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Auteur Sujet :

Livres de femmes, livres de vérités

n°259526
Profil sup​primé
Posté le 17-03-2017 à 11:07:38  
 

Reprise du message précédent :
SES IDÉES SUR LES HOMMES
Nous allons voir, maintenant, ce qu'il pense des hommes.
Là il est surprenant :
— « L'homme est quelque chose qui doit être vaincu. »
— « Ce qu'il y a de grand, dans l'homme, c'est qu'il est, non un but, mais une transition ; ce qu'on peut aimer en lui c'est qu'il est un passage, un coucher d'astre. »
— Je vous enseigne le supra homme. L'homme est quelque chose qui doit être dépassé. Qu’avez-vous fait pour surpasser l’homme ?
—Tous les êtres, jusqu'à présent, ont créé plus haut qu'eux-mêmes, et vous voudriez être le reflux de ce grand flux et redescendre à l'animal, plutôt que de surpasser l'homme? Qu'est le singe, pour l'homme? Une risée ou une honte. Ainsi sera l'homme pour le supra homme, une risée ou une honte.
— « Vous voudriez, si possible, et il n'y a pas de possible, supprimer la souffrance ; et nous ? Nous la voudrions précisément plus grande et pire qu'elle n'a jamais été!
La discipline de la souffrance, de la grande souffrance, ne savez- vous donc pas que c'est elle qui jusqu'ici, a créé toutes les prééminences de l'homme ! »
(En effet, combien l'homme a dû souffrir moralement, pour vaincre la femme et supporter sa victoire, qui lui a valu la haine de celle dont il veut l'amour)
— « L'homme réunit, en lui, le créateur et la créature. Il y a, en l'homme, la matière, le fragment, le superflu, l'argile, la boue, la folie et le chaos ; mais il y a aussi, en lui, le créateur, le sculpteur, la dureté du marteau, la béatitude divine du septième jour. Comprenez-vous les contrastes ? Comprenez-vous que vous avez pitié de ce qui doit nécessairement être façonné, brisé, forgé, étiré, calciné, rougi au feu, affiné, de ce qui doit nécessairement souffrir et ne saurait échapper à la souffrance ? »
(Or ce qui doit tant souffrir c'est l'âme de l'homme, et cela pour arriver à ce beau résultat : vaincre la femme, vaincre la Vérité et le Bien et arriver à faire triompher le Mal et, fier d'en être arrivé là)
(Jenseits etc — p. 141 )

A suivre...

n°259528
Profil sup​primé
Posté le 17-03-2017 à 13:48:23  
 

LA CONSCIENCE.
La misogynie engendre le remords, quand elle n'est pas assez mûre pour engendrer la folie. Aucun homme n'outrage impunément la femme ; le châtiment du crime de lèse sainteté féminine ne se fait jamais attendre. C'est que la conscience de l'homme est une éternelle justicière qui ne pardonne pas. .
D'abord expliquons ce qu'est le principe même de la conscience.
Malgré la séparation des sexes, le principe mâle et le principe femelle sont représentés dans tous les individus.
L'homme a en lui une partie féminine : il est un peu femme ; la femme a en elle une partie masculine, elle est un peu homme.
La conscience de l'homme, c'est la voix de cette partie féminine restée en lui, de cette sensibilité cérébrale encore un peu active.
Chez la femme, la conscience est spontanée, primesautière parce que ses impulsions cérébrales ne sont pas troublées par la vie sexuelle. Chez l’homme, elle est lente, réfléchie, parce qu'elle fait l'objet d'une lutte entre deux impulsions différentes, l’impulsion rationnelle et l’impulsion sexuelle.
Donc, la conscience de l'homme c'est la voix de la partie féminine qui est en lui ; elle parle comme parlerait une femme.
Quand il veut obéir aux impulsions sexuelles, mutilant ainsi l'élément sensitif de son cerveau, la voix féminine le lui reproche, sa conscience crie, s'agite, le tourmente. Quand il commet un acte injuste, quand il torture la femme ou l’enfant, cette voix intérieure crie encore. Il cherche bien à la faire taire, quand son tourment devient trop violent, il s'étourdit, mais tous les moyens qu'il emploie sont impuissants, la voix est toujours là, sourde mais tenace. Il en souffre et, alors, impute à la femme, qui en est la personnification vivante, tous ses maux intimes.
La femme est la conscience manifestée de l’homme.
Comme elle, elle impose à l’homme des devoirs qui sont, la plupart, en opposition directe avec ses secrets désirs.
Mais si la femme est souvent obligée de se taire, la conscience, elle, parle avec une telle autorité, que l'homme est bien forcé de s'apercevoir qu'elle est là, qui veille sur lui. Et, alors, prenant ses reproches pour ceux de la femme, (même quand elle ne les formule pas) c'est à elle qu'il répond, à elle qu'il s'en prend de son tourment intérieur.
La femme pardonne souvent, la conscience jamais. Un poète a dit : « Jamais au criminel, son crime ne pardonne! »

A suivre…

n°259530
Profil sup​primé
Posté le 17-03-2017 à 14:55:58  
 

LA DEFENSE DES FEMMES
Dans tout ce qui précède, j'ai montré comment l'homme attaque la femme. Voyons, maintenant, comment elle se défend.
Je ne remonterai pas dans le passé, le sujet serait trop vaste, du reste, ce serait toute l'histoire de l'évolution morale de l’humanité qu'il faudrait faire, je veux rester dans le présent, et voir comment les femmes qu'on appelle « des revendicatrices » mènent leur campagne.
J'ai déjà parlé, lorsque je me suis occupée des « égalitaires » des programmes qu'elles soutiennent. On les croirait faits par des hommes tant ils sont contraires aux vrais intérêts de la femme. Et, de fait, je les crois rédigés par les féministes, sincères ou non, qui luttent avec ces dames.
La nature même des questions le prouve : Elles prétendent devenir les égales de l’homme, donc, prendre leurs vices, leurs exagérations, leurs injustices, leur âpreté au gain, leur cruauté, leurs mœurs libertines, leurs ruses et leurs mensonges. Toutes choses qu'elles n'ont pas, en effet, dans leurs conditions sexuelles normales. Elles veulent que la Mère devienne l'égale de son fils, la grande dame l'égale de son valet de chambre, la femme sobre et rangée l'égale de l'ivrogne, qui trébuche et divague, la chaste jeune fille l’égale de l'étudiant perverti, la modeste ouvrière l'égale du soldat débauché, la femme respectable l'égale du viveur dépravé.
Or, qui a pu rêver cette égalité sinon l’homme orgueilleux qui se donne toutes les grandeurs de la femme!
Elles veulent devenir les égales de l'homme, quoiqu'elles savent que l'homme est vicieux, égoïste, méchant, fourbe et hypocrite. Pourquoi donc, elles qui, malgré toute leur ignorance, sont vertueuses, désintéressées, charitables et bonnes, veulent-elles descendre jusqu'à l'homme? Est-ce pour imiter ses bêtises, car il en fait, et elles le savent? Est-ce pour partager ses ambitions déréglées, car il en a et elles le savent?
Est-ce pour tripotailler avec lui dans les affaires financières, car il tripote, et elles le savent? Si c'est pour tout cela, ce n'est vraiment pas la peine de revendiquer. Le nombre est assez grand, dans le camp des agitateurs masculins, sans qu'il soit besoin de l’accroître encore en y annexant des femmes.

