second. J'agissais comme si ce n'était pas moi. » Aveux terribles réitérés devant la juge Maubert. Et qui le seront encore devant les psychiatres et les psychologues.
Pour le juge, plus aucun douteLors de la reconstitution du crime, Dils mime les gestes employés pour abattre les enfants. Et surtout, élément capital qui pourrait peser lourd lors du second procès, il prend les pierres une à une sans se tromper, et désigne celle qui a tué successivement Cyril et Alexandre.
Cette fois, pour la juge Maubert, aucun doute : Dils a bien assassiné les deux enfants. Elle l'inculpe d'homicides volontaires et l'incarcère à la maison d'arrêt de Metz-Queuleu. Après son procès, il sera transféré à la prison de Toul.
Décidément, il est écrit que cette affaire ne sera jamais une banale affaire criminelle. Le 30 mai, alors qu'il est détenu depuis un mois, Dils, dans une lettre envoyée à son avocat, Me Becker, revient sur ses aveux. « Je n'ai pas tué Alexandre et Cyril, écrit-il, en signant "l'innocent incompris". J'ai avoué uniquement pour que les policiers me laissent tranquille. » Propos qu'il confirme devant la juge Maubert le 17 juillet 1987. Ce revirement ne la convainc pas. Le 27 janvier 1989, il devient le plus jeune condamné à perpétuité de France.Depuis près de quinze ans, Dils ne cesse de crier son innocence. Quant à ses avocats, ils ne cessent de dénoncer les incohérences du dossier. Comment, soutiennent-ils, Dils, de faible constitution physique, aurait-il pu frapper si fort l'un des enfants au point d'enfoncer sa tête de 10 centimètres sous le ballast ? Comment aurait-il pu commettre le double meurtre situé, selon le médecin légiste, entre 17 et 18 heures, alors que, tous les témoins l'attestent, il n'est rentré de sa maison de campagne le dimanche 27 septembre 1986 qu'à 18 h 30 ? Enfin, est-il possible que les parents de Dils, le soir du crime, ne se soient pas aperçus que les vêtements de leur fils pouvaient être tachés de sang ?A ces interrogations s'ajoutent, toujours selon les avocats de Dils, un élément qui plaiderait en faveur de leur client : l'absence de mobile. Et c'est vrai qu'aucun contentieux n'existait entre les familles Beining et Beckrich et Patrick Dils.
Forts de ces constats, les avocats de Dils demandent la révision du procès. A deux reprises, la commission de révision de la Cour de cassation refuse. Moti f: aucun élément nouveau « de nature à douter de la culpabilité » du condamné n'existe.
En 2000, enfin, la commission accepte d'entamer le processus de révision. Cette fois existe bien un élément nouveau : la présence de Francis Heaulme sur les lieux du crime le dimanche 28 septembre 1986.
Une présence découverte par hasard en janvier 1992 - soit cinq ans après la condamnation de Dils - par l'adjudant de gendarmerie Jean-François Abgral. A l'époque, ce dernier interroge Heaulme à la maison d'arrêt de Brest sur un autre dossier criminel. Or, spontanément, sans être sollicité d'aucune façon, il confirme sa présence à Montigny-lès-Metz. Et d'évoquer pêle-mêle un vélo, des voies de chemin de fer, des poubelles et des pierres jetées par des enfants sur les passants et les automobilistes. L'enquête révélera que c'était effectivement l'un des passe-temps favoris d'Alexandre et de Cyril. Troublant.
 
Supplément d'instructionLe 30 juin 1994, un rapport de synthèse de la gendarmerie confirme qu'Heaulme à bien travaillé du 8 septembre au 8 octobre 1986 - date de son licenciement - à l'entreprise de maçonnerie C.T.B.E. située précisément à proximité du lieu du double crime. Encore troublant... même si Heaulme ne fait aucun aveu.
 
