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Auteur
 Sujet :

Comment se faire publier?

 
n°13210
Elisbeth
http://robertelisabeth.neuf.fr
Posté le 05-05-2006 à 13:55:43  profilanswer
 

Comment se faire publier?...
par daniel ichbiah  
 
Un certain nombre d'internautes ou d'amis m'interpellent souvent sur le thème : "mais comment faire pour être publié" ? Le magazine Lire a même consacré un numéro spécial sur le sujet d'où il ressort que, sur les manuscrits qui parviennent à un éditeur, seul une proportion infime aboutirait à un livre en librairie.
Ayant publié 56 livres à ce jour (sans compter les rééditions enrichies comme celle de La Saga des Jeux Vidéo en 2004 ou du Bill Gates en 1998), j'ai une grande réalité sur la sujet et souhaiterais apporter mes conseils en la matière. Ceci constitue mon premier billet sur la question, mais j'en publierais d'autres si la demande se fait sentir.
 
1. Etre disposé à réécrire
La chose que j'aime à dire aux auteurs en herbe, c'est qu'il faut être prêt à réécrire. Réécrire, réécrire, réécrire... Assez souvent, un ami m'adresse un manuscrit et me demande mon opinion. L'histoire est souvent intéressante, l'essai a du mérite. Mais il manque un ingrédient : reformuler tout cela à l'intention d'un lecteur que l'on doit avant tout divertir.
 
Il faut constamment garder à l'esprit que nous ne sommes pas seuls. L'individu qui va lire un de mes livres va choisir cela alors qu'il est sollicité par bien d'autres plaisirs : visionner l'édition spéciale version longue du Seigneur des Anneaux, tester un nouveau jeu pour la DS de Nintendo, aller faire un tennis, tondre la pelouse, lire le dernier roman de David Lodge, ou même farnienter toute l'après-midi... C'est avec cela que l'on est en (gentille) compétition.
 
Il faut donc que le roman, l'essai ou autre livre soit mis en forme, avec des phrases qui "sonnent", un découpage des chapitres qui donne envie d'aller de l'avant. La règle essentielle : éviter que l'attention retombe. Je donne souvent un manuscrit à relire à quelques proches avec cette instruction : pourrais-tu m'indiquer les endroits où tu t'ennuies ?. Et je les retravaille impitoyablement quitte à couper...  
 
Qu'en est-il dans le réel ? Les nouveaux auteurs ont souvent une incroyable fierté vis-à-vis de ce qu'ils ont écrit. Je sais ce qu'il en est : je suis passé par là. En d'autres termes, il est facile d'être auto-persuadé que l'on a écrit une oeuvre irréprochable quitte à entonner ultérieurement le fameux refrain : "je suis un génie méconnuuuuuu.... Sniff !"
 
Bref, lorsque je dis à un auteur, "c'est pas mal, mais il faudrait que tu réécrives ceci, fasse un redécoupage de cela, etc," je me fais souvent jeter. Ce qui est terrible, c'est que le plus souvent, la personne a fait lire son manuscrit à deux ou trois potes qui ont "trouvé cela remarquable". C'est sans doute vrai. Mais pas forcément suffisant pour faire un produit que l'on puisse vendre en librairie et justifiant de mettre en branle l'énorme machine de guerre qu'est la vente d'un livre avec des commerciaux qui sillonnent les librairies de France pour tenter de faire placer votre livre sur les fameuses "piles" que perçoit le quidam qui entre dans l'échoppe...
 
La réalité du métier, je l'ai appris à la dure, comme journaliste et comme écrivain.
 
S'il fallait prendre un exemple simple, ce serait celui-ci. Il est peu probable que vous puissiez faire un film à partir de séquences que vous auriez capturées telles quelles sur votre caméscope DV. Même si vous aviez un scénario extraordinaire, il faudrait consacrer des heures au montage. Couper telle scène, tailler dans telle autre, inclure une musique qui augmente l'intensité dramatique pour telle autre, enrichir les bruitages, et probablement tourner à nouveau certaines scènes en modifiant l'angle de vue, etc. En clair : pratiquer un montage. Dans le cadre d'un livre ou d'un écrit, la situation est la même.
 
La première chose, c'est d'avoir un sujet qui tient la route.
 