A suivre…

n°259532
Profil sup​primé
Posté le 17-03-2017 à 15:20:22  
 

LA DEFENSE DES FEMMES (suite)
Si c'est pour faire autre chose, alors, c'est parfait, mais, dans ce cas, ne réclamez pas, l’égalité car l'égalité suppose les mêmes occupations. Il n'y a pas à sortir du dilemme : égales de l'homme et faisant ce qu'il fait, ou : différentes de lui et faisant ce qu'il ne fait pas.
Or, si c'est ce dernier parti que vous adoptez, vous n'avez nullement besoin d'aller où il va, d'être où il est. Pour faire autre chose, restez où vous êtes ou mettez-vous sur un autre terrain que le sien ; restez vous, restez femme, ou, plutôt, redevenez femme, car vous ne l'êtes plus, psychologiquement parlant, et alors la question sera résolue. Les hommes vous écouteront bien mieux quand vous parlerez en femmes que lorsque vous parlez en hommes. Et cela vient de ce que, sachant ce que valent les hommes, puisqu'ils en sont, ils n'accordent pas de confiance à leurs pareils, ni à leurs pareilles. Ils n'ont pas confiance en eux, comment voulez-vous qu'ils aient confiance en vous, si vous vous faites leurs égales. Ils reconnaissent tout ce qui leur manque et, pour qu'ils vous écoutent, il faut que vous leur montriez que vous pouvez combler le vide de leur existence en leur apportant ce qu'ils n'ont pas, ce que leurs camarades hommes ne peuvent pas leur donner.
Donc, il faut faire autrement, et mieux, et c'est cela qu'ils attendent de vous.
Ce qui prouve le défaut de la méthode des égalitaires, c'est le peu de succès de leur campagne. Que d'années! Que d'activité! Que d'argent, même, dépensé dans une cause qui ne progresse pas, car vos succès sont illusoires, ce que vous obtenez ne change en rien la nature de l’homme ; le droit électoral conquis, dans certains pays, a-t-il fait faire une loi qui soit vraiment moralisatrice? Les syndicats de femmes ont-ils empêché la Seine de charrier les corps des suicidées!
Je ne vois, nulle part, de résultats réels. Tant que les femmes se sont diminuées en demandant une égalité qui les rabaisse, elles n'ont pas abouti, c'est Celle qui osera dire toute la vérité, et remonter sur son piédestal qui réussira.
Moi, je ne veux ni droits civils ni droits politiques. La Nature m'a donné d'imprescriptibles droits qui planent par dessus tout cela. Elle m'a fait connaître les secrets des multiples rouages qui font marcher la machine humaine et, avec cette science, je me sens bien plus forte que toutes les assemblées politiques réunies, puisque je peux formuler une loi qu'aucune d'elles ne saurait faire : la loi morale.

A suivre

n°259535
Profil sup​primé
Posté le 18-03-2017 à 05:41:28  
 

LA DEFENSE DES FEMMES (suite 2)
Tant que les féministes n'ont pas montré aux hommes une femme ayant produit quelque chose de féminin, quelque chose que les hommes n'aient pas pu faire, ceux-ci ont déclaré que vous n'étiez qu'une armée de nullités, et si beaucoup d'entre eux ne sont pas devenus féministes, ce n'est pas parce qu'ils tenaient beaucoup à garder des privilèges injustifiés, c'est parce qu'on ne leur offrait pas une seule femme digne de leur admiration.
Et changer les médiocrités masculines pour des médiocrités féminines, c'était piètre besogne. On ne changeait, en réalité, que le costume et le timbre de la voix, mais quant aux idées, elles restaient aussi fausses avec les égalitaires qu'avec les hommes seuls, c'était toujours « les idées régnantes »
Les hommes intelligents veulent mieux que cela, ils veulent une Femme « qui ne soit pas leur égale », afin qu'ils puissent trouver, en elle, toutes les grandes qualités que l’homme droit se plait à vénérer. Ils veulent, dans la femme, une manière de penser différente de la leur, ils veulent trouver, près d'elle, quelque chose à apprendre, quelque chose de nouveau qui les tire de l'ennui qui les endort, et donne à leur vie une direction nouvelle, à leur esprit une lumière directrice. Mais les criailleries pour obtenir des droits politiques les fatiguent sans les intéresser.
Les femmes doivent s'affirmer, ce qu'elles font, heureusement, de temps en temps. Elles ne doivent pas craindre de braver toutes les fureurs des jalousies déchaînées contre elles ; elles ne doivent pas attendre qu'on les déclare égales, supérieures ou inférieures, tout cela, ce sont des mots, elles doivent montrer ce qu'elles sont et ce qu'elles peuvent.

A suivre…

n°259537
Profil sup​primé
Posté le 18-03-2017 à 05:51:48  
 

LA DEFENSE DES FEMMES (suite 3)
N'est-il pas naïf que certaines d'entre elles attendent que ce soit l'homme qui vienne les proclamer supérieures à lui, ou même ses égales, alors que c'est lui qui, dans son orgueil, les a abaissées? Les plus intelligents, seuls, arrivent à accepter l’égalité, mais les pervertis n y arriveront jamais.
Donc les personnes, bien intentionnées, je le reconnais, qui ont demandé l’égalité des sexes, se sont trompées, tant au point de vue philosophique qu'au point de vue psychologique. Il n'y a pas plus égalité entre l'homme et la femme qu'il n'y a égalité entre le voleur et le volé. Deux êtres aussi différents ne peuvent pas remplir, dans la société, les mêmes fonctions, avoir les mêmes droits et les mêmes devoirs. Là est toute la question ; définir les fonctions, les droits et les devoirs de chacun, leur donner Une éducation qui les y pré- pare et non, comme on le fait maintenant, une éducation qui les en éloigne. L'harmonie sociale régnerait si chacun d'eux, dès l'enfance, avait obéi aux lois physiologiques et psychiques de leur nature, rectifiées dans le sexe mâle, par la loi morale.
Si la femme avait gardé la suprématie morale que lui assignait ses qualités intellectuelles, si l'homme ne s'était pas révolté contre la loi suprême et contre le rôle actif que sa force musculaire lui assigne.
Demander à l’homme « d'émanciper la femme » c'est aussi absurde que de demander à un roi d'émanciper son peuple en proclamant lui-même la République.
« C'est par la force que l'homme prétend tout surmonter, c'est par sa faiblesse que la femme peut tout vaincre. » Bernardin.
C'est du despotisme des hommes que sort la révolte des femmes, et c'est la révolte des femmes qui fait le progrès.
Donc, ne nous plaignons pas des actes despotiques dont nous sommes toutes un peu victimes, c'est cela qui assure notre triomphe.

