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Auteur Sujet :

Loi anti-piratage

n°811363
ecvl^zkevo​p"ejvb"r
Posté le 30-10-2008 à 14:28:19  profil
 

Reprise du message précédent :

dominique632 a écrit :




La CNIL est contre cette loi, trop d'informations personnelles doivent être sauvegarder, je dirais même que c'est débile car on est dans le pays des droits de l'Homme et en gros on veut mettre en place une loi qui permettra l'espionnage de tout les individus français (sauf bien sur, les grands patrons et nos hommes politiques), y'aurait pas un truc bizarre là ??!!




Comme d'habitude les politiques des chambres sont encore en retard d'un métro. Ceci était valable disons il y a 5 ans.

1°/ Il existe d'excellents logiciels de cryptage décryptage des adresses.
2°/ On peut télécharger aux US ou en Russie pratiquement n'importe quoi issu de la France...
3°/ On peut créer des miroirs ou des fantômes pour abuser les logiciels de recherche de pirate.
4°/ On peut télécharger un bout par ci un bout par là dans des adresses multiples et complémentaires à l'aveugle, un logiciel raboute ensuite tout. C'est pas forcément de la superqualité mais on peut penser que cela va s'améliorer.

Personnellement pour ce qui me concerne je milite pour le copyleft. Je suis donc tranquille sur les droits. Je n'en ai pas. Si j'écris des livres ou autre chose je les publie sur internet. Je n'en vit pas. Je suis donc un écrivain amateur. Mais cela n'intéresse pas les éditeurs qui publient n'importe quoi pourvu que ça rapporte. A terme Internet tuera l'édition classique. Alors quoique fassent les députés et autres sénateurs.... pt1cable:{}

On peut faire confiance aux internautes de tout poils pour contourner avant même qu'elle existe la réglementation avant tout faite pour quelques uns, les sociétés de productions et autres éditeurs qui s'en mettaient il n'y a pas longtemps plein les poches.... CD à 25€!!!
Les temps changent. La culture appartient à tout le monde, la culture comme business devrait se tarir. Arrêtons les droits sur Mozart mort il y a plus de 200 ans.
A+

n°811379
yugoul0
Posté le 30-10-2008 à 15:17:29  profil
 

ecvl^zkevop"ejvb"r a écrit :




Comme d'habitude les politiques des chambres sont encore en retard d'un métro. Ceci était valable disons il y a 5 ans.

1°/ Il existe d'excellents logiciels de cryptage décryptage des adresses.
2°/ On peut télécharger aux US ou en Russie pratiquement n'importe quoi issu de la France...
3°/ On peut créer des miroirs ou des fantômes pour abuser les logiciels de recherche de pirate.
4°/ On peut télécharger un bout par ci un bout par là dans des adresses multiples et complémentaires à l'aveugle, un logiciel raboute ensuite tout. C'est pas forcément de la superqualité mais on peut penser que cela va s'améliorer.

Personnellement pour ce qui me concerne je milite pour le copyleft. Je suis donc tranquille sur les droits. Je n'en ai pas. Si j'écris des livres ou autre chose je les publie sur internet. Je n'en vit pas. Je suis donc un écrivain amateur. Mais cela n'intéresse pas les éditeurs qui publient n'importe quoi pourvu que ça rapporte. A terme Internet tuera l'édition classique. Alors quoique fassent les députés et autres sénateurs.... pt1cable:{}

On peut faire confiance aux internautes de tout poils pour contourner avant même qu'elle existe la réglementation avant tout faite pour quelques uns, les sociétés de productions et autres éditeurs qui s'en mettaient il n'y a pas longtemps plein les poches.... CD à 25€!!!
Les temps changent. La culture appartient à tout le monde, la culture comme business devrait se tarir. Arrêtons les droits sur Mozart mort il y a plus de 200 ans.
A+



personnellement je n'aime que la bonne musique et belles chansons ainsi que de bon films, ce qui helas n'existe plus en France, alors je n'ai aucun soucis pour ce qui est du téléchargement lol:{}  :D  pt1cable:{}

n°811432
mouillet1
Posté le 30-10-2008 à 16:26:24  profil
 

yugoul0 a écrit :



personnellement je n'aime que la bonne musique et belles chansons ainsi que de bon films, ce qui helas n'existe plus en France, alors je n'ai aucun soucis pour ce qui est du téléchargement lol:{}  :D  pt1cable:{}



la musique vaut trop cher pour ce que ça coute !
surtout quand on entend chritophe Mae se battre avec sa voie rouillee

n°811433
jacaset0
Posté le 30-10-2008 à 16:45:59  profil
 

Et moi j'achette tout ce que je peus en contrefaçon

Je m'en fout que les ouvriers Français se retrouvent au chomage..........

n°811496
kelly_21an​s
Posté le 30-10-2008 à 18:24:49  profil
 

Loi antipiratage - Le Sénat tranche net : il vote pour la coupure

Les sénateurs ont rejeté jeudi l'idée de remplacer, par une simple amende, la menace d'une suspension de l'abonnement internet en cas de téléchargement illégal répété.
David STRAUS - le 30/10/2008 - 17h58
Entre amende et coupure de l'internet, son coeur n'a pas balancé longtemps. Le Sénat a rejeté jeudi l'idée de remplacer, par une simple amende, la coupure internet en cas de téléchargement illégal répété. Le mécanisme de riposte graduée reste donc tel que l'avait souhaité la ministre de la Culture, Christine Albanel, et avec elle une large majorité de l'industrie culturelle.
L'amendement défavorable à la coupure de l'abonnement était défendu par Bruno Retailleau (Vendée, non inscrit) et avait été  voté par la commission des Affaires économiques à majorité UMP. Mais il n'aura pas résisté en séance puisqu'il a été repoussé à une large majorité de 297 voix contre 15, bien au-delà des sénateurs de l'UMP. Outre le parti présidentiel, les centristes, les radicaux et le PS ont voté contre. Le PCF s'est abstenu.
Mais avant de sortir le bâton, la ministre veut jouer à fond la carte de la pédagogie. Son ministère a lancé jeudi une campagne de sensibilisation des jeunes sur les conséquences du téléchargement illégal pour les artistes et les métiers de la culture via un  site internet, www.jaimelesartistes.fr. Qui a dit que les pirates n'aimaient pas les artistes ? Mais à trop étreindre...


bon ben voila, j'espere que ça sera bien encadré quand meme !!! j'ai un peu peur !! reste a voir si c réalisable quan don sait le nombre de pirate en france !

n°811605
HEBUSdeMET​Z
Posté le 30-10-2008 à 23:38:28  profil
 

Citation:

Jean ai mare a écrit :

Bonjour à tous !   pt1cable:{}  
 
 
 
Il y a les taxes sur les cd vierges qui rapportent mais pas seulement !  sweat:{}  
 
  Moi mon graveur est un SONY. Il contourne électroniquement la plupart des protections actuelles. Je suis dégouter de voir sony-music se plaindre d'un coté de voir du piratage et de l'autre de fabriquer des appareils capable de tout copier !  ange:{}  
  Idem pour les graveurs de DVD supers perfectionnés - d'abord simple face, ensuite double face et bientôt ils contourneront les nouvelles protections.
  ET je ne vous parle pas des lecteurs DivX de salon, surement pas fait pour regarder les films de vacances ?  :)  
Toshiba vient de sortir un nouveau standard de DVD haute performance (HD-DVD), et sortiront dans la foulée un ordi portable qui aura le graveur dans ce format...  lol:{}


Le piratage est une manne pour toute l'industrie en générale. Les maisons de disques, comme les autres, veulent le beurre et l'argent du beurre. Mais il faut surtout que ce soit nous qui portions le chapeau.
 