A partir de la fin 1993, j'ai eu droit à une page mensuelle sur le "Cyber" (le terme alors à la mode pour désigner ce qui relevait de la technologie) dans le magazine branché Max. Une page apparemment perdue parmi une centaine d'autres. Un jour, le rédacteur en chef me convie et me met les points sur les "i". Ce que je lui ai remis est plat, sans envergure... La chose est simple : j'ai un jour, pas plus, pour lui sortir un papier "énorme", quelque chose qui commence déjà à le bluffer lui ! Au pied du mur, j'ai décroché dans la journée un reportage qui décoiffait. Et ainsi pu collaborer au magazine durant 5 ans. A partir de là, j'avais compris la mission : décrocher, mois après mois, des "killer" infos, quelque chose qui fait que l'on ait envie de lire cette page et d'être soufflé. Je crois que nous avons été les premiers en France à parler de thèmes tels que le "spam" et ses dangers (dès l'automne 1994 !), ou des recherches visant à identifier quelqu'un par son odeur !
 
La deuxième chose, c'est de travailler la mise en forme, le montage...
 
A la même époque, j'ai également été fort "maltraité" par un éditeur, Vaugirard, lors de la rédaction d'un roman, "Les Banquiers du Temps", finalement publié par Le Choucas. C'est bien simple : la première copie est revenue couverte de commentaires en rouge. Non pas que l'histoire ne tenait pas la route. Mais il fallait reformuler, changer le découpage, accélérer ici, détailler là.... J'ai dû réécrire intégralement l'un des chapitres 4 fois de suite ! Si certains sont intéressés, je peux mettre en ligne certaines de ces versions, que j'ai conservées. Cet exercice a été fructueux. Si un auteur a la chance de se voir proposer cela par un éditeur, en clair "le livre a un potentiel mais il faut le réécrire", qu'il saute dessus. C'est là que cela se passe. Un éditeur a un regard. Il a pour mission de faire que le livre se vende, séduise un public... Il existe des formules éprouvées en la matière, la règle essentielle étant qu'il faut toujours maintenir l'attention émoustillée, que ce soit par l'intrigue ou par la qualité du texte.
 
Voilà bientôt dix ans que je publie des livres chaque année et je me suis astreint à cette règle. Ecrire, réécrire, réécrire, bonifier... Il m'est arrivé de travailler durant une bonne demi-heure ou même une bonne heure sur deux ou trois phrases. Je me souviens particulièrement d'un passage dans le livre Rock Vibration (2003). Il fallait évoquer le fait que le batteur de REM, Bill Berry était amoureux de Kathy O'Brian, une copine du chanteur Michael Stipe. Dans le texte original, il y avait sans doute des phrases telles que "Bill Berry était amoureux de Kathy O' Brien. Amie de Michael Stipe, cette fille d'allure hippie prenait plaisir à venir écouter leurs répétitions dans l'église de Saint Mary". Les faits sans aucune couleur, ni panache. C'était mou, bien que perdu dans un paragraphe. La forme finale a demandé un travail considérable de réécriture :
 
"Emmitouflée dans ses laines, Kathy O'Brien se laissait bercer par les guitares. Un chevalier servant venait parfois déposer quelques fleurs à ses pieds dénudés. Si ce Bill Berry fréquentait ainsi l'église de Saint Mary, c'est parce qu'il en pinçait pour la Kathleen…"
 
Cela pourrait paraître "too much", trop romanesque et imagé pour certains. Mais dans le fil de l'histoire, cela coule et participe à ce que la lecture soit une expérience agréable. Le lecteur, il faut le bichonner !
 
J'ai un autre exemple dans ce même chapitre, où deux phrases simples ont nécessité un long travail de recherche stylistique. Il fallait expliquer que Bill Berry avait craqué pour le jeu de basse de Mike Mills, un type qu'il n'appréciait guère dans le civil... La réécriture a finalement donné ceci :
 
"Berry avait alors senti son âme pivoter. Quels étaient ces parcours d'araignée sur la façade d'une basse conquise ? Et comme ils s'acoquinaient à merveille avec les hérésies que lui-même assénait sur la peau des toms et caisse claire ! "
 
Je pourrais citer des tas d'exemples du même type si certains le désirent. D'un bout à l'autre de ce chapitre et du livre entier figurent de tels extraits qui ont demandé un temps énorme...
 
