Leur conscience est ainsi isolée de son distinct chemin fidentiel, confiée à l’homme qui leur dit guider lui et les siens vers le paradis fantomatique universel. Un lieu chimérique isolé de tout dans l’antre du père accueillant par le maître cosmique, le créateur de « la voie lactée ». Oubliant que leurs corps à tous sont programmés pour être perdus selon leur organisation initiale … » déclara Leila.
« Comprendre et accepter son plexus solaire, sa bonne respiration, c’est affronter sa destinée. » intervint Ambre.
« Aucun missionnaire de l’absurde ne peut être vraiment sûr de ce qu’il avance en ce qui concerne le souffle de ses disciples s’ils ne sont pas incités à l’exprimer. Sans parole personnelle, la vie n’est qu’apparence et apprentissage, et la mort existe en tant que duplicité insondable. Les missionnaires qui remplacent le langage personnel par des ersatz, les livres saints, ces messagers de l’absurde, ne font que pratiquer leur métier selon son habituelle et rituelle cruauté. Mais des repas additionnés de ritournelles pacificatrices sont rendus aux gens floués, tel le fait le pêcheur avec son appât pour endormir le corps et l’esprit. Si ces prêcheurs étaient sincères avec leurs fadaises, ce serait vraiment compter beaucoup trop de cruels niais au travail. Alors on oublie de compter le blanchiment d’argent qui leur passe entre leurs mains reconnaissantes, puisqu’ils ne se reconnaissent pas en tant qu’immoraux. Tant qu’on ne le paye pas, dès qu’il n’a plus sa robe, le curé ou autre représentant de commerce de religion peut s’exprimer en tant que filou austère et non castré.
En perdant la foi en ce souffle éternel qui anime leur corps au travers des actes religieux comme bénir les armées, les croyants perdent leurs esprits, leur propre déité qui laisse pour l’éternité les traces tels qu’ils furent floués en étant sans cesse poussés à mentir sur leurs ressentis. Ils ont passé leur temps à tricher, à coiffer et marauder pour se sur valoir en rapport aux autres. Au nom d’un pays, à celui d’un homme, tout leur est bon pour représenter leur code. Ils se présentent en tant qu’humains bienfaisants. Pourtant, pour être bienfaisant il faut relever des qualités humaines, c’est-à-dire être universel. Faire le mal, tout le monde sait ce que c’est ! Pourtant tant de méfaits sont exécutés le cœur léger au nom d’un dieu masquant leur ressenti.