Je me souviens du collège, il y a 20 ans déjà, je copiais mes cassettes avec mon postes double cassette, je dois dire que c'était le bon temps.   love:{}  Tout le monde a déjà fait ça, copier ou se faire copier un album... Ben pourtant depuis l'industrie du disque n'a pas fait faillite depuis, au contraire.  
Alors faudrait arrêter de pleurer misère et surtout, surtout, se foutre de notre gueule !  kaola:{}  


Moi ce qui me chagrine, c'est que quand j'achète des CD vierges pour y sauvegarder des fichiers professionnels ou des photos de vacances, je paye une taxe pour les droits d'auteurs... Je paye une taxe alors que je ne télécharge rien et ne copie rien qui ne m'appartienne ! Vu le nombre de CD achetés en France pour un but autre que la copie d'oeuvres d'artistes, je pense que ça doit représenter une jolie somme. Le problème, c'est que nos chers artistes veulent bien être regardés, écoutés, admirés et j'en passe, mais qu'ils veulent surtout qu'à chaque fois cela leur rapporte... C'est un métier. Quand ils débutent, ils profitent d'internet pour se faire connaître à tout prix. Une fois qu'ils sont un peu connus, ils traîtent ceux qui par leurs téléchargements ont aidé à la propagation de leurs oeuvres comme des voleurs ! Pitoyable mentalité d' "artistes" vaniteux et sans memoire... Je paye pour vous, une taxe alors que j'achète légalement vos oeuvres... A quand le jour où vous me réclamerez de l'argent  parcequ'il peut m'arriver d'écouter une de vos chansons à la radio?... Enfin, c'est bien connu, les artistes n'ont jamais de problème avec le fisc... ou avec leur conscience, je ne sais plus...

n°811627
vico71
Posté le 31-10-2008 à 00:24:21  profil
 

C'est tout le gouvernement actuel que l'on retrouve dans cette loi :

- méconnaissance des dossiers (wifi, disques durs...)

- mise à disposition de l'appareil d'Etat pour quelques privilégiés qui en plus ne paient pas toujours leurs impôts chez nous.

- incohérence idéologique (on parle de travailler plus pour gagner plus mais on défend les privilèges des gens qui vivent en faisant un album tous les 5 ans ou, pire, ceux vivant toute leur vie des royalties dus à une seule chanson de leur grand-père.

- incapacité à regarder la réalité en face et dogmatisme : "le gratuit est une vue de l'esprit" nous a pondu Sarkozy pendant que la presse elle se meurt bel et bien de la concurrence des gratuits et d'Internet. On demande aux Français de bouger, de s'adapter mais on dépense des millions pour que les majors n'aient pas à modifier leur business model et pour adapter le monde à eux (ce qui est perdu d'avance, évidemment).

- déni de démocratie : volonté de piétiner un amendement européen voté par environ 90% des députés protégeant l'accès des citoyens aux télécommunications.

- multiplication des impôts et des taxes : Hadopi ressemble plus à un nouvel impôt en perspective qu'à autre chose. Impôt qui s'ajoute aux taxes versées pour utiliser des supports vierges. Sachez quand même que l'UMP a refusé de voter un amendement exonérant les hôpitaux de taxes sur les supports d'enregistrement numériques (CD, DVD, disques durs...) Pour enrichir M. Nègre nous appauvrissons nos hôpitaux et notre système de santé. Belle mentalité!

n°812291
PtiRik06
Posté le 01-11-2008 à 12:34:11  profil
 

Citation:

quan don sait le nombre de pirate en france !


SVP, ne pas confondre, pirate et les copieurs du dimanche qui utilisent des logiciels simplets "tout prêts" gratuit ou payant pour copier des CD ou DVD.

Citation:

On se demande bien de quoi ils ont peur les chanteurs français, y'a que des barjos qui peuvent avoir envie de télécharger leurs conn eries.


Entièrement d'accord. Ce qui me fait rire c'est qu'ils se prennent pour des intellectuels et soit disant connaissent tout sur les gouts des français en matière de musique. Cela fait longtemps, et même bien longtemps que je n'achète plus de CD ou DVD français (je ne télécharge pas non plus, pas ma politique) mais j'achète sur les sites de mes chanteurs préférés (USA, Angleterre, Canada).

J'avais mis sur un autre file de discussion un fait et je me permets de le rappeler ici aussi. Un groupe Anglais avait mis en ligne leur nouvel album et proposait sur leur site sa vente aux internautes entre 0 et 30€, finalement ils se sont retrouvés avec un excèdent de plusieurs centaines de milliers d'euros.

De plus, l'autorité Canadienne des droits et œuvres a déclaré récemment que le P2P n'a aucune incidence sur la vente de CD ou DVD car ceux qui sont fans préfèrent acheter le CD ou le DVD que de télécharger !

Citation:

Moi ce qui me chagrine, c'est que quand j'achète des CD vierges pour y sauvegarder des fichiers professionnels ou des photos de vacances, je paye une taxe pour les droits d'auteurs... Je paye une taxe alors que je ne télécharge rien et ne copie rien qui ne m'appartienne


Exact. Par contre, aucun mot dans les médias à ce propos et combien va nous coûter la commission hadopi ?

Ceci dit, nos sénateurs et nos députés, ont 10 ans au moins de retard face aux nouvelles techniques de téléchargement. Et comme je le disais déjà, ce seront toujours les mêmes qui trinqueront.
Je rappel aussi que cette loi a été refusée en bloque par les députés européens (même par ceux qui pourtant au départ étaient pour !).

Situation cocasse lorsque vous échangerez vos propres fichiers avec vos amis ou d'autres internautes ! comment vont-il faire la différence ?

cordialement,

n°812601
0rmuz
Posté le 02-11-2008 à 10:32:02  profil
 

vico71 a écrit :

C'est tout le gouvernement actuel que l'on retrouve dans cette loi :

- méconnaissance des dossiers (wifi, disques durs...)

- mise à disposition de l'appareil d'Etat pour quelques privilégiés qui en plus ne paient pas toujours leurs impôts chez nous.

- incohérence idéologique (on parle de travailler plus pour gagner plus mais on défend les privilèges des gens qui vivent en faisant un album tous les 5 ans ou, pire, ceux vivant toute leur vie des royalties dus à une seule chanson de leur grand-père.

- incapacité à regarder la réalité en face et dogmatisme : "le gratuit est une vue de l'esprit" nous a pondu Sarkozy pendant que la presse elle se meurt bel et bien de la concurrence des gratuits et d'Internet. On demande aux Français de bouger, de s'adapter mais on dépense des millions pour que les majors n'aient pas à modifier leur business model et pour adapter le monde à eux (ce qui est perdu d'avance, évidemment).

- déni de démocratie : volonté de piétiner un amendement européen voté par environ 90% des députés protégeant l'accès des citoyens aux télécommunications.

- multiplication des impôts et des taxes : Hadopi ressemble plus à un nouvel impôt en perspective qu'à autre chose. Impôt qui s'ajoute aux taxes versées pour utiliser des supports vierges. Sachez quand même que l'UMP a refusé de voter un amendement exonérant les hôpitaux de taxes sur les supports d'enregistrement numériques (CD, DVD, disques durs...) Pour enrichir M. Nègre nous appauvrissons nos hôpitaux et notre système de santé. Belle mentalité!




