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Auteur Sujet :

Livres de femmes, livres de vérités

n°259631
Profil sup​primé
Posté le 28-03-2017 à 11:29:51  
 

Reprise du message précédent :
L’INSTINCT MASCULIN (suite)
Supposons deux nations, ou deux hommes, se battant pour prouver, chacun, qu'ils ont raison. Après la bataille si c'est le vaincu qui avait raison ce n'est pas parce qu'il aura été terrassé qu'il aura moins raison. La victoire ne fait qu'affirmer la Force et lui donner le pouvoir en condamnant la raison même, le droit même.
Donc l'instinct de l'homme est de condamner la raison et d'affirmer la raison.
Chaque fois que l'homme a eu le pouvoir il s'est servi de sa puissance pour lutter contre quelque chose ; généralement contre ce qu'il venait renverser. Il aime à manifester sa force pour la faire connaitre et pour se faire craindre. Dans les petites choses comme dans les grandes, dans le petit royaume de la famille comme dans les grands Etats, l'homme fait abus du pouvoir, il blesse la raison en soumettant ceux ou celles qui la représentent à des capitulations humiliantes, à des condescendances avilissantes. C'est la force morale humiliée par la force brutale.
Donc, la puissance qui se base sur la Force est toujours une autorité illégitime.
Nous ne voulons pas dire, cependant, que l'homme n'est jamais raisonnable, mais il y a des moments dans la vie de tout homme où la raison est obscurcie. C'est la conséquence de ses conditions sexuelles, la passion le domine, l'instinct triomphe de la raison.

A suivre…

n°259633
Profil sup​primé
Posté le 28-03-2017 à 12:34:14  
 

L’INSTINCT FÉMININ
Si l'homme aime à manifester sa force dans la lutte, la femme aime à manifester sa logique dans le raisonnement.
Elle a l’esprit droit, de par sa sexualité, et cette droiture se révèle dans cette belle faculté qu'on appelle l'intuition et qui fait trouver et formuler la Vérité.
C'est pour défendre cette vérité qu'elle voit sans cesse méconnue, niée par les hommes, qu'elle devient raisonneuse et ennuyeuse, puis qu'elle gêne l'instinct masculin.
Elle est considérée, dans la société des hommes, comme un danger parce qu'elle est toujours prête à revendiquer les droits de la raison en rectifiant les erreurs masculines.
Mais toutes les femmes ne manifestent pas les facultés féminines. Toutes les femmes n'osent pas être femme. Il en est, en grand nombre, qui ont accepté la servitude sociale et ont courbé leur raison devant la force de l’homme ; il en est aussi qui, pour lui plaire, se font les complices de ses erreurs, les propagent et en acceptent les conséquences sociales, sans protester.

A suivre…

n°259635
Profil sup​primé
Posté le 28-03-2017 à 12:48:46  
 

LES FONCTIONS SOCIALES
Puisque l'homme possède une exubérance de force que son instinct le pousse à dépenser, et qu'il exerce dans la lutte quand on ne lui donne pas un autre emploi ;
Puisque la femme possède une inflexible logique que son instinct la pousse à manifester et qu'elle exerce dans la contradiction, ne pouvant l'exercer dans l'enseignement :
Il est bien évident que la Nature a voulu que le travail musculaire soit fait par l'homme, que les fonctions morales soient dévolues à la femme.
C'est en vertu de son instinct d'imitation que l'homme a voulu exercer les fonctions féminines et c'est cette usurpation qui a causé le désordre social.
On ne peut revenir à l’ordre qu'en réintégrant chaque sexe dans les fonctions que la Nature lui assigne.
A chacun son sexe, à chacun ses fonctions.
Les fonctions usurpées sont devenues des parodies de ce qu'elles étaient dans les sociétés primitives. Les hommes qui prétendent les remplir, tout en rejetant la responsabilité de leurs actes, sont aussi illogiques que s'ils prétendaient mettre au monde un enfant et l’allaiter.
« Heureuse la société où chacun serait à sa chose, et ne serait qu'à sa chose. Celui qui disperse ses regards sur tout, ne voit rien ou voit mal ; il interrompt souvent et contredit celui qui parle et qui a bien vu. » Diderot (Mélanges).

