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Auteur
 Sujet :

Tests QI / Enfants surdoués

 
n°97491
Parents-su​rdoue
Posté le 20-09-2007 à 22:41:41  profilanswer
 

Nous sommes des parents d'un enfant qui a juste 14 ans et vient d'entrer en Terminale S. Il a plus de 3 ans d'avance.
 
Nous avons été très choqués des obstacles farouches qui se sont dressés devant nous de la part d'enseignants ou de directeurs d'école, farouchement oposés à tout saut de classe malgré les résultats scolaires et l'avis favorable des psychologues.
 
Bilan : en France, il est très très dur d'être hors normes. Pour "sauver" notre enfant, il a fallu beaucoup d'efforts, d'argent, d'appuis et de diplomes des parents, ce qui rend pratiquement impossible une telle démarche pour des parents qui ne disposent pas de ces possibilités.

n°97494
Profil sup​primé
Posté le 20-09-2007 à 23:26:55  answer
 

bonsoir
 
Oui, faut rentrer dans le moule, la norme!
 
Bref, je suis déçue par ce reportage, qui à mon sens, mélange tout!
 
Il est evident que pas mal de psychologues ont senti le bon filon en faisant passer les tests de QI.
 
Je suis maman d un enfant précoce, et c est loin d etre un enfant brillant, reussissant partout! :heink:  
 
Il rame énormément....Faut arreter de croire que surdoué = reussite scolaire, c est débile!

n°97498
Profil sup​primé
Posté le 20-09-2007 à 23:42:47  answer
 

Notre fils a 7 ans, il est EPI.
Nous avons été très déçus par le reportage que nous avons trouvé orienté, à charge des parents.
La souffrance des enfants et des familles n'a pas été évoquée. Seul le côté "valorisant" de ce QI, mis en avant. Un enfant intellectuellement précoce n'est justement pas que ce QI élevé, dont on peut s'en orgueillir.
C'est plutôt un poids, il génère l'incompréhension de beaucoup: entourage et bien entendu corps enseignant.
Avec ce type de reportage le travail de reconnaissance de ces enfants va être encore plus difficile pour les familles.
Car au delà du dépistage (coûteux), les moyens d'apaiser nos enfants est souvent le saut de classe, à défaut de mieux, mais de nombreux arguments sont avancés pas les enseignants pour ne pas le faire. Le reportage leur apportera certainement des arguments à opposer aux familles et c'est dommage.
Les journalistes ont -ils pris contact avec l'ANPEIP (Asso Nationale pour les enfants intellectuellement précoces) ? Je n'en ai pas l'impression.

n°97500
cyberpiple​tte
Posté le 21-09-2007 à 00:01:03  profilanswer
 

Ou avez vous trouvé ce psychologue qui se gausse avec l'équipe enseignante du fait que les parents poussent leurs enfants et que certains enfants n'ont pas la maturité émotionnelle attendue pour sauter une classe.  
 
Quand comprendrez vous que la base du problème de la précocité est là : ces enfants ont des capacités intellectuelles en total décalage avec leur maturité émotionnelle !!!!!  
 
Comment avez vous pu dire que ce "fin" psychologue donnait un sens aux chiffres par ses observations personnelles ! Comme si c'était une découverte ! C'est ce que font TOUS les psychologues professionnels habilités à faire passer des tests psychométriques.
 
Ce reportage était en dessous de tout et mélangeait tout ! Rien sur les souffrances de ses enfants ! Rien sur leurs difficultés d'intégration !
Juste le procès des parents qui poussent leurs rejetons ! Très décevant !

n°97501
allotoi
Posté le 21-09-2007 à 00:20:28  profilanswer
 

Déçue par cette émission car elle n'apporte rien de nouveau... peut que les gens se rueraitent moins chez les psy si l'école prenaient en considération le fait que les enfants n'ont pas les mêmes besoins, n'apprennent pas au même rythme...
 