Quand bien même j'ai publié autant de livres, je réécris toujours aussi intensément, et notamment lorsque l'éditeur me le demande. Dans le cas des Robots, génèse d'un peuple artificiel, lorsque j'ai remis la première mouture du chapitre sur la fiction, je me suis fait souffler dans les bronches ! Et j'ai dû réécrire le chapitre en quasi-totalité, ce qui inclut de creuser de très nombreux aspects. Il faut accepter cette règle du jeu. L'éditeur partage le même enjeu que l'auteur.  
 
A l'autre bout de la chaîne se trouve le roi, celui que l'auteur doit servir : le LECTEUR. Tout doit être mis en oeuvre pour lui faire passer un super moment. Lecteur, nous sommes à ton service !
 
2. Séduire l'éditeur  
Dans la mesure où l'éditeur reçoit de nombreux manuscrits, il faut en premier lieu séduire CE LECTEUR. A ce niveau, il va falloir se différencier de la pile de manuscrits et les premiers critères sont assez subjectifs.
 
Imaginez que vous soyez un critique musical. Vous vous retrouvez devant une pile de CD à écouter, plus que vous n'en avez le temps. Quels seront les critères que vous privilégieriez : la qualité de la pochette, l'originalité du graphisme ou de la photographie, etc.
 
En d'autres termes, il faut en premier lieu soigner le "look" extérieur de votre manuscrit. Quelques règles simples peuvent jouer ici :  
 
Il importe d'imprimer le livre avec un caractère d'imprimerie agréable à lire, avec un interlignage favorisant une lecture confortable. La chose est vraie même dans le cas où l'éditeur demande à recevoir le manuscrit par Email.
 
Faire relier un manuscrit n'est pas très coûteux et facilite la vie de l'éditeur. Vous pouvez aussi ajouter une page de titre la plus belle possible, à la fois sobre et stylée.
 
Lorsque le manuscrit est imprimé, il peut être utile de choisir un très beau papier, un papier qui donne envie d'être "touché".
 
Ce sont des petits détails tels que ceux-ci qui peuvent faire la différence et donner une chance supplémentaire à votre manuscrit, et au moins lui permettre d'être lu.
 
3. Ne jamais se décourager
J'aime à raconter l'histoire de mon premier roman de science-fiction, XYZ, publié en 1993. Je l'ai adressé à de très nombreux éditeurs. J'ai dû patienter entre deux et trois ans, avant que finalement le 22ème d'entre eux m'appelle un jour pour dire qu'il le prenait. Il est sorti chez Fleuve Noir Anticipation et dès sa sortie, pouvait être trouvé un peu partout en France (la distribution de cette édition était exemplaire et c'est un aspect qu'il faut prendre en compte pour un auteur).
 
L'erreur aurait consisté à abandonner en cours de route.
 
Bien souvent, lorsqu'un nouvel auteur me parle de son manuscrit, je lui dit :
 
- Est ce que tu l'as adressé à des éditeurs ?
 
- Oui, mais "ils" n'en ont pas voulu ?
 
- Tu en as adressé combien d'exemplaires ?
 
- Oh, 5 ou 6...
 
Je leur ressers alors l'histoire de XYZ, publié par le 22ème éditeur et leur explique qu'il faut juste continuer à l'envoyer à d'autres éditeurs. Cela n'empêché pas de cibler.
 
Le premier livre que j'ai publié, "Ne quittez pas je vous passe mon répondeur" (co-écrit avec Camille Saféris et publié en 1986) était un livre d'humour (des satyres de messages pour répondeurs). Nous étions des blancs-becs dans le métier et avons agi un peu au hasard. Nous sommes d'abord allés à la Fnac pour voir qui éditait des livres d'humour. Par la suite, nous avons appelé lesdits éditeurs. La chance a voulu qu'à ce moment, on nous réponde systématiquement : "pas cette semaine, le directeur éditorial est au Salon du Livre". Nous avons alors eu l'idée maîtresse : nous avons imprimé plusieurs copies de ce manuscrit et sommes partis avec, sillonnant le Salon du Livre à la recherche des éditeurs de livre d'humour. Nous avons alors - le sujet était très tendance pour l'époque- trouvé 3 éditeurs intéressés, le jour même.
 
