Juste à titre d'information, je transmet un mail envoyé hier au journaliste qui a produit le reportage.
En espérant que cela fasse un peu bouger les choses et les mentalités.
"Monsieur Lagnier
Je me présente : Leborgne Baptiste responsable en gestion durable et traçabilité, et consultant dans un bureau d'étude.
Je tenais à vous faire part de mon indignation suite à votre reportage diffusé hier soir sur france 2 intitulé "vacances chez les pygmées".
Vous vous permettez de porter des accusations sur des personnes qui font tout en leur pouvoir pour péréniser l’écosystème forestier; et sous couvert de quoi ?
D'un reportage sensé alerter les téléspectateurs sur les conditions de vie de plus en plus précaires des pygmées.
Vos conclusions sur la société présentée dans le reportage et ses actions sur la forêt, sont grotesques et totalement erronées à penser que vous n'avez fait aucune recherche sur le milieu que vous avez essayé de décrire, ce qui serai un comble pour un journaliste.
Sachez pour votre information que les concessions forestières de république centrafricaine sont toutes sous conventions d'aménagements et que leur exploitation est soumise à des règles très stricte. Tout ceci dans le but de pérenniser la ressource afin que tous les peuples présent (notamment les pygmées) puissent bénéficier des bienfaits de la forêt et ce sur plusieurs générations.
De plus des zones de protection sont définies afin, entre autre, de permettre au pygmées de vivre au coeur de la forêt.
Les forestiers sont les garants de ces bonnes pratiques, car en les respectant c'est aussi en quelques sortes leur capital qu'ils pérennisent.
Vous sous-entendez que se sont de simple coupeur de bois saccageant tout sur leur passage.
Mais si vous aviez pris un minimum d'informations vous sauriez que ceux qui abîment le plus la forêt sont les villageois avec leurs système de culture sur brûlis, ainsi que ceux qui pratiquent l'abattage illégal dont l'origine remonte souvent aux hautes sphères politiques du pays.
Et dans ce contexte c'est une fois de plus les forestiers accompagnées de quelques partenaires, qui limitent autant que possible ces actions néfastes."