Tout le monde n'a pas vu passer le rapprochement entre SFR et Neuf
filliale d'Universal

discretement ils ont mis la main sur les canaux pour diffuser leur musique !

n°813941
roxanne83
Posté le 04-11-2008 à 12:20:49  profil
 

Le lien vient d'être supprimé  fou:{}


Citation:

Dans un avis confidentiel, le gendarme des libertés informatiques a jugé dangereuse la Loi Internet actuellement soumise au Parlement. Retrouvez toute l'analyse sur ce dossier dans votre quotidien et l'avis du CNIL sur votre site.
Voici l'avis confidentiel rendu par la Commission nationale informatique et libertés sur le projet de loi de lutte contre le piratage sur Internet:

 
Délibération n°2008-101 du 29 avril 2008 portant avis sur le projet de loi relatif à la Haute Autorité pour la diffusion des œuvres et la protection des droits sur internet

(avis n°08008030)

 

La Commission nationale de l'informatique et des libertés,

 

Vu la Convention européenne de sauvegarde des Droits de l'homme et des libertés fondamentales, notamment son article 10 ;

 

Vu la Convention n° 108 du Conseil de l'Europe pour la protection des personnes à l'égard du traitement automatisé des données à caractère personnel ;

 

Vu la directive 95/46/CE du Parlement européen et du Conseil du 24 octobre 1995 relative à la protection des personnes physiques à l'égard du traitement de données à caractère personnel et à la libre circulation de ces données ;

 

Vu la loi n° 78-17 du 6 janvier 1978 relative à l'informatique, aux fichiers et aux libertés, modifiée en 2004, notamment son article 1 1 4° a) ;

 

Vu la loi n° 2004-575 du 21 juin 2004 pour la confiance dans l'économie numérique, notamment son article 6 ;

 

Vu le Code de la propriété intellectuelle, notamment ses articles L. 331-5 et suivants ;

 

Vu le Code des postes et des communications électroniques, notamment son article L. 34-1 ;

 

Vu le décret n° 2005-1309 du 20 octobre 2005 pris pour l'application de la loi n° 78-17 du 6 janvier 1978 relative à l'informatique, aux fichiers et aux libertés, modifié en 2007 et notamment son article 6 ;

 

Vu les décisions du Conseil constitutionnel n° 2004-499 DC du 29 juillet 2004 concernant la loi relative à la protection des personnes physiques à l'égard des traitements de données à caractère personnel et n° 96-378 DC du 23 juillet 1996 relative à la loi de réglementation de télécommunications ;

 

Sur le rapport de M. Emmanuel de GIVRY, commissaire et les observations de Mme Catherine POZZO DI BORGO, Commissaire du gouvernement adjoint ;

 

En application du 4° de l'article 11 de la loi du 6 janvier 1978 modifiée en août 2004, la Commission est saisie par le ministère de la culture et de la communication d'un projet de loi relatif à la Haute Autorité pour la diffusion des œuvres et la protection des droits sur internet.

 

Emet l'avis suivant :

 

Le ministère de la culture et de la communication a saisi la Commission nationale de l'informatique et des libertés le 27 mars 2008 d'un projet de loi relatif à la Haute Autorité pour la diffusion des œuvres et la protection des droits sur l'internet. Cette saisine s'inscrit dans le cadre de la procédure d'urgence mentionnée à l'article 6-1 du décret n°2005-1309 du 20 octobre 2005 pris pour l'application de la loi du 6 janvier 1978 précitée et ramène à un mois le délai imparti à la Commission pour se prononcer.

 

Afin de mieux lutter contre le téléchargement illicite sur internet des œuvres musicales, audiovisuelles et cinématographiques, ce projet de loi vise à mettre en place un mécanisme d'avertissement et de sanction piloté par une autorité administrative indépendante : la Haute Autorité pour la diffusion des œuvres et la protection des droits sur internet (HADOPI). Il est prévu que cette Haute Autorité soit saisie par les Sociétés de perception et de répartition des droits d'auteur (SPRD) et les organismes de défense professionnelle. Ces organismes procéderont eux-mêmes à la surveillance des réseaux et transmettront leurs constations à la Haute Autorité qui les utilisera pour prendre des sanctions administratives à l'encontre des internautes dont le poste informatique aura servi à diffuser sur internet des œuvres protégées par les droits d'auteur.

 

Le projet de loi prévoit de sanctionner les internautes concernés sur le fondement d'un « manquement à l'obligation de veiller à ce que leur connexion internet ne soit pas utilisée à des fins contraires au droit de la propriété intellectuelle ». Cette sanction devrait cependant intervenir après une phase d'avertissement : la première fois qu'il sera constaté que leur poste a servi à diffuser des œuvres sur internet, l'HADOPI pourra envoyer un message au titulaire de l'abonnement. En cas de récidive dans un délai de six mois, une seconde « recommandation » pourra leur être adressée, éventuellement sous la forme d'une lettre remise contre signature. La troisième fois, leur abonnement internet pourra être suspendu entre un mois et un an. Il est prévu la création d'un fichier national des personnes responsables « d'un manquement à l'obligation de surveillance de leur connexion internet », dont la gestion sera confiée à l'HADOPI.

 

Le projet de loi prévoit également que l'article L.34-1 du Code des postes et des communications électroniques (CPCE) soit modifié afin que les agents de l'HADOPI puissent demander aux opérateurs de communications électroniques de procéder à l'identification des abonnés à internet sur la base des informations communiquées par les SPRD et les organismes de défense professionnelle. De même, ils pourront accéder aux données de trafic détenues par les opérateurs précités et les conserver pour l'exercice de leurs missions. De même, la Haute Autorité devrait avoir accès aux données permettant d'identifier les personnes responsables de la mise en ligne d'un contenu, données que les fournisseurs d'accès à internet et d'hébergement ont obligation de conserver en application de l'article 6 de la loi pour la confiance dans l'économie numérique (LCEN).

 

Observations Liminaires

 

A titre liminaire, la Commission tient à rappeler que s'il n'entre pas dans ses missions d'apprécier la légitimité du dispositif proposé, il lui appartient en revanche d'examiner si, au regard des finalités poursuivies, les traitements de données personnelles envisagés sont proportionnés et si les garanties prévues pour assurer la protection des données personnelles recueillies et traitées sont de nature à préserver l'exercice des libertés constitutionnellement protégées au nombre desquelles figure la liberté individuelle dont le droit au respect de la vie privée constitue une des composantes.

 

La Commission observe également que les seuls motifs invoqués par le gouvernement afin de justifier la création du mécanisme confié à l'HADOPI résultent de la constatation d'une baisse du chiffre d'affaire des industries culturelles. A cet égard, elle déplore que le projet de loi ne soit pas accompagné d'une étude qui démontre clairement que les échanges de fichiers via les réseaux « pair à pair » sont le facteur déterminant d'une baisse des ventes dans un secteur qui, par ailleurs, est en pleine mutation du fait notamment, du développement de nouveaux modes de distribution des œuvres de l'esprit au format numérique.

 

Observations relatives à la création d'une nouvelle sanction administrative

 

L'article L. 336-3 du projet de loi dispose que le titulaire d'un accès à des services de communication au public en ligne a l'obligation de veiller à ce que cet accès ne fasse pas l'objet d'une utilisation qui méconnaît les droits de propriété littéraire et artistique. Le second alinéa de cet article, assortit cette obligation d'une sanction en prévoyant que le fait, pour l'abonné, d'y manquer de manière répétée peut donner lieu à la suspension de son abonnement pour une durée d'un an assortie de l'impossibilité de souscrire un autre contrat auprès d'un autre opérateur. Enfin, le dernier alinéa prévoit trois clauses d'exonération : la mise en œuvre par l'internaute de moyens de sécurisation efficaces de son poste, le contournement par un tiers du procédé de sécurisation ou en cas de force majeure.

