(DEJA POSTE CETTE REACTION PAR AILLEURS)
Bonjour,
Comme la majeure partie des personnes ayant posté ici, je suis ahuri par le niveau de ce reportage.
En instrumentalisant les différents intervenants (psychologue privé présentés comme des charlatans, à la limite incompétents, l'autre psychologue (scolaire ?) présenté comme "Mr Je sais tout et fais tout mieux que les autres", parents prétentieux mis en boîte, parents d'un surdoué, présentés comme forcément dépassés…), vous nous servez un copieux amalgame entre les enfants qui seraient stimulés par des parents odieusement prétentieux et les enfants à haut QI.
Avoir de l'ambition de "performance" pour ses enfants deviendrait finalement suspect, rétrograde et dangereux…
Cette confusion des genres et le moralisme égalitariste qui transpirent hypocritement (sans s'assumer ouvertement, ce qui est pire) de ce reportage écartent bien toute réflexion de fond sur le vécu de l'enfant précoce lui-même : aucun n'y est interrogé ; il se trouve bien des ados au bord du suicide en raison de leur différence si mal vécue dans une école devenue une vraie jungle, où leur sensibilité, leur vivacité d'esprit, sont carrément censurées !
La question de la précocité n'est abordée qu'à travers ses extrémités: une école niçoise à la limite de la caricature (là je souscris à l'orientation funeste de votre caméra, le bac à 13 ans mais au rattrapage… Ce n'est même plus un exploit, figurez-vous !), ensuite, un "conseil de classe" où les enseignants se gaussent de la prétention des parents; pensez bien, à Courbevoie, repaire d'une bonne tranche des élites professionnelles et sociales du 92… Proche de ce milieu social d'enseignants, j'imagine bien la frustration des instits (qui au passage, sachez-le, je l'ai vu de près, apprennent à lire en cachette à leurs rejetons, dont le QI de 120 sera à leur grand dépit, insuffisant pour ne pas se faire dominer scolairement pas des fils de cadres sups et médecins au QI de 130 ou 140; pas de déterminisme génétique dans la transmission des points de QI (ADN ?) mais une simple constatation d'un caractère relativement héréditaire du niveau d'intelligence scolaire; si vous en faisiez en un sujet, vous risqueriez de passer pour des sales fachos ?)
Voila, c'est un triste reportage, qui ne fait que confirmer l'impression de TFUNisation qui émane de votre chaîne de service public; heureusement qu'il reste F3 F4 F5.
PS : le sujet m'intéressait car mes trois enfants sont précoces (si leurs QI sont entre 129, 138 et 146, ils sont tous très trois différents, aussi bien quant à leurs capacités intellectuelles qu'au niveau de leur maturité : par exemple le petit dernier a su lire cet été à 4 ans, après qu'on lui a fait passer en revue 25 pages du Boscher en un mois, soit environ 8H de "travail".
Est-ce que nous avons "surstimulé" nos enfants ? Ils regardent la TV, jouent à console, à la poupée, ne font qu'une heure de sport à l'extérieur de l'école. Ils ont passé une classe chacun, car l'école était devenue une plaie, tant ils s'y ennuyaient (agressivité, répétition stérile d'exercices pour les neuneus; et oui, le niveau du bac est à environ 80 de QI… Mais il ne faudrait surtout pas accuser les enseignants encore sous perfusion idéologique des IUFM de faire de l'égalitarisme aveugle, surtout depuis la période Jospin… D'ailleurs, avant les années 90, on ne parlait pas de ce problème, car l'école n'était pas là pour "égaliser les élèves" (sic une enseignante de mon fils aîné qui refusait l'évidence selon laquelle quand on arrive en CP avec un gros Harry Potter planqué dans son cartable, on a pas grand-chose à y faire, à part souffrir la culpabilité de sa différence !)