A suivre…

n°259539
Profil sup​primé
Posté le 18-03-2017 à 07:18:55  
 

LES PHILOGYNES
Les hommes qui ont osé défendre les femmes ont formé, à toutes les époques, une petite élite intellectuelle et morale, recrutée parmi les meilleurs.
Quelques-uns ont envisagé la question dans son entière vérité, d'autres, plus nombreux, n'en ont vu qu'un aspect.
Mais, les uns et les autres ont rendu d'immenses services à la cause du progrès, ils ont apporté, dans la lutte, des arguments que la femme n'aperçoit pas elle-même, parce qu'elle ne connaît pas la psychologie masculine.
C'est cette ignorance de la nature de l'homme qui a fait que jamais aucune femme n'a su défendre le féminisme comme l'on fait certains hommes. Faut-il citer l'admirable petit Essai de Stuart Mill, sur la « condition des femmes », dans lequel les lutteuses vont chercher des arguments pour se défendre ?
La femme, quand elle souffre par la faute de l'homme, ne sait que gémir, elle n'a pas, dans sa douleur, le sang-froid du philosophe qui, libre d’esprit, étudie avec calme la question.
Ce sont les spectateurs des événements sociaux, et non ceux qui en sont les martyrs, qui peuvent, réellement, chercher la cause du mal et son remède.
Il y a eu des hommes féministes à toutes les époques et dans tous les pays. Il s'en est trouvé même parmi les Pères de l'Eglise. Saint Bernard fut de ceux-là, et des plus fervents. Son culte de la femme s'adresse à la vierge Marie, mais, qu'importe l'image pourvu qu'il y ait une femme derrière.
Pendant la Révolution française, ce soulèvement de l'esprit préparé par des femmes en vue de reconquérir la liberté, et réalisé par des hommes, à leur profit, on discuta un instant, les droits de la femme.
Nous trouvons aux Jacobins les femmes attaquées par Chabot, mais défendues par Charlier.
Elles qui avaient été les initiatrices du mouvement, se virent exclues des tribunes de la Convention, par une loi du 20 mai 1793. Bientôt après, le 26 mai, on faisait une autre loi leur défendant d'assister à aucune assemblée politique.
A la Constituante, nous trouvons Victor Considérant qui, seul sur 900 membres, réclame les droits politiques de la femme.
Plus tard, Pierre Leroux développa son amendement en faveur du droit électoral pour les femmes, dans les élections communales.

A suivre…

n°259541
Profil sup​primé
Posté le 18-03-2017 à 07:40:00  
 

LES PHILOGYNES (suite)
Ce fut Athanase Coquerel qui proposa la loi d'exclusion contre les femmes.
Des journaux : « La Commune sociale » et « La République » réclamaient le droit des femmes. « La Démocratie pacifique », après avoir parlé de la puissance souveraine de la femme pour la pacification et pour l'accord des âmes, s'écriait : « Si l’on veut prévenir une nouvelle émeute de la faim et de la haine, il faut s'en remettre aux femmes. A elles appartient de donner le signal de ce soulèvement fraternel et religieux. »
M. Laya, dans « Le Bien-être universel », soutenait la femme et engagea une polémique, à ce sujet, avec « La Patrie » :
Diderot disait : « Celui qui n'aime pas la femme est une espèce de monstre ; celui qui ne la cherche que quand il en est averti par le besoin, sort de son espèce et se range à côté de la brute. »
Les féministes les plus militants et les plus sincères que les temps modernes aient connus sont, incontestablement, les Saint-Simoniens.
Ceux-là prétendaient remettre la femme à la place que lui a donnée la Nature et lui prodiguaient, sans marchander, leurs éloges et leurs hommages.
Leur apostolat était l'appel de la femme.
Saint-Simon disait : « Ma parole est celle de l’homme précurseur de la femme, Messie de son sexe, qui doit le sauver de l'esclavage qui est la prostitution, j'ai à préparer l'affranchissement des femmes par les femmes »
Cette femme-Messie, conjointement avec l'homme, devait composer le prêtre, c'est-à-dire « le couple sacerdotal, dépositaire des pouvoirs de la société, et dont le rôle, dans l'avenir, consistait à diriger, humaniser les appétits, facilitant l'union des êtres à affections profondes. »
Jean Journet, l'un d'eux, écrivait :
« Alors la femme souveraine,
A l’encontre des méchants,
Doit affranchir l’espèce humaine
D'un martyr de six mille ans ».

A suivre…

n°259543
Profil sup​primé
Posté le 18-03-2017 à 07:52:07  
 

LES PHILOGYNES (suite 2)
Les Saint-Simoniens avaient la prescience du sexualisme, c'est-à-dire de la loi des sexes et de ses conséquences différentes dans l'un et dans l'autre. C'est ce qui faisait leur supériorité sur les hommes qui ne voyaient que le côté politique ou social de la question. Ils parlaient déjà du « secret de la maternité », de son sacerdoce futur, de son élévation.
Mais le public ne les comprenait pas, les femmes surtout, encore imbues des préjugés dont leur éducation est faite, leur faisaient opposition. Mme Cécile Fournel fut la première à condamner cette grande doctrine libératrice de la femme.
A l’enterrement de Talabot, Barrault rappela que dans les premières années de sa jeunesse, Talabot s'était fait remarquer par « une grande passion pour les femmes », ce qui fit sourire certains assistants, ceux qui aiment les malentendus.
« Pauvres femmes, s'écria alors Barrault, je parle d'un homme qui vous rendit un culte et l'on rit. Ah ! Sans doute, les temps sont passés où l'homme vous entourait d'un hommage chevaleresque et les temps ne sont pas encore arrivés où il pourra, sans vous dégrader, et sans se dégrader lui-même, témoigner de votre puissance. »
Dans les banquets qui réunissaient fraternellement les disciples de Saint-Simon, la place d'honneur était occupée par un fauteuil vide, celui de la Femme, l'absente, celle qu’on attendait, celle qui allait naître pour libérer son sexe et sauver l’homme de la dégénérescence et de la folie.
Ils attendaient la femme, et annonçaient sa venue pour des temps prochains, et Enfantin, reconnaissant l’impuissance de l'homme, disait : « Il n'y aura de science définitive que lorsque la femme aura parlé. » Sur sa tombe, il fit graver ces mots :
A chacun selon sa capacité;
A chaque capacité selon ses œuvres;
Egalité de l’homme et de la femme.
Cette dernière phrase est contradictoire avec celle que je citais plus haut ; si l'homme seul n'a pas pu faire la science et si on attendait la femme pour la faire, il n'y a pas égalité entre eux.