 

Sur l'obligation mise à la charge des abonnés et les cas d'exonération

 

La Commission relève que s'il incombe effectivement aux internautes de prendre toutes précautions utiles afin d'empêcher que des tiers aient accès à leur poste informatique, il importe également, pour ne pas rendre cette obligation disproportionnée et excessive, de mettre à leur disposition les dispositifs appropriés pour assurer, sans contrainte excessive, la sécurisation de leur poste et de mettre en œuvre les actions d'information et d'accompagnement techniques nécessaires.

 

A cet égard, la Commission relève avec intérêt que le projet de loi prévoit que l'HADOPI établira une liste de ces outils de sécurisation. Elle estime cependant que pour garantir expressément aux internautes la fiabilité de ces outils, il importe que ceux-ci fassent l'objet d'une procédure d'évaluation certifiée.

 

De même, elle prend acte d'une part, que selon les informations communiquées par le ministère de la culture, ces outils seront labellisés par l'HADOPI, d'autre part, qu'un décret en Conseil d'Etat précisera les procédures d'instruction des demandes d'exonération et de labellisation desdits outils de sécurisation.

 

La Commission relève qu'aux termes de l'article 22 du projet de loi qui modifie le I de l'article 6 de la 2004-575 du 21 juin 2004, les Fournisseurs d'Accès à Internet (FAI) auraient l'obligation d'informer leurs clients des outils de sécurisation disponibles ; elle estime qu'ils devraient fournir à leurs clients, dans les mêmes conditions que les logiciels de contrôle parental visé à l'article 6 de la loi précitée, les outils de sécurisation dont la liste sera préalablement établie par l'HADOPI.

 

Enfin, elle considère que la liste des exonérations prévues par le projet de loi est trop restrictive en ce qu'elle ne permet par d'appréhender les cas où l'internaute pourrait légitimement mettre à disposition un fichier protégé par les droits d'auteur, par exemple, parce qu'il est lui-même titulaire des droits sur l'œuvre.

 

Sur la possibilité d'accepter une transaction

 

L'article L. 336-3 doit également être examiné à la lumière de l'article L. 331-27 du projet de loi qui offre la possibilité à l'HADOPI de proposer aux internautes une transaction qui, s'ils l'acceptent, permet de réduire la durée pendant laquelle leur abonnement sera suspendu.

 

Néanmoins, aucune précision n'est apportée sur les critères et les modalités pratiques de mise en œuvre de cette procédure.

 

En conséquence, la Commission estime que les critères et les modalités selon lesquels l'HADOPI sera amenée à proposer une transaction devraient être précisés dans le décret en Conseil d'Etat pris après avis de la CNIL visé à l'article L. 331-35 portant création des traitements mis en œuvre par l'HADOPI dans le cadre de ses missions.

 

Sur le périmètre de la sanction prononcée

 

L'article L. 336-3 est aussi complété par un article L. 331-29 qui précise que la suspension de l'abonnement n'affecte pas le versement du prix de l'abonnement au FAI et qu'elle doit s'appliquer strictement et limitativement à l'accès à des services de communication au public en ligne. Ainsi, lorsque l'abonne dispose d'une offre composite (ou « triple play ») comprenant, en plus de l'accès à internet, un service de téléphonie ou de télévision, la suspension prononcée par l'HADOPI doit se limiter au seul service d'accès à internet.

 

La Commission prend acte qu'en aucun cas la sanction adoptée par l'HADOPI ne saurait aboutir à suspendre les services de téléphonie et de télévision dont l'abonné bénéficie dans le cadre du contrat qu'il a conclu avec son FAI.

 

Sur la nature des personnes concernées par l'obligation de surveillance

 

Il résulte de la rédaction actuelle de l'article L. 336-3 que l'obligation de sécurisation d'une connexion internet concerne tant les personnes physiques que les personnes morales.

 

A cet égard, la Commission estime qu'au-delà des conséquences économiques et sociales que pourrait engendrer la suspension de l'abonnement internet d'une entreprise ou d'une collectivité locale, le respect, par l'employeur, de l'obligation de sécurisation des postes informatiques des employés comporte un risque de surveillance individualisé de l'utilisation d'internet et appelle en conséquence des garanties particulières sur les conditions de mise en œuvre effective de cette obligation vis-à-vis des employés concernés.

 

Observations relatives aux compétences, à la composition et à l'organisation de l'HADOPI

 

Le projet de loi prévoit que l'HADOPI sera composée d'un collège et d'une commission de protection des droits. Cette commission sera chargée d'adresser les messages d'avertissement, de sanctionner les internautes en cas de récidive et de gérer le fichier national des personnes dont l'abonnement est suspendu. Cette commission sera composée de magistrats qui ne pourront recevoir d'instruction d'aucune autorité.

 

Sur les pouvoirs et les modalités d'habilitation des agents de l'HADOPI

 

L'article L. 331-20 du projet de loi dispose que les saisines adressées par les représentants des ayants droit seront exclusivement reçues et traitées par des agents publics, spécialement habilités à cet effet par le président de l'HADOPI dans les conditions fixées par décret. Cet article prévoit également que ces agents :

 

- procèdent à l'instruction des saisines (examen des faits) et constatent la matérialité des manquements à l'obligation de sécurisation du poste informatique ;

- peuvent accéder à tous documents y compris aux données de trafic conservées par les opérateurs de communications électroniques au titre de l'article L. 34-1 du CPCE ainsi qu'aux données permettant d'identifier les personnes responsables de la mise en ligne d'un contenu conservées en application de l'article 6 de la LCEN.

 

Sur le premier point, la Commission s'interroge sur la nature exacte des traitements de données personnelles susceptibles d'être mis en œuvre par les agents de l'HADOPI, s'agissant en particulier des recueils d'informations nécessaires pour constater la matérialité des manquements à « l'obligation de sécurisation » posée à l'article L. 336-3 précité. A cet égard, elle estime que le fait de mettre à disposition des agents précités les données de trafic ainsi que les données permettant d'identifier les personnes responsables de la mise en ligne d'un contenu, paraît porter une atteinte excessive à la protection des données à caractère personnel.

 

Sur le second point, elle considère que compte tenu des pouvoirs dévolus à l'HADOPI, le projet de loi devrait prévoir que les agents en charge de l'instruction des saisines seront habilités dans des conditions équivalentes à celles des agents de l'ARCEP telles que prévues par l'article L. 5-9 du CPCE qui dispose que les enquêtes sont menées par des agents habilités à cet effet par le ministre et assermentés dans des conditions fixées par décret en Conseil d'Etat.

 

Observations relatives à la mission de protection des œuvres et objets protégés par un droit d'auteur ou par un droit voisin

 

Sur le respect des droits de la défense et le recours au filtrage

 

L'article L. 331-22 du projet de loi attribue à l'HADOPI une compétence actuellement dévolue par l'article L. 332-1 du CPI au président du tribunal de grande instance statuant sur requête, de prendre à l'encontre des intermédiaires techniques (fournisseur d'accès à internet et d'hébergement) toute mesure propre à faire cesser ou à prévenir une atteinte aux droits d'auteur. Cette compétence s'exercera sous le contrôle de la cour d'appel de Paris devant laquelle un recours pourra être introduit. Les modalités d'application de cet article sont renvoyées à un décret en Conseil d'Etat.