A suivre…

n°259637
Profil sup​primé
Posté le 28-03-2017 à 14:18:16  
 

LES FONCTIONS SOCIALES (suite)
Figurez-vous une table servie, autour de laquelle se trouvent tous les représentants de l'humanité, et un individu, plus fort que les autres, se jetant sur les plats qui sont devant lui, les prenant pour lui seul et empêchant ses voisins d’y toucher pendant qu'il mange gloutonnement la part des êtres plus faibles qui l’entourent.
Que penseriez-vous de ce Gargantua ? Que c'est un être odieux et méprisable, n'est-ce pas ?
Or, l’homme qui, dans la société, pratique la doctrine du tout pour moi, se met dans le même cas ; l’opinion qu'ont de lui les femmes, les enfants et les hommes plus faibles, est qu'il est un être odieux et méprisable.
On le craint et on le déteste.
Est-ce là ce que l’homme veut atteindre dans la vie ?
N'y a-t-il pas, pour lui, une bien plus grande satisfaction à vivre avec les autres, sur le pied d'une affectueuse entente, qui régnerait, si chacune, au banquet de la vie, avait sa part ?
Voici le dilemme : Tout pour moi, y compris la haine, le mépris et le ridicule ; ou bien : à chacun sa part, y compris, pour l’homme, une part de bonheur et d'estime.
C'est à choisir.
Mais il semble à quelques hommes que, quand ils n'auront plus tout ils n'auront plus rien, tel un gourmand qui a accaparé le plat qui était au milieu de la table, et ne veut pas le lâcher.
Or, c'est là qu'est son erreur. Les autres (l'autre sexe) sont animés du sentiment de justice qui lui manque, et c’est en vertu de cette justice que, lorsque le plat sera remis au milieu de la table on fera des parts équitables donnant à chacun ce que ses besoins réclament. Et, lui-même, ne fera qu'y gagner : on l'empêchera de mourir d'indigestion pendant que les autres mouraient de faim.

A suivre…

n°259639
Profil sup​primé
Posté le 28-03-2017 à 14:48:09  
 

LES FONCTIONS SOCIALES (suite 2)
Donc, à ceux qui vont me dire : « Qu'allez- vous faire de l’homme après cette révision générale que vous prétendez faire ? Que lui restera-t-il quand vous lui aurez repris tant de fonctions sociales ? » Je répondrai :
— D'abord que je ne prétends pas modifier la Sté actuelle, mais donner les bases d'une société nouvelle, laquelle ne sera, au début, qu'une « expérience sociale » tentée dans un petit coin, sans gêner personne, sans toucher à l'ancien monde puisqu'il satisfait encore un grand nombre de gens.
— Ensuite, que dans ce monde nouveau nous rendrons l'homme à ses facultés naturelles, de manière que ce qu'il fera il le fera bien, et il en aura la gloire en même temps que la responsabilité.
Ce que l'homme fait bien c'est :
Dans le domaine intellectuel : les arts, la poésie, certains genres de littérature, l'observation des faits ;
Dans le domaine industriel : l'application de la science à l'industrie, l'exploitation de la terre, l'exploration de la mer, et toutes espèces de fabrication.
Ce qu'il fait mal c'est ce qui relève de la pensée abstraite :
— Trouver les lois de la Nature et les expliquer, c'est-à-dire faire la science abstraite.
— Trouver les lois de la morale et les appliquer, c'est-à-dire diriger les consciences et faire l'éducation de la jeunesse.
— Formuler les lois de la Justice et récompenser ou punir avec équité.
Tout cela est à la femme. A elle la science qui demande du génie ; c'est-à-dire de l’intuition, à l'homme l'art qui demande du talent.
Quand l'homme veut s'occuper de la science il en fait un art. Il a fait tous les arts industriels, l’art médical, l'art chirurgical, etc. Sur le terrain des choses abstraites il n'a fait qu'une œuvre de tâtonnement, d'imagination, de sentiment.
Et c'est ici le lieu de rappeler ces paroles de Berkstein :
« L'homme donnera l'idée confuse, brutale, énergique ; la femme la rendra sage, claire, possible
« La femme a une finesse, une sagacité que l'homme est loin de posséder à un degré pareil, sous peine de s'exposer à perdre ses qualités viriles. »
Il appartient donc à la Nouvelle science, de rétablir les choses telles que la Nature les a faites, de montrer à chacun ce qu'il est afin de refaire de vraies femmes et de vrais hommes, c'est-à-dire de les rendre tels que la Nature a voulu qu'ils soient.
C'est alors que nous aurons réalisé, dans la vie pratique, ce vœu énoncé par M. Léon Say en avril 1885 :
« Le sort de l'humanité doit se décider par la science ! »

