Le 06-10-2006 à 20:48:27, garfunkeL1 a écrit :
- Meir Sheetrit, ministre israélien de la Justice, a proposé pour la première fois de discuter du plan de paix saoudien, endossé par tous les pays arabes en 2002, qui préconise un retrait d'Israël de l'ensemble des territoires occupés en échange d'une paix totale avec l'Etat juif.
"Ce qu'Israël doit faire, c'est assurément fixer l'ordre du jour international sur la question israélo-palestinienne. Pour cela, je crois que nous devons prendre le taureau par les cornes", a estimé Sheetrit, issu du parti centriste Kadima, dirigé par le Premier ministre Ehud Olmert, et considéré comme un proche de ce dernier.
L'Etat d'Israël doit dire aux pays arabes modérés: "Parlons de votre initiative!", a poursuivi le ministre, ajoutant, quelques heures avant l'arrivée de la secrétaire d'Etat américaine, Condoleezza Rice, avoir recommandé à Olmert d'"inviter les Saoudiens en Israël" pour en discuter.
"Ce ne sont pas les idées du gouvernement israélien. Ce sont celles (de Sheetrit)", a indiqué Miri Eisin, porte-parole du Premier ministre, réagissant à ces propos sans précédent de la part d'un membre de l'exécutif.
Le plan saoudien, adopté en 2002 à l'occasion d'un sommet de la Ligue arabe, propose l'échange des territoires conquis par Israël en 1967, contre des accords de paix en bonne et due forme avec les Etats de la région et prône, en outre, la création d'un Etat palestinien, ainsi que la recherche d'une solution pour les réfugiés.
"PARLONS-EN!"
Excluant tout retour aux frontières d'avant 1967, les autorités israéliennes se sont toujours opposées à ces propositions. Le Premier ministre a toutefois esquissé une ouverture, le mois dernier, dans un entretien accordé au Yedioth Ahronoth.
"Je suis très impressionné par les différents processus et déclarations liés à l'Arabie saoudite, ceux qui ont été exposés publiquement tout comme d'autres", déclarait-il, sans toutefois exprimer son soutien au plan de Ryad.
Fidèle à la position d'Olmert, le ministre de la Justice estime que "personne (...) ne peut attendre d'Israël le démantèlement des grands blocs de colonies".
"C'est irréaliste. Tout le monde le comprend. Les Saoudiens Abou Mazen et les Palestiniens le comprennent", a déclaré Sheetrit, utilisant le nom de guerre de Mahmoud Abbas, président de l'Autorité palestinienne.
Le moment est venu de négocier avec "les forces arabes modérées", auxquelles Abbas appartient, a-t-il poursuivi, excluant tout dialogue avec le Hamas, arrivé au pouvoir en mars après son triomphe électoral de janvier.
Et Sheetrit d'ajouter: "Nous parlons d'une paix totale. Nous voulons une paix totale. Nous n'avons pas nécessairement à accepter chaque détail du plan - notamment le retour aux frontières de 1967 -, mais parlons-en!"
Tzipi Livni, ministre des Affaires étrangères, s'est également prononcée pour l'ouverture de discussions avec les pays arabes modérés, qui partagent selon elle les inquiétudes d'Israël au sujet du programme nucléaire iranien.
La semaine dernière, la presse israélienne avait fait état d'une rencontre entre Olmert et un membre de la famille royale saoudienne. Sans démentir, le Premier ministre a rétorqué qu'il ne s'était rien passé qui mérite des gros titres.
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