A suivre…

n°259545
Profil sup​primé
Posté le 18-03-2017 à 08:13:20  
 

LES PHILOGYNES (suite 3)
Les principaux disciples de Saint-Simon étaient Bazard, Rodriguez et Enfantin.
Mais, ce magnifique mouvement de réveil féministe dût subir la persécution, comme la subissent tous les grands mouvements de la pensée.
Le 27/08/1832 eut lieu le procès des Saint-Simoniens.
Tous descendirent alors des hauteurs de Ménilmontant où ils avaient établi leur retraite et, dans l'élégant costume qui avait été dessiné par Raymond Bonheur, (père de Rosa Bonheur), ils traversèrent, la tête haute, les bras croisés sur la poitrine, une foule considérable, massée dans les rues pour les voir passer.
On accusait cette haute morale... d'immoralité.
Mais leur mouvement ne périt pas. Fourier le reprit, dans la Phalange, et il se fondit dans le fouriérisme qui le modifia, le masculinisa et en fît « le socialisme ».
Sous cette forme, il devait grandir vite dans les esprits.
Là encore, nous voyons l’avortement d'un mouvement féministe, et sa transformation au profit de l’homme, comme l'avait été, 50 ans avant, le grand mouvement de la Révolution française.
Ce sont ces transformations de l'idée pure qui stérilisent les grandes impulsions données de temps en temps par les femmes, ou par les féministes.
Il se trouve toujours un homme plus audacieux que les autres, qui adopte l’idée lancée et la dénature.
Là est le secret de l’avortement de la Révolution française.
Là est le secret, aussi, de la stérilité du socialisme moderne.
Mais l’idée dénaturée renaît sous une nouvelle forme.
C'est ainsi que le Saint-Simonisme reparut dans le Positivisme d'Auguste Conte ; doctrine qui met encore, au sommet, la femme, cette fois personnifiée dans Clothilde de Vaux.
Stuart Mill, que j'ai déjà cité, avait 26 ans quand eut lieu le procès des Saint-Simoniens. Il s'était occupé activement de cette doctrine, qui l'avait profondément impressionné.
Stuart Mill, dans une lettre adressée à M. Gustave d'Eichtal il dit :
« C'est un noble spectacle, que vous donnez au monde d'un groupe d'hommes debout et lui tenant la tête... La lecture du Globe m'a beaucoup rapproché de vos opinions. Pas un de ces articles qui n'ait remué en moi quelque chose, qui ne m'ait amélioré en quelque point. Si l'heure était venue pour l'Angleterre, s'il n'était pas aussi vain de chercher ici actuellement un auditoire pour des vues organiques, qu'il eût été pour Saint-Simon dans le feu de la Révolution, je ne sais si je ne renoncerais pas à toute chose pour devenir, non l'un de vous, mais comme vous. »

A suivre…

n°259547
Profil sup​primé
Posté le 18-03-2017 à 09:49:11  
 

LES PHILOGYNES (suite 4)
Parmi les féministes modernes il faut citer, d'abord, M. Legouvé qui réclama pour la femme une extension progressive de ses droits. Il trouvait que les femmes ne sont libres que dans les couvents ; ce qui est peut-être vrai.
— Victor Hugo vint apporter sa voix au concert des apôtres modernes.
Une femme exilée, comme lui, à Jersey, Louise Julien, avait vaillamment lutté pour la sainte cause. Elle fut immortalisée par le grand poète qui prononça, sur sa tombe, un discours mémorable dans lequel il dit cette phrase restée célèbre :
« Le 18ème siècle a proclamé les droits de l'homme, le 19ème proclamera les droits de la femme. »
— Un des grands défenseurs de la femme fut Emile de Girardin, qui proposa de rétablir l'héritage dans la ligne maternelle et la filiation par les femmes, telle qu'elle exista dans les âges heureux du matriarcat.
— Alfred de Vigny, lui, disait : « Après avoir bien réfléchi sur la destinée des femmes, j'ai fini par penser que tout homme devrait dire, à chaque femme, au lieu de bonjour, pardon ! Car les plus forts ont fait les lois.
— M. Naquet fut un féministe sincère et militant. Peu d'hommes ont rendu d'aussi grands services à la cause des femmes. En rétablissant le divorce en France, il libéra de la chaîne du mariage des milliers de malheureuses victimes.
— Jules Simon, aussi, mit sa pierre à l'édifice féministe, en écrivant : L'ouvrière.
— Léon Giraud entra de front dans la lutte. Il publia un bon livre sur « la condition des femmes » et défendit, devant les tribunaux, les premières candidates à la députation. Ce fut un sincère et un dévoué, malheureusement enlevé prématurément à la cause qu'il soutenait.
— Dans la science on vit apparaître le Docteur Manouvrier qui, mettant la question sur son vrai terrain, vint montrer que les caractères anatomiques de la femme lui assignent une place supérieure dans la série des êtres.
Tout près de vous des apôtres plus jeunes sont venus renforcer la sainte phalange. Ils deviennent si nombreux qu'il est impossible de les citer tous ; du reste, le public attentif les connaît bien et attend d'eux le dernier effort qui arrivera à terrasser l'esprit du mal.

A suivre…

n°259552
Profil sup​primé
Posté le 18-03-2017 à 10:00:41  
 

LA MORALE SCIENTIFIQUE RESTITUÉE
Si la physiologie nous montre ce qu'est le mécanisme de nos organes, si la psychologie nous apprend quelles sont nos facultés mentales et sentimentales, la morale nous enseigne l’usage que nous devons en faire.
La physiologie nous dit ce que nous pouvons, la psychologie ce que nous faisons, la morale ce que nous devons.
On peut la définir ainsi : « C'est l'ensemble des règles qui doivent guider la libre activité de l’homme. »
Ces règles doivent être basées sur les vérités éternelles ; elles doivent reposer sur les principes mêmes qui ont créé la
vie et dirigé l’évolution humaine. Sans cela ce n'est pas la morale.
Ces principes étant partout les mêmes, sur notre terre, tous les hommes doivent être soumis aux mêmes règles de conduite puisqu'ils sont soumis aux mêmes lois physiologique. Donc, la morale doit être une, elle doit être universelle comme les vérités premières qui doivent être l'origine et la fin de tous les devoirs de la vie.
L'histoire nous montre, en effet, que les préceptes de morale, observés chez tous les peuples de la terre, reposent sur un fond commun d'idées.
Le code du devoir a toujours été à peu près le même. La pensée souveraine qui a traversé tous les âges et qui semble être née spontanément dans toutes les parties du monde, est l'écho des lois immuables qui gouvernent la nature humaine.
Les vérités morales, nécessaires à la vie sociale de l’humanité, ne sont le privilège d'aucun temps, d'aucun peuple, d'aucun individu. Partout la conscience humaine est soumise aux mêmes lois et se développe dans la même direction.
Il ne doit y avoir qu'une morale, comme il ne doit y avoir qu'une science.
La morale universelle, unie à la science universelle doit devenir la Religion suprême, celle qui dirigera tous les peuples, qui régnera dans toutes les nations.
« Les lois morales ne sont pas nées d'hier ni d'aujourd'hui, elles vivent de toute éternité ; je ne pense pas que les ordres d'un mortel aient assez de force pour renverser ces lois, qui ne sont pas écrites, mais qui sont immuables. » (Sophocle Antigone).