En 1999, placé en garde à vue dans les locaux du SRPJ de Nancy, Heaulme réitère les déclarations faites sept ans plus tôt à l'adjudant Abgral: « Oui, j'étais présent le 28 septembre 1986 à Montigny-lès-Metz. C'était un dimanche. Des enfants jetaient des pierres sur les passants. Ils m'ont visé. » Enfin, à la question des enquêteurs: « Seriez-vous capable de tuer deux jeunes enfants qui vous lancent des cailloux? », il n'hésite pas: « Oui. » Et Heaulme de préciser: « J'ai d'ailleurs étranglé Joris Viville [10 ans] parce qu'il m'avait énervé. J'ai été condamné pour cela. »
 
Pourtant, le 18 mai 2000, l'avocate générale de la Cour de cassation s'oppose à l'annulation de la condamnation de Patrick Dils. Motif : les soupçons sont « dépourvus d'éléments objectifs incontestables ». Néanmoins, le 28 juin, la Cour ordonne un supplément d'instruction. Nouvel interrogatoire d'Heaulme. Ses déclarations semblent sujettes à caution. De plus, quel crédit accorder à un homme violent, psychopathe, qui s'accuse souvent de crimes qu'il n'a pas commis ? Il n'empêche. Le rapport de synthèse de la gendarmerie, en date du 14 décembre 2000, s'il émet des doutes sur « sa responsabilité directe dans la commission du double homicide », se montre catégorique sur un point capital : « Les éléments, quant à la présence d'Heaulme Francis le 28 septembre 1986 sur le lieu du double meurtre, sont absolument irréfutables. »
 
Là, c'est gagné. La chambre criminelle de la Cour de cassation ordonne, début avril 2001, que Dils soit rejugé. Les familles Beining et Beckrich sont effondrées. Une semaine durant, elles vont devoir revivre la tragédie de ce dimanche d'automne 1986. Quant aux avocats de Dils, ils sont confiants : le 26 juin au soir, un « crime judiciaire » - les quinze ans de prison de leur client - sera, à coup sûr, effacé. Reste que le témoignage d'Heaulme risque de peser lourd dans la décision de la cour d'assises. Car c'est ainsi : il ne sera entendu que comme témoin. Il n'a jamais été mis en examen dans l'affaire Dils. C'est encore l'un des paradoxes de cette ahurissante histoire. »
 
L'express.

quelles sont les nouvelles?????

n°38223
aspirebet
Posté le 04-02-2012 à 09:05:30  profil
 
n°40508
aspirebet
Posté le 23-02-2012 à 09:33:08  profil
 

http://www.au-troisieme-oeil.c [...] news=38855

Francis Heaulme confronté à son confesseur

France > Francis Heaulme, serial killer, profilage, infanticide

Article posté par Stéphane Bourgoin le Jeudi 23 février 2012

   " Confronté hier après-midi au gendarme Abgrall qui lui a passé les menottes en 1992, Francis Heaulme a nié, une énième fois devant les juges d’instruction, avoir joué un rôle dans le meurtre de Cyril Beining et Alexandre Beckrich.

Francis Heaulme avait petite mine en arrivant, hier après-midi, dans le bureau de la juge messine Valérie Rossburger. Amaigri, bourré de cachets après avoir été victime d’une attaque cardiaque il y a une semaine, le tueur en série offrait sa tête des mauvais jours. Lorsqu’il a croisé le regard de Jean-François Abgrall, le ton est devenu « agressif, indique l’ancien gendarme de la Section de recherches de Rennes. Il était mécontent de me voir au départ. Et à la fin, il m’a souhaité bon anniversaire. Il est comme ça Francis… »

Savoir écouter

Grognon, le tueur a néanmoins parlé. Beaucoup. De Montigny-lès-Metz, finalement très peu. À moins de savoir l’écouter, de comprendre son cheminement, de percevoir une façon d’être que l’on pourrait assimiler à un jeu, mais que Jean-François Abgrall décrit plutôt comme « un mode de fonctionnement. Il mélange les affaires, transpose, change l’ordre chronologique mais livre que des éléments de réalité. Il ne sait pas inventer… »