Garçon, 9 ans, 6ème, 2 sauts de classe,  3ème saut proposé par les instits, refusé par nous, les parents.  
Parents fiers ? bien sûr, comme tous les parents se doivent de l'être de leur progéniture...
Pas de visite chez le psy pour les sauts de classe (il est donc possible de sauter une, voir des classes sans connaitre un QI)... Année de CM2 désastreuse... ennui, moral en berne... ce qui l'a conduit chez un psy, non pas pour le fameux chiffre mais pour obtenir des pistes: quoi faire si une telle année se reproduit ?
 
Voici le sentiment qu'a eu mon garçon dans sa classe de CM2 (propos tenu au psy pour expliquer son ennui et retranscrit dans le rapport): "C'est comme si à la piscine tu mettais un bon nageur dans un groupe où les enfants ont peur de l'eau... au début, cela ne te gène pas trop parce que tu penses qu'ils vont faire des progrès  et puis, comme tu aimes l'eau, tu es content car tu peux aller dedans... Ensuite, le prof te force à mettre des flotteurs autour du ventre puis des brassards... et lorsque tu veux nager, tu n'as pas le droit d'aller où tu n'as pas pied... et quand tu veux faire du sous l'eau ou plonger et bien c'est interdit car tu es obligé de garder les flotteurs comme les autres... alors, tu ressors de l'eau, tu te mets sur un banc et tu attends que ce soit l'heure de retourner au vestiaire..."  
Lucide sur son vécu, ce petit gars de 9 ans, non ?  
Si le rapport du psy ne nous a guère surpris par contre, le ressenti de notre enfant nous a fait comprendre sa souffrance... et le fait que l'école avait beaucoup de mal à satisfaire sa demande, plutot légitime pourtant, puisqu'il ne souhaite qu'"apprendre", avoir des réponses à ses questions...  
 
 
 

n°97503
enfantprec​oce
Posté le 21-09-2007 à 00:49:55  profilanswer
 

Tout à fait d'accord. L'institutrice de CE2 de mon fils l'a adressé à une psychologue constatant qu'il avait des problèmes de relation avec ses camarades, des discussions trop "adulte". Lorsque j'ai informé cette institutrice du bilan de la psychologue, disant que mon fils était un enfant précoce, j'ai reçu cette réponse : "impossible j'ai déjà eu des enfants précoces en classe, votre fils ne l'est certainement pas" etc... J'ai vraiment eu l'impression qu'elle attendait seulement que la psy aide mon fils à rentrer dans le moule. Depuis silence radio nous n'en avons jamais reparlé ni avec elle ni avec ses collègues. Mon fils est aujourd'hui en CM2, il a de bons résutats mais sans avoir ni le besoin ni l'envie de sauter de classe. Mais nous[quote] nous sentons vraiment seuls et impuissants. Nous n'avons effectivement pas les moyens ni financiers ni intellectuels pour savoir comment le motiver et éviter son ennui. Quelques jours après la rentrée je l'ai trouvé effondré, en larme, à minuit il ne pouvait pas s'endormir et me répétait "je m'ennuie, je suis fatigué". Il a souvent du mal à se lever le matin. Et contrairement à ce qui s'est dit dans cette émission, plus que de me réjouir d'avoir un enfant précoce, je m'inquiète de son avenir et de sa santé.

n°97519
petrouch
Posté le 21-09-2007 à 09:58:49  profilanswer
 

Bonjour,
 
Maman d'un enfant précoce, je suis plus que surprise et déçue de constater le flou témoigné dans le reportage diffusé ce jeudi 20 septembre dans votre émission.
 
Précoce, doué ou surdoué n'est pas synonyme de réussite. La hauteur du Qi est plus une explication au fonctionnement différent du cerveau que l'aptitude à la réussite scolaire.
 
L'émission mélange tout...quel dommage de faire ainsi naitre la confusion...
Plus que surprenant quand on sait la qualité des émissions diffusées sur Envoyé Spécial.
 
La question n'est pas de savoir quelle quantité de nourriture intellectuelle il faut pour avancer, mais bien comment apporter des réponses à des enfants qui sont différents dans leur fonctionnement, et nettement moins commode à avaler des quantités de matières au bon vouloir de leur parents.
 
