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reportage sur la schizophrénie

 

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Auteur Sujet :

reportage sur la schizophrénie

n°2391
petits pet​ons
Posté le 25-02-2005 à 20:54:14  profil
 

Je suis infirmière aux urgences psychiatrique et j'ai été très déçue par votre reportage du 24/02/05. Vous incriminez le personnel soignant parce qu'ils n'ont pas levé le secret médical concernant l'affaire de Pau ; et parce k'Olivier n'était "enfermé" en hopital psy ! Mais où est l'humanité si on réenferme les malades mentaux ? Devons nous revenir 50 ans en arrière et les enfermer et les traiter à nouveau comme des animaux ? De même, savez vous que si nous levons le secret médical nous sommes passible de prison ? Et comment le patient pourrait avoir confiance en ses soignants s'il redoutait que sa souffrance soit divulguée ? Il n'y aurait plus possibilité de soigner les gens ! De même, arrivez vous encore à vous regarder dans une glace après avoir laisser un homme schizophrène traîner dans la rue en étant alcoolisé avec un bébé de 18 mois en plein hiver ? N'auriez vous pas dû téléphoner au samu ? Le réél problème de la psychiatrie, c'est le manque d'effectif en personnel soignant et en médecins, ainsi que la sécurité des soignants et des patients. Merci pour l'attention que vous porterez à mon message. En espérant que vous ferez un reportage plus complet en englobant les lois et les points de vu de toutes les parties. Et pourquoi pas une enquête dans plusieurs hôpitaux psychiatriques dans divers départements ? Vous verrez que les problèmes viennent d'un manque de moyens et non pas des patients.

n°2399
dans le mu​r
Posté le 26-02-2005 à 18:22:15  profil
 

Il est certain que le manque de moyens est en cause... mais ce n'est pas le seul probleme. Je suis moi-même frere d'un "schyzophrene" qui est passé à l'acte en tuant ma mère, est laissé pour compte sans traitement aujourd'hui, à la charge de mon père de 75 ans... nous attendons le prochain drame, puisque les psys, les autorités, les médecins traitants nous disent qu'on ne peut rien faire d'autre, qu'il faut attendre effectivement le prochain drame.
C'EST SCANDALEUX !!!
Alors que l'on ne vienne pas s'étonner de voir un malade trainer dans la rue avec un enfant. Qui est son psy ? Qui le suit ? Que fait la DASS ? Que fait sa famille ? etc...
Rien ni personne ne fait quoi que ce soit...
Sa famille ne peut rien faire, et les psys ne veulent rien faire. Ils se couvrent et répètent à qui veut l'entendre que tout va bien, on n'enferme plus les fous...
Alors, OK, n'enfermons plus les fous.
Mais qu'en fait-on alors ?
Le probleme est là : aucun centre ouvert, aucun suivi,
personne ne veut s'en occuper et voilà le résultat...
En tout cas, ne jouons pas les étonnés ou les pères-la-morale, merci pour les familles.

n°2406
petits pet​ons
Posté le 27-02-2005 à 11:38:34  profil
 

Je comprend les familles, et le désarroi dans lequel peuvent les plonger les maladies mentales de leurs proches. Cependant, il existe des centres médico-psychologiques dans tout les départements. Ceux-ci donnent des soins gratuitements, et ils donnent aussi des consultations avec des psychiatres, psychologues, assistantes sociales, etc... Ils font aussi des visites à domicile pour certains d'entres eux. Votre frère n'a plus de traitement ? Peut etre l'a t il arrêté de lui meme comme c'est très souvent le cas. Pourquoi ne l'accompagneriez vous pas dans le centre médico psychologique le plus proche de chez lui ? Il faut également savoir qu'un psychotique ne se sent pas malade. Il n'a pas la même perception de la réalité que nous, et vit dans son propre monde. C'est aussi ce qui fait toute la difficulté des soins. Vous même vous n'iriez pas consulter votre médecin traitant si vous vous sentiez bien. De même, si vous pensez que les signes réapparaissent, ou qu'il "décompense", n'attendez pas, conduisez le aux urgences. Tout les services d'accueil des urgences doivent maintenant disposer d'une permanence de psychiatre 24h/24 et 7j/7. Qui ont l'obligation de vous orienter vers la structure d'accueil la plus adaptée, voir une hospitalisation si nécessaire. J'espère que ces quelques lignes vous auront rassurées sur les diverses possibilités que vous avez.

n°136483
bonadea44
Posté le 30-03-2008 à 12:07:43  profil
 

Bonjour, je ne sais si vous lirez ces quelques lignes ... 3 ans aprés !

là, perso, je suis à la recherche de réponses et donc  aussi sur le net .

Mon fils est en caval aprés une nouvelle crise . Il a 40 ans et ça fait 22 ans qu'il  a développé cette foutue maladie.

Bien entendu: il n'y a pas plus de solution aujourd'hui qu'il y a 3 ans ( vos posts) ! Impossible de trainer de force  un malade qui ne se reconnait pas malade, vers les urgences ou même un médecin généraliste !

Aujourd'hui , la gendarmerie ( qui a lancé un avis de recherche inquiétante) me demande s'ils doivent le diriger vers un internement d'office s'ils le trouvent.

Réponse : je n'en sais rien !!

Je sais que lorsqu'il est obligé de se soigner , suite à des passages en prison ou en HP, les médecins arrivent à le stabiliser et il redevient lui-même, c'est à dire un gentil garçon,  attentionné, travailleur etc ..

Mais , comme vous le dites, lorsqu'il se sent bien, il arrête ses traitements et rien ni personne n'y peut rien !

donc , nouvelle crise où on a l'impression d'avoir affaire à un démon mauvais, destructeur voire peut-être dangereux ...

Que faire ?

Je n'en sais rien !

Les seules solutions que j'ai pu lire/écouter de ci, de là, concernent les patients qui se reconnaissent malades et acceptent le suivi médical . mais pour les autres?

je comprends l'intervenant " dans le mur": son frère ( enfin, je dirais plutôt la maladie de son frère) qui en arrive à un drame innommable  !

Que faire ?? N'est-il pas possible d'envoyer une infirmière régulièrement faire les piqures chez le patient, comme on va soigner d'autres gens?
Pourquoi, attendre du patient une responsabilité vis à vis de sa maladie ?

Pourquoi les psy baissent les traitement, ne préviennent pas les autorités quand le patient ne vient plus les voir  ?

 


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