Cette gymnastique de l’esprit a permis au gendarme d’arrêter le routard du crime en 1992 pour l’homicide d’une aide-soignante bretonne. Et de relier Heaulme au double meurtre de Montigny-lès-Metz grâce à des éléments livrés au cours d’un ses échanges privilégiés que le militaire avait su créer avec son prisonnier. « En 92, il évoque un pépin au sujet du meurtre de l’aide-soignante. Et dit qu’il a eu quelques autres pépins… C’est alors qu’il parle de deux enfants, du chemin de fer. »

Et Jean-François Abgrall de se retrouver aujourd’hui témoin privilégié dans cette affaire non-élucidée après l’acquittement de Patrick Dils en 2002. « C’est la première fois que j’étais confronté à Heaulme. Ce n’était pas une confrontation de complaisance. J’ai senti la juge décidée à pousser le dossier jusqu’au bout, dans un sens ou dans l’autre. »

Que retient-il de ces quatre heures d’audition ? « Francis a été malmené et je l’ai trouvé gêné face à certains éléments. Il y a ses aveux, mais également son croquis détaillé, des révélations à des codétenus. Cela fait beaucoup », dit celui qui est persuadé de la culpabilité du tueur quinquagénaire.

L’avocate de Heaulme, Liliane Glock estime, au contraire, avoir « perdu son temps. Nous avons accepté cette confrontation mais ça n’a servi à rien. Abgrall affirme avoir reçu des aveux en 92 pour Montigny et n’en avait jamais parlé avant 97. À partir de là, cette thèse ne vaut rien. Aucun élément sérieux ne raccroche mon client à cette triste affaire. »

Un quatrième procès ?

Présentée comme la confrontation de la dernière chance – il y en a eu beaucoup d’autres avant –, ce nouvel acte de procédure annonce une prochaine décision de la chambre de l’instruction de Metz, qui avait réclamé en 2009 un supplément d’information dans ce dossier à rallonge. Non-lieu ou renvoi devant une cour d’assises ? En charge des intérêts de la maman de Cyril Beining, M e Dominique Boh-Petit croit encore à un quatrième procès. « Si l’on attend des aveux deHeaulme, on n’avancera jamais. En revanche, si on se base sur les éléments de procédures, sur le dossier du gendarme Abgrall, alors on se dit qu’on a envoyé des gens aux assises pour moins que ça. » "



Un article de K.G.
Source : LE REPUBLICAIN LORRAIN (23 février 2012)

n°51313
aspirebet
Posté le 25-10-2012 à 12:15:31  profil
 

Françis Heaulme va t-il être[/#000 000] renvoyé devant les assises pour le meurtre des deux garçons?

http://www.au-troisieme-oeil.c [...] news=40318

[#000 000]Mais pour Me Dominique Boh-Petit, l'avocate de la mère de Cyril Beining, tous les éléments sont réunis pour un renvoi de Francis Heaulme devant la cour d'assises. "Le procureur général de la cour d'appel de Metz estime vraisemblablement qu'il y a des charges suffisantes contre Francis Heaulme pour le renvoyer devant la cour d'assises de la Moselle. Aujourd'hui, a priori, le parquet général est de son avis : on ne peut pas confirmer une ordonnance de non lieu dans ce dossier. Donc c'est l'organisation vraisemblablement d'un quatrième procès", assure-t-elle, interrogée par Europe 1.

n°51328
aspirebet
Posté le 25-10-2012 à 20:46:58  profil
 

La séquence de TF1 concernant cette info:

http://videos.tf1.fr/jt-20h/fr [...] 08791.html

n°52028
nini81053
Posté le 15-11-2012 à 12:47:23  profil
 

Emission de Jacques Pradel sur RTL.fr à écouter en podcast :

http://www.rtl.fr/emission/l-h [...] 7754468764

n°52692
aspirebet
Posté le 07-12-2012 à 14:26:56  profil
 

[#000000 ]Double meurtre de Montigny-lès-Metz : ce qui risque de conduire Heaulme devant les assises

" Le procureur général de Metz conclut dans un réquisitoire de 60 pages, au renvoi devant les assises de Francis Heaulme, le routard du crime dans l’affaire du double meurtre pour lequel Patrick Dils a été acquitté.