Les enfants à "hauts potentiels" comme on les appelle en Belgique sont des enfants en souffrance qui cherchent à être compris plus qu'a réussir.
 
Un test en effet ne donne pas le droit au passage de classe, ne donne pas le droit à se dire "chouette, mon enfant va tout réussir..." - la course au QI est assez répugnante, j'aurai préféré que mon enfant soit dans la norme pour lui faire éviter ces difficultés quotidiennes.
 
Un test QI ne se fait pas au bout d'1h10...mais bien après plusieurs séances. Oui il y a un décalage entre l'intellectuel et l'émotionnel. Je ne vais pas expliquer toutes les caractéristiques au quotidien de ces enfants ou adultes au QI élevé.
 
Je tenais donc également que les choses soient dites en espérant que rectification soit faite.
 
rem : Je remercie de ce fait, l'émission de Mr Delarue qui dernièrement a merveilleusement traité le sujet.
 

n°97528
mac11
Posté le 21-09-2007 à 11:32:52  profilanswer
 

reportage superficiel qui aurait dû identifier ce qu'est un enfant "surdoué" (ou "précoces" ou "EIP" ou "HPI" ou "Zebre" ).
Le rapport du psy est le seul élément qui permet de se faire comprendre de l'éducation nationale! Il y a certe un commerce dénoncé par les professionnels, des parents qui "poussent", mais il y a surtout des parents désemparés face au mal-être de son enfant qui souffre de sa différence avec une dysharmonie entre la maturité affective et intellectuelle.
Notre enfant a été testé après consultation chez un pédopsy parce qu'il tenait des propos dépressifs graves à 7 ans. La "précocité" n'est pas une chance, c'est une différence, qui comme toute différence apporte son lot de difficultés que des parents doivent supportés et surmontés.
Un rapport de psy c'est avant tout une aide à la compréhension du fonctionnement de l'enfant qui être transmise aux enseignants pour les aider.
Quels est le rôle des psy de l'éducation nationale? combien sont-ils?  
a-t-on fait un reportage dans les IUFM sur la contenance et l'importance donnée aux cours de psychologie!
Seul le bien-être de l'enfant est important.  
Ne doit-on pas considéré l'enfant HPI  comme un "dys"? Au même titre que la dyslectie, un enfant HPI qui a besoin d'aide.  
 
Le saut de classe est la solution dernière à proposer.  
Il est du devoir de l'enseignant de s'adapter à la particularité de chacun (même avec plus de 24 individus!) ( cf rapport DELAUBIER).
A quoi cela sert d'avoir son bac à 13 ans ?  
 
On entend souvent du CE1 à la Quatrième " l'année du ... c'est un peu une répétition de l'année précédente pour asseoir les acquis" (rapeller dans le reportage).Le problème ne se situe-t-il pas aussi là? dans le programme de l'E.N.?
Sinon, je conseille aux parents de Dreux présentés dans le reportage de fourrager sur le net des infos des adresses d'assoc. Ils ont besoin d'aide!
 

n°97533
roadrunner​22
Posté le 21-09-2007 à 11:47:10  profilanswer
 

(DEJA POSTE CETTE REACTION PAR AILLEURS)
 
Bonjour,  
 
Comme la majeure partie des personnes ayant posté ici, je suis ahuri par le niveau de ce reportage.  
En instrumentalisant les différents intervenants (psychologue privé présentés comme des charlatans, à la limite incompétents, l'autre psychologue (scolaire ?) présenté comme "Mr Je sais tout et fais tout mieux que les autres", parents prétentieux mis en boîte, parents d'un surdoué, présentés comme forcément dépassés…), vous nous servez un copieux amalgame entre les enfants qui seraient stimulés par des parents odieusement prétentieux et les enfants à haut QI.  
Avoir de l'ambition de "performance" pour ses enfants deviendrait finalement suspect, rétrograde et dangereux…  
 
Cette confusion des genres et le moralisme égalitariste qui transpirent hypocritement (sans s'assumer ouvertement, ce qui est pire) de ce reportage écartent bien toute réflexion de fond sur le vécu de l'enfant précoce lui-même : aucun n'y est interrogé ; il se trouve bien des ados au bord du suicide en raison de leur différence si mal vécue dans une école devenue une vraie jungle, où leur sensibilité, leur vivacité d'esprit, sont carrément censurées !      
 