A suivre

n°259641
Profil sup​primé
Posté le 28-03-2017 à 15:13:26  
 

LES FONCTIONS SOCIALES (suite 3)
On remarquera que, dans tout ce qui a été dit précédemment (et dans l’intégralité de l’ouvrage dont j’extrais quelques passages), il n'a pas été question, une seule fois, des phénomènes dits psychiques et qui se rapportent à des faits surnaturels, c'est-à-dire de la science psychique masculine, car l'homme fait la psychologie comme les autres sciences, avec son imagination et ses sentiments.
La Psychologie faite par la femme est une science positive, qui ne s'occupe que des lois de la Nature et non des cas surnaturels, qui ne sont que des visions de l'imagination masculine. L'homme a créé l'au-delà parce qu'il ne se sentait pas satisfait de sa vie réelle, parce qu'il la sentait s'en aller, et c'est pour cela qu'il la cherchait hors de lui. Mais, cet au-delà c'est l'enfant que le père a créé ; son âme pérégrine à travers les générations issues de lui. Il crée le futur dans l'acte qui le mutile. Et n'est-ce pas pour cela que les latins ont créé le verbe « futuere » qui veut dire : faire la vie future par une perte ironique, pour lui, irréparable !
Mais si l'homme descend, dans son évolution sexuelle, après être monté, tel que celui qui gravit une échelle double, la femme monte, sans jamais descendre ; son évolution représente une échelle simple. C'est pour cela que c'est en elle seule qu'elle cherche la plénitude de vie, non au-delà.
« Sur cette terre où l'amour nous surmonte,
Et trône en souverain puissant,
La femme est une âme qui monte.
Et l’homme un esprit qui descend, » (Ely star)

A suivre…

n°259643
Profil sup​primé
Posté le 28-03-2017 à 15:52:38  
 

RÉDEMPTION
La lutte du Bien et du Mal, c'est-à-dire de l’Esprit dans la femme et de la Force dans l’homme, dure depuis la jeunesse de l'humanité.
Depuis plusieurs milliers d’années le monde lutte, l'humanité souffre, le Mal règne et grandit, le Bien est vaincu et s'affaiblit ; le Droit est sacrifié à la Force.
Mais cet état de choses ne doit pas toujours durer. La progression dans le mal a un terme fatal ; le terme même de la vie, puisque l'invasion du mal, dans l’homme, détruit peu à peu son existence ; l'invasion du mal dans les sociétés détruit peu à peu les sociétés : par la guerre, par le meurtre, par le suicide, par l'assassinat, par la misère, par la stérilité voulue de la femme.
Il faut donc que le Mal ait un terme ou, sinon, que l'humanité disparaisse.
Ce terme c'est la Rédemption.
C'est le renversement de la marche actuelle des choses.
C'est le triomphe de l'Esprit sur la Force, ramenant l'humanité dans la voie du Bien, la voie de l'Evolution progressive.
Ce grand événement qui doit, tout d'un coup, renverser l'œuvre de destruction du passé, a été prévu et annoncé depuis longtemps. L’antiquité l'a aperçu comme un phare brillant dans un avenir lointain, et ce n'est pas là une vision surnaturelle, la marche forcée des choses devait amener ce résultat.
Pendant que l'évolution masculine entraînait l’humanité dans les abîmes, l'évolution féminine l'élevait sur des hauteurs qui devaient, un jour, ouvrir un horizon nouveau à la pensée humaine.
Nous sommes arrivés à ce terme fatal. Le Mal a pris des proportions telles dans le monde, qu'il ne semble pas qu'il puisse progresser encore sans briser tous les rouages de l'organisme physiologique et moral de l'humanité. Le vol est dans les lois, dans les administrations, dans le commerce, dans les mœurs, le crime est de tous côtés autour de nous, l’injustice est partout, l'hypocrisie triomphe, la débauche de l'homme, qui est la cause de tous ces maux.
Mais, pendant que le Mal est arrivé à ces proportions effrayantes par l’œuvre de l'homme, le Bien a progressé dans la même mesure par l'œuvre de la femme.
Chaque génération apportant à l'Esprit de celles qui naissent un progrès acquis dans la vie de ses aïeules.
Cette marche ascendante vers la lumière était appelée à produire, à un moment donné, une magnifique éclosion de toutes les vérités, un épanouissement soudain de toutes les grandeurs morales, le triomphe définitif de la Science, la renaissance du Droit, la reconstitution de la Société.