Dans un réquisitoire écrit de 60 pages, Jacques Pin, procureur général près la cour d’appel de Metz, liste et détaille les charges qui, selon lui, justifient le renvoi aux assises de Francis Heaulme, pour y répondre du double meurtre de Montigny-lès-Metz. Ce haut magistrat viendra soutenir sa demande de mise accusation, le 18 décembre devant la chambre de l’instruction. Cette juridiction a ordonné deux suppléments d’informations consécutifs, dans cette affaire, après le non-lieu dont a bénéficié dans un premier temps le tueur en série messin, en 2007. Sa présence avérée sur les lieux du crime, le jour du crime, avait permis à Patrick Dils d’être acquitté, cinq ans plus tôt à Lyon, après deux procès en révision et quinze ans de prison pour rien.

« Il existe des charges suffisantes contre M. Francis Heaulme », estime aujourd’hui le procureur général, qui s’appuie sur deux nouveaux témoignages et une lecture pointilleuse des déclarations multiples et « éminemment fluctuantes » que le « routard du crime » a pu faire, depuis la découverte des cadavres des petits Cyril et Alexandre, le 28 septembre 1986, sur un talus SNCF. Dans son réquisitoire, le magistrat reprend certains éléments apparus durant la procédure en révision lancée par les avocats de Patrick Dils : les premières confidences spontanées de Francis Heaulme sur l’affaire de Montigny, alors que le gendarme Abgrall l’interrogeait en 1992 sur le meurtre d’une aide-soignante de Brest ; le témoignage des deux pêcheurs d’Ars-sur-Moselle qui, le soir des faits, assurent avoir pris en charge Francis Heaulme dans leur 4L alors que celui-ci titubait avec du sang séché sur le visage, dans l’exact prolongement de la voie ferrée de Montigny ; le fait que Heaulme travaillait durant la période des faits à 400 mètres de la scène de crime, lieux dont il livrera l’exacte description dans un croquis détaillé ; les analogies entre ce double meurtre et les crimes pour lesquels le serial killer a déjà été reconnu coupable…

Le procureur général, qui a compilé tous les PV d’audition (une dizaine), note que Heaulme a « spontanément » évoqué la présence d’un « véhicule aux phares allumés, d’une femme avec un chien et d’un gamin », près de la benne située en contrebas de la rue Vénizélos, à Montigny. « L’examen de la procédure initiale permet de constater qu’un couple s’y est effectivement arrêté avec ses enfants et son chien, le soir des faits aux alentours de 18 h 15 », observe Jacques Pin dans son réquisitoire. Francis Heaulme, qui est allé jusqu’à reconnaître qu’il avait vu et « touché » l’un des deux enfants morts, au sommet du talus, s’est rétracté, jurant avoir raconté « des sc******* » pour se « rendre intéressant ». Lors d’une ultime confrontation avec le gendarme Abgrall, le 20 février 2012, il a fini par admettre à nouveau qu’il était bien passé par Montigny, le 28 septembre 1986, que des enfants lui avaient jeté des cailloux, qu’il avait « vu rouge » et tenté de monter sur le talus sans y parvenir…"

Un article de Nicolas Bastuck.
[/size ]
[#000000 ]Source : LE PROGRES.FR (7 décembre 2012)[ /size]

http://www.au-troisieme-oeil.c [...] news=40614[/color][/color]

n°53150
aspirebet
Posté le 18-12-2012 à 21:05:30  profil
 

Le procureur général de Metz a demandé mardi matin à la chambre de l'instruction de la cour d'appel de Metz le renvoi de Francis Heaulme devant une cour d'Assises, pour le meurtre de deux enfants à Montigny-lès-Metz en 1986. Le tueur en série avait bénéficié d'un non-lieu dans cette affaire en 2007.