La question de la précocité n'est abordée qu'à travers ses extrémités: une école niçoise à la limite de la caricature (là je souscris à l'orientation funeste de votre caméra, le bac à 13 ans mais au rattrapage… Ce n'est même plus un exploit, figurez-vous !), ensuite, un "conseil de classe" où les enseignants se gaussent de la prétention des parents; pensez bien, à Courbevoie, repaire d'une bonne tranche des élites professionnelles et sociales du 92… Proche de ce milieu social d'enseignants, j'imagine bien la frustration des instits (qui au passage, sachez-le, je l'ai vu de près, apprennent à lire en cachette à leurs rejetons, dont le QI de 120 sera à leur grand dépit, insuffisant pour ne pas se faire dominer scolairement pas des fils de cadres sups et médecins au QI de 130 ou 140; pas de déterminisme génétique dans la transmission des points de QI (ADN ?) mais une simple constatation d'un caractère relativement héréditaire du niveau d'intelligence scolaire; si vous en faisiez en un sujet,  vous risqueriez de passer pour des sales fachos ?)    
 
Voila, c'est un triste reportage, qui ne fait que confirmer l'impression de TFUNisation qui émane de votre chaîne de service public; heureusement qu'il reste F3 F4 F5.  
 
PS : le sujet m'intéressait car mes trois enfants sont précoces (si leurs QI sont entre 129, 138 et 146, ils sont tous très trois différents, aussi bien quant à leurs capacités intellectuelles qu'au niveau de leur maturité : par exemple le petit dernier a su lire cet été à 4 ans, après qu'on lui a fait passer en revue 25 pages  du Boscher en un mois, soit environ 8H de "travail".  
Est-ce que nous avons "surstimulé" nos enfants ? Ils regardent la TV, jouent à console, à la poupée, ne font qu'une heure de sport à l'extérieur de l'école. Ils ont passé une classe chacun, car l'école était devenue une plaie, tant ils s'y ennuyaient (agressivité, répétition stérile d'exercices pour les neuneus; et oui, le niveau du bac est à environ 80 de QI… Mais il ne faudrait surtout pas accuser les enseignants encore sous perfusion idéologique des IUFM de faire de l'égalitarisme aveugle, surtout depuis la période Jospin… D'ailleurs, avant les années 90, on ne parlait pas de ce problème, car l'école n'était pas là pour "égaliser les élèves" (sic une enseignante de mon fils aîné qui refusait l'évidence selon laquelle quand on arrive en CP avec un gros Harry Potter planqué dans son cartable, on a pas grand-chose à y faire, à part souffrir la culpabilité de sa différence !)

n°97538
paradisia
Posté le 21-09-2007 à 12:54:15  profilanswer
 

Le 20-09-2007 à 22:41:41, Parents-surdoue a écrit :

Nous sommes des parents d'un enfant qui a juste 14 ans et vient d'entrer en Terminale S. Il a plus de 3 ans d'avance.
 
Nous avons été très choqués des obstacles farouches qui se sont dressés devant nous de la part d'enseignants ou de directeurs d'école, farouchement oposés à tout saut de classe malgré les résultats scolaires et l'avis favorable des psychologues.
 
Bilan : en France, il est très très dur d'être hors normes. Pour "sauver" notre enfant, il a fallu beaucoup d'efforts, d'argent, d'appuis et de diplomes des parents, ce qui rend pratiquement impossible une telle démarche pour des parents qui ne disposent pas de ces possibilités.


 
 
 
C'est incroyable!!!! Parents de 3 enfants, dont au moins l'ainé précoce (pour les autres, il est un peu trop tôt pour l'affirmer), nous avons été stupéfaits de la qualité du reportage diffusé sur envoyé spécial. Ce qui me rassure, c'est que, je vois que je ne suis pas la seule à m'indigner.
 