 

La Commission relève qu'une telle disposition comporte un risque d'atteinte aux libertés individuelles, au rang desquelles figure la liberté d'expression, dans la mesure où elle donnerait la possibilité à l'HADOPI de demander à un intermédiaire technique de procéder au filtrage de contenus considérés comme portant atteinte aux droits d'auteur.

 

De même, la Commission observe que dans sa décision 96-378 DC du 23 juillet 1996 relative à la loi de réglementation des télécommunications, le Conseil constitutionnel indique « qu'il appartient au législateur d'assurer la sauvegarde des droits et des libertés constitutionnellement garantis ; que s'il peut déléguer la mise en œuvre de cette sauvegarde au pouvoir réglementaire, il doit toutefois déterminer lui-même la nature des garanties nécessaires ». A cet égard, elle note que l'article L. 331-22 ne fait pas état des garanties nécessaires à la protection de la liberté d'expression, telles que par exemple la possibilité pour les intermédiaires techniques, dans un délai déterminé, de demander de cantonner les effets des mesures prises ou l'assurance que lesdites mesures se limiteront aux seuls contenus portant atteinte aux droits d'auteur.

 

La Commission propose que le projet de loi prévoie que la compétence de la Haute Autorité se limite à pouvoir saisir le président du tribunal de grande instance qui serait alors amené à statuer dans les conditions actuelles définies au 4° de l'article L. 332-1 du CPI.

 

A défaut d'une telle modification, la Commission :

 

- prend acte que, selon l'exposé des motifs et les informations communiqués par le ministère de la culture, le recours effectué devant la Cour d'appel de Paris sera suspensif ;

- demande que le projet de loi précise les modalités d'application de l'article L. 332-1 du CPI sans les renvoyer à un décret en Conseil d'Etat.

 

Sur le choix de la procédure et de l'opportunité des poursuites

 

L'article L. 331-23 du projet de loi dispose que l'HADOPI agit sur saisine des SPRD et des organismes de défense professionnelle, pour des faits ne remontant pas à plus de six mois.

 

Il en résulte que sur la base de procès-verbaux constatant un même fait, la mise à disposition sur internet d'œuvres protégées par les droits d'auteur, les SPRD et les organismes de défense professionnelle pourront librement choisir de saisir :

 

- l'HADOPI pour un « manquement à l'obligation de sécurisation du poste informatique » ;

- le juge civil, pour un acte de contrefaçon en application de l'article L. 331-1 du CPI ;

- le juge pénal, pour un acte de contrefaçon en application des articles L. 335-2 et L. 335-3 du CPI.

 

La Commission observe que le projet de loi, en plus de donner le choix entre différentes procédures aux SPRD et aux organismes de défense professionnelle, leur permet également de procéder à la qualification juridique des faits constatés en fonction de critères qu'il leur appartiendra seuls de déterminer. En effet, des faits identiques - la mise à disposition d'œuvres en méconnaissance des droits d'auteur pourront passer du statut de « manquement » associé à une sanction administrative - à celui de délit de contrefaçon associé à une sanction pénale potentiellement assortie d'une peine de privation de libertés.

 

La Commission considère ainsi ne pas être en mesure de s'assurer de la proportionnalité d'un tel dispositif dans la mesure où il laissera aux seuls SPRD et organismes de défense professionnelle le choix de la politique répressive à appliquer sur la base d'un fondement juridique dont les contours sont mal définis.

 

Sur ce dernier point, la Commission souligne que l'exposé des motifs indique que le projet de loi a pour objet la mise en œuvre d'un « mécanisme de prévention et de sanction du piratage », ce qui permet, là encore, de considérer que la frontière entre les notions de « piratage » et de « manquement à l'obligation de surveillance de sa connexion internet » n'est pas clairement établie.

 

Sur la réalité de la gradation des mesures

 

L'article L. 331-25 du projet de loi dispose qu'une fois saisie, l'HADOPI peut envoyer à l'abonné, par l'intermédiaire de son FAI, une recommandation lui rappelant l'obligation de surveiller l'usage qui est fait de sa connexion internet et l'avertissant des sanctions encourues. En cas de renouvellement des faits, dans un délai de six mois à compter de l'envoi de la première « recommandation », elle peut envoyer un nouveau message d'avertissement. L'article L. 331-26 prévoit ensuite qu'en cas de manquements répétés sur une période d'un an, l'HADOPI peut ordonner la suspension de l'accès internet pendant un an. Elle peut toutefois proposer une transaction aux abonnés afin de réduire la période de suspension.

 

Les articles précités instituent non une obligation mais une possibilité pour l'HADOPI d'adresser des messages d'avertissement puis de proposer une transaction avant d'aboutir à une sanction.

 

La Commission estime que l'article L. 331-26 du projet de loi devrait être complété afin de prévoir une procédure de mise en demeure préalable à la décision de sanction.

 

Sur la mise en œuvre d'un traitement de suivi des procédures engagées par l'HADOPI et de la gestion d'un fichier national mutualisé d'exclusion

 

L'article L. 331-33 du projet de loi dispose que l'HADOPI établit un répertoire national des personnes dont l'accès à internet a été suspendu. Il prévoit également que les FAI vérifieront, à l'occasion de la conclusion de tout nouveau contrat, si le nom du cocontractant figure sur ce répertoire. Cet article est complété par l'article L. 331-35 qui autorise plus largement la création d'un traitement automatisé de données à caractère personnel ayant pour finalités la gestion de l'envoi des recommandations, des propositions de transaction, des sanctions ainsi que la tenue du répertoire national précité. Enfin, il est prévu que les modalités d'application de cet article soient précisées par un décret en Conseil d'Etat, pris après avis de la CNIL.

 

En premier lieu, la Commission relève que les traitements visés à l'article L. 331-35 sont autorisés par dérogation aux dispositions du chapitre IV de la loi « informatique et libertés ». A cet égard, elle prend acte de l'engagement du Gouvernement de lui adresser, en même temps que le projet de décret, un dossier de formalités préalables conforme aux prescriptions de l'article 30 de la loi du 6 janvier 1978 modifiée, comportant notamment des annexes techniques décrivant l'architecture et la sécurisation des traitements.

 

En second lieu, la Commission souhaite obtenir des garanties concernant les modalités de mise en œuvre des traitements prévus par le projet de loi afin, notamment, que seuls des incidents présentant une gravité certaine et prédéterminée pourront faire l'objet d'une inscription. Elle estime ainsi nécessaire que le projet de loi :

- précise que le décret en Conseil d'Etat pris après avis de la CNIL comporte l'indication de la nature et de la forme des informations remises par les SPRD et les organismes de défense professionnelle ainsi que les critères sur la base desquels ils saisiront l'HADOPI ;

- indique que seuls les employés des opérateurs ou des fournisseurs d'accès prestataires, individuellement désignés et spécialement habilités à traiter les suspensions de contrats, auront accès au répertoire national géré par la Haute Autorité ;

 

Enfin, dans le but d'encadrer plus strictement les conditions d'accès des FAI au répertoire national, la Commission propose que l'article L. 331-35 soit modifié de la manière suivante : « [...] ce traitement a pour finalité la mise en œuvre, par la commission de protection des droits, des mesures prévues à la présente sous-section et la prise de tous les actes de procédure afférents, ainsi que du répertoire national des personnes dont l'accès à un service de communication au public en ligne a été suspendu. Il doit également permettre aux personnes dont l'activité est d'offrir un accès à des services de communication au public en ligne de procéder à la vérification prévue à l'article L. 331-33 sous la forme d'une simple interrogation [...] ».