Et bien, ce qu'il faut savoir, c'est que celui que nous avons alors choisi, Editions de l'Instant, nous a instamment demandé de bonifier ce qui avait été écrit et aussi d'écrire le double de ce que nous avions déjà écrit dans les 15 jours qui suivaient, en suivant une forme qu'il nous a donnée. Nous nous sommes alors enfermés dans un appartement afin de répondre à cette demande et avons immédiatement été soumis à cette règle de l'édition : écrire, c'est avant tout être disposé à réécrire, réécrire, réécrire !...
 
J'espère que ces données vous seront utiles.  
 
Rédigé par daniel ichbiah  
Boir blog:http://ichblog.typepad.com


Message édité par Elisbeth le 05-05-2006 à 13:56:29
n°13215
Sarvane
Esprits chagrins passez chemin
Posté le 05-05-2006 à 15:21:53  profilanswer
 

Que des bons conseils, à suivre, évidemment ! Merci Elisbeth...

n°13219
psycho_tin​tin
Posté le 05-05-2006 à 15:34:09  profilanswer
 

Bonjour,
 
votre message est intéressant et passionnant. Une telle expérience ne peut être qu'enrichissante pour nous tous.
Ils confirment certains aspects du travail d'écriture que je pressentais (le style et l'histoire "captant" et "captivant" le lecteur quel qu'il soit, éditeur ou quidam, la présentation du manuscrit, le fait de ne pas se décourager aux premiers refus...).
Votre parcours a de quoi imposer le respect aux "jeunes" auteurs que nous sommes et qui fourmillent sur ce site...
J'ai quelques questions à vous poser, si vous acceptez de prendre le temps d'y répondre :  
- on entend ici ou là que les grands éditeurs ne prennent plus d'auteurs débutants, se contentant de s'appuyer sur leurs gros vendeurs ou alors que des manuscrits déjà édités à l'étranger et ayant fait leurs preuves ou rédigés (ou soi-disant rédigés) par des gens déjà connus. Est ce un sentiment que vous partagez ?
- partant de là, trouver un éditeur est un vrai défi et une course d'obstacle et nombre d'entre nous tombent dans le piège du "compte d'auteur" sous ses différentes formes... Pour ma part, j'écris des romans policiers : y a t-il un moyen d'identifer les éditeurs qui publient ce genre de littérature et qui acceptent de nouveaux auteurs afin d'éviter les envois inutiles et tout de même coûteux (je peux vous dire que 25 exemplaires d'un manuscrit de 400 pages à reproduire et relier, cela fait une somme...)
- j'ai rencontré un ancien professionnel de l'édition qui insistait sur le sopin à apporter au courrier d'accompagnement, ce qui rejoint votre présentation sur l'apparence du manuscrit. Avez vous des conseils en la matière ?
- que pensez vous du recours à un agent littéraire ? Avez vous des "bonnes adresses" à donner ? Je sais que certains sont débordés et n'acceptent plus de nouveaux clients...

n°13220
Elisbeth
http://robertelisabeth.neuf.fr
Posté le 05-05-2006 à 15:43:12  profilanswer
 

Bonjour, je n'ai fait que reprendre un passage du blog de par Daniel Ichbiah  afin de vous le faire partager, je pense que vous trouverez des réponses et peut-être que vous pourrez le contacter via son blog?:
 
blog:http://ichblog.typepad.com
 

n°13240
pantherepa​nthere150
Posté le 05-05-2006 à 18:43:19  profilanswer
 

C'était bien intéressant à lire !
J'ai une idée de roman en tête mais pas pour tout de suite...
 
J'ai lu dernièrement un extrait du prochain livre d'un auteur nouveau, Alain Floch, le livre "L'homme maudit". Personnellement, je n'ai pas aimé le style de son écriture, mais peut-être comme vous le dîtes vous même, il procédera sûrement à une réécriture une fois son manuscrit terminé. Par contre, même si c'est assez mal écrit, rien que le début de son histoire a l'air d'intriguer beaucoup d'internautes, moi y compris !
 
Pensez-vous que son histoire, tout simplement parce qu'elle est vraie, a des chances d'être remarquée et publiée ????

 
 
www.spaces.msn.com/alainfloch

n°13241
Profil sup​primé
Posté le 05-05-2006 à 18:47:36  answer
 

>>Pensez-vous que son histoire, tout simplement parce qu'elle est vraie, a des chances d'être remarquée et publiée ?<<
 
Des chances, oui. C'est ce qu'on recherche le plus. D'ailleurs certains écrivent leurs romans directement en en scénario (Werber, par exemple, mais ça ne lui réussit pas, les gens du cinéma ont du flairer l'entourloupe).
 