A suivre…

n°259553
Profil sup​primé
Posté le 20-03-2017 à 07:08:38  
 

LA MORALE SCIENTIFIQUE RESTITUÉE
Si la physiologie nous montre ce qu'est le mécanisme de nos organes, si la psychologie nous apprend quelles sont nos facultés mentales et sentimentales, la morale nous enseigne l’usage que nous devons en faire.
La physiologie nous dit ce que nous pouvons, la psychologie ce que nous faisons, la morale ce que nous devons.
On peut la définir ainsi : « C'est l'ensemble des règles qui doivent guider la libre activité de l’homme. »
Ces règles doivent être basées sur les vérités éternelles ; elles doivent reposer sur les principes mêmes qui ont créé la
vie et dirigé l’évolution humaine. Sans cela ce n'est pas la morale.
Ces principes étant partout les mêmes, sur notre terre, tous les hommes doivent être soumis aux mêmes règles de conduite puisqu'ils sont soumis aux mêmes lois physiologique. Donc, la morale doit être une, elle doit être universelle comme les vérités premières qui doivent être l'origine et la fin de tous les devoirs de la vie.
L'histoire nous montre, en effet, que les préceptes de morale, observés chez tous les peuples de la terre, reposent sur un fond commun d'idées.
Le code du devoir a toujours été à peu près le même. La pensée souveraine qui a traversé tous les âges et qui semble être née spontanément dans toutes les parties du monde, est l'écho des lois immuables qui gouvernent la nature humaine.
Les vérités morales, nécessaires à la vie sociale de l’humanité, ne sont le privilège d'aucun temps, d'aucun peuple, d'aucun individu. Partout la conscience humaine est soumise aux mêmes lois et se développe dans la même direction.
Il ne doit y avoir qu'une morale, comme il ne doit y avoir qu'une science.
La morale universelle, unie à la science universelle doit devenir la Religion suprême, celle qui dirigera tous les peuples, qui régnera dans toutes les nations.
« Les lois morales ne sont pas nées d'hier ni d'aujourd'hui, elles vivent de toute éternité ; je ne pense pas que les ordres d'un mortel aient assez de force pour renverser ces lois, qui ne sont pas écrites, mais qui sont immuables. » (Sophocle Antigone).

A suivre…

n°259554
Profil sup​primé
Posté le 19-03-2017 à 16:37:07  
 

LA MORALE SCIENTIFIQUE RESTITUÉE
Si la physiologie nous montre ce qu'est le mécanisme de nos organes, si la psychologie nous apprend quelles sont nos facultés mentales et sentimentales, la morale nous enseigne l’usage que nous devons en faire.
La physiologie nous dit ce que nous pouvons, la psychologie ce que nous faisons, la morale ce que nous devons.
On peut la définir ainsi : « C'est l'ensemble des règles qui doivent guider la libre activité de l’homme. »
Ces règles doivent être basées sur les vérités éternelles ; elles doivent reposer sur les principes mêmes qui ont créé la
vie et dirigé l’évolution humaine. Sans cela ce n'est pas la morale.
Ces principes étant partout les mêmes, sur notre terre, tous les hommes doivent être soumis aux mêmes règles de conduite puisqu'ils sont soumis aux mêmes lois physiologique. Donc, la morale doit être une, elle doit être universelle comme les vérités premières qui doivent être l'origine et la fin de tous les devoirs de la vie.
L'histoire nous montre, en effet, que les préceptes de morale, observés chez tous les peuples de la terre, reposent sur un fond commun d'idées.
Le code du devoir a toujours été à peu près le même. La pensée souveraine qui a traversé tous les âges et qui semble être née spontanément dans toutes les parties du monde, est l'écho des lois immuables qui gouvernent la nature humaine.
Les vérités morales, nécessaires à la vie sociale de l’humanité, ne sont le privilège d'aucun temps, d'aucun peuple, d'aucun individu. Partout la conscience humaine est soumise aux mêmes lois et se développe dans la même direction.
Il ne doit y avoir qu'une morale, comme il ne doit y avoir qu'une science.
La morale universelle, unie à la science universelle doit devenir la Religion suprême, celle qui dirigera tous les peuples, qui régnera dans toutes les nations.
« Les lois morales ne sont pas nées d'hier ni d'aujourd'hui, elles vivent de toute éternité ; je ne pense pas que les ordres d'un mortel aient assez de force pour renverser ces lois, qui ne sont pas écrites, mais qui sont immuables. » (Sophocle Antigone).

A suivre…

n°259556
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Posté le 20-03-2017 à 17:50:20  
 

LA MORALE SCIENTIFIQUE RESTITUÉE (suite)
Mais les causes premières sur lesquelles se base la loi morale échappent à l’entendement actuel de l’humanité.
Elles sont à l'origine de la vie sociale, comme les causes qui ont dirigé l'évolution des êtres sont à l'origine de la substance organisée.
L'idée que nous avons d'une loi morale n'a pas son origine dans notre moi actuel, nous l'apportons en naissant, c'est un lot de l'héritage ancestral. Nous pressentons les lois de l’ordre moral, nous les proclamons et nous nous y soumettons avant de les comprendre : C'est un phénomène d'atavisme. Nous pouvons même dire que, dans l'état actuel de l'esprit humain, les causes n’en sont plus du tout comprises.
Et, cependant, il semble qu'une voix intérieure révèle à l’homme la différence qui existe entre le bien et le mal, le juste et l'injuste. Mais la cause de ces différences lui échappe.
C'est un flambeau que les générations se passent de mains en mains sans que personne ne songe à demander qui a allumé ce flambeau, où, quand et pourquoi….
« Quant à l'idée du bien et du mal, de l'honnête et de l'infâme, de la décence et de l'indécence, du bonheur et du malheur, de ce qui est conforme au devoir, de ce qu'il faut faire, ou ne pas faire, quel homme ne l'a pas apporté, pour ainsi dire, en venant au monde ? » (Epictète. Discours)
Les causes morales doivent être cherchées dans les principes mêmes qui ont créé la vie et dirigé l'évolution puisqu’elles sont inhérentes à la nature humaine. Mais il faut savoir quel est le rapport qui peut exister entre ces principes et les actions des hommes ; pourquoi la nature humaine est organisée de telle sorte qu'en suivant ses impulsions l’homme ne va pas toujours vers le bien ? Quelle signification on doit donner au mot bien et au mot mal, quel est le but que l'homme doit chercher à atteindre, en un mot, qu'est-ce que la perfection morale?

