Le 19-03-2007 à 12:11:02, anne2006 a écrit :
"La majorité des enfants qui se trouvent dans les foyers de l'ASE ne sont pas adoptables car ils ont un lien avec leur famille biologique"
j'ai cherché quelques stats sur les adoptions : en 2003, sur 2882 pupillles, 1009 ont été adoptés (env.35%). Les enfants de moins de 2 ans constituent 83% de ces adoptions : l'âge de l'enfant adopté est donc le facteur essentiel : au-dessus de deux ans, l'enfant a peu de chances d'être adopté.
Ensuite, ce qui explique l'absence d'adoption est essentiellement la présence d'un problème de santé ou d'un handicap (32% des non adoptés), la bonne insertion en famile d'accueil (21%) et l'existence d'une fratrie (11%). Le maintien des liens familiaux ne concerne que 9% des non adoptés.
(source : Enfance et Famille d'Adoption, vous pouvez vérifier les chiffres).
"Ici, on privilégie le lien du sang et des enfants passent ainsi toute leur enfance à attendre le DROIT d'avoir une vraie famille"
c'est vrai d'une certaine manière, dans le sens où vous le dites, mais c'est à double tranchant : une fois adopté (en adoption plénière), l'enfant perd tout lien avec sa famille biologique et là, pas de "lien du sang" qui tienne...
Je peux comprendre l'attente des parents adoptifs, et je pense aux miens qui ont attendu 15 ans pour se lancer dans une procédure d'adoption (il n'y avait pas de fiv, pas d'enfant étranger, rien de tout ça à l'époque).
Mais le lien du sang reste toujours - je le sens d'autant plus instinctivement que je suis née dans le secret, et là où je suis née c'est le droit du sang qui compte (contrairement au droit du sol, bien français). Aucune famille adoptive, si aimante soit-elle (comme l'ont été mes parents), ne saurait le remplacer.
C'est pour ça qu'il est très important de ne pas cacher à ses enfants adoptés d'où ils viennent (surtout si ils sont bronzés, ou avec des yeux bridés ) et qui ils sont.

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