C'est aussi ce qui est le plus facile à contrefaire, l'histoire.

n°13242
Chantal B
chasseacoeurs.skyblog.com
Posté le 05-05-2006 à 19:04:11  profilanswer
 

J'ai bien tout lu et ses conseils sont censés, mais c'est qui ce daniel ichbiah ? Quelqu'un le connait ici ? Il écrit quoi ? Je veux bien prendre en compte les conseils d'écrivains renommés mais quand celui-ci est inconnu on peut se demander s'il ne lui manque pas encore quelques paramètres.  

n°13243
Profil sup​primé
Posté le 05-05-2006 à 19:07:55  answer
 

Il est éditorialiste dans un magazine d'informatique, SVM (Science et Vie) Mac, je crois, il balance une page de banalités tiédasses chaque semaine. Ce doit être une sorte de Bernard-Henri Lévy ou de Bernard Werber à la petite semaine.
 
Je doute qu'il soit souvent confronté à la lecture de manuscrits.

n°13246
Chantal B
chasseacoeurs.skyblog.com
Posté le 05-05-2006 à 19:15:36  profilanswer
 

c'est bien ce que je me disais. Alors, avec tous les articles que j'ai déjà écrit (ex journaliste) je pourrais aussi donner des conseils.

n°13247
Celestine
Posté le 05-05-2006 à 19:21:48  profilanswer
 

Dis-donc Chantal, qu'est-ce que tu attends pour donner des conseils à ta copine ?


---------------

n°13248
Profil sup​primé
Posté le 05-05-2006 à 19:23:05  answer
 

L'important, c'est de participer, comme disait le baron. Plus tu causes dans le poste, plus on parle de toi...

n°13249
Chantal B
chasseacoeurs.skyblog.com
Posté le 05-05-2006 à 19:27:14  profilanswer
 

Quels conseils ma grande ? Tu es déjà au top aussi ! Grâce à tes cartes j'ai déjà dit à mon éditeur que j'en voulais pour le second livre ou alors le même marqutapage que Bridjet. Le seul conseil que je donnerais c'est : Persévérance. Le reste est aussi question de travail, travail travail et CHANCE. Sans le facteur chance on reste méconnu longtemps. Que dire, chacun a ses expériences propres, mais l'esprit de débrouille semble être une qualité de tous les auteurs de ce site !

n°13250
Celestine
Posté le 05-05-2006 à 19:31:19  profilanswer
 

Grande grande, c'est vite dit !
On a toujours besoin de conseils.
 Il est vrai que les auteurs de ce forum sont bourrés de qualités et leurs idées sont toujours bonnes à prendre.


---------------

n°13254
Pivoine20
Posté le 05-05-2006 à 19:55:36  profilanswer
 

Merci élisabeth.
J'ai essayé de me faire publier voila quelques années, j'avais alors 20 ans chez Arléa et Lafon et je me suis faite jetée par les deux éditeurs. Je ne suis pas de formation littéraire, j'ai juste un peu trop lu et suis atteinte pas le syndrome des mots qui mettent une lumière sur les maux. J'ai la mémoire des phrases interessantes qui résulte de la quintescence de mes lectures et ce que j'ai entendu de meilleur. Par contre je suis plutot mathématicienne avec un réel interet pour la langue française et mes collègues me demandent toujours et rien qu'à moi de jeter un coup d'oeil sur un rapport adressé à un client éventuel etc. Pendant mes études les thésards me demandaient de les aider pour trouver le bon verbe.
Je pense que mon manuscrit méritait largement d'être publié quand je vois les panphlets que l'on publie. Mais bon je ne sais même pas si j'en ai envie. Peut être plus tard
 
Mon histoire moi je l'ai aimé et je l'aime encore.
C'était l'histoire d'un héritier d'une librairie d'Almanach pour pélerin près d'un monastère St cistérien en éspagne pendant l'avènement de la république en espagne. Le fils revenu dans sa province avec des idées républicaine et anarchiste transforma la librairie en petit hebdomadaire pour republicain et les moines furent chassé et les pélerins parti etc ...
Le fils finit en exil dans camp de travail en Afrique du nord dans les mine de sel de kenadsa etc. Je pense reprendre l'histoire si j'ai le temps un jour. Mais les éditeurs ne font pas le bon choix de nos jours