A suivre…

n°259557
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Posté le 18-03-2017 à 13:05:34  
 

LA MORALE SCIENTIFIQUE RESTITUÉE
Si la physiologie nous montre ce qu'est le mécanisme de nos organes, si la psychologie nous apprend quelles sont nos facultés mentales et sentimentales, la morale nous enseigne l’usage que nous devons en faire.
La physiologie nous dit ce que nous pouvons, la psychologie ce que nous faisons, la morale ce que nous devons.
On peut la définir ainsi : « C'est l'ensemble des règles qui doivent guider la libre activité de l’homme. »
Ces règles doivent être basées sur les vérités éternelles ; elles doivent reposer sur les principes mêmes qui ont créé la
vie et dirigé l’évolution humaine. Sans cela ce n'est pas la morale.
Ces principes étant partout les mêmes, sur notre terre, tous les hommes doivent être soumis aux mêmes règles de conduite puisqu'ils sont soumis aux mêmes lois physiologique. Donc, la morale doit être une, elle doit être universelle comme les vérités premières qui doivent être l'origine et la fin de tous les devoirs de la vie.
L'histoire nous montre, en effet, que les préceptes de morale, observés chez tous les peuples de la terre, reposent sur un fond commun d'idées.
Le code du devoir a toujours été à peu près le même. La pensée souveraine qui a traversé tous les âges et qui semble être née spontanément dans toutes les parties du monde, est l'écho des lois immuables qui gouvernent la nature humaine.
Les vérités morales, nécessaires à la vie sociale de l’humanité, ne sont le privilège d'aucun temps, d'aucun peuple, d'aucun individu. Partout la conscience humaine est soumise aux mêmes lois et se développe dans la même direction.
Il ne doit y avoir qu'une morale, comme il ne doit y avoir qu'une science.
La morale universelle, unie à la science universelle doit devenir la Religion suprême, celle qui dirigera tous les peuples, qui régnera dans toutes les nations.
« Les lois morales ne sont pas nées d'hier ni d'aujourd'hui, elles vivent de toute éternité ; je ne pense pas que les ordres d'un mortel aient assez de force pour renverser ces lois, qui ne sont pas écrites, mais qui sont immuables. » (Sophocle Antigone).

A suivre…

n°259559
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Posté le 21-03-2017 à 12:45:52  
 

LA MORALE SCIENTIFIQUE RESTITUÉE (suite 2)
Pour répondre à ces questions, nous avons dû remonter le cours de l'évolution humaine, chercher quand et comment le mal a commencé, car, de même que nous ne comprenons l’existence de nos organes qu'en les étudiant dans leur développement, de même que nous ne comprenons leurs fonctions qu'en remontant dans l'évolution physiologique, ainsi de même, nous ne pouvons comprendre la raison des rapports établis aujourd'hui entre l'homme et ses semblables qu'en remontant le cours de révolution psychique de l’humanité.
C'est donc à la science que nous avions à faire appel puisque, elle seule pouvait nous éclairer en nous montrant les faits dans leur évidence, les causes dans leur origine.
Sans cette évidence, que la science seule nous donne, nulle autorité n'a le droit d'imposer à l'homme un précepte à observer, un devoir à remplir.
Toute prescription non justifiée par une loi de la Nature est arbitraire et doit être suspecte. La loi doit avoir sa cause et cette cause doit être démontrée ou démontrable.
Si l'ignorant a pu se soumettre à des préceptes imposés arbitrairement, c'est parce que, sentant sa faiblesse, il a eu confiance dans ceux qu'il a accepté pour maîtres, dans ceux à qui il a laissé le soin de penser pour lui.
Mais celui qui se sent fort veut savoir le pourquoi des actes qu'on lui impose.
« Hors de la foi point de salut », a-t-on dit. Nous répétons aujourd'hui : « Hors de la foi scientifique pas de morale ».
Nous devons croire à la raison d'être des choses, pour les accepter. Sans cette condition première : la foi, rien ne peut entrer dans l’esprit des hommes. La doctrine morale de l'avenir doit se baser sur ces mots : savoir pour croire ; croire pour vouloir.

A suivre…

n°259561
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Posté le 21-03-2017 à 12:59:26  
 

LA MORALE SCIENTIFIQUE RESTITUÉE (suite 3)
Pour pratiquer le bien et éviter le mal, il faut savoir où est le bien et où est le mal, il faut connaître les causes qui font que telle action est bonne, que telle action est mauvaise.
C'est la mission de la vraie science de faire cette recherche ; c'est sa mission d'en imposer les conclusions après en avoir rendu la nécessité évidente.
Gardons-nous bien de séparer la morale de la science comme ont eu la malencontreuse idée de le faire certains philosophes qui, tout en proclamant l'infaillibilité de la science, n'ont pas su pousser jusqu'au bout, les conclusions de leurs affirmations.
C'est ainsi que nous lisons, avec regret, dans un livre de M. Büchner, cette phrase : « La science n'a rien à voir directement avec les mœurs, au point de vue idéal, et toute recherche serait entravée si elle dépendait de semblables considérations. »
Ceci prouve que M. Büchner ignore qu'il est une science qui régit les mœurs, et qui n'est pas autre chose qu'un chapitre de la physiologie.
Comment se fait-il qu'il ignore cela?
C'est parce que, comme bien d'autres, il confond la vraie morale avec la fausse morale qui, elle, n'a pas de bases scientifiques.
Voici, du reste, en quoi elles diffèrent l'une de l’autre.

A suivre…

n°259563
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Posté le 21-03-2017 à 13:13:04  
 

LES DEUX MORALES
Deux morales ont régné sur la terre.
L'une faite par la femme, au début de l'évolution humaine, bien loin dans le passé, l'autre faite par l’homme, plus tard ; car, tour à tour, la femme et l’homme ont dominé.
Quand c'est la femme qui domine et fixe la loi morale, cette loi est empreinte d'une haute justice, d'une suprême élévation d'idées, elle est dégagée de tout intérêt personnel.
On dirait que la femme n'est pas humaine.
Sa suprême justice met en haut ce qui est bien, en bas ce qui est mal. Elle plane au-dessus des mesquines préoccupations de la vie de l'homme, elle les dédaigne et méprise ceux qui s'y arrêtent. Sa morale condamne ce qu'elle méprise et cela c'est :
— Le sceptique qui craint la vérité.
— Le lâche et sa lâcheté.
— Le pervers qui accuse les autres de la perversion qui est en lui.
— Le méchant, qui a l'instinct du mal.
— Le rusé qui cherche des dupes.
— Celui qui s'abaisse, le chien humain qui se laisse battre pour un os.
— L'orgueilleux, mendiant d'honneur et d'argent.
— Le mesquin qui pense à la petite utilité.
— Le timide, l'indécis, qui n'ose faire le bien.
— Le menteur
La femme crée une aristocratie du bien. C'est elle qui, parlant de son sexe, a pu dire, jadis : « nous, les véritables ! »
Sa noblesse c'est sa véracité.
Maintenant encore, la femme supérieure détermine la valeur des autres en les comparants à ce qu'elle est elle-même ; l’écart entre elle et eux est son étalon des valeurs morales. Elle méprise le jugement des inférieurs porté sur elle, elle sait que c'est la condamnation de ses grandeurs dictées par un sentiment de jalousie.