A suivre…

n°259645
Profil sup​primé
Posté le 29-03-2017 à 08:07:47  
 

RÉDEMPTION (suite)
La femme reprendra sa place au sommet de l'Evolution humaine. En sortant de sa captivité intellectuelle, en brisant ses chaînes, elle montrera à l'homme ce qu’il est. C’est pour cela que la Fable lui met en main un miroir.
L'homme méchant, qui sera vaincu dans cette lutte suprême, a toujours été représenté, à ses pieds, dans l'attitude de la rage, de la honte et du dépit. Toute son hypocrisie passée sera démasquée, il n'y aura plus de lutte possible.
Cette Rédemption de l'homme par la femme a été pressentie et annoncée par une multitude d’esprits clairvoyants.
Une femme remarquable, Mme d’Agout (Daniel Stern) exhorte la femme à prendre, enfin, en main la grande tâche que l’Evolution humaine et sociale lui impose. Ecoutez-la :
« Il me déplait que les femmes pleurent si abondamment. Elles sont victimes de quoi ? De leur ignorance qui les rend aveugles, de leur oisiveté qui les livre à l’ennui, de leur faiblesse qui les retient captives, de leur frivolité qui leur fait accepter toutes les humiliations pour une parure, de cette petitesse d’esprit surtout, qui borne leur activité aux intrigues galantes et aux tracas domestiques.
« Pleurez moins, mes chères contemporaines, la vertu ne se nourrit point de larmes, quittez ces gestes, ces attitudes et ces accents de suppliantes, redressez-vous et marchez, marchez d’un pas ferme vers la Vérité, osez, une fois, la regarder en face, et vous aurez honte de vos gémissements, vous comprendrez que la Nature ne veut point de votre immolation stérile, mais qu’elle convie tous ses enfants à une libre expansion de la vie. Prenez votre part de la science, un peu amère et du travail compliqué de ce siècle, la société qui se transforme a besoin de votre concours.
« Méditez, pensez, agissez et bientôt le temps vous manquera pour plaindre vos maux chimériques et accuser les prétendues injustices du sort, qui ne sont autres que les justes châtiments de vos ignorances volontaires. »
Les hommes eux-mêmes ont entrevu ce dernier cycle de la vie de l’humanité.

A suivre…

n°259647
Profil sup​primé
Posté le 29-03-2017 à 10:58:56  
 

RÉDEMPTION (suite 2)
Les hommes eux-mêmes ont entrevu ce dernier cycle de la vie de l’humanité.
Enfantin a dit ces mots, que l’on a gravé sur sa tombe :
« L’âge d’or n’est pas dans le passé, il est dans l’avenir ».
Un auteur anonyme qui signe M.-E.-G., a publié en 1874, un livre intitulé : « Retour du Christ » (avec une préface d’Alex. Dumas), dans lequel il développe la même idée : « La Rédemption par la femme ».
Enfin, si tous n’ont pas aperçu l’œuvre de régénération morale et sociale qui devait s’accomplir par la femme, à peu près tous les penseurs ont compris que l’œuvre de l’homme s’effondre, qu’elle est minée de toutes parts, et ne peut plus être relevée par l’homme seul.
Un prêtre, auteur d’un beau livre : « La Lettre tue », a fait une admirable peinture de cet effondrement :
« Une formidable épreuve se prépare pour l’humanité, dit-il. De toutes parts, la croyance à la révélation s’écroule. Jusqu’à ce jour, quand on demandait où est la Vérité, on pouvait répondre : elle est ici, dans ce livre écrit sous l’inspiration de celui qui ne peut ni tromper, ni se tromper ; et l’homme ouvrait les Lois de Manou, le Zend-Avesta, la Bible, le Coran ou l’Evangile, et pour sa foi religieuse, il trouvait une base ferme, inébranlable, positive, visible. Point de doute, car ceci est la parole de Dieu : « Hic est véritas.
« Cet appui solide, qui donnait aux générations d’autrefois, la force, parce qu’elle leur donnait la conviction, est miné sans relâche. La science, non au service de la haine et de l’incrédulité, mais la science froide, impartiale, abat chaque jour quelque grande ruine du passé. Ecoutez : en Allemagne, en Angleterre, en Amérique, en Hollande, en Belgique, en France, aux quatre coins de l’horizon, n’entendez-vous pas le bruit sourd de quelque chose qui tombe ? C’est la chute du grand temple de la foi antique, dont les débris encombrent au loin le sol. La Vérité n’y réside plus, dit-on. Elle n’y a jamais résidé ; ce n’était que son reflet. Désormais qui veut la saisir doit la chercher dans sa raison, écho affaibli de la raison éternelle. L’autorité, si commode, d’un texte ou d’un homme infaillible nous échappe sans retour. Nous voilà seuls en face de l’infini »