Les juges de la chambre de l'instruction de la cour d'appel de Metz rendront leur décision le 21 mars.

http://www.franceinfo.fr/justi [...] 2012-12-18

n°61914
aspirebet
Posté le 17-03-2013 à 10:25:00  profil
 

http://www.au-troisieme-oeil.c [...] news=41448

Un nouveau procès pour Francis Heaulme dans le double meurtre de Montign
y ? (reportage)

France > Francis Heaulme, infanticide, serial killer, police scientifique, erreur judiciaire

Article posté par Stéphane Bourgoin le Dimanche 17 mars 2013

" Après les investigations du juge d’instruction Thierry Monfort, le parquet de Metz avait requis, en 2007, le non-lieu au bénéfice de Francis Heaulme. Devant la chambre de l’instruction, le 18 décembre dernier, Jacques Pin, procureur général en place depuis 2011, a, lui, défendu le renvoi du tueur en série, 54 ans aujourd’hui, devant les assises de la Moselle. Un pavé dans la mare inattendu.

Inattendu parce que le supplément d’information n’a rien révélé qu’on ne savait déjà. On connaissait les confidences livrées maintes fois par Heaulme, notamment au gendarme Abgrall dès 1992, ou les analogies de l’affaire de Montigny avec d’autres crimes avérés du serial killer. Dans ce supplément, deux ex-taulards ont bien livré les confidences de leur ancien codétenu célèbre. A Pascal Michel, Heaulme aurait notamment écrit : « Je suis tranquille pour Montigny, il peve pas dire que sais moi parce que personne ma vu faire ça. (sic) » Cela ressemble à des aveux mais à des aveux indirects, avec tous les doutes qui les entourent.

Les investigations n’ont pas révélé d’élément indiscutable. Pas d’empreinte, pas d’ADN. A la lecture de la chronologie des investigations, on comprend pourquoi.
Si le procureur général de Metz estime désormais que Heaulme doit être jugé pour le double meurtre, c’est qu’il a une lecture différente de ce dossier. C’est qu’il a la certitude de la présence du routard du crime, le 28 septembre 1986, rue Vénizelos.

Le 18 décembre, il a détaillé le parcours de Heaulme avec précision. 17h10 : il est vu à 200 m des lieux du crime par David Herrlich, un jeune garçon traumatisé par sa rencontre avec cet homme édenté. Vers 18h15, la famille Jaskula est arrêtée rue Vénizelos, avec ses enfants et son chien. Ils aperçoivent les vélos d’Alexandre et de Cyril en bas du talus. Mais ils ne voient personne et n’entendent rien. Ils ignorent que Heaulme les observe depuis le talus. Durant certaines auditions, celui-ci raconte spontanément avoir remarqué, « lorsque je suis passé pour la deuxième fois sous le tunnel d’où des enfants m’avaient jeté des cailloux, la présence d’un véhicule bleu avec les phares allumés, de cette femme au chien et de cet enfant près de la benne. » 18h40, Heaulme, visage en sang, est récupéré par les deux pêcheurs, qui le déposent chez sa grand-mère à Vaux. Des éléments qui font dire à Jacques Pin que la présence de Heaulme n’est pas le fruit du hasard.

L’avocate du criminel voit, dans tout ça, beaucoup de gesticulation. « L’accusation n’a rien révélé de nouveau le 18 décembre. Les confidences, les explications du gendarme Abgrall, on connaît. Mais dans ce genre d’affaire, on ne peut pas aller à la pêche aux éléments. Il faut renvoyer sur du concret. Et en l’état, il n’y a rien , affirme Me Liliane Glock. Mon client est innocent. Il est fatigué et voudrait qu’on le laisse tranquille mais si on devait aller aux assises, j’utiliserai alors des arguments que je ne peux développer dans la presse. »

LE RAPPEL DES FAITS :

1986 : de fâcheux oublis

L’affaire déraille aux premières heures. Lors de la découverte des corps de Cyril Beining et Alexandre Beckrich, les policiers oublient de placer sous scellés certains éléments matériels. Une cordelette trouvée entre les jambes de Cyril est ainsi perdue.

Aujourd’hui, la police scientifique aurait peut-être les moyens de l’exploiter. Mais à l’époque, cette cordelette n’est qu’un détail : les hommes de la PJ ont le coupable idéal. Patrick Dils passe aux aveux. Il est condamné deux fois. Affaire bouclée.