A suivre…

n°259565
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Posté le 21-03-2017 à 13:24:43  
 

LES DEUX MORALES (suite)
La Femme sait que ce qu'elle réprouve « est mal » que ce qu'elle approuve « est bien » parce qu'elle a l’instinct du bien et du vrai. La grande femme primitive se glorifiait elle-même, ce qui est une preuve de sa valeur. Si elle se méconnaissait soi-même, elle ne pourrait pas juger les autres. Elle a conscience de sa plénitude, de sa puissance, de son autorité. Sa haute raison déborde, et lui dicte des ordres, elle est généreuse autant qu'elle est grande. Elle donne, elle ne prend pas.
C'est qu'elle a le suprême bien, le bonheur intense de la vie complète... une richesse inépuisable et inattaquable, celle-là. Elle s'occupe du malheureux, pour l’aider à vivre, parce qu'elle a horreur de la souffrance. Elle s'occupe des autres en vertu d'une impulsion puissante de sa nature généreuse.
Cependant sa justice n'a pas de faiblesse elle est intègre dans le châtiment
L'horreur du mal la rend sévère. Autant elle se laisse toucher par l'effort pour le bien, autant elle est inflexible pour le coupable qui fronde...
La supériorité est ironique. La mascarade sociale, quand elle ne l'indigne pas la fait rire, les petites faussetés des hommes la navrent et l'amusent.
Dans la morale des femmes c'est le bien qui se fait craindre.
La femme s'impose par le bien.
Quand c'est l'homme qui domine et veut « moraliser », lui qui doute et qui ignore, qui se sait faible d'esprit et qui souffre de la puissance féminine, qu'elle est la base de la morale ? Sur quoi fonde-t-il ses jugements?
Il regarde avec méfiance les vertus de la femme.
Il a du scepticisme et de la défiance, il ne veut pas accepter la vérité, parce qu'elle impose des lois qui le gênent. Il se méfie de tout ce que la femme glorifie, de tout ce qu'elle déclare bon, comme de tout ce qu'elle déclare vrai. Il ne veut même pas croire au bonheur qu'elle lui promet, il combat son propre intérêt, tant il se méfie de la supériorité qui travaille pour lui.
Ce qu'il cherche c'est le petit intérêt immédiat : la main qui donne ; c'est le plaisir sexuel : le cœur qui aime. Mais avant tout il veut la soumission à sa volonté, l'application des autres à le servir, leur patience à le supporter, leurs prévenances et leurs flatteries.
C'est cela que l'homme met dans sa morale, il la fait de manière à favoriser ses instincts, et, pour y arriver, il veut se faire craindre ; il terrorise ceux qui le discutent, il rejette, avec son caractère terrible, le mépris que les bons (et les femmes) lui prodiguent.

A suivre…

n°259567
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Posté le 21-03-2017 à 13:36:54  
 

LES DEUX MORALES (suite 2)
Pour l’homme la morale est un code de prescriptions dictées par l'utilité ou la nécessité et consacré par le consentement général des masses masculines.
Le contraste de la morale de l’homme avec la morale de la femme est frappant.
La morale féminine fait monter. Elle fait triompher l'homme-raison, elle intensifie sa vie.
La morale masculine fait descendre.
Celle de la femme est basée sur l'autorité morale : s'affranchir de cette autorité, c'est être libertin, celle de l'homme est basée sur l'autorité brutale : s'affranchir de cette autorité, c'est être libertaire.
Aucun homme n'a formulé la vraie morale. Tous, quand ils s'en sont occupés, se sont mis à côté de la question volontairement ou involontairement. Ils ne veulent pas aborder le vrai problème parce qu'il contient des « vérités gênantes ».
Et, peut-être ne le peuvent-ils plus.
Les philosophes, en général, n'ont fait que philosopher sur d'anciennes idées, d'origine féminine, qu'ils ne comprenaient pas, ne voulaient pas comprendre.
Partant de ce malentendu on a fait une morale bâtarde.

A suivre...

n°259569
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Posté le 21-03-2017 à 13:47:20  
 

LES DEUX MORALES (suite 3)
D'abord, la morale féminine incommode fut discutée par des fous dialecticiens, aussi méthodiques que déraisonnables, on trouva ses titres insuffisants, on la nia, à force d'extravaguer logiquement, puis on la supprima, mettant à sa place des nouveautés insolites, contraires aux lois admises, aux coutumes établies, des nouveautés pour lesquelles il fallut créer le mot : immoral. Ce fut un tourment profond pour celles qui furent témoins de cette substitution. Elles virent avec horreur et terreur, la loi morale sacrifiée aux intérêts d'un parti, d'une caste, d'un sexe.
Cela se fit timidement d'abord, par tentatives isolées ; tel homme, sortant de sa valeur en jouant, en parodiant la femme, sans intention sérieuse de rester dans le rôle pris, endossait la robe de la prêtresse et se faisait prêtre, un instant ; tel autre prenait la robe des Reines et, pour un jour se faisait roi, l'un rendait la justice vêtu de la robe et, sous le même costume, l'autre parodiait son enseignement.
Ce jeu fut l'origine du carnaval.
Mais, tel qui avait régné un jour voulut garder le pouvoir, et s'y riva par l'approbation de ceux qui voyaient dans son cas un exemple, un précédent dont ils allaient profiter.
Ce fut la première phase de l'erreur sociale.
Nous sommes arrivés à la dernière, aujourd'hui caractérisée par le « scepticisme scientifique », « le pessimisme chrétien », « l'utilitarisme démocratique », qui sont trois formes, trois symptômes de la dégénérescence d'une race.
En face de cet effondrement, une œuvre immense s'impose : remettre chacun à sa place, faire la « révision des valeurs morales » et leur donner un critérium scientifique, puis donner à la vraie morale une base fixe afin d'assurer, à jamais, son règne.
C'est de cette révision que dépend l’avenir du monde.

A suivre…

n°259571
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Posté le 22-03-2017 à 04:43:19  
 

LE BIEN ET LE MAL
Tacite disait que, dans les temps de révolution le plus difficile pour un homme de bien n'était pas tant de faire son devoir que de le connaitre.
C'est à l’époque de révolution morale que nous traversons que l’on peut surtout appliquer cette parole. Ce qui manque à notre siècle, c'est la notion claire du vrai, du juste, du bien. Il règne aujourd'hui sur tout ce qui est relatif à la morale un chaos d'idées contradictoires. La morale primitive est encore au fond des esprits, ses préceptes sont indiscutables, mais à côté des lois qu'elle a dictées, à côté des devoirs qu'elle impose, et pour s'en affranchir, on a érigé d'autres lois, on a institué l'autre morale, la morale de capitulation destinée à légitimer l’usage du vice. On s'est affranchi des devoirs que la vraie morale impose et que l’on considérait comme une contrainte gênante.
Cette morale de tolérance est si bien identifiée avec nos mœurs, qu’il est difficile de démêler le bien du mal, le vrai du faux, le juste de l’injuste. La confusion qui règne sur ce terrain est telle que nous voyons tous les jours des hommes, qu'on appelle de grands moralistes, formuler des propositions en opposition flagrante avec la vraie morale.
Nous avons à rétablir la loi dans toute son intégrité.
Pour atteindre ce but, c'est à la science seule que nous demandons des conclusions. La vraie science, sur cette matière, comme sur les autres, répond avec précision, elle est au-dessus des passions humaines, elle ne sert les intérêts d'aucun parti, elle n'a pas de masque, elle se prononce, comme toujours, simplement et sûrement.
Si nous lui demandons où est le bien, où est le mal, elle nous répond que c'est en étudiant les conséquences des fonctions sexuelles, dans l'évolution humaine, (grave question jusqu'ici systématiquement oubliée) que l’on arrive à trouver l'origine des lois morales.
Ces fonctions, en effet, ont une immense signification dans la vie de l'humanité et, ce n'est pas sans raison, que tous les systèmes religieux, philosophiques ou sociaux en ont fait le pivot autour duquel roulent toutes les actions morales.