A suivre…

n°259649
Profil sup​primé
Posté le 29-03-2017 à 11:23:46  
 

RÉDEMPTION (suite 3)
« Nous sommes au bord d’une époque pleine de mystères ; un courant irrésistible nous y entraine. Quelle étoile guidera notre course, quelle force nous poussera vers le port ? N’y a-t-il devant nous que doute, négation, ironie, désespoir ? C’en est-il fait des vertus du foyer domestique, des vertus plus fières du croyant et du citoyen ? Plus rien que l’âpre recherche des plaisirs, la soif de l’or, l’égoïsme, la brutalité, la fraude, nul rayon, nulle lueur. Le froid, la mort, vont-ils tout envahir? Eh bien ! Oui, si entre la foi du passé et le matérialisme, il n'y a pas de milieu, alors tout est fini, dans le monde moral va s'accomplir le rêve de Byron : Darkness, L'empire des ténèbres commence.
Cela est si vrai que, voyant leurs dogmes tomber et ne comprenant pas qu'en dehors d'eux la religion puisse durer, les ministres des différents cultes croient la plupart que la fin des temps approche et que l’univers actuel va se dissoudre au milieu des convulsions sociales et cosmiques prédites par l’Apocalypse.
« Notre grand Arago, s'écrie Quinet, soutenait que la vie physique de ce globe peut finir et s'arrêter faute d'air respirable.
« Et le monde moral, et la vie des intelligences, qu'en dirons-nous ? Ne la voyons- nous pas s'évanouir faute d'air et périr d'étouffement? »

Oui, les convulsions sociales prédites par l'Apocalypse vont devenir une réalité. Mais ce n'est pas une révolution, c'est une Evolution pacifique qui va changer le monde.
Cela ne viendra ni de la politique des vieux gouvernements, ni de la dynamite des anarchistes, ni de la science des Darwinistes, mais d'une force plus puissante que toutes celles-là : de la parole de Vérité qui secoue et ranime les esprits, de la parole de la Femme qui fait vibrer la conscience des hommes.
C'est d'elle que vient la Vraie Science, qui va donner au monde une foi nouvelle.

n°259651
Profil sup​primé
Posté le 31-03-2017 à 09:22:05  
 

Et en guise de conclusion de ce fil, j’ai souhaité citer un passage contenu dans un ouvrage de Daniel Stern (en vérité il s'agit de Marie de Flavigny, comtesse d'Agoult) intitulé " Esquisses morales "
Voici l'extrait :
" La maternité est une révolution dans l'existence de la femme, et c'est le propre des révolutions de susciter toutes les puissances de la vie. Il faudrait supposer une bien complète déchéance pour qu'en cette crise douloureuse de la nature créatrice la femme ne sentit pas l'enthousiasme du dévouement palpiter dans son sein. Le premier vagissement de son enfant est l'oracle qui lui révèle sa propre grandeur ; et le fer qui détache de ses flancs une créature immortelle en qui elle se voit revivre la détache du même coup des puérilités et des égoïsmes de sa jeunesse solitaire. Cette rude étreinte des forces génératrices, ce labeur étrange imposé à sa faiblesse, ces espérances, ces angoisses, ces effrois inouïs qui l'oppressent, l'exaltent, et éclatent en un même gémissement ; puis cette convulsion dernière à laquelle succède aussitôt le calme auguste de la nature rentrée dans sa paix après avoir accompli son œuvre suprême, tout cela n'est point, comme on l'a dit, le châtiment ou le signe de l'infériorité de tout un sexe. Loin de là ; cette participation plus intime aux opérations de la nature, ce tressaillement de la vie dans ses entrailles, sont pour la femme une initiation supérieure qui la met face à face avec la vérité divine dont l'homme n'approche que par de longs circuits, à l'aide des appareils compliqués et des disciplines arides de la science."
FIN.

n°259653
Profil sup​primé
Posté le 01-04-2017 à 19:54:07  
 

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n°259662
Profil sup​primé
Posté le 23-04-2017 à 15:42:24  
 

R I P le Vandale. Adieu tes Uploads wikimedia ! hello:{}

n°259665
JC Van dal​e
Posté le 25-04-2017 à 03:46:20  profil
 

« Plus un Enfant connait sa Mère, plus il l'Aime »


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La France c'est Clovis, St louis, henry IV, Napoléon, Charles de Gaulle...rien à voir avec ceux qui trahissent leur pays au nom des droits de l'homme, de la liberté de l'égalité et de la fraternité depuis 3 siècles.
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