Quinze ans plus tard, il est acquitté. La présence avérée de Francis Heaulme sur le talus SNCF, le jour des faits, fait vaciller les certitudes. On est en 2002, mais ça fait déjà plusieurs années que la justice connaît ces éléments troublants.

1998-2002 : des auditions refusées

En 1998, le tueur en série est interrogé par un haut conseiller de la Cour de cassation. Il lui confirme sa présence sur le talus. L’année suivante, la commission de révision impose au parquet de Metz de réentendre Heaulme. Confiée à l’expérimenté André Macel, commandant à la Police judiciaire de Nancy, l’audition est instructive.

Ce flic à l’ancienne, qui a confondu Heaulme dans un autre dossier, pense obtenir ses aveux. Le procureur lui refuse une nouvelle audition. « C’est un exemple parmi d’autres de l’aveuglement de la justice », regrette Emmanuel Charlot, journaliste et auteur de plusieurs reportages pour la télévision puis d’un livre fouillé, en 2008, sur le sujet ( L’affaire Dils-Heaulme , contre-enquête sur un fiasco judiciaire , éditions Flammarion).

Après l’acquittement de Patrick Dils aux assises du Rhône, le 24 avril 2002, Heaulme apparaît comme le principal suspect.

Pendant deux ans, il ne se passe pourtant rien, ou presque. Une enquête préliminaire est timidement ouverte par le procureur de Metz de l’époque. Joël Guitton est alors destinataire d’une lettre écrite par un codétenu du tueur en série, Francis Grégoire. Celui-ci affirme qu’Heaulme lui a parlé du double meurtre de Montigny. Et livré des détails jamais révélés dans la presse. Heaulme aurait notamment avoué avoir « baissé le froc du plus grand ». Cet élément apparaît effectivement dans les constatations. Malgré ses demandes, Grégoire ne sera jamais confronté à son ancien camarade de cellule. Et Heaulme ne sera jamais interrogé. Face à la caméra d’Emmanuel Charlot, Joël Guitton indique qu’il n’avait « pas de questions à poser » au criminel.

2003 : des photos perdues

En 2003, les gendarmes de la Section de recherches de Metz espèrent pouvoir se servir d’un cliché photographique relevé sur la scène de crime. La trace d’une main ensanglantée sur un wagon pourrait livrer le nom du tueur. Malgré les moyens de l’Institut de recherches criminelles de la gendarmerie nationale, la photo est de trop mauvaise qualité pour révéler des empreintes. Il reste l’espoir des négatifs.

Mais ceux-ci sont introuvables. Directeur de l’enquête en 1986, l’inspecteur Bernard Varlet ignore ce qu’ils sont devenus. D’après lui, un ancien de l’identité judiciaire les aurait dissimulés pour qu’ils ne tombent pas entre de mauvaises mains. Malheureusement, cet homme est mort. Et avec lui, cette nouvelle piste de travail.

2004-2007 : la préférence du non-lieu

Saisi en 2004, le juge d’instruction Thierry Monfort ne montre pas un enthousiasme débordant pour ce dossier hors du commun. Il n’entend Heaulme que deux fois en tout et pour tout.

Deux pêcheurs l’ont vu le 28 septembre 1986, le visage en sang. Le magistrat avoue à Emmanuel Charlot avoir cherché à décrédibiliser ces témoins gênants. « Au bout de trois heures de tournage et de discussion, le juge a oublié la caméra et il me dit qu’il a pensé un moment que c’étaient des faux témoins. Il savait que l’un des pêcheurs avait eu des difficultés financières alors il a demandé aux gendarmes de fouiller dans ses comptes, pour voir s’il n’avait pas reçu une grosse enveloppe. Il savait que c’était parfaitement illégal », se remémore le journaliste, qui n’avait jamais évoqué ces éléments auparavant.