A suivre...

n°259573
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Posté le 22-03-2017 à 08:32:53  
 

LE BIEN ET LE MAL (suite)
Le moment où commence la vie sexuelle dans l'évolution ontogénique, ou phylogénique, car l’une est l'image de l'autre, marque le moment où commence, dans la société, c'est-à-dire dans les individus qui la composent, tous les désordres psychiques qui se traduisent en faits sociaux. C'est l'origine du mal, de la violence, du mensonge, de l'injustice.
C'est par la fonction génératrice de l'homme, accomplie dans la vie ancestrale avec une progression croissante, que l'intelligence humaine s'est, peu à peu, obscurcie et a amené une décadence que l'on ne saurait nier.
En étudiant l'origine et le développement de cette fonction nous avons donc résumé toute l'histoire de la vie morale des peuples et prouvé, une fois de plus, que c'est par la science seulement, que l'on peut définir et formuler « la loi morale ».
En étudiant, au point de vue physiologique et psychologique le rôle que la sexualité assigne à l'homme et à la femme, en mettant les questions morales et sociales, qui en résultent, sur le terrain de la science, nous avons fait une œuvre qui n'avait pas encore été tentée jusqu'à ce jour.
Tout ce qui avait été dit, sur ce sujet, était empreint de passion et d'ignorance. L'erreur avait été aussi grande du côté des femmes que du côté des hommes. Les femmes avaient revendiqué des droits qu'elles ne connaissaient pas, les hommes, qui ne les connaissaient pas davantage les leur avaient refusés avec entêtement, la science n'avait rien eu à faire, jusque-là, dans le débat. En ramenant cette question à la physiologie nous lui avons ouvert un horizon nouveau.
Ce n'est qu'en appuyant les prescriptions morales sur des faits scientifiques, que l’on peut arriver à parler à l'esprit des hommes ; c'est ainsi, seulement, qu'on leur fera comprendre que leur intérêt bien entendu est dans l'ordre qui doit résulter d'une organisation sociale basée sur les lois éternelles de la Nature.
Les défenses, les condamnations imposées par les religions, qui prescrivent sans expliquer, n'ont jamais su mettre un frein aux passions déréglées des hommes.
Les armes, que les institutions sociales ont confiées à la police, sont moins efficaces encore, puisqu'elles n'atteignent que les délits visibles et qu'il s'agit de mettre un frein à une action presque toujours cachée.

A suivre...

n°259576
Profil sup​primé
Posté le 22-03-2017 à 08:46:21  
 

LE BIEN ET LE MAL (suite 2)
Mais, pour traiter cette question délicate de la sexualité, et de ses fonctions, sur le terrain brutal de la science, il fallait un certain courage car il s'agissait de démasquer tout le système de mensonge et d'hypocrisie qui enveloppait cette question depuis tant de siècles. Il fallait oser mettre en évidence le malentendu qui avait été créé par la fausse morale, laquelle s'était implantée, grâce à l'audace des uns, à la faiblesse des autres ; il fallait oser, en signalant l'erreur, remettre les choses à leur place et montrer que cette question est l'origine de tous les troubles qui règnent dans la société, il fallait oser faire la lumière sur une fonction dont on avait rendu l'étude très scabreuse, à force d'en avoir défiguré la signification. Or, la susceptibilité de certains hommes est extrême, sur ce terrain-là, bien à tort, car en rétablissant les faits, que nos ancêtres ont altérés, ce n'est pas la génération actuelle que nous accusons du mal qui existe, elle n'est pas coupable des erreurs qui nous ont été transmises, elle fait même de louables efforts pour les combattre.
Mais, à côté de ces susceptibles, qui perpétuent et propagent les erreurs dangereuses, de toutes parts nous voyons s'élever une légion d'hommes sages, aimant et cherchant le progrès moral, avant-garde de l'armée intellectuelle, élite des nations.
Ce sont eux qui nous soutiennent, qui nous aident à développer et à propager la grave question qui est exposée dans cet ouvrage.

A suivre…

n°259578
Profil sup​primé
Posté le 22-03-2017 à 13:27:45  
 

LES DROITS ET LES DEVOIRS
L'étude que nous venons de faire nous a montré les différences physiologiques et, par conséquent psychiques, morales et intellectuelles que la sexualité détermine entre les individus qui forment les 2 fractions du genre humain.
Il y a 2 psychologies : une masculine, une féminine comme il y a l'instincts masculin et féminin.
Il résulte de ceci que les lois morales que l’on fait pour un sexe ne peuvent pas être appliquées à l’autre sexe puisque, si elles répondent aux conditions psychiques et sexuelles de l'un, elles ne répondent pas aux conditions de l'autre.
C'est le devoir, et le but de la science, de fournir des données qui permettent d'édifier des lois morales basées sur les lois psychologiques qui régissent la vie.
La sexualité entraîne l'homme dans une voie qui lui est funeste, puisqu'elle tend à diminuer sa valeur intellectuelle.
Elle pousse la femme dans une voie qui lui est favorable puisqu'elle lui laisse, et lui assure, la libre progression intellectuelle, et ne diminue que ses facultés motrices.
Or, il est de toute évidence que des individus qui sont si dissemblables par l'organisation physiologique doivent être également dissemblables par les devoirs que leurs facultés leur assigne, par les droits que ces mêmes facultés leur permettent de réclamer, par les fonctions qu'ils ont à remplir dans la Société.
Nier les différences physiologiques que détermine la sexualité c'est nier l’évidence ; nier la relation qui doit exister entre les facultés des individus et les fonctions qu'ils ont à remplir dans la Société, c'est nier la science sociale.
Les fonctions, comme les responsabilités, comme les droits, comme les devoirs dépendent des capacités, et les capacités sont variables.
Il suffît donc, pour déterminer les fonctions, en même temps que pour accorder des droits, de connaître exactement la mesure des facultés de chacun.
Cette étude est faite.
Tout ce que nous avons dit précédemment, démontre que, ce qui différencie les hommes et les femmes c'est là différence d'intensité dans les courants nerveux qui dirigent tous les actes de la machine humaine.
C'est l’inégale répartition de l'influx nerveux dans le système cérébral et dans le système sympathique, qui fait qu'il y a, pour ainsi dire, 2 individus dans l’homme. Un individu qui accumule son avoir dans la vie personnelle, et un individu qui donne le sien à la vie à venir, à la génération.
Or, les fonctions morales sont les fonctions de la vie personnelle.

A suivre...

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