 

Sur la mission d'observation de l'offre légale et de l'utilisation illicite d'œuvres et d'objets protégés par un droit d'auteur ou par un droit voisin sur internet

 

Le projet de loi comporte un article L. 331-36 qui dispose qu'au titre de sa mission d'observation de l'offre légale et de l'utilisation illicite des œuvres, l'HADOPI publiera chaque mois un indicateur mesurant, par échantillonnage, les volumes de téléchargement et de mise à disposition illicite d'œuvres protégées.

 

La Commission relève que, dès lors qu'ils reposeront sur la mise en œuvre de traitements de données à caractère personnel, ceux nécessaires à la publication de l'indicateur précité devront faire l'objet des formalités prévues au chapitres IV de la loi 78-17 du 6 janvier 1978 modifiée en août 2004.

 

Observations relatives aux modifications de l'article L. 34-1 du CPCE et à l'accès aux données conservées au titre de l'article 6 de la LCEN

 

Sur les modifications de l'article L. 34-1 du CPCE

 

La modification apportée par le projet de loi a pour objet de permettre aux agents de l'HADOPI :

 

- d'avoir accès, pour les besoins de la recherche, de la constatation et de la poursuite d'un manquement à l'obligation de surveillance visée à l'article L. 336-3, aux données de trafic conservées pendant un an par les opérateurs de communications électroniques ;

- de solliciter des opérateurs de communications électroniques l'identité du titulaire de l'abonnement utilisé à des fins illicites ;

- de conserver les donner techniques pour la durée strictement nécessaire à l'exercice des compétences qui leur sont confiées au titre de la lutte contre le piratage et de la réalisation des statistiques et, au plus tard, lorsque la suspension de l'abonnement est arrivée à son terme.

 

Dans sa décision n°2004-499 DC du 29 juillet 2004 concernant la loi relative à la protection des personnes physiques à l'égard des traitements de données à caractère personnel, le Conseil constitutionnel a estimé que l'article 9-4° de la loi du 6 janvier 1978 modifiée en août 2004, permettant aux SPRD et aux organismes de défense professionnelle de traiter des données relatives aux infractions, était de nature à assurer, entre le respect de la vie privée et les autres droits et libertés, une conciliation qui n'était pas manifestement déséquilibrée notamment, car : « les données ainsi recueillies ne pourront, en vertu de l'article L. 34-1 du code des postes et des communications électroniques, acquérir un caractère nominatif que dans le cadre d'une procédure judiciaire et par rapprochement avec des informations dont la durée de conservation est limitée à un an » ;

 

Or la Commission relève que la modification de l'article L. 34-1 du CPCE introduite dans le projet de loi permettra à l'HADOPI de recueillir et de traiter, sous une forme nominative, les données de trafic, hors donc de toute procédure judiciaire, garantie cependant jugée essentielle par le Conseil constitutionnel. Elle estime dès lors que le projet de loi ne comporte pas en l'état les garanties nécessaires pour assurer un juste équilibre entre le respect de la vie privée et le respect des droits d'auteur.

 

Sur l'accès aux données conservées au titre de l'article 6 de la LCEN

 

Comme indiqué précédemment, l'article L. 331-20 du projet de loi dispose que les agents de l'HADOPI peuvent se faire communiquer les données conservées et traitées par les fournisseurs d'accès internet et d'hébergement en application de l'article 6 de la LCEN.

 

La Commission relève que le projet de loi attribue à des agents des compétences que jusqu'à présent le II de l'article 6 de la loi précitée réservait uniquement aux autorités judiciaires agissant dans le cadre d'une procédure judiciaire.

 

Elle estime dès lors que le projet de loi ne comporte pas en l'état les garanties nécessaires pour assurer un juste équilibre entre le respect de la vie privée et le respect des droits d'auteur.

Alex TÜRK


 

latribune.fr

Lien permanent vers cet article :
http://www.latribune.fr/entrep [...] cnil-.html


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Hier, c'est passé et demain ne m'appartient pas.
n°813956
jihel29
Laquedem
Posté le 04-11-2008 à 13:17:49  profil
 

Ce qui m'échappe dans cette affaire:toutes les villes disposent de médiathèque où pour une somme modique,nous disposons de tous les cd musicaux actuels et anciens.A quoi bon sanctionner le téléchargement,d'autant que les cd vierges sont taxés? Et quant on connait la rémunération des simples interprètes d'une chanson à succès ,on se dit que c'est abusif.


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Citoyen du monde mais bien dans son coin  jihel29:1 Même pas peur
n°814008
Kaelvin
Posté le 04-11-2008 à 15:03:11  profil
 

a mort les bourges a écrit :

Y'en a qui vont aller en prison ou pire, avoir une amende parce qu'ils ont téléchargé les chansons de Lorie ou de Christophe Maé  stl13 Pitain le ridicule.



Si c'était  le pire, encore. mais on en est très loin car des gens innocents vont être accusés à tort.
Avec votre adresse IP par exemple, on pourra vous accuser de téléchargement car un pirate à distance pourra usurper votre adresse IP via Wifi ou un serveur distant.

Cette loi est dangereuse.

n°814400
jihel29
Laquedem
Posté le 04-11-2008 à 23:17:21  profil
 

Les vidéos piratées, c’est mal, mais pas toujours

Citation:

Aussi, il n’est pas étonnant d’apprendre que MySpace vient de passer un partenariat avec Auditude, une société américaine spécialisée dans la rentabilisation des vidéos. Le but est le même : générer des revenus publicitaires des vidéos diffusées en premier lieu illégalement sur sa plate-forme. Concrètement, Auditude a développé une technologie d’empreinte virtuelle (fingerprinting) — validée par le MPAA — et surtout mis en place une base de données qui compte aujourd’hui plus d’un milliard de minutes de films et de programmes télévisés américains.


Source


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Citoyen du monde mais bien dans son coin  jihel29:1 Même pas peur
n°817116
subprime
Posté le 08-11-2008 à 07:20:41  profil
 

vico71 a écrit :

C'est tout le gouvernement actuel que l'on retrouve dans cette loi :

- méconnaissance des dossiers (wifi, disques durs...)

- mise à disposition de l'appareil d'Etat pour quelques privilégiés qui en plus ne paient pas toujours leurs impôts chez nous.

- incohérence idéologique (on parle de travailler plus pour gagner plus mais on défend les privilèges des gens qui vivent en faisant un album tous les 5 ans ou, pire, ceux vivant toute leur vie des royalties dus à une seule chanson de leur grand-père.

- incapacité à regarder la réalité en face et dogmatisme : "le gratuit est une vue de l'esprit" nous a pondu Sarkozy pendant que la presse elle se meurt bel et bien de la concurrence des gratuits et d'Internet. On demande aux Français de bouger, de s'adapter mais on dépense des millions pour que les majors n'aient pas à modifier leur business model et pour adapter le monde à eux (ce qui est perdu d'avance, évidemment).

- déni de démocratie : volonté de piétiner un amendement européen voté par environ 90% des députés protégeant l'accès des citoyens aux télécommunications.