« Il cherchait une avance sur les dommages et intérêts qu’a reçus Patrick Dils par la suite. Avec mon caméraman, on s’est regardé. On n’en revenait pas. » Le magistrat se montre peu à l’aise durant l’entretien. Il confond notamment les témoins. « Et il ne se souvenait plus d’Henri Leclaire (qui est encore témoin assisté dans la procédure, NDLR) , qui était pourtant passé aux aveux avant Patrick Dils en livrant des détails importants. C’était déconcertant. »


C’est dans ces conditions que le non-lieu est prononcé en 2007. Nouvel aveu du juge Monfort, devant la caméra. Il a préféré un non-lieu « discret » plutôt qu’un acquittement lors d’un procès médiatisé.
« Ben oui ! Un acquittement sur un procès médiatisé avec une faute du juge d’instruction qui renvoie ça. Parce qu’il faut quand même des billes [… ] », confie le juge, qui s’est toujours défendu face aux critiques pesant sur la qualité de son travail.

2013 : renvoi aux assises ou fin de l’histoire

Les chemins empruntés par cette procédure criminelle ont été tortueux. Il y a quelque chose d’étourdissant à penser que la recherche de la vérité sur l’affaire de Montigny ne repose désormais plus que sur la chambre de l’instruction de Metz.

C’est la responsabilité portée par les trois magistrats de cette juridiction chargée de revisiter ce triste 28 septembre 1986.
Il ne leur est pas demandé de juger si Francis Heaulme est coupable des meurtres de Cyril Beining et d’Alexandre Beckrich. Seulement de dire s’il existe suffisamment de charges pour le renvoyer aux assises de la Moselle. Et enfin apporter aux familles des réponses à leurs questions.

Les juges détiennent les clés de l’avenir de cette affaire, et celle d’un quatrième procès. Celui de la dernière chance."

SOURCE : LE REPUBLICAIN LORRAIN du 17 mars 2013.

Pour visionner la vidéo sur le site du REPUBLICAIN LORRAIN, cliquez sur le lien SOURCE.

Source : SITE REPUBLICAIN LORRAIN

n°62177
nini81053
Posté le 21-03-2013 à 12:02:38  profil
 

Double meurtre de Montigny-lès-Metz : Francis Heaulme renvoyé devant les assises
http://www.franceinfo.fr/justi [...] -franci...

Patrick Dils avait été condamné à deux reprises dans cette affaire avant d'être finalement innocenté. La justice se lance sur une autre piste, en décidant de renvoyer devant les assises Francis Heaulme : sa présence à Montigny-lès-Metz au moment du double meurtre ayant été, depuis, avérée. Le "routard du crime" a pourtant toujours clamé son innocence.
L'affaire du double meurtre de Montigny-lès-Metz a été l'une des plus médiatisées de ces trente dernières années. Elle débute le 28 septembre 1986 par la découverte des corps de deux enfants de huit ans, Cyril Beining et Alexandre Beckrich, le crâne fracassé à coups de pierre. Un jeune homme, Patrick Dils, 16 ans, est interpellé en avril 1987. Puis condamné deux ans plus tard à la prison à vie.

En 2001, le jeune apprenti cuisinier bénéficie d'une procédure rarissime de révision de son procès. Entre temps, la présence d'un tueur en série, Francis Heaulme, déjà condamné à deux reprises, a été averée sur les lieux du crime.

Rejugé, Patrick Dils est pourtant de nouveau condamné, cette fois à 25 ans de prison. Il sera innocenté et acquitté l'année suivante, après 15 ans passés derrière les barreaux, et au terme d'un procès au cours duquel Francis Heaulme sera appelé à témoigner.

Le "routard du crime" sur les lieux
En 2003, une nouvelle instruction est ouverte. Elle conduit à la mise en examen de Francis Heaulme. Celui que l'on surnomme "Le routard du crime" nie toute implication, mais reconnaît être monté sur le talus le jour où les deux enfants ont été massacrés. Il avoue également avoir "retourné l'un des deux corps", avant de revenir sur ses aveux en 2006 et d'obtenir un non-lieu.

Fait inhabituel, le parquet, qui n'avait pas requis son renvoi devant les assises, fait pourtant appel. Et obtient un supplément d'information.
Des témoignages confirment la présence d'Heaulme, le visage ensanglanté, à proximité de l'endroit où les corps des deux garçonnets ont été retrouvés. Les enquêteurs de la gendarmerie estiment que le double meurtre porte la "quasi-signature criminelle" du "routard du crime".

