en ce qui me concerne, le travail fourni sur j'ai peur était très intéressant, parce que, justement, je n'ai fourni aucun travail.
une fois le bouquin accepté par la musardine, il est passé entre les mains de la correctrice, qui l'a quelque peu paufiné. ensuite, je l'ai reçu pour validation.
alors, déjà, étant donné que pour moi le manuscrit avait quatre ou cinq ans, je vous dis pas le jeu des sept erreurs, mon manus original d'un côté, la version corrigée par emmanuelle c. de l'autre, pour comparer les changements.
et bien, ce qui est extraordinaire, c'est que, à 75% on va dire, les proposition d'emmanuelle meilleure pour une raison très simple : elles respectaient davantage mon style que ce que moi j'avais écrit !
et pour le reste, un petit ping-pong par mail interposé s'est engagé. au bout de sept ou huit échanges, nous sommes tombés d'accord.
le seul vrail travail de correction que j'ai effectué seul, c'est la fin. personne ne l'aimait, à la musardine, et je me suis rendu à leurs arguments. la nouvelle fin est meilleure, parce que plus radicale, et moins attendue.
et enfin, il y a eu le travail sur la maquette. je crois qu'on passé une semaine, rien que pour trouver une solution acceptable par rapport aux dialogues. comment les présenter.
enfin, bref. quand ça a été terminé, tout ça, j'ai senti le travail accompli et j'ai mesuré l'importance d'avoir une bonne éditrice et une bonne correctrice.
(par contre, je suis pas d'accord sur un point, avec jesaisplusqui : retravailler un texte jusqu'à la fin des temps, je crois pas que ça serve forcément le texte. un texte, bon ou mauvais, correspond à un moment dans la vie de l'auteur. il y a une connexion entre l'auteur et son texte. une fois que c'est débranché, c'est débranché, pas la peine d'y revenir. et il faut aussi se méfier, comme les peintres, du coup de pinceau en trop)