- multiplication des impôts et des taxes : Hadopi ressemble plus à un nouvel impôt en perspective qu'à autre chose. Impôt qui s'ajoute aux taxes versées pour utiliser des supports vierges. Sachez quand même que l'UMP a refusé de voter un amendement exonérant les hôpitaux de taxes sur les supports d'enregistrement numériques (CD, DVD, disques durs...) Pour enrichir M. Nègre nous appauvrissons nos hôpitaux et notre système de santé. Belle mentalité!




Tout le monde n'a pas vu passer le rapprochement entre SFR et Neuf
filliale d'Universal

discretement ils ont mis la main sur les canaux pour diffuser leur musique !

n°820193
Kaelvin
Posté le 13-11-2008 à 16:11:19  profil
 

Petite piqure de rappel  ;)

Kaelvin a écrit :

La loi Hadopi (DAVIDSI) est en passe d'être adaptée par le groupe UMP.

Explications sur cette loi ; Si quelqu'un télécharge une oeuvre musicale ou vidéo sans passer par des sites de telechargement légal sera automatiquement repéré puis averti une première fois. Enfin son abonnement sera suspendu au deuxième flagrant délit.

L'idée pourrait-être efficace si seulement elle avait pris en compte que des innocents internautes vont être condamner à tort.

Actuellement quand vous posté sur le forum de France2.fr, vous laissez des traces informatiques comme une signature ou plus précisément votre adresse géographique. Rassurez vous, cette adresse ressemble à ceci

Adresse IP X27.2X7.27X.X77

Avec cette adresse, en cas de problèmes, les webmasters peuvent porter plainte en cas de tentative de piratage de leurs site. C'est je suppose assez rare.
Bref, comme tout le monde sait, l'informatique c'est un outil très puissant mis à disposition de millions de personnes plus ou moins calés.

Premier cas .Vous avez les crackers de clé WEP, WAP ect .. Cette catégorie va à l'aide d'un logiciel puissant et complexe pour le non initié scanné votre quartier, puis va s'introduire sur votre réseau Wifi. Enfin, il va telecharger avec votre Adresse IP des contenus illegaux. Sauf que quand vous recevrez votre courrier de la part de madame Albanel (loi Hadopi), c'est vous qui serait accusé à tort.

Deuxième cas . Des villes comme Paris, ont beaucoup d'accès Wifi chez le particulier non protegé par une clé de sécurité WEP, WAP ce qui facilite le téléchargement illégal à l'insu de ces personnes ... Là encore il fudra répondre à la justice étant innocent.

Troisième cas, mas là madame Albanel à oubliés que internet ne s'arrête pas aux frontiéres c'est que n'importe d'ou dans le monde quelqu'un peut usurper votre adresse IP pour n'importe quel telechargement légal ou illégal.

Bref, cette loi dans le fond ne veut qu'aider les majors de la musique à eradiquer la baisse des ventes de leurs productions comme la star AC, nouvelle star ou types produits imposés à la population et qui forcement ne plait pas toujours.
Aujourd'hui les achats de CD, DvD de productions étrangères se font hors France souvent et forcement impact la production Francaise, mais bon c'est un autre sujet auquel les amis de madame Albanel ne prefere pas voir en face.

Donc, si cette loi qui est encours d'adoption par le groupe UMP, vous, moi pourrions recevoir un courrier d'accusation sur quelque chose que vous n'avez pas fait. C'est donc de la diffamation.
Aussi, sachez que beaucoup de gens posséde une offre tri-play mais n'utilise que la TV, le téléphone et même pas internet. Ce qui veut dire que même si vous n'avez pas d'ordinateurs du tout, vous pourriez tout de même être accusé à tort avec les exemples que je vous ai ai cités ci-dessus.
Dans l'état actuel, tout personnes intelligente comprendrait  que le problème de l'adresse IP ne peut permettre une telle loi.

Aussi, la loi HADOPI qui à été jugé contraire par l'EUROPE s'est transformé en loi "Création et internet". Elle à aussi un impact sur vos économies direct, puisque internet sera taxé de 0,09% pour palier l'arrêt de la publicité sur le groupe France télévision.
Sachez aussi que la SACEM pense encore une fois de plus taxer internet. Rapellez vous que chaque support CD,DvD, disque dur est taxer pour payer la SACEM.

Bon voila, je crois que je vous ai expliqués le dangers pour nos libertés.
On parle aussi dans les couloirs du sénat de l'éventualité d'un mouchard obligatoire sur tous les ordinateurs pour vérifier le contenu de vos disques dur.

Si cette loi passe avec le logiciel milicien obligatoire , il vous reste une solution, arrêter votre abonnement tri-play, débrancher votre ordinateur d'internet (ce qui empêchera un fonctionnaire de regarder les photographies de vacances sur votre Pc), sortir de chez vous, respirer et lire un bon bouquin sur un banc qui reste encore une propriété publique ...  A moins qu'une caméra de surveillance se trouve déjà derriere vous....

n°824049
Kaelvin
Posté le 19-11-2008 à 19:13:06  profil
 

Kaelvin a écrit :

Petite piqure de rappel  ;)





Je rajouterais à mon commentaire sur cette loi idiote  que la vente des CD DvD peut aussi s'expliquer par la baisse du pouvoir d'achat. Les français passent d'abords en priorité les achats vitaux.

On va pas non plus forcer les gens à acheter de la starc Ac quand même alexxx1978:1

n°824158
6ren
Posté le 19-11-2008 à 21:44:11  profil
 

buty a écrit :



Maintenant apres cette loi , vivement la loi anti-respiration d'air sans payer Vivendi, puis celle sur une taxe pour le droit de vivre payer a Bayer ...

Petit a petit le totalitarisme mondiale ce met en place .... par de petit pas de petit message on laisse les imbéciles ce mettre en cage tout seul.
Il est vrai qu'il est temps de sauvegarder les poves revenus de ces pove (tres pauvre) artiste comme Florent ou Jonnhy et les autres ...et les merveilleux artistes de la 1 et de la 6 hein ?!! fo aussi proteger leur oeuvre ...

!!!!!! c'est telement ridicule et grotesque qu'a force sa va bien finir par ce voir que l'on nous prend pour des c*** non ??




business business

mais pourquoi il y a ''piratage'' parce que les titres sont beaucoup trop pour ce que c'est !

si les ventes baissent c'est que la qualité des titres ne sont pas de bon niveau !

Bref l'industrie du disque qui veut maintenant tout controler jusqu'a les fournisseurs d'accès doivent revoir leur politique

n°826766
0rmuz
Posté le 23-11-2008 à 05:15:05  profil
 

gebe40 a écrit :


J(ai été sidéré de voir, sur le reportage illustrant le projet de loi (inique) anti-piratage, des images du site PAYANT Apple Music Store, qui, lui, est complètement légal.

J'y achète la musqiue que je télécharge ensuite en toute légalité et que je peux reproduire sur tous mes appareils sans soucis de blocages dus aux protections, comme c'est le cas pour les CD récents.

Mais cela, votre reportage oublie de le dire, puvant même induire que cette formule est contraire à la loi...

J'espère une vive réaction d'Apple France.



Ceux qui ont un apple (mac ou ipod/iphone) sont riche donc ils peuvent se payer

n°827516
as-ton
Posté le 23-11-2008 à 23:05:46  profil
 

a mort les bourges a écrit :



Ils n'ont qu'à écrire de jolies chansons "intelligentes", ça se vendra. Mais de nos jours, les bons paroliers ça court pas les rues.



c'est sûr que de nos jours, ils ne font plus trop de création...

n°827611
6ren
Posté le 24-11-2008 à 01:01:34  profil
 

a mort les bourges a écrit :



Bon alors, entre l'amende et la prison, je choisis la prison, ça me fera de l'animation. Mais je donnerai pas une thune.  ze-fan:1 Plutôt crever, en prison.  kaola:{}

n°828398
gleneagle
Posté le 25-11-2008 à 03:59:19  profil
 

as-ton a écrit :



c'est sûr que de nos jours, ils ne font plus trop de création...