Près de 27 ans après les faits, la chambre de l'instruction de la Cour d'appel de Metz décide de renvoyer Francis Heaulme devant les assises, estimant les charges recueillies suffisantes. Son avocate annonce un pourvoi en cassation contre cette décision de renvoi.
Aujourd'hui âgé de 54 ans, il est en prison depuis 1992. Il purge sept peines pour meurtres, dont deux à perpétuité.

n°62179
aspirebet
Posté le 21-03-2013 à 12:37:19  profil
 

Merci.

Voici un lien qui fonctionne

http://www.franceinfo.fr/justi [...] 2013-03-21

n°62199
aspirebet
Posté le 21-03-2013 à 14:28:17  profil
 

Un autre article

http://www.leparisien.fr/faits [...] 658623.php

« Nous sommes évidemment très satisfaits. J'ai prévenu ma cliente. Elle était en larmes, très émue et rassurée. Elle m'a dit -Je veux qu'il y ait un procès- », a déclaré à l'issue de l'audience Me Dominique Boh-Petit, avocat de Chantal Beining, mère d'une des deux victimes.

Pour l'avocat de la famille Beckrich, Me Thierry Moser, ce procès annoncé devant les assises sera « douloureux mais nécessaire ». « Cette décision représente pour nous une grande satisfaction », a-t-il ajouté.

..........


La chambre de l’instruction a donc décidé que ces indices sont suffisants pour ordonner un nouveau procès et demander plus d’explications à Francis Heaulme à ce sujet. Pour l’instant, il s’était contenté de dire « Moi, mon style, c’est l’Opinel! Et j’étrangle à mains nues. Montigny, c’est pas moi… »



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n°62200
aspirebet
Posté le 21-03-2013 à 14:39:33  profil
 

Patrick Dils satisfait d'un renvoi aux assises

Patrick Dils, qui a accompli 15 ans de prison dans l'affaire du double meurtre de Montigny-lès-Metz, s'est déclaré jeudi « extrêmement satisfait » de l'annonce du renvoi aux assises de Francis Heaulme dans cette affaire. « Je suis extrêmement satisfait, c'est une grande nouvelle qu'après tant d'années la justice continue de travailler sur ce dossier terrible et qu'on se dirige enfin vers un procès », a déclaré au micro de BFMTV M. Dils, qui réside aujourd'hui en Aquitaine. « Jamais je ne me permettrais de dire que Francis Heaulme est innocent ou coupable, ce sera à la cour d'assises de trancher, mais ça permettra sûrement de donner des réponses aux questions posées depuis tant d'années ».

« Je n'appréhende pas ce procès, je vais le suivre de très près, au même titre que les familles des victimes », a-t-il ajouté, estimant que ce serait sans doute « un moment terrible » pour elles. « Ca fait tellement longtemps qu'on devait savoir la vérité », a-t-il ajouté. Pour lui « il faut que tout le monde soit fort et que des réponses finissent par arriver car la souffrance dure, dure, dure et elle est insoutenable pour les familles des victimes. »

« Evidemment, je ne me défilerai pas, je serai là » a-t-il répondu, comme on lui demandait s'il se rendrait éventuellement au procès de Francis Heaulme en tant que témoin, comme ce dernier était venu témoigner au sien en 2002, lorsqu'il avait été acquitté. « Parce qu'au même titre que les familles des victimes, je veux savoir, » a-t-il dit. « Je n'ai pas de haine, ni de rancoeur, mais je suis satisfait de la décision qui a été prise », a-t-il conclu, espérant « qu'elle permettra de faire avancer les choses et soulagera les familles des victimes pour qu'elles puissent essayer de survivre ».

http://www.leparisien.fr/faits [...] 658623.php

n°62214
aspirebet
Posté le 21-03-2013 à 18:13:30  profil
 

En images: Francis Heaulmes, le routard du crime

http://tempsreel.nouvelobs.com [...] crime.html


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