En effet, notre garçon de 9 ans était dans un état de souffrance, d'agressivité et de mal être jusqu'à temps que notre parcours du combattant nous mène jusqu'au test de QI. Ceci n'est qu'un instrument pour comprendre nos enfants et  les comparer à leur entourage. Loin d'avoir des résultats scolaires exceptionnels, nous nous sommes battus pour un saut de classe, seul moyen, pas forcément adapté, proposé par notre système scolaire pour accélerer l'enseignement. Refusé par l'école, par la commission d'appel, ce saut de classe a finalement été proposé par l'école en janvier dernier. Depuis, mon fils n'est plus l'élément perturbateur qu'il était depuis la moyenne section de maternelle.Mais nous savons que le combat est loin d'être terminé, nous sommes dans une période de paix.
Dans cette émission, on a eu l'impression que les parents voulaient tirer leurs enfants vers le haut coute que coute. Mais nous n'avons pas le choix, peu ou pas de solutions ne nous sont proposés et la souffrance des enfants n'a pas été abordée. Ces enfants hypersensibles ont du mal a trouver leur place et si des informations avaient été correctement collectées, vous vous seriez rendus compte que la réussite scolaire est loin d'être sur le chemin de ces enfants là! Ces enfants doivent être nourris pour être apaisés. C'est pour les parents que c'est dur aussi mais apparemment vous n'en avez pas parlé...
 
bref, vos enfants sont dans la norme, eh bien tant mieux, moi aussi j'aurai trouvé cela beaucoup plus facile si cela avait été le cas pour le mien. La différence est toujours difficile à etre acceptée par notre société, eh pourtant, quelle richesse...bref

n°97548
Profil sup​primé
Posté le 21-09-2007 à 14:33:29  answer
 

Bonjour,
Il semblerait donc que je sois là seule à avoir trouvé ce reportage intéressant... sans doute parce que je n'ai pas d'enfant surdoué, et peut-être aussi parce que je l'ai pris pour ce qu'il était : un reportage sur la surexploitation des tests de QI et non un exposé à charge contre les enfants et leurs parents.
Je remarque simplement que de plus en plus d'enfants sont amenés, par leurs parents, à passer des tests de QI et ce dès qu'une difficulté se fait jour soit sur le plan scolaire, soit sur le plan comportemental. Comme si les résultats de ces tests allaient apporter à eux seuls une solution aux problèmes rencontrés, ou, à défaut, une bonne excuse derrière laquelle se retrancher... pour ne pas affronter les vrais problèmes.
Que les enfants précoces dont le développement intellectuel n'est pas accompagné par un développement émotionnel aussi rapide soient en grande souffrance je ne le nie pas et je le comprends. Toutes les différences sont difficiles à vivre pour les enfants.
 

n°97549
anna rchis​te
Posté le 21-09-2007 à 14:37:38  profilanswer
 

Mon fils précoce va avoir 34 ans, sa scolarité a été une grande souffrance pour lui.
Quand il était en primaire, certains parents sont venus me  demander pour qu'il donne des cours à leurs enfants (il avait 10 ans!)
Lorsqu'il était malade les instituteurs venaient à la maison pour voir comment il vivait, mais au lieu de lui donner des devoirs à faire, ils disaient qu'il n'aurait aucun problème pour rattraper le programme sans aide.
 
 
Par la suite, les professeurs l'ont humilié. J'allais à toutes les réunions et conseils de classe et j'entendais effectivement les enseignants contents de l'avoir piégé sur une question. Les rôles étaient inversés. J'ai vu sur des copies mentionnant:
"ce n'est pas comme celà que vous réussirez dans la vie"  
car il a commencé à se rebeller.Il faisait 10 h de sport par semaine tant il avait besoin de compenser.
Nous ne voulions pas le désocialiser en le faisant changer d'école ou en lui faisant sauter une classe; nous ne voulions pas non plus qu'il ait un traitement différent de son frère et sa soeur.
 
Il a eu le bac normalement avec un carnet scolaire désastreux (travail non fait pour un travail non demandé..ça amusait ses profs)
 
Nous ne savions pas comment l'aider et nous avons favorisé les voyages.
 