Message édité par Pivoine20 le 05-05-2006 à 21:26:41
n°13255
Elisbeth
http://robertelisabeth.neuf.fr
Posté le 05-05-2006 à 19:56:42  profilanswer
 

De rien!:)

n°13256
Pivoine20
Posté le 05-05-2006 à 20:02:21  profilanswer
 

Je pense qu'il est plus facile de publier quand on est connu même si on ne sait pas écrire et que seul la curiosité des lecteurs peut amener à acheter le livre qui n'est finalement qu'un produit et rien d'autre. Pas une oeuvre littéraire certainement et ne nous apprend rien d'interessant

n°13257
Elisbeth
http://robertelisabeth.neuf.fr
Posté le 05-05-2006 à 20:04:52  profilanswer
 

Pivoine, je suis plutôt d'accord, si on s'appelle Loana aujourd'hui on a plus de chances d'être publié...

n°13258
Pivoine20
Posté le 05-05-2006 à 20:05:42  profilanswer
 

C'est exactement à l'exemple de Loana que je pensais aussi . Mrdr


---------------
Toi dont le visage de porcelaine ressemble à celui d'une idôle chinoise, sais tu que ton regard velouté a rendu le roi de Babylone pareil au fou du jeu d'echec reculant devant la reine
n°13259
Elisbeth
http://robertelisabeth.neuf.fr
Posté le 05-05-2006 à 20:07:55  profilanswer
 

:):)

n°13260
Chantal B
chasseacoeurs.skyblog.com
Posté le 05-05-2006 à 20:10:17  profilanswer
 

Lafon m'a écrit qu'il n'éditait que des personnes médiatisées, aucun écrivain inconnu. Arléa je ne connais pas, mais d'autres éditeurs m'ont dit sensiblement la même chose "on édite peu" "que les auteurs maison" "un ou deux inconnus par an"..... et un éditeur moyen n' pas une possibilité d'édition énorme. S'il fait douze livres sur un an c'est déjà exceptionnel, et si on compte les centaines de manuscrits qui arrivent chaque mois chez les éditeurs je pense qu'on peut comparer cela au jeu du lotto. BCp jouent peu gagnent.

n°13261
Elisbeth
http://robertelisabeth.neuf.fr
Posté le 05-05-2006 à 20:11:25  profilanswer
 

faites comme moi!! Jouez au PMU, on a plus de chances qu'au loto!! Sérieux hein!! :)

n°13262
Pivoine20
Posté le 05-05-2006 à 20:19:40  profilanswer
 

oui on a plus de chance de gagner au loto que de se faire publier

n°13263
Pivoine20
Posté le 05-05-2006 à 20:21:04  profilanswer
 

Le 05-05-2006 à 20:10:17, Chantal B a écrit :

Lafon m'a écrit qu'il n'éditait que des personnes médiatisées, aucun écrivain inconnu. Arléa je ne connais pas, mais d'autres éditeurs m'ont dit sensiblement la même chose "on édite peu" "que les auteurs maison" "un ou deux inconnus par an"..... et un éditeur moyen n' pas une possibilité d'édition énorme. S'il fait douze livres sur un an c'est déjà exceptionnel, et si on compte les centaines de manuscrits qui arrivent chaque mois chez les éditeurs je pense qu'on peut comparer cela au jeu du lotto. BCp jouent peu gagnent.


Exact et découvrir un vrai écrivain de nos jour est mission impossible.
Notre siècle ne connaitra que des poeples et  aucun grand homme qui nous apprendrait sur nous meme ou sur les autres


Message édité par Pivoine20 le 05-05-2006 à 20:22:01
n°13264
Elisbeth
http://robertelisabeth.neuf.fr
Posté le 05-05-2006 à 20:22:26  profilanswer
 

Citation :

mission impossible


 
Mais non!! Il faut y croire!
Et travailler, travailler, et encore travailler...:)

n°13265
Pivoine20
Posté le 05-05-2006 à 20:24:17  profilanswer
 

oui mais cependant il faut gagner sa vie et être compétitive dans son boulot. Moi je fait du logiciel et j'ai besoin de me dépasser pas mal de fois pour garder ma place de femme dans un mondes d'homme menteurs et qui ne savent que trop peu de choses.


Message édité par Pivoine20 le 05-05-2006 à 20:33:02
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