ça tient plus à du remixage

n°907070
Kaelvin
Posté le 22-02-2009 à 12:28:51  profil
 

Il faudra peut-être que madame Albanel coupe l'accès internet au groupe UMP dans le cadre de sa loi anti-piratage.

 http://tf1.lci.fr/infos/france [...] mgmt-.html

 hello:{}

n°916552
siiokay
Posté le 10-03-2009 à 14:26:48  profil
 

Bonjour,

Il est important de bien comprendre le projet "création et internet" dans sa pleine mesure liberticide.
Avec ce projet, on coupe les connexions internet sur la foi de l'IP on empêche l'internaute de se défendre et on instaure une juridiction d'exception qui présume l'internaute coupable.
C'est liberticide.
Le véritable objectif du gouvernement est d'établir un système de filtrage comme en Chine car le seul média libre de penser et qui n'est pas sous sa coupe est internet.
Le gouvernement actuel ne supporte aucune opposition, il doit donc faire taire les internautes par n'importe quel moyen.
Hadopi ou création et internet est la loi "cheval de Troie" qui initie la première brique d'un internet filtré en France sur le modèle Chinois.
C'est inacceptable.

n°916566
ceintureno​ire1
Posté le 10-03-2009 à 15:39:01  profil
 

Je n'avais pas vu qu'il existait déjà un sujet sur le piratage, alors, je recopie mon avis :

Piratage, le mot qui fait peur ! On pense toujours à un borgne sanguinaire, avec une jambe de bois et un gros sabre à couper les têtes ! .... A moins que ce ne soient aux Somaliens qui attaquent les navires de commerce ou de croisière, le long de leurs côtes ?
 
Ce dernier projet de loi sur le 'piratage' internet pourrait être la goutte d'eau qui fait déborder le vase !
Comment des députés (et sénateurs) peuvent-ils défendre par la loi, en ces temps de crise, ces multi-millionnaires du spectacle qui en veulent toujours plus ! La culture en danger ? Laissez moi rire !!!
 
Le cinéma ne s'est jamais aussi bien porté, et certains films battent des record d'entrées ! Mais que veulent-ils de plus ???     toujours plus !!!
 
On a déjà payé en achetant des cassettes, cd ou DVD; Si on veut organiser une soirée, il faut payer à la SACEM !!! Et sans parler de la taxe télé ...... Et les CD et DVD sont hors de prix, et en tous cas, beaucoup plus chers que dans certains pays, d'autant plus que sur un CD, il y a souvent un 'tube' et une douzaine de 'navets' !!!!
 
Il y a, certes, des artistes qui rament, .... comme dans chaque profession !!! Et pourquoi ne se mutualisent-ils pas, pour faire caisse commune et aider ceux qui sont en difficulté ? Car les revenus étalés dans la presse sont assez indécents ! et qui veulent-ils faire payer ? le petit collégien, (pour ne pas tomber plus jeune), le lycéen, l'étudiant, qui n'ont pas de gros moyens pour , comme on dit pompeusement, accéder à la culture ! Et le téléchargement, dit 'illégal', n'est certainement pas le monopole des jeunes, car il n'y a malheureusement pas que les jeunes qui n'ont pas d'argent.
 
Et quelle est la différence entre enregistrer à la maison un chanteur qui vient faire sa pub à la télé ou la radio qui nous 'matraquent' enuite à longueur de journée, et télécharger cette même chanson sur internet ???
 
Je suis tout simplement écoeuré (bien que non concerné directement), non pas par leur appui à ces sociétes de production, cinéastes, chanteurs, auteurs ....., mais par la solution qu'ils veulent adopter, même si elle restera encore facilement contournable !
 
Et je ne doute pas que les députés, dans leurs régions, entendent ce genre de remarques et de rejets lors de leurs permanences !

n°916589
anne2006
Posté le 10-03-2009 à 16:43:12  profil
 

moi je pense que les droits d'auteur ça existe... je fais partie des riches (!) qui ont un Mac et achètent sur Itunes, légalement. Mon age fait que j'ai moins le gout de l'interdit et que, surtout, je n'ai pas vécu avec la consomite qui dit qu'on a le droit d'avoir tout ce qu'on veut quand on veut sans rien payer.

Mais c'est pas grave : pour tous les artistes géniaux qui seront connus sur Internet, qui diffuseront gratuitement leurs chefs d'oeuvre et auront des millions de mails de remerciement, le jour où ils demanderont une souscription pour faire leur prochain album, ils en auront moins, des mails ! ciao l'artiste... on s'habitue très vite à ne pas payer...

Par contre, ceux qui pourraient laisser télécharger librement, ce sont les artistes déjà archi-millionnaires... ou alors que leurs chansons tombent dans le domaine public comme les médicaments, au bout de 20 ans.

n°917221
Alex_Paris
Posté le 11-03-2009 à 20:43:59  profil
 

Je viens de voir le reportage diffusé lors du 20h du mercredi 11 mars...

Ce serait une bonne idée que les gens qui ont réalisé ce spot relayant les dires du ministère de la "culture" fassent leur boulot : un travail d'investigation et de journalisme...

Bon d'accord, c'était un "reportage" dans un 20h sur France 2... j'en demande beaucoup. Mais quand même !

Les propos étaient les mêmes que ceux d'Ânebanel lors de son audition à l'assemblée, c'est à dire fourmillant d'erreurs et de raccourcis faciles.

Pour ne relever que 2 choses :

- une adresse IP n'est PAS une "plaque d'immatriculation permettant d'identifier un seul et unique internaute". Ceci est une erreur grossière relayée en masse par ceux qui n'y connaissent rien. L'adresse IP sera le seul et unique critère utilisé par l'hadopi (la fameuse milice privée au service des majors) pour couper les abonnements. Pourtant, l'adresse IP identifie une ligne téléphonique, mais certainement pas la personne qui est derrière.
A noter qu'en cas d'erreur, on vous suspend quand même et à vous de lancer une procédure administrative (donc très longue) pour prouver votre innocence. (bon courage, avec ce qui a été annoncé, c'est presque impossible pour un individu lambda).

- Seconde petite chose intéressante : pourquoi ne pas relayer les dernières études anglaises dont les résultats sont des plus intéressants ? Elles montrent que les personnes qui téléchargent le plus sont également très souvent celles qui achètent le plus. Pourquoi ? Parceque un album coûte 20€, et que vu ce tarif, il est plutôt normal de se faire une idée de ce qu'on achète. A noter aussi que si certains téléchargent sans acheter ensuite d'album, ils sont en revanche très nombrent à payer des places de concert et des DVD de ces mêmes concerts. Mais ça, non, on n'en parle pas...

Il y aurait matière à écrire un livre sur ce sujet tellement le gouvernement est de mauvaise foi. Même le rapport de la CNIL sur le sujet commence en écrivant que cette loi "découle du constat d'une baisse du profit des majors". Ca fait sérieux non ?

La prochaine fois que France 2 fera spot sur ce sujet, si'ils pouvaient aborder ne serait-ce que ces 2 points, on se rapprochera un peu plus du travail de journalisme au lieu du simple relai de la propagande d'Ânebanel...

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