L'orientateur de l'armée l'avait sélectionné mais l'a convaincu de poursuivre des études scientifiques et de se désister.Merci à lui.
Notre fils a accepté de poursuivre ses études à l'étranger car le système universitaire était plus adapté à ses yeux.
Après de nombreuses galères, il commence à s'épanouir enfin, occupe deux emplois de consultant il se sent valorisé par son salaire , sa réussite familiale et sportive.
 
Les parents sont démunis...
 
Ce fut beaucoup plus simple pour son frère et sa soeur..
 
 
 
 
 


---------------
Moi, j'ai un jardin rempli de fleurs
n°97561
mac11
Posté le 21-09-2007 à 15:33:53  profilanswer
 

A almaden
 
Le sujet de la surexploitation des tests est interressant (l'évolution des tests Wisk (4 ou 5 à ce jour) qui se vendent chers comme les logiciels et leur mise à jour). Le sujet aurait dû être concentré sur le contenu,la valeur du test, la valeur de la "note" de QI, la valuer des psy. Parler d'enfants surdoués est un autre sujet.
Le test de QI n'est pas un remède, c'est un élément qui permet au psy d'aider enfants, enseignants et parents.  
Sachez que l'on fait aussi passez ce test aux enfants qui présentent une déficience mentale. Ce test aide les enseignants pour l'apprentissage des enfants au sein d'une "Clisse".
 
A anna  rchiste
Il est très fréquent que l'ensemble d'une fratrie soit "précoce". mais chacun ne réagit pas de la même façon.
 
 
 

n°97562
allotoi
Posté le 21-09-2007 à 15:43:23  profilanswer
 

Le 21-09-2007 à 14:33:29, Profil supprimé a écrit :

Je remarque simplement que de plus en plus d'enfants sont amenés, par leurs parents, à passer des tests de QI et ce dès qu'une difficulté se fait jour soit sur le plan scolaire, soit sur le plan comportemental. Comme si les résultats de ces tests allaient apporter à eux seuls une solution aux problèmes rencontrés, ou, à défaut, une bonne excuse derrière laquelle se retrancher... pour ne pas affronter les vrais problèmes.


Je suis d'accord avec vos propos mais ce reportage n'est pas objectif car il ne montre que des parents avides que leurs enfants aient un haut QI dans le sens haut QI = saut de classe = réussite professionnelle...  
Combien de personnes sont déçus, non pas parce que le gamin a 148 et que l'école lui refuse un saut de classe (ce n'est pas un chiffre qui fait qu'une classe "doit" être sautée), mais parce que le chiffre est dans la moyenne voir inférieure ? Ceux-là, on n'en parle pas...  
Du coup, cette mode rend les gens méfiants, colle une étiquette négative aux enfants réellement précoces car ils sont confondus avec les enfants sur-stimulés, hyperactifs ou autres... et, comme l'école ne gère que les enfants "dans la norme", ils ne sont pas écoutés.
Un sujet interessant pour Envoyé spécial serait : être précoce, est ce réellement une chance ?
 

n°97565
alibi73
Posté le 21-09-2007 à 16:29:48  profilanswer
 

Bonjour, je ne suis pas vraiment d'accord avec votre constat:
 
"en France, il est très très dur d'être hors normes."
 
Ce n'est vrai que si vous depassez les autres. Si vous etes hors norme par votre nullite, tout est fait pour vous aider, quite a laisser de cote ceux qui ne sont pas comme vous.
 
Ca s'appelle le nivellement par le bas... Certains appellent ca l'egalite des chances. Il est vrai que c'est difficile de remonter le QI de quelqu'un, alors que le baisser, c'est plus pratique.
 
Ne comptez que sur vous pour assurer le bonheur de vos enfants, et apprenez-leur bien a rester indifferent aux attaques des gens mediocres (qui sont majoritaires). C'est difficile, mais il faut assumer cette difference.
 

Le 20-09-2007 à 22:41:41, Parents-surdoue a écrit :

Nous sommes des parents d'un enfant qui a juste 14 ans et vient d'entrer en Terminale S. Il a plus de 3 ans d'avance.
 
Nous avons été très choqués des obstacles farouches qui se sont dressés devant nous de la part d'enseignants ou de directeurs d'école, farouchement oposés à tout saut de classe malgré les résultats scolaires et l'avis favorable des psychologues.
 
Bilan : en France, il est très très dur d'être hors normes. Pour "sauver" notre enfant, il a fallu beaucoup d'efforts, d'argent, d'appuis et de diplomes des parents, ce qui rend pratiquement impossible une telle démarche pour des parents qui ne disposent pas de ces possibilités.


 

n°97567
alibi73
Posté le 21-09-2007 à 16:36:06  profilanswer
 

Le 21-09-2007 à 00:01:03, cyberpiplette a écrit :


Quand comprendrez vous que la base du problème de la précocité est là : ces enfants ont des capacités intellectuelles en total décalage avec leur maturité émotionnelle !!!!!  


 
votre remarque est tout a fait juste. Nous avons consulte une psychologue qui nous a explique que pour notre enfant precoce, rester dans sa classe d'age etait comme si nous, les parents, normaux, etions dans une classe avec des enfants mentalement attardes.
 
Il n'y a pas de miracle. Les enfants precoces ont une sorte de "handicap". Ils ne seront jamais a leur place. Il faut faire avec et faire en sorte que l'enfant se sente le mieux possible.  
 
Sauter une classe n'est pas la panacee, mais c'est la moins pire solution tant qu'il n'y aura pas de structure adapatee pour les accueillir. Et meme dans ce cas, ils seront toujours differents des autres dans leur vie professionnelle et sociale, sauf a se creer un reseau qui leur permette de continuer a s'epanouir a l'abris des obstacles.

n°97569
anna rchis​te
Posté le 21-09-2007 à 16:44:15  profilanswer
 

Citation :

Il est très fréquent que l'ensemble d'une fratrie soit "précoce". mais chacun ne réagit pas de la même façon.  
 

 
C'est exactement ce que je veux dire mais il n'empêche que ce fils-là a eu une enfance pourrie par les normes.
 
 


---------------
Moi, j'ai un jardin rempli de fleurs
n°97580
alibi73
Posté le 21-09-2007 à 17:14:22  profilanswer
 

Remettons au point les choses:
5% des enfants sont precoces (a partir de 120 de QI). Dans une classe de 20 il y en a presque toujours 1. Or combien l'ignorent?
Le test de QI est le seul moyen objectif et statistique de reveler cette precocite. Il a une valeur internationale car tous les tests de tous les pays sont cales afin qu'un score soit comparable d'un pays a l'autre. Par ailleurs les scores sont determines sur des bases statistiques.  
Bien sur, le chiffre en soit n'apporte pas de solution. Mais je ne vois pas d'autres moyens de detecter la precocite avec precision. Bien sur on voit qu'un enfant a des facilites, mais on ne sait pas s'il est bon eleve, doue, surdoue ou un genie. Le test permet de repondre a cette question.
Tant mieux si les parents s'y interessent et veulent savoir. Mais tous les enfants qui passent le test ne sont pas precoces, et les psychologues en informent les parents, meme s'ils ont paye pour le test.
C'est ensuite que tout le travail commence. Avec la certitude que l'enfant est precoce, il est plus facile d'agir.
Il n'y a qu'en France qu'il y a un debat sur le QI. Les autres l'ont integre depuis longtemps et en ont profite pour mettre en place des structures adaptees, pendant que nous, on philosophe sur le bien fonde de dire qu'un enfant est au-dessus des autres ou pas.
L'education Nationale a de l'ideologie dans les yeux pour ne pas dire un autre mot grossier commencant par M.
 

n°97586
Bout-rage ​de crnes
Posté le 21-09-2007 à 17:28:27  profilanswer
 

Quand je lis le degré de haine de certains commentaires, plus haut, je me demande, finalement si ce reportage n'a pas raison : égocentrisme, nombrilisme, suffisance....

n°97591
Profil sup​primé
Posté le 21-09-2007 à 17:46:53  answer
 

[

Citation :

Bien sur, le chiffre en soit n'apporte pas de solution. Mais je ne vois pas d'autres moyens de detecter la precocite avec precision. Bien sur on voit qu'un enfant a des facilites, mais on ne sait pas s'il est bon eleve, doue, surdoue ou un genie. Le test permet de repondre a cette question.


 
Que le test de QI soit un outil pour comprendre le malaise d'un enfant, je suis tout à fait d'accord, mais à quoi bon faire passé ce test à un enfant qui est bon élève et qui va bien ?

n°97596
Profil sup​primé
Posté le 21-09-2007 à 18:04:17  answer
 

Le 21-09-2007 à 17:46:53, Profil supprimé a écrit :

[

Citation :

Bien sur, le chiffre en soit n'apporte pas de solution. Mais je ne vois pas d'autres moyens de detecter la precocite avec precision. Bien sur on voit qu'un enfant a des facilites, mais on ne sait pas s'il est bon eleve, doue, surdoue ou un genie. Le test permet de repondre a cette question.


 
Que le test de QI soit un outil pour comprendre le malaise d'un enfant, je suis tout à fait d'accord, mais à quoi bon faire passé ce test à un enfant qui est bon élève et qui va bien ?


 
A quoi ça sert? A enrichir des psychologues peu scrupuleux!
 
Bon élève qui va bien c est rarement un enfant précoce !
 
 

n°97600
alibi73
Posté le 21-09-2007 à 18:13:53  profilanswer
 

Je pars du principe que chacun est libre de faire passer un test a son enfant. Je n'ai pas de jugement a porter la-dessus.
Si on veut avoir le coeur net, c'est peut-etre la solution. C'est pas pris en charge par mes impots, donc je n'y vois pas d'inconvenient.
N'oubliez pas qu'un tiers des enfants precoces sera en echec scolaire, car sa precocite n'aura pas ete detectee, ou aucune solution ne lui aura ete offerte.
Faire passer un test a un enfant qui va bien ne le rendra pas plus maheureux a mon sens mais peut servir de depistage preventif.
Et quand bien meme: qu'un enfant non-precoce soit surstimule par ses parents n'est pas un crime (sauf si on depasse les bornes et qu'on rend l'enfant malheureux). Nous savons tous que les programmes scolaires ne sont pas particulierement ambitieux, et qu'un enfant normal peut tres bien approfondir les sujets a la maison, et apprendre plus de choses, sans pour autant etre sous pression.  
Bien sur il y a des parents qui exagerent... mais que voulez-vous? il y a aussi des parents qui ne savent pas où sont leurs enfants de 8 ans a 23 heures.
Est-on laxiste? trop exigeants? Nous sommes tous differents...

n°97601
mac11
Posté le 21-09-2007 à 18:18:27  profilanswer
 

Il n'y a aucune raison de faire un test de QI à un enfant tant qu'un réel professionnel (médecin, psychatre) n'en trouve l'utilité.

n°97603
alibi73
Posté le 21-09-2007 à 18:34:00  profilanswer
 

Le 21-09-2007 à 18:04:17, Profil supprimé a écrit :

A quoi ça sert? A enrichir des psychologues peu scrupuleux!
 
Bon élève qui va bien c est rarement un enfant précoce !


 
Ca montre au moins que les parents s'interessent a leur enfant. Et c'est deja pas si mal en ces temps qui courent.
 
Ca coute pas plus cher que quelques DVD ou quelques paquets de cigarettes.

n°97605
alibi73
Posté le 21-09-2007 à 18:39:30  profilanswer
 

Le 21-09-2007 à 18:18:27, mac11 a écrit :

Il n'y a aucune raison de faire un test de QI à un enfant tant qu'un réel professionnel (médecin, psychatre) n'en trouve l'utilité.


 
"aucune raison"... je dirais qu'il n'y a pas vraiment de raison.  
Mais laissez les gens decider pour eux-memes.
On ne peut pas vouloir combattre l'avis tranche de la societe sur les enfants precoces en portant des jugements aussi tranches sur les autres.
Et si on detectait un enfant precoce parce que seul ses parents ont demande un test. C'est insoutenable comme idee?

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